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La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa]

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MessageSujet: La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa] Mar 27 Mai - 18:39


Mais pour combien de temps est-elle calme ?
PV.  Hikari Amakusa ~




Samedi matin ! Enfin ! Cela faisait déjà une semaine que j’étais dans cette nouvelle école. J’avoue me sentir très à l’aise, entourer de jeunes filles toutes différentes les unes que les autres. C’est très différent à une école public, là, c’est privé, et on voit qu’il y a de toutes mentalités. Mais le plus important je suis qu’avec des filles, le souhait de mon père, mais aussi sa peur. Il craignait qu’il m’arrive la même chose que ma maman en restant avec des hommes, et je ne vais pas me mentir, je suis heureuse d’être dans cet établissement, il y a de jolies filles…

« Arg ! Mais je pense à quoi ! »

Oui, cela m’arrivait de parler contre mes pensées. En même temps je me trouvais seule dans la classe d’art. J’étais assise devant une grande toile bleue. Je n’avais pas perdu mes bonnes habitudes, peindre dans mes temps libres. En même temps je ne connaissais pas grand monde et je ne voulais pas déranger Kimiko et lui demander de sortir… Alors je préfère faire mes choses de mon côté, heureusement la solitude ne m’a pas encore rongé, mais en restant ainsi cela n’allait pas tarder. J’ai soupiré doucement en regardant cette grande toile bleue. J’avais fait un bon début, mon idée ; faire une sirène sous l’eau avec des écailles de toutes les couleurs, j’imagine que celles-ci seront magiques et brilleraient au claire de lune. Je pense que mon atour premier en peinture est que je fais rapidement les détails. Mais pour créer la sirène, je voulais être proche de la nature, sentir l’air frais, être ailleurs que dans cette classe vide et sans bruits. Je me suis levée d’un trait, j’ai pris la peinture, la toile avec son support et je me suis dirigée à l’extérieur.

Il y avait pas masse de gens, en même temps c’était encore tôt, et j’étais plutôt matinale aujourd’hui. J’ai passé le portail et je me suis rendue à la forêt, à l’intérieur de la nature. Il y avait quelques rayons de soleil et c’était même agréable, j’avais tout de même un petit rose sur mon uniforme. Et bien sûr des collants car il ne faisait pas une grande chaleur pour les retirer encore. J’ai trouvé un coin sympathique pour me poser afin de peindre. J’ai gentiment commencé à peindre la sirène, de longs cheveux bruns, des bras fins qui se rejoignent derrière son dos, un petit ventre, des coquillages roses pour cacher sa petite poitrine, et évidemment une grande nageoire avec de magnifiques écailles. Je chantonnais en faisant ma peinture. J’étais encore fière de celle-ci, mais je me suis arrêtée net quand je devais lui mettre de l’émotion, les yeux, la bouche… Je pouvais lui faire un beau sourire et des yeux qui brillent, comme si elle venait de voir son prince charmant, ou sa princesse au loin… Ou encore lui faire une mine triste avec des larmes brillantes qui lui coulent sur les joues. J’ai inspiré doucement, et j’ai fait un petit sourire, sans qu’elle montre les dents, les yeux fermés, et une petite larme sur le coin de l’œil. Elle n’était pas triste, ni heureuse, en fait, chaque personne pouvait voir à sa façon. Soudain, j’ai entendu un craquement de branches derrière moi, j’ai légèrement sursauté.

« Qui est là ? » Dis-je doucement et d’une voix douce.


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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa] Mar 27 Mai - 19:55

Le jour de repos à Astrea était arrivé, ravissant toutes les demoiselles qui, pour le week-end, pouvaient oublier le stress des proches examens, les livres emplis de leçons à savoir par coeur et les devoirs pour se concentrer sur d'autres activités plus divertissantes et reposantes que les révisions intensives. Tandis que certaines, les plus jeunes principalement, s'amusaient dans la cour de la résidence Strawberry, jouant au volley ball, au badminton ou encore improvisant une course de vitesse pour les plus dynamiques, d'autres se rendaient en hâte jusqu'à leur école respective pour participer aux activités de leur club, tous plus variés les uns que les autres selon l'académie. Si Spica valorisait les activités sportives comme l'équitation ou encore le tennis, Miatre et Rim préférait les occupations plus artistiques telles que le dessin, la cuisine, l'art floral ou la couture. Tant de clubs variés qui faisaient l'identité même des trois instituts, qui savaient se démarquer dans de nombreuses disciplines.

Au contraire de son amie Madoka qui avait décidé de se rendre en salle de musique pour jouer un peu de piano, Hikari avait décidé de sortir un peu pour profiter du début des beaux jours et s'aérer la tête après cette semaine particulièrement riche en contrôles, dissertations et autres nombreux devoirs. Refusant donc gentiment l'offre de sa camarade -qui lui proposait de l'accompagner de sa voix cristalline pendant qu'elle pratiquait le piano-, la Rimoise sortit d'un pas léger du pensionnat, une écharpe en laine aux couleurs de son école enroulée autour de sa nuque, se frayant un chemin entre les autres élèves, avant de se diriger vers la forêt luxuriante recouvrant de ses ramures verdoyantes toute la colline d'Astrea. Elle aimait beaucoup cet endroit: là, au moins, elle était au calme, loin des cris et du brouhaha habituel qui régnait sans cesse à la résidence Strawberry, elle pouvait sans nul mal plonger dans son monde à elle, ce monde imaginaire qu'elle cultivait depuis sa plus tendre enfance, imaginer les futurs synopsis de ses histoires, le design de certains costumes commandés par les différentes troupes de théâtre du campus ou tout simplement se demander si sa vie aurait été la même si sa chère soeur avait survécu à sa maladie. Serait-elle venue à Astrea? Non, surement pas. Elle et Kibuki auraient sans doute été scolarisée dans la petite école du village avant de faire leurs études à Kyôtô ou à Tôkyô, jamais leurs parents n'auraient eut l'idée de les envoyer dans ce pensionnat de jeunes filles prestigieux. Pourtant, bien qu'elle se plaise énormément à Rim, la japonaise savait au fond d'elle qu'elle donnerait n'importe quoi pour faire revenir sa chère jumelle sur Terre, quand bien même devrait-elle renoncer à ses amies et sa vie bien rangée ici.

Reprenant peu à peu part à la réalité, la brunette remarqua que ses pas l'avaient instinctivement guidés jusqu'à un endroit qu'elle affectionnait particulièrement et qu'elle appelait "son jardin", puisqu'elle n'y avait jamais vu personne d'autres qu'elle. Ce n'était rien d'autre qu'une petite clairière au milieu des arbres, dans laquelle un végétal au tronc noueux croissait fièrement et prenait une forme peu commune, semblable à un serpent se tortillant, et pourtant, c'était là qu'elle se sentait apaisée et qu'elle trouvait l'inspiration. Sans doute la sensation d'être protégée du monde extérieur par les arbres provoquait en elle cette grande sérénité?
Poussant lentement les branches feuillues qui lui bouchaient la vue et l'empêchaient de passer, Hikari remarqua soudain quelqu'un assis contre l'arbre tortueux, semblant complètement absorbé dans quelque chose. Une toile, visiblement, à en juger par la taille du support et le pinceau que la jeune fille tenait dans sa main. Elle ne la connaissait pas: était-ce une élève récemment transférée? Maintenant qu'elle y pensait, elle avait entendu parler d'une deuxième année de Miatre tout juste arrivée à Astrea, était-ce cette demoiselle aux cheveux d'un violet envoûtant?
Voulant voir de plus près cette élève portant joliment l'uniforme de l'école aînée, la Rimoise s'approcha sans faire de bruit, ne voulant pas l'effrayer quand soudain des branchages craquèrent bruyamment sous ses pieds, couinant sous son poids. L'inconnue se retourna alors dans un sursaut, demandant d'une voix douce et calme l'identité de celle qui l'épiait depuis les buissons.
Découverte, la brunette sortit doucement de sa cachette, son visage illuminé d'un sourire charmant et se voulant rassurant, ne souhaitant pas que cette mystérieuse Miatroise ne prenne peur et s'enfuit, avant de s'approcher d'elle:

"-Excuses moi, je ne voulais pas te faire peur." dit-elle en esquissant un rictus désolé, "Mais j'avoue avoir été surprise de voir quelqu'un ici...c'est rare que les demoiselles d'Astrea s'enfoncent aussi loin dans la forêt. Et je ne souhaitais pas t'importuner pendant que tu peignais..."

Arrivée à sa hauteur, elle se pencha sans en attendre la permission pour jeter un coup d'oeil à la toile de la jeune artiste, restant sans voix face à la beauté du tableau: une sirène aux longs cheveux noirs, à la queue aux milles écailles brillantes, dont le visage esquissait un timide sourire balayé par une larme, nageait librement dans un océan d'un bleu aussi profond que celui du ciel. Une oeuvre artistiquement parlant très réussie qui était aussi pleine de poésie et de sentiments, Hikari ressentait par un simple regards à quel point la demoiselle avait mis du coeur à l'ouvrage:

"-C'est vraiment très joli tu sais?! J'aime beaucoup l'expression qu'à la sirène..un mélange de tristesse et de bonheur, elle semble si forte et si fragile à la fois...comme beaucoup de demoiselles à Astrea..."

Se rappelant soudain des règles de politesse que ses parents s'étaient obstinés à lui apprendre et à lui faire respecter, la noiraude repoussa une de ses mèches de cheveux noirs dans son dos avant de se présenter d'une voix joyeuse:

"-Au fait, j'ai oublié de répondre à ta question tout à l'heure. Je suis Amakusa Hikari, en troisième année à St Rim. On dirait que nous avons une passion en commun, j'adore dessiner moi aussi même si je ne suis pas une aussi bonne artiste que toi. Mon domaine de prédilection, c'est plus la couture."

Elle ponctua sa phrase par un rire frais, ses grands yeux bleus plongés dans les tout aussi azurés iris de son interlocutrice. Ce détail la frappa d'ailleurs: sans doute la jeune fille avait-elle des origines françaises, tout comme elle. Si tel était le cas, alors elles ne partageaient pas seulement qu'une passion pour l'art...
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MessageSujet: Re: La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa] Mer 28 Mai - 14:41


Mais pour combien de temps est-elle calme ?
PV. Hikari Amakusa ~




Avant de voir le visage de la personne, je m’imaginais à tellement de choses, un pervers ? Non, quand même pas, enfin j’espérais que non. Imaginer qu’un pervers me relooke depuis quelques minutes ça me donnait des frissons partout. J’attendais de voir qui pourrait sortir de ce buisson, et si c’était un animal ? Ou un gros loup méchant ? Ah quelle idée horrible… Déjà je ne vois pas pourquoi un loup sortirait en plein jour et surtout pourquoi il y aurait des loups à cet endroit. Mais j’ai été soulagé de voir, ou plutôt entendre la voix douce d’une autre fille. Mon cœur battait certainement à mille à l’heure, mais la tension était en train de se calmer doucement. Elle avait l’air gentil, en s’approchant doucement elle s’est excusée de la frayeur qu’elle m’avait faite. C’est vrai que je suis allée plutôt loin dans la forêt, je ne serais même plus dire quel chemin il faut prendre pour retourner vers l’école, alors ce n’était pas plus mal de voir cette jeune fille apparaître, qui devait certainement venir de la même école. Elle ne faisait pas très vieille mais ça se voyait qu’elle était un peu plus âgée que moi dans sa manière d’être. Mais peut-être que je me trompais.

« Ce n’est rien… Tu ne me dérange pas du tout, loin de là, je me suis juste imaginée au pire… »

Avant que je termine ma phrase, la jeune inconnue s’est penchée pour regarder ma toile. Je voulais l’arrêter car ça me gênais un peu qu’elle vienne voir une œuvre que je venais tout juste de terminer. Je faisais un peu des signes avec les mains pour qu’elle ne regarde pas, mais elle n’avait certainement pas remarqué, et heureusement, elle allait me prendre pour une folle. Mais j’ai été trahie par mes pommettes qui ont passé de claire à rosée. J’étais un peu gênée de sa remarque, enfin plutôt de son compliment. C’est ce que je pensais, chacune peut voir ce qu’elle souhaite en travers de mes œuvres, c’est ce que j’aime mais je suis plutôt gênée, peut-être de peur d’entendre des remarques négatives, suis-je peut-être susceptible ? Certainement.

« La force est un magnifique sentiment, heureusement que nous l’avons toutes. »

Au final, ça me faisait plaisir de regarder ma toile terminée au près de quelqu’un, une personne que je ne connais pas en plus. Un avis extérieur n’est pas plus mal. Surtout quand on me donne son avis personnelle, son ressentie, c’est la meilleure chose, et je trouve qu’on peut apprendre beaucoup sur une personne en travers des sentiments qu’elle peut échanger à travers d’une image, ou une œuvre. J’étais en fin de compte plus soulagée par sa présence, rester seule n’est pas drôle, mais malheureusement je ne me rends pas compte que ma solitude est présente quand je peins. Comme si je me renferme, je me cache de la souffrance, et je ferme ma porte aux autres. Je me suis dis en arrivant ici que ça allait changer, j’ai regretté dans le passée n’avoir rient dit à ma meilleure amie, sur mes sentiments… Je ne veux plus avoir ce sentiment de regret, c’est tellement horrible… J’étais dans mes pensées quand soudain elle a repris parole, et heureusement, car j’étais en train de me morfondre sur mon passé. J’avais vu juste elle est plus âgée que moi, mais cela ne me dérangeait pas du tout.

« Je suis enchantée, je me nomme Kimiko Noya, je suis en deuxième année… »

J’ai évité son regard, peut-être que ça dérangeait Hikari de discuter avec une demoiselle plus jeune qu’elle. En fin de compte, je me suis dis que je devais cesser de penser ainsi, d’être tout le temps négative et croire que je dérange qui que ce soit. J’ai repris parole.

« Je suis à St-Miatre, et j’avoue être réellement heureuse ici, cela fait peu de temps que je suis inscrite... »

Le seul problème ; je suis seule. Je suis arrivée depuis peu et je n’ai même pas de colocataire, c’est triste… Peut-être que le gros souci vient de moi, je m’ouvre pas assez aux gens, ou j’essaie d’éviter d’embêter tout le monde. Mais cette jeune fille est venue par sa propre volonté vers moi, je devais vraiment cesser une nouvelle fois de penser ainsi. Mais je n’allais pas lui dire que je me sens seule, c’était déplacé de une, et de deux, elle me verrait comme une fille peut-être désagréable, ou une mauvaise compagnie… Raah !

« Je… Oui j’adore peindre ! Mais je suis sûre que peins de jolies choses, par contre en couture je suis vraiment une poire… »

Et hop ! Loupé, je me suis encore rabaissée. J’ai baissé la tête, je ne suis pas si nulle, mais j’ai cette mauvaise manie de me faire petite, je devais rattraper ceci. J’avais toujours mon pinceau dans ma main, je l’ai déposé sur le plateau de peinture et je me suis tournée vers Hikari.

« Enfin… Je ne suis pas si nulle que ça, mais peut-être que tu pourras m’apprendre ? »

Alala, quelle idée. Je viens de la rencontrer et je lui demande ça. J’avais un sourire légèrement forcé. Espérons qu’elle ait un esprit ouvert.


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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa] Mer 28 Mai - 16:27

La petite demoiselle, après quelques instants, se présenta sous le nom de Noya Kimiko, une élève en deuxième année récemment transférée à St Miatre, de ce fait d'un an la cadette d'Hikari qui, bien, loin d'être rebutée à l'idée de discuter avec une élève plus jeune qu'elle, s'assit à ses côtés en prenant le soin de lisser la jupe écossaise de son uniforme afin d'éviter tout faux plis. Visiblement, l'artiste semblait gênée par quelque chose, évitant sans cesse le regard de son aînée: était-elle dérangée à l'idée de discuter avec une fille d'une autre école, de surcroît plus âgée qu'elle? Non, à en juger par son attitude, elle semblait gênée par quelque chose d'autre, quelque chose de plus personnel, qui semblait la tirailler intérieurement. La Rimoise connaissait cet éclat dans les yeux d'un bleu profond de sa cadette: elle avait le même lorsqu'elle pensait à sa soeur jumelle, quand elle regrettait de ne pas l'avoir sauvée et se blâmait d'avoir été si aveugle.
Elle se retint pourtant de la questionner sur ce qui la tourmentait ainsi, n'osant pas se montrer trop familière face à cette demoiselle qu'elle venait tout juste de rencontrer, ne souhaitant pas laisser sa curiosité prendre le pas sur la discussion, se promettant pourtant de remonter le moral à sa nouvelle camarade si elle la voyait de nouveau sombrer dans la tristesse.

Celle ci, en réponse à la précédente remarque de la troisième année comme quoi elle se débrouillait mieux en couture qu'en peinture, avoua qu'elle adorait peindre avant de rétorquer qu'elle était sure que son interlocutrice peignait de très jolies choses, ajoutant que dans son cas, elle était vraiment très mauvaise en couture. Puis elle baissa la tète, songeuse avant de se rectifier, demandant à la brunette si elle voulait bien lui apprendre quelques techniques, un sourire forcé aux lèvres. Hikari la couvait des yeux pendant qu'elle lui répondait, tentant de la détendre en se montrant calme et attentive, surprise tout de même par le rictus peu naturel que Kimiko lui adressait suite à sa demande: que signifiait cette expression? Se moquait-elle d'elle? Non, ce n'était pas le genre de cette demoiselle si timide, elle n'avait pas l'air d'être habituée au sarcasme. Sans doute était-elle gênée de demander des cours de couture à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et ce au bout de quelques minutes de conversation. C'est vrai que, pour certaines élèves de Miatre ou de Spica, ce genre de comportement était vraiment impoli et jugé inqualifiable mais pour bon nombre de demoiselles que Rim avait pris sous son aile, solliciter l'aide de quelqu'un pour quelque tâche que ce soit était tout à fait normal. Il n'était pas rare de voir des étudiantes de l'école cadette s'accoster, sans même personnellement se connaître, dans les couloirs de la résidence Strawberry pour se prier mutuellement d'effectuer tel ou tel travail en échange de tel ou tel autre. C'était dans cette idée d'entraide que les élèves de Rim étaient élevées et éduquées afin de devenir plus tard de parfaites citoyennes japonaises, tout à fait familières avec les valeurs de la société nippone:

"-Bien sûr, ça me ferait tellement plaisir de te donner des leçons! Et si tu veux, je te montrerai les dessins que je fais...enfin si ça t'intéresse!" s'exclama-t-elle d'une voix enjouée. Puis appuyant sur une des joues rondes et douces de son interlocutrice, elle rajouta en riant "Détends toi d'accord? Tu as l'air toute effrayée, pourtant je ne mords pas! D'accord Miko-chan?"

Elle ponctua sa phrase par un grand sourire: elle avait trouvé à sa cadette un bien joli surnom qui, en plus d'être mignon, lui permettait de ne pas faire l'amalgame entre les deux Kimiko, celle qu'elle connaissait depuis quelques mois et qui était en première année, et celle qui avait l'air si contrariée en face d'elle. Même si elle souriait, ses grands iris azurés brillaient toujours d'un éclat sombre, elle semblait si triste, si désespérée...tant et si bien qu'Hikari ne pu s'empêcher de lui demander avec douceur, sans la brusquer:

"-Dis moi, y-a-t-il quelque chose qui te tracasse Miko-chan? Depuis tout à l'heure, tu sembles si triste...je sais que ça ne me regarde pas et qu'on ne se connait pas... mais si tu as un quelconque problème, tu peux m'en parler. D'accord?!"

Hikari avait été éduquée ainsi et était de nature très altruiste: elle faisait partie de ces gens qui s'inquiètent plus pour les autres, même des inconnus,que pour eux même et ne pouvait supporter que quelqu'un souffre devant elle, de quelque manière qui soit aussi, mettant bien souvent toute son énergie à profit pour aider autrui à aller mieux...sans pour autant laisser les autres lui apporter une quelconque aide quand c'était elle qui allait mal. Elle se débrouillait toute seule...du moins, c'est ce qu'elle tentait de faire croire au monde entier. En vérité, elle ne faisait que se réfugier dans la prière dès qu'elle se sentait faiblir, fuyant lâchement ses craintes et peines...comment pouvait-elle se prétendre assez forte pour aider les autres alors qu'elle n'était même pas capable de se remonter le moral?
Chassant ses questions sans queue ni tète de son esprit, la brune aux yeux bleus adressa un tout petit sourire à la demoiselle aux cheveux violets avant de lui intimer d'une voix trahissant son désir de lui venir en aide:

"-Si tu as besoin de te confier, je saurai être une oreille attentive de jour...comme de nuit! Et si tu veux pleurer, je m'occuperai de trouver toutes les serviettes éponges d'Astrea pour sécher tes yeux!"
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MessageSujet: Re: La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa] Ven 30 Mai - 20:02


Mais pour combien de temps est-elle calme ?
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La situation devenait de plus en plus embarrassante, et j’avais une folle envie de me ronger les ongles, c’était une sale manie que j’avais en moi quand le stress me prenait. Alors pour éviter de faire la demoiselle qui ne prend pas soin d’elle, j’ai pris une mèche de mes cheveux entre les doigts, et je me suis amusée avec celle-ci attendant un retour d’Hikari. Au fond, évidemment que ça me ferait plaisir qu’elle vienne m’aider en couture, et même passer des moments avec elle, comme l’autre Kimiko qui m’a tant aider à mon arriver. J’ai l’impression qu’il n’y a pas que des filles méchantes dans cette école, pas comme ces trois pestes que j’ai rencontré dès mon arrivée dans l’établissement. Et surtout, elle n’avait pas l’air méchante Hikari, il fallait que je lâche un coup ma pression histoire d’être plus détendu et calme face à elle au lieu de jouer le rôle d’une autre personne. Allez Kimiko ! Essayons de rester plus naturelle, et je sais que je pouvais le faire. Elle m’a complimenté, elle est venue avec le sourire, ce n’est pas comme si elle avait débarqué avec des insultes, ou qu’elle ait envoyé ma toile par terre puis écrasé par son poids du corps… Je me suis sentie soudainement plus soulagée de me rendre compte qu’elle n’était pas du tout ce genre de demoiselle, ce genre de peste et vipère qu’on peut trouver malheureusement un peu partout. J’ai soufflé un coup quand le contact de sa main s’est déposé directement sur ma joue. C’était un geste affectif et rassurant à la fois, en effet, elle n’allait pas me mordre…

« Oui avec plaisir, je voudrais trop voir une de tes œuvres ! Elles doivent être toutes mignonnes ! »

Voilà ! Tu vois que tu peux parler correctement sans jouer le rôle d’une pauvre fille timide. Et de tout de façon je savais que je pouvais le faire, j’ai toujours de la volonté, et même si je suis souvent mal à l’aise, je peux reprendre confiance en moi avec le temps, mais Hikari se débrouillait bien pour combler l’attente de cette confiance qui était légèrement absente pour le moment. Elle savait rassurer les gens, je me voyais bien en elle. Le don de rassurer les autres avec quelques paroles ou des petits gestes mignons. Toutefois, j’ai déposé ma main à l’endroit où elle venait tout juste d’appuyer. La regardant droit dans les yeux j’ai ajouté.

« Oui désolée, je ne sais pas ce qu’il me prend, bien évidemment que tu ne vas pas me manger, sauf si tu es la grande méchante louve de l’école ! »

Lui dis-je avec un sourire plus posée mais surtout plus vraie que jamais. Je n’aimais pas forcer sur mes sentiments ou sur mon caractère. C’était comme mentir aux autres, comme quand on dit que nous allons bien alors que rien ne va, c’est la même chose là. Quand on est mal ça ne serait pas plus simple de pleurer ? Et quand on est heureux de sourire ? Malheureusement on agit toujours à l’inverse, des fois pour attirer l’intention, ou pour ne pas inquiéter nos proches. Dans mon cas là, c’était plutôt pour ne pas montrer mes faiblesses face à une inconnue, je m’étais beaucoup trop relâchée à mon arriver et j’en avais payé les frais devant toute une foule. Mais se détendre de temps en temps ça ne faisait pas de mal, on n’était pas à l’armée non plus. Et le plus drôle dans tout ça, elle avait touché droit dans le mille. Si quelque chose me tracasse ? Oui certainement, peu de choses, mais des choses lourdes. Et ces choses me rendaient triste au jour d’aujourd’hui. J’ai laissé quelques secondes entre sa question et ma réponse. Ma maman était décédée par des atrocités faites par des garçons horribles et pervers… Mon premier jour ici s’est très mal passé et j’ai encore les images qui me passent en boucle, entre tomber au milieu d’une foule, quasiment pleurer à cause d’une petite bestiole et j’en passe… Et est-ce que je vais me retrouver seule ici ? La solitude me mangeait doucement mais sûrement, sans que je me rende compte. Et en suite, la cerise sur le gâteau mon secret, enfin… Mon envie, mon souhait, est-ce qu’un jour je vais trouver l’amour, enfin plutôt retrouver cet amour perdu. Je voudrais tellement avoir une personne proche, des câlins, de la tendresse et des bisous… Une nouvelle fois je me tenais pas à ma règle, ma gorge était nouée, les larmes étaient sur le point de couler, mais j’arrivais à tenir, cacher mes émotions.

« Non, t’en fais pas Hikari, c’est adorable de ta part de t’inquiéter, et tu as certainement une bonne perception des gens… »

Oui je voulais lui vider mon sac, lui dire tout ce que je pouvais ressentir à l’instant. Lâcher mes sentiments et mes émotions mais j’avais peur, peur d’être humiliée une nouvelle fois, et me retrouver seule. Cela ne devait pas être bénéfique pour moi d’être intégrer ici ? Je ne m’étais pas poser comme but de dire tout ce que je pouvais ressentir ou penser aux gens ? Avoir honte de rien… Je voulais y parvenir, mais c’était difficile, mais je devais le faire, me libérer. Et c’est ce que j’ai fait, les larmes coulaient toutes seules, sans me rendre compte, sans m’avoir averti de rien, c’était ça ressentir la sensation de lâcher prise ? Moi qui portais toujours tout sur mon dos, qui ne voulait jamais embêter les autres avec mes histoires, mais plutôt les aider et prendre tout sur moi. Les larmes commençaient à devenir plus grandes et ça coulait en abondance, sans réellement réfléchir, j’ai accepté ce qu’elle venait tout juste de me dire, c’est-à-dire son aide, je l’ai prise dans mes bras en pleurer à flots. Je l’ai serré contre moi en laissant sortir mes émotions, comme si mes larmes parlaient d’elles même. C’était dur, ça faisait mal, mais j’étais soulagée. Calmant gentiment ma respiration, mais en restant toujours contre Hikari je lui ai dis :

« Désolée… Hikari, c’est quoi l’amour ? »

Bizarrement, cette question était sortie toute seule. Je savais ce que c’était, avoir des sentiments, être dans l’ombre de la personne qu’on aime, mais c’était quoi aimer dans les deux sens ? Je voulais comprendre… Avec ma meilleure amie, mais ça n’allait plus être possible maintenant.



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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa] Sam 31 Mai - 2:23

Un lourd silence s'installa, plongeant les deux demoiselles dans une atmosphère étrangement lourde, du moins aux yeux d'Hikari qui, tout en guettant les réactions de sa camarade, tentait de se distraire en écoutant les nombreux bruits provenant de la forêt et que beaucoup trouvaient effrayants: le craquement des troncs d'arbres, le bruit des feuilles semblant applaudir le retour du printemps, le doux chant du zéphyr soufflant au milieu des souches creuses. A ces sons si agréables aux oreilles de la Rimoise vint soudain se mêler celui de la douce voix de Kimiko, qui tentait de refuser son aide, se forçant à garder son masque souriant, ce masque qu'elle s'était de manière si ardue composé auparavant, qui avec les tremblements de sa voix se craquelait petit à petit. La brunette n'était pas dupe, elle avait tout à fait remarquer les yeux larmoyants que sa cadette cherchait à dissimuler: cette technique, celle qui consistait soit à sourire soit à bailler pour camoufler ses larmes, elle ne la connaissait que trop bien, elle l'avait de longtemps pratiquée par le passé, surtout après la mort de sa soeur. A cette époque, durant les quelques semaines qui suivirent son décès, elle avait tenter de faire bonne figure, de rester modérée durant les veillées mortuaires, de ne montrer aucun signe de faiblesse. Mais cette méthode avait une faille: la fatigue. La fatigue de jouer sans cesse un rôle, celui de la fille heureuse ou complètement détachée, toujours en totale opposition avec l'état d'esprit.
Et à en juger par les larmes qui ruisselaient sur les joues rougies de la Miatroise, elle venait de franchir la ligne qui détermine si le masque doit se briser ou non.

Cette vision, ces yeux débordants de larmes et ce visage tiré en une expression de tristesse insoutenable perça en plein coeur Hikari, qui sentit sa poitrine se serrer avec force: voir ainsi sa camarade fondre en larmes lui faisait mal au coeur, elle se sentait impuissante face à cette détresse que nul ne pourrait calmer. Elle voulu prendre Kimiko dans ses bras, la cajoler, la réconforter avec douceur mais celle ci la devança, se blottissant en sanglotant contre elle. Tout d'abord surprise par son initiative, la brunette esquissa un sourire compréhensif sur son visage blanc avant d'enlacer sa cadette avec tendresse, caressant doucement son dos pour la calmer, restant silencieuse tout du long. Elle avait pourtant mille paroles pour soulager sa peine, pourtant elle se convainc qu'il fallait laisser la Miatroise pleurer toutes les larmes de son corps pour qu'elle puisse ensuite se sentir mieux et libérée d'un poids.
Lorsque sa respiration se fit peu à peu plus calme et ses sanglots de plus en plus faibles, la demoiselle aux cheveux violets, tout en restant contre la Rimoise, s'excusa de s'être laissée ainsi aller avant de lui demander ce qu'était l'amour.
L'amour? Voilà une question à laquelle il est ardu de répondre correctement, le sujet étant si vaste que de simples mots ne pourraient pas l'exprimer correctement. La brunette resta un instant silencieuse, réfléchissant à la réponse qu'elle pourrait donner à sa cadette et qui saurait répondre correctement à ses interrogations. Pour elle, qui était en couple avec Yuuki et donc qui était familière du sentiment nommé "amour", la riposte aurait dû être simple et pourtant, elle ne parvenait pas à mettre des expressions assez justes sur son ressenti:

"-Voilà une question difficile..." dit-elle en caressant les cheveux prunes de son interlocutrice, "L'amour est un sentiment tellement vaste...un sentiment à la fois doux et amer. Le genre de sentiment qui sait te rendre heureuse plus que tu ne l'as jamais été, te faire voir la vie en rose et te faire sourire au quotidien mais qui peut aussi te faire souffrir. Mais...quand tu es amoureuse...tu te sens si épanouie, si complète, comme si la personne avec laquelle tu partages cette relation de couple était née pour t'offrir ce qu'il te manquait et cette sensation de plénitude, c'est à mes yeux la plus belle chose au monde."

Elle sentit ses lèvres s'étirer de plus en plus, alors qu'elle pensait à sa chère et tendre,pour former sur son minois un large sourire: à quel point sa vie était-elle devenue belle depuis que Yuuki faisait partie de son monde? Sans doute était-elle devenue cent fois mieux qu'auparavant. Grâce à elle, elle s'était ouverte au autres, s'était débarrassée de ses vieux démons et en devenant de plus en plus joyeuse et épanouie, elle avait plus facilement nouer des relations avec les autres. Oui...elle devait beaucoup à la Spicoise.
Sa main vint doucement effleurer le visage de Kimiko, essuyant doucement les dernières larmes qui coulaient sur ses pommettes puis plongeant ses yeux dans les siens, elle soupira:

"-Je ne sais pas si ma réponse te convient mais c'est ainsi que je le ressens...même si c'est un sentiment très complexe et très difficile à décrire."

Elle se retira doucement, se détachant progressivement de sa camarade sans la quitter des yeux: cette fille...elle lui rappelait tant sa soeur. Tant dans sa façon de parler que de se comporter, Kibuki agissait toujours de la sorte. Hikari le savait néanmoins: Kimiko n'était pas Kibuki et ne le serait jamais, hors de question de faire l'amalgame! Si il lui prenait l'envie de la confondre avec sa soeur, elle savait à quel point les conséquences seraient terribles pour tous, aussi bien pour elle que pour celle qu'elle considérait d'ores et déjà comme sa cadette, au même titre que Kimiko ou Sayo:

"-Pourquoi cette question, Miko-chan? Tu es déjà tombée amoureuse?" lui demanda-t-elle, ses yeux brillants de curiosité
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La mer est calme aujourd'hui... [PV Hikari Amakusa]

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