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Une douce soirée [RP Hikari Amakusa]

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MessageSujet: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Dim 2 Mar - 23:42

Azalea était rentrée dans sa chambre, et avait enfin pris le temps de vider sa valise. Celle-ci contenait trois robes plutôt pales comme aimait en porter Azalea, des pulls en prévision du froid qui régnait alors en France et des jean slim plutôt serrés. Concernant les chaussures, Azalea n'avait qu'une paire de ballerines un peu défraîchies mais qui une fois cirées, seraient comme neuves.
Elle s'affaira donc et alla prendre une douche bien chaude.
L'eau qui  coulait le long de sa colonne vertébrale comme une caresse était très appréciée, elle profitait de ce moment de détente pour écouter le jet d'eau qui faisait comme un chuchotement et résonnait dans la tête de la Japonaise. Celle-ci arrêta l'eau, et troqua sa robe noire en dentelle anglaise contre un uniforme noir, dentelé de blanc et une longue cravate turquoise. Elle lui préféra largement ce qu'elle avait porté avant, mais n'était pas mécontente de retrouver ses bonnes vieilles traditions. Les cheveux trempés, elle souriait toute seule à la vue de sa silhouette en uniforme devant le miroir. Il lui allait à merveille.
La jeune fille prit son appareil photo et ressortit.
Il était à peu près 16 heures, il faisait encore jour et le soleil était radieux.
Azalea prit le chemin de l'allée centrale qui la conduirait à la serre. Elle l'apercevait au loin, avec sa coupole ronde et ses vitres brillantes qui reflétaient la lumière du soleil. Azalea sortit un trousseau de clés de sa poche. Le nombre de serrures qu'elle était capable d'ouvrir était impressionnant, peut-être ce trousseau lui permettait-il d'ouvrir une trentaine de portes différentes ? Elle réfléchit un instant, le fixant, puis introduisit une clé étoilée dans la serrure. La porte de la serre s'ouvrit doucement. Azalea rangea les clés dans ses jupons et s'assit sur les marches en face de la serre.
Elle n'attendit pas cinq minutes que quelqu'un arrivait au loin. Elle reconnut ses cheveux noirs de jai, qui resplendissaient, illuminés par le soleil, et ses grands yeux bleus azurés.
Hikari arrêta sa course en s'approchant, tout sourire, et monta les marches.
"C'était déjà ouvert. Entre, je t'en prie, glissa Azalea en poussant la porte."
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Ven 7 Mar - 19:09

Se dirigeant d'un pas vif vers la serre d'Astrea, les yeux plongés dans l'azur pale du ciel, Hikari traversait en rêvant les longs chemins balisés et dallés qui se tortillaient au milieu des bois du campus, leurs arbres nus se découpant joliment à travers les dernières neiges tombées. L'air était froid mais plutôt agréable: il était doux, chatouillant délicieusement le visage de la Rimoise dont la gorge, heureusement, était couverte par son écharpe en laine, sans quoi elle serait surement tombée malade. Malgré qu'elle soit plutôt de bonne composition et peu sujette aux maladies d'hiver, elle savait que sortir peu couverte lui vaudrait un rhume et elle détestait que sa gorge souffre d'un moindre mal. En tant que chanteuse amatrice, ses cordes vocales devaient être sujet de toutes les précautions.
Le souffle du vent faisait grincer les arbres impudiques et vint s'amuser avec les longs cheveux ébènes de la demoiselle, ce qui la fit rire un instant avant de réaliser qu'elle était à quelques pas à peine de la serre dite de l'Etoile, là où le modèle de toutes les élèves d'Astrea se reposait et faisait les compositions florales pour les grandes cérémonies. Hikari n'y était jamais entrée mais elle avait souvent entendu des filles du club de jardinage de Miatre venter la beauté des fleurs qui grandissaient dans l'hexagone de verre dont la coupole renvoyait les rayons du timide soleil.
Aussi, elle fut saisit d'une grande curiosité en s'avançant vers la porte du bâtiment où l'attendait Azalea, se demandant quel genre de plantes pouvaient bien se cacher dans cette serre si silencieuse, tranquille et éloignée du campus.

Suivant sans se faire prier son aînée qui la fit entrer dans le bâtiment, la noiraude referma la porte derrière elle afin que personne ne soit intrigué en voyant la serre ouverte avant de promener ses yeux tout autour d'elle, poussant un long soupir d'admiration en observant les nombreuses plantes qui dormaient paisiblement dans leur terre: des orchidées de toutes les couleurs, des lys, des pensées, marguerites, roses, tulipes et même des pois de senteur, toutes ces fleurs ravissaient les yeux d'Hikari qui s'approcha des parterres pour les voir de plus près. Elle n'était pas une grande amatrice du jardinage ou des compositions florales mais comme bon nombre de demoiselles, elle aimait les fleurs, leur aspect et leur odeur. Aussi, l'endroit lui plaisait beaucoup et son attitude, comparable à celle d'une petite fille devant un sapin de Noël, trahissait ce plaisir:

"-Comme c'est beau, s'exclama-t-elle en adressant un lumineux sourire à Azalea, je ne regrette pas d'être venue!"

Se redressant pour plonger ses yeux azurés dans ceux de son interlocutrice, elle lui demanda:

"-Au fait, comment as tu fait pour te procurer les clés? Tu fais partie de l'entourage d'Etoile?"

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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Dim 9 Mar - 18:56

Azalea entra en tête dans le bâtiment, suivie de près par Hikari. Elle entendit la porte se refermer, fort heureusement, puisque personne ne devait découvrir qu'une autre personne que l'Etoile était entrée ici. Les deux jeunes filles étaient entourées des plus beaux végétaux qui soient, les plus belles fleurs et plantes du Japon sélectionnées spécialement pour les académies d'Astrea. Chaque année, les trois écoles devaient certainement dépenser une fortune pour faire venir les meilleures graines du monde entier. Azalea ne put s'empêcher de poser un regard affectueux sur les jolies fleurs qui couraient les parterres près d'elle, et perdue dans ses pensées, il lui arriva d'en effleurer quelques-unes du bout des doigts. Elle avait l'impression de sentir une peau nue frémir au toucher, une peau soyeuse, douce. Elle aurait aimé que sa peau soit aussi belle et ait la même texture que les pétales d'une fleur. Les roses, les pétunias, les jonquilles, les fleurs de la passion éclataient de couleurs et illuminaient la serre de lumières rose, rouge, jaune parfois. Elle se retourna pour voir si Hikari n'était pas agacée ou si elle n'était pas trop désintéressée par les fleurs.
Visiblement, elle ne l'était pas (et comment aurait-elle pu être indifférente à tant de magnificence) puisqu'elle soupirait, l’œil émerveillé comme un petit enfant. Elle s'approchait des parterres et flânait dans les allées, sans oser toucher à ce qui éclatait en beauté sous son nez. Elle tourna tout à coup la tête pour afficher toutes ses dents à Azalea :
" - Comme c'est beau, je ne regrette pas d'être venue ! " s'écria-t-elle, venant rompre le silence de la serre et de ses habitants.
" Tant mieux, j'en suis très heureuse, répondit Azalea."
Elle se leva, et regardant droit Azalea dans les yeux, lui demanda comment elle avait pu se procurer les clefs. Et la curiosité la poussa à lui demander si elle était une connaissance de l'Etoile.
Cette question posée si brusquement aurait pu décontenancer Azalea, mais elle était loin de perdre ses moyens pour si peu. Elle approcha son visage de celui d'Hikari, très près, si près qu'elle pouvait quasiment la toucher, et avec un sourire espiègle, lui glissa :
"C'est un secret."
Hikari voulut reculer mais chuta dans le parterre de fleurs près d'elle. Azalea lui tendit la main en s'excusant de lui avoir fait peur, et se retint au possible de rire devant cette maladresse.
"Je te prie de m'excuser, Hikari-san. J'ai peut-être été un peu trop... familière. Sache simplement que j'aime particulièrement la nature et que j'ai quelques connaissances à Saint-Miatre qui me permettent d'accéder à la serre de l'Etoile en personne. Je te demanderais juste de ne pas l'ébruiter, c'est un secret entre toi, moi et l'administration Miatroise, d'accord ?" Ne lâchant pas la main de son interlocutrice pour autant, elle la conduisit vers le fond de la serre, sur une petite estrade, où étaient posées une table et deux chaises blanches. Elles montèrent les escaliers de pierres, et allèrent s'asseoir près d'un citronnier. Azalea se sentait si bien ici, et la présence joviale de sa camarade ne la dérangeait guère, bien au contraire : elle avait des tas de choses à dire qui lui venaient sur le bout de la langue. Elle qui n'aimait pas trop parler d'elle-même, elle brûlait de raconter son séjour à Paris, et de se confier à quelqu'un pour la première fois de sa vie, même si son séjour ne risquait pas de révéler son histoire sordide.
Azalea prit la parole :
"J'adore cet endroit, il y a mille couleurs ici, même lorsque l'on est en hiver où tout est blanc et gris. Tu es vraiment curieuse, ma chère Hikari, peut-être un peu trop. Mais si tu le désires, je suis prête à te répondre si tu as des questions à me poser sur Paris."
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Dim 9 Mar - 21:25

Alors qu'elle venait de l'interroger sur la façon dont elle avait réussi à se procurer les clés de la serre, Hikari vit le visage d'Azalea se rapprocher dangereusement du sien, comme si cette dernière s'apprêtait à l'embrasser. Tout en faisant cela, elle lui intima que c'était un secret. Visiblement, elle ne souhaitait pas avouer à sa petite cadette comment elle avait récupéré le trousseau, ce qui surpris la noiraude. Mais plus que ces non-dits, la proximité de la Miatroise la gênait: elle n'avait pas l'habitude que le visage d'une autre que Yuuki soit si proche du sien et elle craignait qu'à un moment, leurs lèvres ne se touchent. Cette idée, cette sensation de brûlure sur ses lèvres roses la firent alors reculer pour se protéger de ce qu'elle considérerait comme une trahison, pour éviter que quelque chose qu'elle regretterait par la suite n'arrive.
C'est alors que ses pieds butèrent contre les pierres qui délimitaient les parterres de fleurs, lui faisant perdre l'équilibre. Ne pouvant s'accrocher à quelque chose, la Rimoise tomba en arrière,s'écroula dans la terre, écrasant au passage quelques fleurs, avant de se redresser en gémissant tout en se frottant la tète pour débarrasser sa longue chevelure du terreau qui s'était ça et là collé à ses mèches noires. Puis saisissant la main que lui tendait Azalea, elle se releva en époussetant ses vêtements afin de retirer la saleté qui s'y était accumulée tandis que sa camarade s'excusait pour sa trop soudaine familiarité, avouant qu'elle aimait tout simplement la nature et qu'elle avait quelques connaissances à Miatre qui lui permettaient ce genre de passe-droit. Elle conclut en demandant à la noiraude de se faire discrète à ce sujet, ce à quoi cette dernière acquiesça d'un bref signe de la tête. Elle comprenait tout à fait la demande de la jeune femme: si elle allait crier sur tous les toits que l'administration de la plus ancienne des écoles d'Astrea se permettait d'aller contre le règlement instauré par les trois académies, Miatre aurait très certainement des ennuis. Et pour Hikari, qui prônait la bonne entente entre les trois instituts, cette situation serait une catastrophe.

Suivant sa camarade vers une petite estrade dominant la serre où trônait une simple table de jardin et deux chaises d'une blancheur immaculée, ses yeux balayant toujours l'endroit qu'elle trouvait vraiment merveilleux, la Rimoise alla s'asseoir près d'un grand citronnier dont les feuilles laissaient échapper une odeur sucrée, veillant à bien lisser sa jupe plissée écossaise afin d'éviter qu'elle ne soit marquée par des faux plis. Elle était déjà un peu sale à cause de la terre alors si en plus se rajoutaient des plis disgracieux, son uniforme ne ressembleraient plus qu'à un bête chiffon. Et pour une demoiselle du campus d'Astrea, à qui on apprenait à bien se tenir, à être distinguée quoi qu'il arrive, il n'y aurait rien de plus honteux.
Levant la tête pour observer le ciel à travers le verre qui composait la coupole, se perdant un instant dans le magnifique azur des cieux, Hikari entendit soudain la douce et mélodieuse voix de son aînée, qui lui avouait qu'elle adorait cet endroit où mille couleurs ne cessaient de briller, qu'il vente, pleuve ou neige avant de remarquer que celle qui l'accompagnait était vraiment très curieuse, presque trop. Rougissant en entendant ce juste jugement, craignant d'être trop indiscrète ou de paraître mal élevée, la brunette fut tout de même rassurée en entendant Azalea l'inviter à poser toutes les questions qu'elle désirait sur Paris.

"-Eh bien, je voulais juste savoir si la capitale avait changé depuis que j'y suis allée il y a cinq ans. Est ce vrai qu'il existe un quartier japonais à Paris? Je me demande à quoi il ressemble... et t'es tu plu à la capitale? As tu regretté le calme d'Astrea et sa verdure? Y faisait-il froid?"

Tout en bombardant de questions sa camarade, Hikari n'avait cessé de la regarder avec douceur et curiosité, attendant avec impatience les réponses qu'elle allait lui fournir, désireuse d'en savoir sur la capitale de ce beau pays qu'est la France. Puis, avant même que la Miatroise n'ait répondu, elle sortit de sa poche un petit ballotin noué d'un ruban bleu pâle qu'elle ouvrit, dévoilant quelques petits cookies qu'elle avait réalisé la veille avec ses amies du club de cuisine. Les posant avec délicatesse, elle invita sa camarade à en manger:

"-Je t'en prie, sers toi. Ils ne sont sans doute pas aussi bons que ceux que l'on achète dans une pâtisserie mais je ne suis pas très douée en cuisine..."

La gratifiant d'un petit sourire, elle se saisit d'un des biscuits bien loin de la forme parfaite de ses cousins industriels et le croqua à pleines dents, ses grands yeux bleus fixant toujours avec tendresse son aînée.
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Dim 9 Mar - 22:14

Hikari sembla réfléchir un petit instant, puis se mit à bombarder Azalea de questions. Elle semblait, comme elle l'avait déjà fait remarquer précédemment, bien connaître Paris. Ses yeux étaient dévorants de curiosité. Azalea s'attendait pourtant à ce que Hikari se modère un peu, étant donné qu'elle lui avait tout juste reproché sa curiosité débordante. Mais la demoiselle n'avait pu placer un mot dans le flot continu de paroles de sa camarade, puisque celle-ci venait de sortir un paquet soigneusement noué d'un ruban bleu et lui avait proposé de se servir.
C'étaient des cookies maison. Azalea était ravie d'avoir affaire à une cuisinière, même si celle-ci, peu sûre d'elle, la prévint que les cookies ne risquaient pas d'être aussi bons et beaux que ceux qu'on pouvait trouver dans le commerce. Elle en mordit un à pleines dents. La bouche pleine, elle regarda tendrement Azalea, comme pour lui signaler que les gâteaux n'étaient pas empoisonnés. Cette dernière n'en doutait pas un seul instant et prit l'un d'eux pour croquer dedans à son tour.
Elle fut agréablement surprise en goûtant à ces petites merveilles. Le chocolat fondait dans sa bouche, il était sucré comme il fallait et légèrement amer, tandis que la pâte était délicieusement moelleuse à l'intérieure, et un peu croustillante à l'extérieur, le tout agrémenté de copeaux de noix salées. C'était absolument succulent. Azalea se sentait tout à coup emplie d'affection pour la tendre Hikari, elle qui était si gentille, si prévenante, si adorable et enfantine, elle qui était déjà une si bonne personne alors qu'elles se connaissaient à peine.
"Oh, Hikari-san... soupira Azalea... Tu es un ange. Tes gâteaux ont le goût du paradis. Ils sont si bons... Cela fait longtemps que je n'avais pas croisé une personne aussi adorable que toi. Tu te comportes comme une grande soeur avec tout le monde ? Alors c'est que Rim peut se vanter de compter une élève telle que toi."
Azalea afficha un grand sourire, malgré ses yeux tristes qui ombragaient son regard.
"Paris, commença-t-elle, Paris, Hikari... est vraiment la ville du romantisme. Les rues y sont bruyantes et sales, tout y est gris, mais lorsqu'on s'y attarde, on trouve des lieux calmes, presque vides, et qui promettent une grande plénitude. La butte Montmartre, le Lapin Agile, j'y ai bu du vin chaud en y lisant du Rimbaud et j'ai vraiment eu l'impression de vivre à la même époque que lui. En plus, tout le monde est venu me poser des questions sur mes robes. Il y a les Buttes-Chaumont qui sont tout simplement magnifiques. Et si tu veux tout savoir, Astrea ne m'a manqué qu'à partir du moment où j'y suis revenue. Maintenant, c'est Paris qui me manque. Je m'y suis sentie libre comme je ne l'ai jamais été. Il y faisait froid... Mais ce froid, inexplicablement, réchauffait mon coeur."
Elle ne parla pas du quartier japonais. Un silence survint... Azalea, malgré ses explications peu précises et ayant laissé une impression de mélancolie dans son propos, regarda tristement Hikari-san. Une lueur lugubre envahit son regard.
"Ici, nous sommes toutes enfermées. Tu es la seule personne que j'ai rencontrée à Azalea qui y soit aussi épanouie."
Et elle espérait, au plus profond d'elle-même qu'Hikari lui livrerait une parole rassurante. Elles espérait aussi un jour pouvoir se livrer en détails à elle, pouvoir tout lui dire, même si elle ne l'avait jamais fait auparavant.
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Lun 10 Mar - 13:12

Tout en croquant de nouveau dans le cookies aux noix qu'elle avait la veille réalisé, Hikari ne quittait pas Azalea des yeux et fut ravie lorsque cette dernière se décida à se saisir avec élégance d'une des douceurs pour la porter à sa bouche. La surprise se lisait sur son visage si adulte et délicat, une agréable surprise, surement trouvait-elle le biscuit bon. Tant mieux, l'ancienne membre du club de cuisine en était ravie: elle craignait que ses talents de pâtissière ne soient qu'un lointain souvenir mais visiblement, son extrême humilité l'avait de nouveau poussée à se rabaisser et à se faire passer pour plus médiocre qu'elle n'était.
Soupirant en se jurant de faire attention à ne pas trop durement se juger, elle entendit alors sa camarade soupirer avant de lui dire qu'elle était un ange. Entendant ce mot, ne croyant pas pouvoir être considérée comme telle, la Rimoise sentit ses joues s'enflammer pour prendre une teinte rouge sang, touchée par les compliments qu'elle recevait sur ses gâteaux. Elle voulut remercier son interlocutrice mais celle ci la coupa sans en avoir l'intention, lui intimant qu'elle n'avait jamais croisé une demoiselle aussi gentille et lui demandant si elle se comportait toujours comme une grande soeur avec tout le monde.

Entendant cela, les yeux d'Hikari s'assombrirent: une "grande soeur"? Elle, qui n'avait même pas réussi à s'entendre avec sa propre soeur jumelle et qui l'avait laissée mourir, pouvait-elle se permettre de se comporter de la sorte envers les autres? La Rimoise ignorait la réponse exacte: elle se disait parfois que oui, qu'ainsi elle expiait en partie sa faute, parfois non, qu'elle ne méritait pas de seconde chance et qu'elle ne méritait pas l'absolution. Levant les yeux vers le ciel, tentant de trouver un signe des cieux qui lui permettrait de trouver une réponse à ses interrogations, elle fut violemment sortie de ses pensées lorsque qu'Azalea reprit la parole pour lui parler, cette fois, de Paris. Elle lui raconta avec mélancolie les rues sales et bruyantes que sa camarade connaissait si bien mais aussi des endroits magnifiques et calmes qu'il était possible de trouver en s'attardant un peu dans la capitale. Elle lui fit une brève liste d'endroits qu'Hikari connaissait et appréciait, ventant leur beauté et leur calme avant d'avouer qu'Astrea ne lui avait manqué que lorsqu'elle y fut revenue et que désormais, Paris occupait toutes ses pensées. Paris, ville où elle s'était libre, plus libre qu'entre les quatre murs du campus. Un petit sourire amusé se traça sur les lèvres de la troisième année: il était si simple d'être plus libre qu'à Astrea. Ici, tout était cadré, calculé la seconde prêt, rien ne laissait place à l'imprévu et les demoiselles devaient obéir à un règlement strict les obligeant à penser d'une certaine manière, à vivre d'une certaine manière tout en les poussant à penser par elles même. Quel paradoxe... Aussi, elle pouvait comprendre ce que voulait dire Azalea, puisqu'elle partageait son avis. Elles n'étaient pas "libres". On leur faisait croire qu'elles l'étaient mais en vérité, toute la petite vie bien rangée imposée par les religieuses n'était là que pour tromper l'ennui des élèves.
Posant lentement ses yeux sur cette dernière, la noiraude remarqua l'air triste peint sur son visage et l'éclat affaibli de ses yeux, comme si la Miatroise allait mourir. Puis sa voix retentit dans le silence, avouant qu'Hikari était la seule jeune fille qu'elle avait vu si épanouie à Astrea, ce qui accentua un tant soit plus le rictus amusé de cette dernière. Azaléa avait tout faux. Elle n'était pas "épanouie", elle se forçait à l'être. Et c'était là deux choses différentes que de l'être naturellement et s'obliger à le devenir:

"-Tu sais Azaléa-san..., confessa en souriant la Rimoise, je ne suis pas plus heureuse et épanouie que tu ne l'es entre les murs d'Astrea. Je me force juste à vivre... car je sais pertinemment qu'ici, je ne serais pas tenter de replonger dans des souvenirs trop douloureux pour être supportables. J'essaye juste d'oublier...et toutes celles que je rencontre ici contribuent à cet oubli."

En avouant cela, elle baissa la tête, des images affreuses lui revenant en mémoire. Les mots qu'elle avait prononcé, ceux qui avaient condamné sa soeur, retentissaient dans son être tout entier:

"-En étant aussi ouverte et attentionnée, je crois qu'instinctivement, je pourrai être pardonnée. En comblant mon crime, en le faisant oublier grâce à des bonnes actions."

Resserrant ses poings, Hikari releva la tête en adressant un sourire aussi lumineux que son prénom à Azaléa avant de s'excuser, trouvant ses paroles vraiment trop déprimantes et ne souhaitant pas plomber la soirée qui s'annonçait si agréable:

"-Excuse moi, je ne suis pas très rassurante... ne t'en fais pas pour moi, je suis un peu bizarre parfois."
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Sam 15 Mar - 23:39

Azalea vit un sourire s'esquisser entre les joues rondes d'Hikari, mais ce n'était pas le sourire qu'elle attendait. Tout comme celui d'Azalea, il avait perdu de sa lumière, de sa chaleur, et il n'était pas rassurant du tout. La Miatroise s'étonna d'aperçevoir, dans le regard habituellement rieur d'Hikari, une ombre qui envahit progressivement tout son visage. Il y avait quelque chose de terriblement sombre dans la joyeuse Rimoise qu'Azalea connaissait, et cette dernière s'en voulut d'avoir provoqué ce changement si soudain. Elle avait peur de ce que sa petite camarade allait dire, des paroles qu'elle allait prononcer, et mit gravement la main devant la bouche.
Alors Hikari lui parla avec douceur, calme, comme si elle avait senti l'inquiétude de son interlocutrice. Elle lui confia qu'elle n'était pas si épanouie que ça, en fin de compte. Très sérieuse, presque solennelle, elle lui lança qu'elle se forçait à vivre. Etre à Astrea lui permettait d'oublier un passé extrêmement douloureux. Ces dernières paroles mirent la puce à l'oreille d'Azalea.
Visiblement, Hikari avait un secret, ou même plusieurs, et visiblement, elle avait eu une jeunesse difficile. Azalea était contente de trouver quelqu'un comme elle. En fait, contrairement à la brunette, notre élégante n'avait jamais réellement souffert à cause de son enfance. Il s'en était passé, pourtant, des choses terribles pour une simple fillette, mais elle était toujours restée calme face à quelques événements tragiques. Sauf, évidemment, ce fameux jour où elle avait perdu le contrôle d'elle-même et déclencha une série de problèmes pour elle et son entourage. Se remémorant les faits, elle frissonna. Non, décidément, elle avait tout enfoui bien trop profondément derrière ses épaules pour pleurer. Ses pensées ne parvenaient qu'à la faire trembler un peu, voilà tout.

Hikari, en face d'elle, baissa la tête. Elle semblait extrêmement torturée. Perdue dans ses pensées, elle murmurait quelque chose qu'elle pensait peut-être avoir gardé dans un creux de sa tête. Alors qu'elle parlait tout haut, Azalea, pensant qu'elle s'adressait à elle, se pencha vers la jeune fille en plissant les yeux. Elle entendit simplement quelques paroles, mais recula doucement en comprenant qu'Hikari avait commis un crime sur une personne apparemment très bonne. Et Hikari comptait expier son péché.
La Rimoise avait-elle commis un crime comme sa camarade, ou était-ce simplement une image ? Avait-elle réellement tué quelqu'un ? Elle ne semblait pourtant pas avoir l'air d'une meurtrière. Comment d'aussi jolies mains, comment un minois aussi angélique aurait-il pu verser du sang ? Après tout, Azalea n'en avait pas l'air non plus, elle était même un modèle pour nombre de jeunes filles qui la respectaient ici, et qui allaient même jusqu'à l'appeler Onee-sama, comme les dernières années ou l'Etoile avec ses proches.

La table trembla alors qu'Hikari resserra les poings. Elle releva la tête, et afficha un visage radieux et lumineux. Azalea lui répondit par un sourire, elle aussi.
Sa camarade glissa timidement :
"-Excuse moi, je ne suis pas très rassurante... ne t'en fais pas pour moi, je suis un peu bizarre parfois."
Azalea prit alors doucement les mains d'Hikari et les serra fort. Elles étaient si petites, si chaudes, elles palpitaient au creux des siennes comme un oisillon. Comment pouvait-on laisser souffrir une fille aussi gentille, et aussi vulnérable malgré son air de personne forte et courageuse ?
"Tu ferais mieux de ne pas te cacher de moi comme cela, tu sais. Il n'y a rien de bizarre. Nous avons tous des difficultés dans la vie, il faut apprendre à vivre avec. Ne t'excuse pas, fit-elle fermement."
Elle avait l'impression de se voir enfant, si fragile malgré une carapace si solide, si fragile qu'elle avait enfouie ses plus profondes émotions tout au fond de son coeur et qu'elle n'avait toujours pas pu mettre la main dessus. Les seules fois où ces émotions surgissaient, il ne valait mieux pas être dans les parages, un peu comme un tremblement de terre : rare, mais dangereux, et qui fait des dégâts.
Quoiqu'il en soit, Hikari donnait l'envie qu'on la protège. Et ce, alors même qu'on la connaissait à peine.
"Si tu as quelque chose sur le coeur, un jour, tu peux m'en parler, Hikari-san. Tu pourras même pleurer ou complètement te laisser aller, ça m'est égal !" s'exclama Azalea.
Elle regarda sa camarade droit dans les yeux, avec un air déterminé. Elle semblait réveillée d'un choc, ou remise d'une rupture, elle avait l'air d'une battante.
"On doit lutter pour notre bonheur à toutes, ici, à Astrea. Tu es heureuse grâce aux autres, et les autres sont heureuses grâce à toi, et c'est quelque chose de fableux ! Alors, même si tu ne veux pas me parler de ton passé, ce n'est pas grave. Et si un jour tu veux te confier sur tes souvenirs douloureux, tu sauras où me trouver."
Azalea se leva calmement, prit Hikari par l'épaule, et l'emmena vers une petite salle jointe à la serre. l'intérieur, il y avait des placards remplis d'outils de jardinage. La jeune fille aux yeux verts entra à l'intérieur et sortit un petit carton qui était mis à l'abri d'un amas de seaux et de pelles.
"Regarde."
Elle ôta le couvercle qui recouvrait le carton, et dévoila une superbe fleur de muguet dans un petit pot, conservée sous une mini-serre. Elle sourit devant les yeux ébahis d'Hikari. La fleur était superbement blanche, les pétales épousaient une forme arrondie parfaite, la tige n'était ni trop longue ni trop courte, et gracieusement courbée sur le dessus.
"C'est la première fleur de muguet du mois de mai. Elle était si parfaite que je l'ai gardée en attendant, sourit Azalea. Quand j'ai un coup de blues, il m'arrive de me réfugier et de lui parler. Ici, c'est un peu mon petit être rien qu'à moi. Tu la trouves belle ?"
Sans ajouter de réponse, Azalea lança :
"Peu importe. Je te la donne. Prends-en soin, à une condition..."
Elle se redressa, époussetant son uniforme. Elle parla d'une voix se voulant sérieuse, mais en vérité trahissant quelque faiblesse, et quelque peu implorante :
"Je ne veux pas que tu te sentes mal. Si tu as un souci, tu dois le régler tout de suite. Personne ne m'avait donné le sourire, ne m'avait surprise comme toi auparavant. Tu rayonnes, et tu as beau dire que tu te forces, tu es réellement comme ça, un astre à Astrea."
Sur ces mots, la grande brune remit le carton entre les mains d'Hikari.
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Mer 19 Mar - 16:40

Alors qu'elle s'obligeait à fixer Azaléa avec un grand sourire, ne souhaitant pas l'alerter et l'inquiéter, Hikari sentit soudain les mains de l'élégante se poser sur ses poings serrés avant de les enlacer avec douceur. Ce geste fit la sursauter: elle n'avait pas l'habitude d'un tel contact physique, surtout pas avec une fille qu'elle venait tout juste de rencontrer. Malgré tout, elle ne chercha pas à se dégager: cette présence lui faisait du bien, elle avait la curieuse impression que les mains de son aînée faisaient fuir ses idées noires et l'apaisaient. Puis la jeune femme parla, l'invitant à venir se confier si la noiraude en ressentait le besoin, ajoutant qu'elle pourrait même pleurer sur son épaule sans que ça ne la dérange.
Ces mots, bien que simples, firent déferler en la Rimoise un flot de bonheur et de sérénité: savoir qu'elle pouvait compter sur une demoiselle comme Azaléa, mature, avec la tête sur les épaules, lui faisait du bien. Oh bien sûr, elle avait des amies comme Madoka sur lesquelles elle pouvait compter mais très souvent, elles tentaient de lui changer les idées plutôt que de résoudre ses problèmes. C'était une intention louable mais elle ne marchait que pour des problèmes superficiels. Lorsqu'on a commis un crime aussi grave que celui de vouloir voir sa soeur mourir, la seule chose qu'on attend est le pardon. Seulement, plus personne ne peut vous le donner. Aussi, elle était heureuse de savoir qu'elle pouvait se montrer un peu plus faible que d'habitude, qu'elle pouvait quitter son masque souriant lorsqu'elle était avec la Miatroise.

Plongeant son regard azuré dans celui de sa camarade, elle tenta de la remercier mais fut coupée en plein élan par son aînée qui l'avait saisit par l'épaule puis l'emmena dans une petite salle adjointe à la serre dans lequel, visiblement, étaient stockés les outils de jardinage, soigneusement rangés dans de grands placards en bois. Pendant un moment, Hikari s'interrogea: que pouvait avoir de si intéressant un local? Voulait-elle lui montrer quelque chose en la guidant jusque là? La petite curieuse eut très vite la réponse: ouvrant un placard, l'élégante aux yeux verts en sortit un petit carton qu'elle découvrit, faisant apparaître aux yeux de sa cadette une fleur de muguet dans un petit pot. Elle était toute petite mais merveilleusement belle, d'un blanc nacré agréable, ses pétales parfaitement rond et l'odeur qu'elle dégageait avait tout pour être agréable. Rien qu'à sa vue, la Rimoise fut éblouie par la force que cette plante dégageait: elle avait beau être toute petite, elle n'en restait pas moins belle et se pressait de grandir encore et encore...elle lui ressemblait un peu.
Tout en la fixant avec des yeux lumineux, la brunette écoutait attentivement Azaléa qui lui expliquait qu'elle avait trouvé cette fleur si parfaite qu'elle avait décidé de la garder et que lorsqu'elle avait un coup de blues, elle venait là et lui parlait. Puis elle lui demanda si elle la trouvait belle, ce à quoi la concernée répondit par un discret signe de la tête, avant d'annoncer qu'elle lui donnait.
Entendant cela, Hikari sursauta puis leva les yeux vivement vers la quatrième année. Avait-elle bien entendu? Elle lui offrait? Mais non, elle ne devait pas! Cette fleur avait l'air de lui être chère, elle ne devait pas s'en séparer!

Prête à protester, à refuser le cadeau de son amie, bien que ce soit impoli, la brunette se tût lorsque la douce voix de son interlocutrice retenti, lui expliquant simplement qu'elle ne voulait pas qu'elle se sente mal et que si elle avait des soucis, elle devait les régler. Puis elle ajouta que jamais personne ne lui avait offert le sourire, personne ne l'avait surprise comme la troisième année l'avait fait. Pour finir et ce avant de lui mettre le carton dans les mains, elle la compara à un astre brillant à Astréa, comparaison qui mit le feu aux joues blanches d'Hikari, qui bafouilla un instant, cherchant ses mots, les meilleurs mots possibles pour exprimer tous les sentiments qui se bousculaient dans sa poitrine:

"-A...Azaléa-san..., bredouilla-t-elle, les yeux fixés sur la plante qu'elle tenait dans ses bras, je...je ne sais quoi dire...tu ne devrais pas m'offrir un tel cadeau. Tu as l'air de tenir à cette plante et tu la soignes depuis longtemps avec amour..."

Serrant ses lèvres l'un contre l'autre, elle se décida à sourire, un petit sourire qui trahissait l'émotion de recevoir un tel bien:

"-Tu es vraiment, vraiment sure? Mais même si tu la reprenais, je te promets d'être heureuse. Promis, je ferai tout ce que je peux pour ne jamais perdre le sourire."

Elle ponctua sa promesse par un large sourire, ses yeux pétillants de joie fixant Azaléa: elle était vraiment gentille, terriblement gentille. Et dire qu'elle ne la connaissait que depuis quelques heures à peine, elle avait l'impression de la connaître depuis des années tant la Miatroise parvenait à lire en elle et la comprenait. Elle voulu à nouveau la remercier pour ce présent, lui prouver encore mille fois sa gratitude quand un bruit de pot cassé retentit avec violence dans la serre, la faisant sursauter.
Accourant dans la pièce, désireuse de savoir qui venait d'entrer sans y être invité, elle n'y vit personne, seulement une jupe noire à volants disparaître à travers les arbres:

"-Azaléa, je crois que quelqu'un va donner l'alerte..." annonça-t-elle gravement, ses yeux fixant toujours l'endroit où elle avait perçu le vêtement féminin, le devinant comme un uniforme appartenant à Miatre.
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Jeu 20 Mar - 22:18

Avant de se saisir du présent que lui tendait désormais Azalea, Hikari sembla hésiter et balbutia quelques excuses pour finalement, par politesse, refuser le cadeau. Azalea se doutait un peu de la réponse de Hikari, et n'insista pas.
Mais la jeune fille serra les lèvres et afficha un timide sourire, un peu gêné avant de rectifier son tir :

"- Tu es vraiment, vraiment sûre ?
- Oui, répondit simplement Azalea.
- Mais même si tu la reprenais, je te promets d'être heureuse. Promis, je ferai tout ce que je peux pour ne jamais perdre le sourire ! s'exclama la petite brune.
- Je sais que tu réussiras."

Hikari et Azalea se sourirent l'une à l'autre, scellant ensemble une même promesse, celle d'être heureuses toutes les deux. Azalea serra avec force les poignets blancs et fins de la troisième année. Elle n'avait pas peur de les briser, car malgré sa petite taille et son apparence un peu chétive, elle sentait une force incroyable en l'âme de la Rimoise qu'elle-même n'avait peut-être pas la sensation d'avoir. Elle lui faisait penser à un bourgeon : une simple graine, frêle, mais qui pouvait devenir une plante robuste et resplendissant de mille couleurs. Azalea songeait que si elle n'avait pas pu sauver ce qui restait d'espoir en elle, si elle était menée à évoluer dans la mélancolie tout en refoulant ses sentiments profonds, ce qui l'aiderait sans doute à survivre, elle pourrait continuer à aider ses camarades à mieux vivre avec leurs problèmes, en les acceptant. Or, Hikari semblait avoir souffrir, et grâce à sa souffrance, elle cherchait chaque jour à se dépasser et à devenir quelqu'un de meilleur. Elle apportait beaucoup de bonheur aux autres, c'était un atout hors du commun. Mais Hikari ne savait pas elle-même être heureuse. Azalea pensait que c'était son rôle de tout faire pour qu'elle le soit. Qui aiderait Azalea, en échange ? Hikari, bien sûr, mais la Miatroise pensait ne plus avoir besoin d'une main tendue. Elle pensait avoir fait de sa vie un désastreux échec, comblée à la fois de bonheur et de malheur.

Plongée dans ses pensées, elle fut surprise par le bruit de bris de céramique dans l'allée centrale de la serre. Un pot venait d'être cassé. Hikari courut vers l'endroit d'où provenait le bruit et d'une mine inquiète, alerta Azalea. Elle semblait avoir vu un fantôme, et précisa que ce fantôme allait sûrement donner l'alerte.

Azalea rejoignit Hikari, et crut voir quelqu'un au loin s'enfoncer dans des bosquets. C'était une fille qui paraissait appartenir à Miatre, à la vue de son uniforme bicolore.
Azalea ne s'inquiéta donc pas pour ce qui était d'être dénoncée. Les soeurs auraient juste à prendre le témoignage à compte, à faire semblant de passer un savon à Azalea et Hikari, et il n'y aurait pas eu de suite. Cependant, non sûre que l'espionne était bien Miatroise, elle préféra prendre ses précautions.

Elle montra la fenêtre au-dessus d'un plant d'hortensias à sa nouvelle amie et lui annonça qu'elle n'avait pas le choix...
"Ma chère Hikari, tu vas devoir escalader ce pan de mur et passer par la fenêtre pour sortir... Tu retourneras au pensionnat le plus vite possible, parce que la fille que tu as vue risque de revenir avec une soeur et nous pourrions avoir des problèmes."

Azalea s'approcha de la fenêtre dont la distance qui la séparait du sol était à peu près équivalente de la taille d'Hikari-san, mesurant ainsi un bon mètre quarante. Azalea, dépassant le bas de la fenêtre de deux têtes fit signe à Hikari pour lui faire la courte échelle.

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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Jeu 27 Mar - 19:15

Immobile, le carton enfermant le muguet offert par Azaléa dans les mains, Hikari fixait fermement et avec curiosité les arbres nus, tentant de percevoir un signe distinctif lui permettant d'identifier l'espionne. Pourtant, malgré l'uniforme indiquant son appartenance à St Miatre, elle ne parvint pas à savoir qui l'avait épiée cachée derrière un tronc d'arbre. Elle doutait que ce ne soit qu'une demoiselle en promenade. Dans ce cas, pourquoi aurait-elle fuit? Et pourquoi serait-elle entrée dans la serre? Aucun doute, quelqu'un allait donner l'alerte et ramener les soeurs ici. Et si elles se faisaient attraper, les deux étudiantes risquaient une grosse punition. Du moins, c'est ce que la Rimoise se disait.
Lançant un regard inquiet à son aînée, dont le calme l'étonnait, elle la vit soudain lui montrer une toute petite fenêtre, juste assez grande pour laisser un être frêle avant de l'entendre annoncer avec sérieux qu'elle allait devoir escalader le mur et sortir par l'ouverture. Puis elle lui demanda de retourner au plus vite à la résidence avant qu'une religieuse ne les attrape. Acquiesçant, ne voulant pas s'attirer d'ennuis, ni en attirer à sa camarade, elle s'approcha du désigné endroit, veillant à ne pas écraser les ravissantes fleurs que la fenêtre surplombait, suivant la Miatroise qui lui fit alors signe de monter avant de lui faire la courte échelle, lui permettant d'atteindre le cadre sans aucun soucis. Cette aide n'était pas de trop: en effet, la noiraude était de petite taille et la puissance de ses sauts ne lui aurait jamais permis d'atteindre la sortie improvisée, même en se forçant à donner une très forte impulsion. Et puis, il ne fallait pas oublier que même si elle réussissait à s'agripper à la fenêtre, il lui fallait encore se hisser à bout de bras et supporter à la seule force de ses poignets son poids. Bien qu'elle ne soit pas obèse, elle se savait incapable de faire ce genre d'exploit.

Posant doucement son pied sur les mains d'Azaléa, qui les avait joint afin d'en faire une plateforme, la Rimoise se hissa et s'accrocha habilement au cadre de la fenêtre, veillant à ce que personne ne la remarque. Visiblement, il n'y avait aucune curieuse qui les surveillait, elle pouvait donc s'enfuir en toute discrétion. Elle s'apprêtait à grimper et à sauter à l'extérieur de la serre quand un détail retint son attention: sa jupe d'uniforme, extrêmement courte et évasée. De là où elle était, Azaléa pouvait sans doute voir sa culotte et cette idée la gênait au plus haut point, tant et si bien que ses joues s'empourprèrent. Sa main, instinctivement, vint tirer son vêtement pour l'empêcher de dévoiler ses dessous aux yeux de son aînée avant de lui intimer en bredouillant:

"-A...Azaléa...ne regarde pas.... ne la regarde pas.... d'accord?!"

Lui adressant un petit sourire trahissant son embarras mais se voulant sympathique, elle posa un genoux sur le rebord de la fenêtre avant de donner une légère impulsion pour complètement s'y hisser, veillant à ne pas faire tomber la fleur de muguet qu'elle avait précautionneusement gardé sous le bras. Puis elle s'extirpa du lieu, retombant avec grâce et légèreté à l'extérieur de la serre puis jetant de furtifs regards autour d'elle, s'assurant qu'elle n'avait pas été vue, elle se mit sur la pointe des pieds pour informer la Miatroise que la voie était libre et qu'elle pouvait sortir elle aussi.
Elle attendait une réponse de son amie lorsqu'une voix, bien moins douce et agréable que celle d'Azaléa, retentit dans le silence enveloppant les troncs nus:

"-Amakusa! Que faites vous là, mademoiselle?! Vous n'êtes absolument pas autorisée à être par ici!"

Se tournant vivement, surprise d'être ainsi interpellée, Hikari vit soudain une soeur accourir en sa direction, sa démarche maladroite à cause de sa longue soutane, suivie de quelques demoiselles de Miatre et d'Etoile, qui semblait étonnée de voir une fille de Rim près de sa serre. Visiblement, elle ne semblait pas offusquée de sa présence, juste surprise que quelqu'un soit un tant soit peu intéressé par cette serre que peu à Astréa convoitaient de visiter. Au contraire, la soeur responsable des élèves de Miatre semblait presque hors d'elle et était connue pour sanctionner très sévèrement les élèves à la moindre petite entorse au règlement, surtout si elles étaient de Spica et Rim
La brunette aurait voulu fuir, et sans doute l'aurait-elle fait quelques secondes auparavant, mais se ravisa: à quoi bon? La surveillante l'avait identifiée alors même si elle prenait ses jambes à son cou, elle se ferait tout de même attraper soit à la résidence Strawberry, soit par la directrice de Rim.

"-Alors?! Que faites vous là?" demanda la religieuse en la saisissant par le bras "Qui vous a permis d'entrer dans la serre d'Etoile? Comment osez vous pénétrer dans un lieu privé sans y avoir été invite? Je reconnais bien les filles de St Rim, aucune éducation!"

La noiraude reste muette, serrant avec son bras libre le présent de son amie qu'elle avait manqué de faire tomber lorsque la surveillante l'avait brutalement attrapée. Si elle s'expliquait, elle devrait alors mentionner le nom d'Azaléa et apporterait donc à cette dernière des ennuis. Et ça, il n'en était pas question.

"-Et en plus, vous osez voler des plantes?!" continua la religieuse en fixant le muguet sous le bras d'Hikari "C'est une honte!

-Pardon?! s'écria son interlocutrice qui ne pouvait accepter d'être traitée de voleuse, C'est faux! On me l'a offert! Je n'ai rien volé!

-Qui vous l'a offert?! Vous n'êtes pas rentrée toute seule?! Son nom?! Son école?!"

Déglutissant, la Rimoise soupira. Elle s'était trahie comme une idiote. Elle avait désormais le choix: soit elle expliquait tout, soit elle s'enfermait dans le mutisme et ne trahissait personne. N'ayant pas l'habitude de trahir ses camarades, elle choisit le second et resta silencieuse, laissant la soeur s'énerver toute seule, les élèves de Miatre regarder le spectacle sans intervenir et l'Etoile tentant d'apaiser, sans trop de succès, la religieuse.

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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Sam 29 Mar - 18:10

Hikari rejoignit Azalea un peu timidement, pour déposer sa ballerine avec douceur sur les deux mains d'Azalea. Celle-ci, un peu trop à cheval sur l'hygiène, fit une petite moue écoeurée. Allez savoir où la chaussure de la demoiselle avait traîné ! Dans le chemin boueux qui menait à la serre, sans doute. Mais elle fut surprise par le poids plume de la petite brune, elle avait l'impression de porter un oisillon et c'est pourquoi elle prit toutes les précautions possibles pour ne pas déséquilibrer la 3ème année.
Celle-ci commença à escalader le mur en bas de la fenêtre, mais sa jupe étant très courte, celle-ci flottait au-dessus de sa porteuse qui n'hésita pas à lever les yeux pour observer les dessous de sa jeune camarade.
Des motifs fraises, elle a du goût ! pensa Azalea. 
Mais c'était comme si Hikari avait lu dans ses pensées puisqu'elle tourna son visage en direction de la grande brune et les joues rouges écarlate, elle tira brusquement sur sa jupe et s'écria :
"-A...Azalea...ne regarde pas.... ne la regarde pas.... d'accord?!
 - Pardon ! répondit l'autre, en détournant le regard, la mine sérieuse."
Hikari reprit un air confiant et acheva son ascension pour retomber de l'autre côté. Azalea s'amusa de sa petite taille qui ne faisait voir que le sommet de son crâne derrière la fenêtre. Un instant après, elle se mit sur la pointe des pieds et s'apprêta à dire quelque chose, Azalea se préparant à sortir, lorsqu'une voix sèche et sévère retentit.
Azalea s'assit en quatrième vitesse sous la fenêtre, les genoux collés sous le menton.
C'était la Mère Supérieure qui venait d'interpeller Azalea, lui lançant qu'elle n'avait rien à faire près de la serre. Azalea la connaissait bien, sa famille étant en contact avec elle, c'était sûrement elle-même un membre de sa famille à l'énième degré. Malgré tout, elle préfèrait attendre la suite des événements, car après réflexion, même si elle était de Miatre, la Mère n'allait peut-être pas apprécier que les libertés accordées à Azalea étaient partagées avec d'autres élèves. Surtout des élèves d'une autre école ! Les soeurs de St Spica et de St Le Rim n'étaient absolument pas au courant des combines entre l'administration de Saint-Miatre et l'étudiante Nagatori.

Elle entendit d'autres pas, ceux d'élèves sans doute. Elle n'osait pas regarder par la fenêtre de peur qu'on la découvre. A quel moment allait-elle intervenir ?
Elle entendit la religieuse vociférer à son encontre. Elle l'engueulait comme du poisson pourri.
"-Alors?! Que faites vous là ?" hurlait-elle. "Qui vous a permis d'entrer dans la serre d'Etoile ? Comment osez vous pénétrer dans un lieu privé sans y avoir été invite ? Je reconnais bien les filles de St Rim, aucune éducation !"
Comment ça, sans éducation ? Bon, c'est vrai que c'était parfois des filles un peu marginales, loufoques ou même carrément délurées. Mais de là à ne pas avoir d'éducation !
La petite Hikari ne répondait pas, c'était le silence absolu de son côté. Allait-elle tout raconter ?
"-Et en plus, vous osez voler des plantes?!" beuglait la Mère Supérieure.
Elle devait sûrement parler du muguet qu'Azalea avait offert à sa cadette. Pourvu qu'elle ne lui prenne pas. La situation commençait à dégénérer et Azalea décida d'agir.
Elle courut vers l'entrée de la serre, morte de peur à l'idée qu'on fasse du mal à Hikari, et surgit à l'angle de la bâtisse.
"(...) Son nom?! Son école?!"
Elle fit alors irruption dans la conversation :
"C'est moi, Nagatori Azalea, élève de quatrième année, ma Mère."
Azalea regarda l'assemblée qui s'immobilisa et retint son souffle. La Mère Supérieure avait un regard furieux et surpris, elle tenait fermement le bras frêle d'Hikari qui semblait avoir les larmes aux yeux. Pauvre petit être malmené. Azalea avait de la peine et s'en voulait de l'avoir mise dans un tel embarras. Les élèves la scrutaient attentivement. Elles étaient toutes miatroises, et commençaient à jaser. Azalea avait le pressentiment que sa réputation d'exemple allait prendre un coup et que son surnom à Saint-Miatre, Thémis, allait probablement être vite remplacé par la Voleuse de Serre.
L'Etoile la fixa avec stupeur et lui adressa ces mots :
"Comment es-tu rentrée ?
- C'était ouvert, mentit Azalea. J'étais de promenade avec Hikari Amakusa, et je n'ai pu résister devant tant de beauté. Les fleurs sont magnifiques ! Comme la porte était ouvrerte, j'ai pensé qu'il y avait quelqu'un... Je suis donc entrée pour chercher l'Etoile ou un membre du club de jardinage, mais il n'y avait personne. Hikari est allée vérifier derrière."
La Mère reprit son calme, relâchant le bras d'Hikari et conclut que quelqu'un avait oublié de refermer la porte.
"En ce qui concerne la plante, fit Azalea, elle était dans un coin, abandonnée, sous des cartons. J'ai jugé que personne n'en prenait soin. J'ai eu pitié, ai-je bien fait de la récupérer ? Puis-je la garder ? j'en prendrai grand soin. Je serai peinée qu'elle fane."
Elle afficha une moue triste et ouvrit le plus grand possible ses larges yeux anisés, que personne n'avait jamais vu comme ça. Elle jouait si bien la comédie qu'elle était prête à verser de vraies larmes.
Les jeunes Miatroises cessèrent leurs commérages et la regardèrent avec admiration. Quelle classe, cette Azalea, et toujours si bienveillante !
L'Etoile posa une main sur l'épaule de la Mère Supérieure qui relâcha Hikari :
"Je pense que nous pouvons faire une entorse au règlement, ma Mère. Ces deux jeunes filles se sont visiblement trompées, et j'ai dû omettre de refermer la serre à clé. Et elles n'avaient aucune mauvaise intention."
La Mère Supérieure sourit et acquiesça. L'affaire était close. Elle ordonna à toutes les filles présentes de repartir dans leurs écoles respectives, même l'Etoile obtempéra.
Une fois les jeunes élèves parties, elle s'avança d'un pas sur vers Azalea, et l'attrapant par le col, elle lui parla avec agressivité :
"Alors Nagatori, vous êtes bien sûre de n'être pas entrée parce que vous en aviez déjà décidé ainsi ?
- J'ai dit à Hikari que la porte était déjà ouverte, je vous prierais de ne pas vous en prendre à elle, lança Azalea, répondant avec une même agressivité."
Azalea s'aperçut alors qu'Hikari était restée et qu'elle observait la scène. De là où elle était, elle n'entendait probablement rien. La grande brune lui fit signe de s'en aller mais Hikari restait immobile, comme pétrifiée.
La réponse de la Mère ne se fit pas attendre.
Elle donna un grand élan à son bras pour envoyer une gifle mémorable à Azalea, qui en tomba sur le sol. Celle-ci ne dit rien. Elle s'inquiétait juste pour Hikari. Si la Mère la voyait, elle était morte !
"Votre insolence m'insupporte, grinça cette dernière. Le fait que je suis de la même famille, très éloignée, que vous, ne change rien. Je vous ai dit de n'entrer dans cette serre avec personne. Alors si cette Hikari vous pose des questions, mentez ! mentez ! N'abusez pas des libertés uniques qui vous sont données. Vous savez, beaucoup de jeunes filles donneraient n'importe quoi pour avoir les mêmes. Vous n'êtes pas irremplaçable."
La Mère repartir derrière Azalea, de cette façon elle ne vit pas Hikari.
Azalea, restée au sol pendant un moment, se releva finalement et s'essuya la joue, l'air calme. Elle Comment son calme pouvait-il autant résister à toute épreuve ? Elle détestait mentir, pourtant rien que dans son attitude elle refoulait sa souffrance et se mentait à elle-même. Pourquoi ne pas continuer ? Elle sourit à Hikari :
"Ca va aller, je n'ai rien, Hikari-san. Elle n'a juste cru aucun mot de ce que je lui ai dit. Oh, mais il se fait tard, il est déjà dix-sept heures quarante-cinq..."
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Sam 29 Mar - 21:53

Tandis que la mère supérieure continuait de lui hurler dessus, cherchant par tous les moyens à connaître le nom et l'école de celle qui lui avait offert le muguet, Hikari resta muette, se mordant les lèvres pour s'empêcher de laisser entendre un seul son, ses yeux se bordant peu à peu de larmes. Elle n'avait pourtant pas l'habitude de pleurnicher pour tout et n'importe quoi mais là, elle devait bien avouer que la religieuse la terrifiait. Puis soudain, une voix retentit, coupant court à l'interrogatoire: Azaléa venait d'apparaître au coin de la serre, fixant une à une les personnes présentes, se présentant et indiquant le nom de sa classe de sorte à répondre à la religieuse qui se figea, fixant son élève avec fureur tandis que les étudiantes se mettaient à chuchoter à voix basse, sans doute étonnées de voir que l'idole de Miatre osait déroger au règlement. Puis l'Etoile prit la parole, demandant calmement à sa cadette la façon dont elle était entrée dans la serre, ce à quoi son interlocutrice expliqua simplement que la porte était ouverte et qu'elle n'avait pu résister à la tentation d'entrer voir les fleurs. Puis elle avoua qu'elle avait trouvé le muguet sous une pile de cartons et que, prise de pitié, elle l'avait délivrée de peur qu'elle ne fane. Cette réponse semblait satisfaire tout le monde, surtout la Mère Supérieure qui relâcha la Rimoise. Celle ci, retrouvant sa liberté, recula de quelques pas en se frottant le bras, y ressentant une intense douleur: la soeur lui avait vraiment broyé l'avant bras en le serrant si fort.

Enfin l'Etoile mit fin à toute l'affaire, admettant une part de responsabilité, s'accusant d'avoir peut être oublié de fermer la porte à clé et soulignant que ni Azaléa, ni Hikari n'avaient eu de mauvaises intentions en pénétrant dans sa serre. La noiraude eut un sourire: décidément, Etoile était vraiment sympathique et agréable à vivre. Elle était mature, savait garder son calme et sa prestance en toute circonstance..Hikari comprenait maintenant pourquoi elle, et pas une autre, avait été élue Etoile. Enfin, la Mère Supérieure ordonna à toutes les jeunes filles de se disperser et de rentrer à leur dortoir, ce à quoi toutes les élèves de Miatre, l'Etoile comprise, obtempérèrent docilement. Tournant les talons, elles retournèrent en papotant joyeusement en direction de la résidence Strawberry, comme si rien ne s'était passé. La troisième année aux yeux bleus, pourtant, n'obéit pas de suite: elle attendait que la soeur s'en aille pour aller remercier Azaléa, la remercier pour l'avoir défendue et sortie du pétrin. Celle ci soudain, avec une rare violence, fut saisie par la religieuse qui semblait la réprimander avec agressivité. Sans doute avait-elle compris que toute l'histoire inventée par son élève n'était qu'un tissus de mensonges et qu'elle ne pouvait admettre de se faire berner de la sorte. De là où elle était, la brunette ne pouvait pas entendre un traître mot de leur conversation qui, à ses yeux, ressemblait à un film muet comme on en faisait tant dans les débuts du cinéma.
C'est alors que le film prit une toute autre tournure à laquelle Hikari ne pu s'opposer tant elle était inattendue. Levant vivement son bras, la surveillante abattit avec force sa main sur la joue d'Azaléa, lui administrant une gifle magistrale qui la fit tomber à terre avant d'à nouveau lui lancer son venin à la figure, semblant même la menacer. La Rimoise voulu crier, s'interposer entre les deux femmes lorsqu'elle se souvint qu'elle n'était plus censée être encore là et qu'au moindre mouvement suspect, la soeur la repérerait et lui ferait sans doute passer un bien mauvais moment. Aussi, réprimant son cri qui lui brûlait la gorge, se mordant la lèvre jusqu'au sang, sentant en elle monter une fureur et un dégoût qu'elle ne se connaissait pas, elle resta paralysée, tremblant de tous ses membres, attendant que la voie soit libre pour rejoindre son aînée qui restait à terre, fixant sans rien dire sa moralisatrice qui, enfin, se retira d'un pas sur, presque fière d'elle.

Hikari la fixa longtemps partir, son visage affichant une moue crispée, écoeurée de voir de quelle façon se comportait une femme ayant voué toute sa vie à Dieu, qui prêchait pourtant le pardon et l'amour envers son prochain. Quelle ironie...
Finalement, lorsqu'elle eut perdu de vue la Mère Supérieure, elle s'approcha vivement de la Miatroise qui s'était relevée avant d'essuyer sa joue, comme si elle se débarrassait de l'affront qu'on venait de lui faire, puis adressa un petit sourire à sa cadette, lui disant que tout allait bien, que tous les mots qu'on lui avait dit n'étaient que mensonges. Puis elle enchaîna en faisant remarquer qu'il se faisait tard et que le couvre-feu allait bientôt avoir lieu, ce qui eut le don de faire redoubler la fureur qui crépitait au fin fond de la Rimoise. Celle ci, serrant ses poings, s'écria alors avec colère, une colère qu'elle s'ignorait capable de ressentir:

"-On s'en fout de l'heure! C'est tout ce qui t'importe ou c'est la seule excuse que tu as trouvé pour cacher ton trouble?!"

Fixant droit dans les yeux son aînée, s'en voulant terriblement de ne pas avoir pu intervenir et empêcher la situation de prendre une telle tournure, se blâmant pour son incapacité à porter assistance à ses amies, elle continua, retenant fermement ses larmes:

"-Pourquoi est ce que tu as raconté tout ça?! Je ne t'ai pas demandé de me porter secours! Je ne voulais pas t'attirer d'ennuis et tu as tout gâcher en entrant dans la conversation! J'aurais préféré me prendre la baffe à ta place plutôt que de nouveau me sentir impuissante!"

Tout en reprochant tout cela à son amie, Hikari sentit quelque chose couler le long de ses joues. C'est pas vrai...c'était pas le moment de pleurer! Elle ne voulait pas passer pour une faible devant celle qui l'avait sortie d'une situation si délicate. Et pourtant, elle ne parvenait pas à les faire cesser: elle avait beau s'essuyer frénétiquement les yeux, rien n'y faisait et les petites perles salées continuaient de rouler sur ses pommettes. Elle s'en voulait. Elle s'en voulait de n'avoir rien pu faire, d'avoir juste été bonne à regarder, comme le jour où sa soeur s'était éteinte. Ce jour là aussi, elle avait pleuré mais il était trop tard...comme aujourd'hui. Etait-elle restée une faible tout ce temps?

"-C'est pas vrai..." se murmura-t-elle à elle même, d'une voix amère,"Ne suis je bonne qu'à faire du mal aux gens qui m'entourent?!" Puis relevant la tète, adressant un sourire éteint et brisé à Azaléa, elle lui intima d'une voix cassée par les sanglots" Je suis désolée Azaléa...je ne t'attires que des ennuis, tu l'as bien vu. Je suis vraiment désolée..."
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MessageSujet: Re: Une douce soirée [RP Hikari Amakusa] Dim 30 Mar - 17:35

Azalea vit Hikari recommencer à serrer les poings de toutes ses forces, sentant une rage folle bouillonner en elle.
Hikari s'exclama alors :
"-On s'en fout de l'heure! C'est tout ce qui t'importe ou c'est la seule excuse que tu as trouvé pour cacher ton trouble?!"
Azalea ne répondit pas, du moins pas tout de suite. Elle accordait de l'importance à l'heure tout simplement parce qu'elle ne voulait pas mettre Hikari en retard après lui avoir causé tous ces ennuis, néanmoins elle avait souhaité qu'en disant cela, elle pourrait fuir la discussion. Mais pourquoi fuir cette discussion ? Pour ne pas blesser Hikari, ou plutôt pour ne pas voir qu'Hikari était blessée.
Azalea se sentait stupide. Elle avait mal agi, et ne put décrocher son regard de celui d'Hikari, furieux et plein de larmes prêtes à couler.
La petite brune lança ce à quoi s'attendait notre Miatroise :
"-Pourquoi est ce que tu as raconté tout ça?! Je ne t'ai pas demandé de me porter secours! Je ne voulais pas t'attirer d'ennuis et tu as tout gâcher en entrant dans la conversation! J'aurais préféré me prendre la baffe à ta place plutôt que de nouveau me sentir impuissante!"
Azalea s'en voulut énormément de n'avoir pas pu mieux protéger Hikari, mais elle se dit qu'elle avait fait ce qui était en son pouvoir pour empêcher que les foudres de la Mère ne retombent sur sa petite protégée.
Alors la Rimoise se mit à pleurer. Elle poussait de gros sanglots qu'elle tentait tant bien que mal d'étouffer, son petit visage devint tout rouge, ses petits poings essayant d'effacer les larmes qui ne s'arrêtaient plus de couler. Azalea se sentait on ne peut plus mal-à-l'aise. Elle aurait volontiers pleuré elle aussi, si son coeur de pierre ne l'en empêchait pas. Elle resta immobile, ne sachant plus que faire devant ce torrent d'hydrolat lacrymal. D'une voix brisée par les pleurs, Hikari s'excusa calmement de n'être qu'un poids pour son aînée.
Celle-ci pourtant plutôt froide d'ordinaire, fit alors quelque chose de très inhabituel. Elle prit brusquement Hikari dans ses bras et la serra très fort contre elle, ne voulant plus la relâcher de étreinte tant elle avait peur de la briser de nouveau si elle la laissait partir. Elle essayait juste de l'apaiser et de lui donner un peu de douceur, comme ce parfum de miel dans ses cheveux noirs. Elle sentait qu'Hikari finissait de sangloter, le visage enfoui contre son épaule. Tout était redevenu calme autour d'elles, et le soleil était en train de se coucher. Des rayons oranges et rouges illuminaient les deux étudiantes, et elles avaient sûrement moins froids, toutes les deux, comme ça.
"C'est de ma faute, dit Azalea, c'est moi qui t'ai amenée ici alors ne rejette pas toute la faute sur toi. Je suis désolée que la Mère t'ait fait du mal, chuchota-t-elle. Et elle ne m'a pas vraiment fait mal. Ce n'était rien qu'une petite altercation, rien de plus. Ce qui me préoccupe davantage, c'est toi."
Elle desserra son étreinte.
"Il faut que tu sois au réfectoire avant la nuit. Cours."
Elle ajouta, avec un large sourire, et en ébouriffant les cheveux d'Hikari :
"Et ne brise pas ta promesse, s'il te plaît. Sois heureuse."
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Une douce soirée [RP Hikari Amakusa]

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