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Murs blancs, vous êtes effrayants [Libre]

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Akiko Callaghan
Vice-présidente de Rim- 4ème année


Orientation Sexuelle Orientation Sexuelle : Bisexuelle
En couple avec En couple avec : Son imagination




MessageSujet: Murs blancs, vous êtes effrayants [Libre] Mer 7 Jan - 0:21

J'ai mal à la tête...

C'est tout ce qu'Akiko parvenait à penser, allongée dans l'un des lits aux draps blancs de l'infirmerie. Sans un mot, elle se massa les tempes, une grimace de douleur marquée sur son visage poupin, sentant la sueur ruisseler sur ses joues. Ca y est, elle avait de nouveau une crise. Elle ne sentait plus son corps, elle avait l'impression que son crâne était devenu une pierre qui s'enfonçait de plus en plus dans la mer immaculée de sa couche, elle se sentait faible et avait la terrible impression d'étouffer. Haletante, elle jeta un oeil au corset de son uniforme, vérifiant qu'il était bien desserré, faisant faiblement glisser le ruban qui le fermait pour tenter de respirer plus aisément. Un arrière goût de sang lui prenait à la gorge, sa vue se troublait dans cet espace d'une couleur aveuglante, bridant tous les sens...et dire que cette pièce était là pour faire guérir les patient, mentalement sinon physiquement! Aux yeux de la rouquine, elle ne faisait que la rendre plus instable encore qu'elle n'était, et ce sentiment la rendait d'autant plus mal à l'aise, blottie dans le cocon formé par ce lit moelleux entouré d'un rideau vierge, la coupant du reste du monde, l'enfermant dans son monde, son univers, ses rêves. Personne ne pouvait plus lui faire de mal, plus rien... Si ce n'était sa maladie qui la rongeait jour après jour, lui faisant gravir chaque matin l'une des marches la menant à l'échafaud.

"Callaghan-san, vous vous sentez mieux?"

A travers le voile la séparant des autres lits, une voix retenti, une voix douce et délicate: celle de l'infirmière. Akiko l'aimait bien. Elle était douce, gentille, souriante et protectrice, étrangement la rouquine se surprenait à la comparer à cette mère qu'elle n'avait pas connu et dont son père lui parlait sans arrêt. Et à force de passer la majorité de sa semaine à l'infirmerie, elle avait fini par tisser une relation très forte avec cette femme qui, pourtant, ne faisait que son travail. Cette dernière l'avait souvent réconfortée, souvent rassurée, avait pris de son temps pour bavarder avec elle, allant parfois même jusqu'à lui acheter en douce les bonbons et autres magazines que la Rimoise désirait se procurer lors des virées en ville autorisées le week-end auxquelles hélas, elle devait souvent renoncer.

"-Oui ça va...j'ai encore mal à la tête..."

Elle toussa avec force, se raclant bruyamment la gorge avant de rire timidement, gênée de s'être ainsi contredite. Heureusement, ses toussotements ne semblaient pas alarmer son interlocutrice qui repris de plus belle, de sa voix chaleureuse:

"-Bien. Restes encore un peu te reposer jusqu'au dîner et si vraiment tu te sens mal cette nuit, je te conduirai à l'hôpital."

Akikko sourit: elle savait que l'hôpital ne pouvait rien pour elle et qu'elle devait serrer les dents durant ce mauvais moment. Essuyant de nouveau l'eau qui ruisselait de ses tempes et les larmes qui bordaient le coin de ses yeux, elle se leva difficilement pour dégrafer la jupe de son uniforme, se mettant à l'aise pour l'heure qui lui restait avant le repas. La posant sur le bord du lit, elle retira son corsage avant de passer la tête dans l'ouverture des rideaux pour jeter un coup d'oeil à l'infirmière. Elle rangeait sans un mot diverses dossiers dans sa mallette, visiblement sur le départ:

"-Vous allez quelque part?

-Je vais voir une élève qui s'est blessée à la piscine. Ne t'en fais pas, je serai de retour dans une bonne demi heure. Si tu as soif, tu peux te faire bouillir de l'eau et te faire un thé. J'ai le thé aux fruits rouges que tu aimes tant.

-Merci! J'en prendrai volontiers!" s'écria la rousse avec un grand sourire.

Lui faisant un geste d'au revoir lorsque la porte se refermait, elle soupira avant de retourner se coucher. Elle ferma les yeux, gardant sa main froide sur son front qu'elle trouvait si chaud, repoussant ses boucles rousses de sa joue parsemée de tâches de rousseur. Lentement elle sombrait dans le sommeil, elle cru entendre la porte s'ouvrir de nouveau. Sans doute était-ce l'infirmière qui avait omis un bandage ou une poche de glace? Tête en l'air comme elle l'était, ça ne l'aurait pas étonnée. Se levant lentement, elle s'avança vers les rideaux et, les tirant, se dévoilant sans aucune pudeur en petite culotte -après tout, son aînée avait l'habitude de la voir en petite tenue-, elle s'exclama en riant:

"-Alors m'dame, vous avez encore oublié un truc?"

Elle explosa de rire, sans même réaliser que celle se tenant devant elle n'était pas l'infirmière mais une élève comme elle, à laquelle elle se dévoilait -elle, une des vices présidentes de Rim- dans son plus simple appareil, sans aucune dignité.
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