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Une crise en pleine forêt (PV Ebisu :D)

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MessageSujet: Une crise en pleine forêt (PV Ebisu :D) Mar 8 Avr - 0:41

Azalea venait de s'asseoir contre une arbre. Le choc avait été radical. Quelques minutes auparavant, elle était en train de marcher tranquillement dans un couloir, suivie d'Ebisu. A présent, elle était totalement essoufflée, peinant à reprendre son souffle, elle plongeait la tête dans ses mains. Elle avait du mal à retrouver ses esprits. Elle était loin d'être sportive à cause de graves problèmes de santé qu'elle avait connus auparavant et dont les conséquences continuaient à la poursuivre encore aujourd'hui.
Comment était-elle arrivée ici ?
Elle avait tout simplement fait face à une surveillante et n'avait pas eu le temps de sortir un mot pour justifier son accoutrement, qu'Ebisu l'avait violemment agrippée par la main pour l’entraîner dans une folle course poursuite. Elles avaient dévalé les escaliers et longé tous les couloirs de l'académie, suivies de la vieille Soeur qui ne voulait pas laisser tomber. Elles avaient fini par la semer devant le réfectoire, se pressant vers la sortie. Elles avaient parcouru les pelouses devant des tas de jeunes filles qui, pour beaucoup, reconnurent Azalea et se mirent à chuchoter entre elles. Elles avaient rejoint un chemin en pente près de la forêt, à l'orée du bois, et s'étaient arrêtées toutes les deux, chacune contre un arbre, Ebisu desserrant le poing meurtri d'Azalea qui sentait son coeur battre à toute vitesse.

La Miatroise vit Ebisu se relever comme si elle n'avait couru que quelques secondes. Qu'est-ce qu'elle paraissait athlétique ! Elle regarda vers l'horizon, plissant les yeux, puis se rassit contre son arbre, les bras en croix.
Elle semblait extrêmement calme malgré la situation.

« - Aucune endurance. C’était moins une, pas vrai ? Quelle perte de temps si elle nous aurait tombé dessus ! lâcha-t-elle en soupirant de soulagement. Bon, on n’est pas dans ta chambre mais c’est tout aussi intime, non ? »

Azalea sourit mais ne sut quoi répondre. Elle n'avait pas la force de dire un mot. Elle commençait à voir trouble, et quelle chaleur. A vrai dire, non seulement la course l'avait lessivée, mais en plus de ça elle commençait à ressentir une vive douleur dans la hanche. Cette hanche qui la faisait souffrir depuis des années. Elle avait si mal qu'elle risquait de faire un malaise à tout instant. Elle décida de reprendre ses esprits, coûte que coûte. Elle ne voulait pas causer d'ennuis à sa camarade. Si jamais elle était obligée de transporter la grande blessée à l'infirmerie, la surveillante la retrouverait et lui ferait passer un sale quart d'heure, alors qu'elle venait juste d'arriver à Spica. Il en était tout simplement hors de question.

Ebisu ne remarqua pas le mal-être de sa cadette te continua sur sa lancée :
« - Ce serait drôle que la surveillante fasse carrément une chasse à l’homme pour nous retrouver. Dans ce cas là, il faudrait vite se dépêcher de rejoindre ta chambre pour que tu puisses te changer. A moins que tu veuilles troquer ton kimono pour quelques feuilles d’arbres et te convertir en sauvageonne de l’académie. »

Quelle imbécile... N'importe qui aurait éclaté de rire, même Azalea, qui commençait à trouver la fille aux cheveux roses tordante, malgré la stupidité de ses blagues. Mais elle commençait à se sentir extrêmement faible et voyait trouble, et au ralenti.

Elle entendait à peine la Spicoise qui lui proposa de redevenir son guide.
Elle la regarda fixement dans les yeux.
Azalea, la tête dans les genoux, ne laissait apparaître que ses pupilles et ses longs cils de son visage, rien d'autre.
Redressant la tête, elle découvrit des joues rougies par la chaleur, une bouche entrouverte qui trouvait beaucoup de peine à respirer, et un tas de mèches folles qui s'échappaient de sa coiffure. Elle ne se rendait pas vraiment compte de l'état dans lequel elle se trouvait, et ne craignait plus qu'Ebisu lui saute dessus.
Au contraire, elle était rassurée qu'elle soit là, à ce moment précis.
La quatrième année pouvait apercevoir, toujours de façon trouble, un point d'eau en contrebas. Elle pourrait y rincer son uniforme et le faire sécher une petite heure, ou bien le faire sécher dans sa chambre où elle retournerait bientôt.
Elle se leva, un peu titubante.
Sa hanche la lançait comme jamais.
"Je... bégaya-t-elle... Je vais laver... m... ma robe. Tu n'as qu'à... venir."
Elle marcha vers le plan d'eau, suivie d'Ebisu qui semblait vouloir la faire revenir à l'académie, en voyant son état.
C'était un petit ru caché derrière les arbres et les buissons.
Elle s'assit et sentit le noeud du kimono se desserrer.
Elle murmura à Ebisu, assise dans son dos :

"Qu'est-ce que... qu'est-ce que tu fais, Ebisu-sama ?."
Néanmoins, cette petite attention sûrement un peu perverse sur les bords avait permis à la jeune brune de respirer de nouveau. L'air entrait dans ses poumons avec brutalité. Elle sentait la fraîcheur pénétrer de nouveau son corps et se sentit mieux. Agenouillée dans l'herbe fraîche, Azalea sentait qu'elle reprenait son souffle mais la douleur ne cessait pas d'empirer. Elle commença à tremper son vêtement dans l'eau claire, et à l'essorer.
"Voilà. C'est mieux ainsi. C'est mieux que de se balader en tenue d'Eve avec seulement une feuille pour cacher son intimité, pas vrai ?"
Elle tremblait. La douleur se diffusait dans tous ses membres, et tout à coup elle se crispa violemment.
"Aïe !" cria-t-elle.
Elle commença à perdre conscience et tomba dans les bras d'Ebisu. Le noeud de son kimono était complètement défait, et celui-ci lui tombait sur les épaules, commençant à laisser apercevoir son décolleté.
Mais pour le moment, elle n'en avait cure. Ce qu'elle voulait, c'était être dans sa chambre et prendre ses médicaments.
"La Vicodin... murmura-t-elle, totalement dans les vappes. Ne m'emmène pas à l'infirmerie, Ebisu-sama. Tu vas... avoir des problèmes à cause de moi !"
Elle montra la clairière à quelques mètres d'elles.
"Là-bas, il y a une plante qui s'appelle la griffe du diable qui pousse. C'est contre la douleur. Tu peux aller en cueillir, c'est une plante rouge... Ou bien... ou bien..."
Elle eut un nouveau spasme.
"Ou bien, ramène-moi dans ma chambre à la pension. C'est comme tu veux... je veux juste... que la douleur s'arrête."
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Ebisu Taishi
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MessageSujet: Re: Une crise en pleine forêt (PV Ebisu :D) Mar 8 Avr - 15:14

Visiblement, Azalea avait beaucoup de mal à sa remettre de leur petite course poursuite. Le visage encore rougi par l’effort, elle peinait à reprendre son souffle. A ce constat, Ebisu fronça les sourcils mais sa camarade détourna la tête afin d’observer un point d’eau en contrebas. Puis, elle se leva difficilement, s’appuyant contre l’arbre pour ne pas risquer de tomber. Là, c’était flagrant. La Miartroise n’allait pas bien. Pourtant, elles avaient courut quelques courtes minutes, rien qui pourrait épuiser. Avait-elle des problèmes de santé ?

Néanmoins, elle ne pipa mots et suivit la brune jusqu’au point d’eau où elle voulait y nettoyer sa robe. Ebisu observa son kimono, et plus particulièrement le nœud qui enserrait sa taille. Il semblait être assez serré et ne devait pas facilité la tâche d’Azalea pour ce qui était de reprendre son souffle. Elle ne voulait pas vraiment poser de questions sur son état, jugeant que c’était certainement un sujet tabou, mais elle pouvait bien aider sa camarade à respirer plus facilement. Ainsi, elle s’assit derrière elle et desserra légèrement le nœud de son accoutrement, débloquant ainsi une bonne arrivée d’air. Mais maintenant que a besogne était faite, ce nœud fragile offrait d’autres idées à la Spicoise. Levant les yeux au ciel, elle se traita mentalement d’idiote. La Miartroise était assez essoufflée comme ça, inutile d’en rajouter.

Alors qu’elle allait se lever, laissant la jeune fille tremper sa robe dans l’eau calme, cette dernière se crispa brusquement après avoir lâché quelques mots qui firent sourire Ebisu. Gémissant de douleur, la brune se laissa tomber en arrière, atterrissant dans les bras de la jeune fille aux cheveux qui eut le bon réflexe d’amortir sa chute. Dans le mouvement, son kimono ne se gêna pas pour se défaire légèrement, laissant entrevoir la naissance de sa poitrine. Ebisu ne pouvait pas passer à côté de ça. Elle intima tout de même à ses yeux de revenir sur le visage de sa camarade, déformé par la douleur. Les évènements prenaient une tournure qu’elle n’aurait jamais attendue. Elle pouvait aisément sentir le corps de la brune trembler furieusement contre le sien.

Plusieurs choix s’offraient donc à elle.  L’infirmerie lui semblait être la meilleure chose à faire, bien que la jeune fille ne soit pas de cet avis pour une raison qui lui échappait. Pourquoi aurait-elle des ennuis en s’y rendant ? Le problème, c’était qu’elle ne savait même pas où elle se trouvait. Cette option pouvait donc être éliminée. Il ne restait plus que l’emmener à la résidence ou à aller cueillir cette plante dont elle parlait. La première semblait être la plus sécurisante pour elle mais qui sait combien de temps elle allait mettre pour y aller. Du temps où la douleur ne cesserait pas de lacérer Azalea. Et, vu comment elle se tordait de douleur, ça ne devait pas être du tout agréable. Cette décision prise, elle déposa avec une douceur qu’elle ne connaissait pas la brune dans l’herbe.

« - Je vais trouver cette fleur. »

Sa voix déraillait à cause de la panique qu’elle ne laissait entrevoir. Même son cœur battait rapidement dans sa poitrine face à cette dangereuse situation. Sans perdre de temps, la Spicoise s’élança vers la clairière que lui avait indiquée la Mirtroise, bien décidée à trouver cette griffe du diable. S’engouffrant parmi les arbres, elle tenta de se vider la tête mais les questions fusaient de toute part. Qu’est-ce venait réellement de se passer là ? Pourquoi ce revirement soudain ? Azalea serait-elle souffrante ? Elle imaginait déjà le pire des scénarios, comme ceux des films dramatiques où le personnage principal n’avait plus que quelques jours à vivre. Ce n’était pas le cas pour la Miartroise, si ? Pendant un court instant, elle se voyait revenir auprès de sa camarade mais que tout signe de vie avait quitté cette dernière. Bon, d’accord, la panique la faisait vraiment délirer.

Alors qu’elle courait, ses yeux se posaient partout autour d’elle à la recherche de cette fameuse plante. Du rouge, du rouge, du rouge, mais il n’y avait que ce foutu vert. Elle n’aimait pas le vert de toute façon. Une tâche rougeâtre finit néanmoins par attirer son attention sur cet océan de verdure. Sans perdre de temps, elle se pencha vers la fleur. Elle portait bien son nom. Ses pétales étaient recourbées, telles des griffes prêtes à lacérer sa proie. Comment pouvait-elle avoir des propriétés guérisseuses avec un tel physique ? Oubliant ses questions, Ebisu la cueillit, en plus de sa voisine juste au cas où, et repartit par où elle était venue, reprenant sa foulée.  

Elle ne tarda pas à apercevoir le point d’eau, et la brune toujours allongée dans l’herbe, tentant de combattre la douleur. Elle s’agenouilla donc près d’elle et lui montra ses trouvailles, légèrement essoufflée, son cœur tambourinant dans sa poitrine. Elle avait l’impression de vivre un scénario irréaliste.

« - C’est ça ? demanda-t-elle dans un souffle. Qu’est-ce qu’il faut faire après ? Tu vas les manger ? »

Lorsque sa question passa les barrières de ses lèvres, elle se sentit soudainement ridicule. Mais qui sait, c’était peut-être ce qu’il fallait faire. Il y en avait bien qui urinait sur les plaies faites par des méduses. Bon, ça ne rentrait pas vraiment dans le contexte en fait. Fronçant les sourcils, elle passa sa main sur le front de sa camarade tandis que cette dernière grimaçait de douleur, en espérant pouvoir la calmer ne serait-ce qu’un petit peu à ce simple contact. Pour elle, ça fonctionnait souvent.
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MessageSujet: Re: Une crise en pleine forêt (PV Ebisu :D) Mar 8 Avr - 18:00

« - Je vais trouver cette fleur. » glissa Ebisu-sama à sa cadette.
Sa voix était un peu tremblante, mais elle était courageuse face à la situation.
Azalea avait l'habitude de faire des malaises lorsqu'elle faisait un effort physique trop important pour que sa hanche puisse le supporter, elle ne perdait cependant jamais connaissance. Elle avait l'impression que sa hanche s'effritait et sentait une sorte d'intense brûlure sur le côté droit.
Elle en frissonnait.
Elle n'était plus vraiment là, parmi le commun des mortels, sa vision ne s'était pas améliorée et elle n'avait pas tout à fait recouvert ses esprits. Elle semblait déconnectée, mais elle se sentait sécurisée malgré la douleur. Elle sentit que sa camarade la posait délicatement sur l'herbe puisqu'elle sentit tout d'un coup la fraîcheur et l'humidité de la rosée matinale l'envelopper. Allongée sur le sol, elle tourna doucement la tête vers la silhouette rassurante qui courait devant elle vers la clairière. A mesure qu'elle s'approchait de cette dernière, la Spicoise n'était plus visible qu'à la couleur de ses cheveux et à son uniforme.
Azalea ferma les yeux. Elle ne perdrait pas conscience. Elle ne s'évanouirait pas. Elle ne pouvait pas, car la douleur n'était pas assez forte pour ne même plus la sentir.
Elle rouvrit les yeux lorsqu'elle sentit le souffle d'Ebisu qui était revenue à ses côtés. Celle-ci avait un sourire inquiet aux lèvres, et accroupie, lui montra les deux griffes de diable qu'elle avait cueillies.
D'une voix préoccupée, elle lui demanda s'il fallait les manger ? Si c'était la bonne herbe qu'elle avait cueillie ?
Azalea rassembla ses dernières forces pour examiner la plante avec parcimonie. C'était bien ça, bon travail, Ebisu-sama ! Son aînée posa sa main sur le front brûlant d'Azalea. Elle était fiévreuse mais ne nécessitait aucun autre soin médical, elle savait se débrouiller, d'ailleurs elle avait bien dû apprendre à le faire au cas où une crise musculaire surviendrait.
Et cette main sur son front l'apaisait, lui faisait un bien fou.
Elle se saisit d'une des pousses de griffes du diable, en arracha les feuilles et les mit dans sa bouche.
Elle les mâcha avec difficulté, ne se sentait même plus de manger, et les avala lentement, une grimace sur le visage. Ça n'avait pas vraiment bon goût, mais cela n'importait pas vraiment puisqu'Azalea irait mieux d'ici un petit moment.

Au bout de quelques minutes, la douleur commença à s'apaiser. Azalea sentait la fièvre baisser, son esprit reconsidérer le monde autour d'elle d'une façon habituelle, ses yeux mieux distinguer les contours. Elle regarda autour d'elle et vit que la Spicoise, d'un air prévenant, la fixait toujours.
"Merci mille fois, Ebisu-sama. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si tu n'avais pas été là, murmura la quatrième année."
Étourdie par les événements, fatiguée, elle décida de ne plus bouger et agit à l'encontre de ses habitudes. Elle tourna sa tête vers le ventre de sa camarade et enfouit son visage dans ses bras. Elle se sentait si bien, elle n'avait jamais été aussi apaisée en la présence de quelqu'un. Apaisée, pour de vrai, rassurée. Cette fois, elle n'avait pas peur qu'on l'abandonne, ni peur de devoir à tout prix redoubler d'efforts. Elle se laissait enfin aller à son tempérament naturel. Les paupières closes, elle fit à Ebisu :
"S'il te plaît, je voudrais rester comme ça. Le temps de me remettre."
Un large sourire s'esquissa sur son visage. Et pour la première fois depuis un temps bien incertain, pour la première fois qu'elle se laissait aller, depuis des années, avec tendresse, avec confiance, ses pommettes prirent une teinte rosée. Azalea rougissait.
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Ebisu Taishi
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MessageSujet: Re: Une crise en pleine forêt (PV Ebisu :D) Mar 8 Avr - 20:22

Le souffle court, la brune arracha les feuilles de la plante avant de les mettre dans sa bouche et de les avaler difficilement. Et bien au final, elle ne s’était pas trompée sur la façon de les utiliser. Pendant un instant, la Spicoise se demanda quel goût ça avait et si ce n’était pas dangereux.  Après tout, cela pouvait être tout aussi trompeur que les champignons, dont on pensait connaître les propriétés de certains avant de mourir empoisonné. C’est pour cette raison que la jeune fille aux cheveux roses étudia minutieusement les moindres réactions de la Miartroise après ce rapide petit en cas, si on pouvait dire.

Le silence s’installa tandis que l’autre étudiante retrouvait un état normal. Ebisu ne bougea pas d’un pouce, de crainte qu’une autre crise se reproduise. C’était ridicule, évidemment, mais c’était un réflexe inconscient. Silencieuse, elle écoutait la respiration de la jeune fille reprendre un rythme normal, en même temps que ses propres battements de cœur. Elle avait bien cru que tout cela finirait mal mais visiblement, elles avaient échappées au pire. Et lorsque la brune s’adressa à elle pour la remercier, elle lâcha un soupir de soulagement. Mais alors qu’elle allait se relever afin de laisser un peu d’espace mais la Miartroise l’en empêcha en venant se coller à elle, enfouissant sa tête au niveau de son ventre et se laissant aller sur ses cuisses.

Ce soudain élan d’affection cloua la plus âgée sur place, trop surprise pour esquisser le moindre geste. Qu’est-ce qui lui prenait tout d’un coup ? Elle qui avait tant de manières, une ligne conduite très droite, elle n’hésitait pas à l’enlacer à moitié. Peut-être était-ce une façon de la remercier. Ou qu’elle faisait simplement ce qu’elle avait envie de faire. Dans tous les cas, ce geste, qui aurait du être anodin pour la Spicoise, la décontenança sans vraiment qu’elle en connaisse la raison.

Mais finalement, ses épaules s’affaissèrent et elle se détendit. Sa main se posa dans le dos de la jeune fille tandis que l’autre se glissait dans ses boucles brunes qui cachaient partiellement son visage. Des gestes de réconfort après une belle frayeur, pour elle-même mais également pour sa camarade.

« - Pas de problème, ça ne me dérange pas. »

Et c’était bel et bien le cas. C’était même agréable de sentir le souffle de la brune contre le tissu de son uniforme, la chaleur de son corps où même ses cheveux qui glissaient entre ses doigts. Pour une fois, elle n’avait pas d’arrière pensées. Quoique… Non non, elle n’en avait vraiment pas. Elle profitait simplement d’un moment au calme, comme elle avait l’habitude de le faire mais cette fois-ci pas en solitaire. Néanmoins, ses réactions étaient pour le moins inattendu. Depuis quand se montrait-elle aussi tendre ? Logiquement, elle aurait rapidement sortis une ânerie et aurait continué sur sa lancée pour détendre l’atmosphère plutôt que de venir glisser ses mains un peu partout. Pas trop partout quand même.

Levant la tête, Ebisu observa un instant les alentours sans vraiment les voir, plus préoccupée par ses pensées. Voilà que les rôles s’inversaient une fois encore. En réalité, Azalea laissait cacher beaucoup de choses derrières son image de fille modèle bien éduquée. Et la jeune fille aux cheveux roses avait hâte de découvrir toutes ces facettes. Elle n’aurait jamais pensé se prendre au jeu à ce point là. Mais était-ce toujours un jeu ? Ah, voilà qu’elle venait même à douter de ses intentions ! Et quelles intentions d’abord ? Elle n’attendait rien, si ce n’était que passer de bons moments et s’amuser. Ou alors elle se voilait la face.

Un sourire moqueur se dessina rapidement sur ses lèvres alors qu’une réplique lui passait par la tête. Et surtout, elle ne voulait pas laisser paraître les émotions qui la secouaient alors, quoi de mieux qu’une petite plaisanterie ?

« - J’espère que j’aurais le droit à une récompense, j’ai tout de même accompli un acte héroïque. En fait, je devrais être médaillée. J’aimerais aussi qu’on fasse une statue à mon effigie, juste là, en couleur. »

Elle baissa ensuite la tête pour observer le visage de la brune, sans se départir de son sourire idiot à la hauteur de sa bêtise. Elle l'aimait quand même, sa bêtise.
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MessageSujet: Re: Une crise en pleine forêt (PV Ebisu :D) Ven 11 Avr - 21:47

Après un moment de répit silencieux, une blague toujours aussi fine ne tarda pas à arriver :
« - J’espère que j’aurais le droit à une récompense, j’ai tout de même accompli un acte héroïque. En fait, je devrais être médaillée. J’aimerais aussi qu’on fasse une statue à mon effigie, juste là, en couleur. », s'amusa Ebisu, qui baissa son visage vers Azalea, un sourire idiot aux lèvres, fière de son coup.
Azalea la regarda, puis referma les yeux. Décidément, elle n'en ratait pas une. Mais elle trouvait ça plutôt agréable finalement, l'attitude quelque peu exubérante de son aînée lui mettait du baume au coeur même. Elle sentait le parfum de l'uniforme d'Ebisu, dont la peau fleurait bon le monoï et la noix de coco. Elle était bien, le nez dans le tissu chaud, avec la main de la Spicoise dans les cheveux, douce et tendre.
La miatroise semblait néanmoins un peu étourdie et un peu fatiguée par les récents évènements et surtout par la prise d'herbe médicinale qui avait agi sur elle comme de la morphine.
"Oui, répondit-elle, un jour on érigera une statue à la guerrière aux cheveux roses qui a sauvé la vie d'une frêle étudiante brune..."
Elle se tourna, toujours la tête sur les genoux de sa camarade, vers le soleil qui déclinait au loin. Eblouie, elle fermait à demi les yeux et souriait à l'astre. L'odeur de fruits tropicaux se mélangeait à celle du soleil, de la chaleur, annonçant un été prometteur. Pensive, elle commença à raconter ce qui se logeait dans son crâne :
"Quand j'étais enfant, je venais dans un endroit semblable avec la bonne. Il y avait un peu d'eau qui s'écoulait en bas d'une pente herbeuse, comme ici. Et je jouais tout le temps près de cette eau. J'étais si heureuse ! Mes parents ne voulaient pas que la bonne me touche. Alors, je rêvais souvent que j'étais allongée, sur les genoux de quelqu'un à qui je tiendrais sûrement beaucoup."
Azalea se redressa doucement, légèrement débraillée, réajusta sa coiffure, refit le noeud de son kimono. Elle se sentait vraiment sonnée et n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être, car le soleil était déjà bien bas dans le ciel et les grilles du pensionnat pouvaient se refermer à tout instant. Elle regarda vers les bâtiments en forme de fraise, et vit que l'on pouvait toujours y accéder. Peut-être plus pour longtemps... Elle se retourna vivement vers Ebisu et lui lança, sérieuse :
"Promets-moi qu'on reviendra ici."
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, qu'elle enchaîna sur autre chose, comme pour justifier la maladresse des ses propos un peu trop directs :
"Il va se faire tard, les grilles vont bientôt fermer."
L'étudiante ramassa son uniforme, encore humide, le replia et tendit la main vers sa camarade :
"Je ne voudrais pas te presser, mais je crains que nous ne devrions partir avant de ne plus pouvoir rentrer. Alors, tu viens, à moins qu'il ne te reste quelque chose d'héroïque à faire ?
Elle s'imaginait déjà qu'Ebisu-sama allait répondre à sa question par une nouvelle blague un peu potache.
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Ebisu Taishi
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MessageSujet: Re: Une crise en pleine forêt (PV Ebisu :D) Dim 13 Avr - 20:33

Une guerrière ? L’image était plaisante à imaginer. Ebisu se voyait aisément l’épée à la main, avec une armure étincelante et un fidèle destrier. Bravant moultes dangers pour sauver une demoiselle en détresse. Elle en faisait trop, c’est ça ? Mais elle n’eut pas le temps de se poser plus amplement la question puisque la brune venait de reprendre la parole, lui racontant un de ses souvenirs de jeunesse. Non pas qu’elle soit vieille, ne vous méprenez pas. Son songe ressemblait étrangement à la situation actuelle mais la Spicoise n’était pas ce genre de personne. Tiens, le voulait-elle d’ailleurs ? Ma foi, ça ne la gênerait pas. Néanmoins, le futur restait le futur, chercher à anticiper ne servait strictement à rien. L’avenir était imprévisible.

Sur ces pensées, la jeune fille aux cheveux rose regarda sa camarade se redresser afin de se remettre dans un état plus convenable. Elle ne se gêna pas pour imprimer l’image de sa peau dénudée que laissait entrevoir le kimono avant qu’elle ne rajuste correctement ce dernier. On ne pouvait pas lui en vouloir, c’était la faute de ses yeux. Puis, la Miartroise se retourna vers elle, lui demandant de promettre qu’elles reviendraient ici. Surprise, la plus âgée haussa un sourcil. Elle n’aurait pas pensé que sa camarade puisse réclamer de la revoir, même si ce n’était que de manière implicite. Mais elle semblait quelque peu dans le vague, comme presque endormie. Sans doute l’effet de la fleur. Si ce truc faisait planer, Ebisu se serait fait un plaisir d’en manger également.

Finalement, la quatrième année se releva, ramassant au passage sa robe en déclarant que l’heure était venue pour elles de rentrer. La Spicoise ne pu retenir un sourire moqueur lorsqu’elle fit de nouveau référence à son statut d’héroïne. Elle aurait bien aimé continuer à jouer son rôle mais si elle décidait de traîner encore ici, une nuit à la belle étoile s’annonçait. L’idée n’était pas tellement gênant mais elle sentait que ce n’était pas le bon moment pour. Elle emmènerait Azalea dans cette aventure un autre jour. Assez de sensations fortes pour aujourd’hui.

« - Et bien, j’aurais bien aimé sauver encore deux ou trois jouvencelles en détresse mais tu es si maladroite que j’ai peur qu’il t’arrive à nouveau malheur en chemin. Et quand tu veux pour qu’on revienne ici. »

Un grand sourire ponctuant sa phrase et elle serra la main que lui tendait la brune afin de se relever. Évidement, elle n’avait pas oublié les raisons pour lesquelles elles avaient finit leur après-midi ici. La quatrième année était étourdie. Mais elle exagérait bien sûr en la qualifiant de maladroite. Sans lâcher la main de sa camarade, elle prit la direction de la résidence. En fait, elle s’imaginait qu’elle n’était pas totalement remise ainsi, elle pouvait la guider plus facilement et éviter les quelconques obstacles. Et oui, Ebisu était bienveillante. Enfin, de temps en temps.

« - Entrer dans la salle du club de thé fut la meilleure idée que j’ai eu de toute la journée commenta-t-elle en regardant droit devant elle. On ne peut pas dire que le reste de ma journée ait été très palpitante, ou même intéressante. Les cours étaient occupants mais ça ne changeait rien de d’habitude en fait. »

Franchement, elle ne savait même pas pourquoi elle lui racontait ça. Mais visiblement, un bilan de la journée s’imposait. Elle était heureuse d’avoir croisé la brune, au moins ça lui avait évité d’arpenter les couloirs des différentes académies sans véritable but. Et puis, elle n’avait pas vu le temps passer, signe qu’elle s’était amusée. Elle n’aurait jamais imaginé apprécier la présence d’une fille avec autant de manières, ayant été plutôt dans l’optique de pousser la taquinerie au maximum afin de la faire sortir de ses gongs. Ça marchait à chaque fois, sauf pour celle-ci. Enfin, elle n’était pas allée dans les extrêmes non plus. Au loin, elle pouvait commencer à distinguer le portail de leur immense dortoir.

« - Je rigole s’il se referme. »

Coulant un regard vers la Miartroise, elle l’imagina aisément paniqué suite à cette remarque. Elle ne souhaitait certainement pas passer la nuit dehors, ou risquer de se faire prendre par une bonne sœur. Elle ne voulait tout de même pas se presser. Pas stressée de nature, elle n’avait pas envie de s’inquiéter de ça. Au pire, elle pourrait facilement piquer un sprint si les portes venaient à bouger, la brune sur son épaule comme un vulgaire sac à patate. Tiens, il faudrait vraiment qu’elle essaye ça un jour, ça risquerait d’être marrant.
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