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Tenshi no Uta [PV Kimiko]

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Lun 6 Jan - 23:48

La nuit avait peu à peu absorbé la colline d'Astrea dans sa pénombre, faisant tomber son voile de coton noir décoré de mille étoiles et de l'astre lunaire, couleur vanille, qui éclairait timidement le campus scolaire. Les arbres dénudés se détachaient quelque peu du fond bleu nuit, semblables à des déchirures que quelqu'un, à l'aide d'un ciseau, aurait réalisé à même le ciel.
Petit à petit, la résidence Strawberry se para de son habit de lumière, comme chaque soir une fois le soleil couché, les plusieurs dizaines de lampes furent allumées pour le plaisir de toutes, offrant aux demoiselles résidant en ces lieux la lumière et la bienveillance que pouvait procurer parfois une simple ampoule. Du moins, c'est ainsi qu'Hikari percevait la faible lueur qui traversait les petites sphères de verre. Ce n'était pas aussi apaisant que la flamme des bougies qui peuplaient l'église d'Astrea, si chère au coeur de la brunette, mais ça restait tout de même une agréable lueur qui ne demandait qu'à être remarquée.

L'horloge du grand hall commun des dortoirs sonna bruyamment les huit heures du soir, ses coups résonnant dans toute la bâtisse, ce qui fit de suite sortir la Rimoise de ses pensées. Détachant un instant ses yeux de la lampes qu'elle fixait de longues minutes durant, complètement absorbée par ses réflexions, elle dirigea ses iris azurs vers le carillon avant de soupirer: il était seulement vingt heures? Aujourd'hui, il lui semblait que le temps se moquait d'elle: toute la journée lui avait semblé longue, si longue qu'elle cru bien des fois que sa montre était sujette à des dysfonctionnements ou même que le sablier temporel s'était arrêté.
Pourquoi était-elle si lasse, quand d'autres maugréent en remarquant l'heure tardive? Peut être parce que ces demoiselles ne sont pas habitées par un terrible sentiment de manque, au contraire de l'étudiante en jupe écossaise qui depuis quelques jours broyait du noir. Malgré son naturel joyeux et positif, elle restait humaine et parfois, lassée, elle ne parvenait plus à combattre sa tristesse, c'était actuellement le cas: celle qu'elle aimait lui manquait. Depuis qu'elles s'étaient vu, le samedi précédent, elle ne l'avait vu que de loin, lors des repas, sans pouvoir lui parler, la toucher, la serrer contre elle...C'était comme si elle avait été emplie d'un poison glacé et que l'antidote se trouvait à portée de main sans qu'elle ne puisse l'atteindre. Frustrant.

Se laissant guider par ses pieds, Hikari pénétra finalement dans la salle de musique du rez de chaussé, attenante au réfectoire. Plongée dans l'obscurité, elle n'avait en son sein qu'un piano imposant qui ne demandait qu'à être utilisé. Hélas pour lui, l'étudiante ne savait pas jouer du piano, elle n'avait aucune notion de solfège et était même incapable de lire les notes. Cet handicap pourtant ne l'avait jamais empêché de faire partie de la chorale qui animait l'office qui avait lieu tous les dimanches dans la chère église de son père et on lui avait souvent reconnu un talent certain, talent que la concernée ne s'était pas reconnu. Pour elle, elle ne chantait pas bien, pas assez fort, prononçait mal... bref, son extrême humilité la poussait à ne voir rien de positif en les domaines dans lesquels elle se révélait douée.

Elle avait envie de chanter. Pour soulager son coeur souffrant de la solitude, de l'absence de sa bien aîmée, pour apaiser son être et s'offrir la sérénité à laquelle elle aspirait. Refermant la porte de la salle avant d'allumer les néons du plafond qui s'allumèrent d'un seul coup, baignant la pièce d'une lumière blanche aveuglante, la Rimoise s'avança pour s'asseoir sur le tabouret du piano, les yeux dans le vide. Puis doucement, d'une voix cristalline, elle entonna une chanson qu'elle connaissait depuis sa plus tendre enfance et que sa mère lui chantait surement lorsqu'elle était encore au berceau. Sa défunte jumelle Kibuki aimait cette chanson et Hikari, malgré qu'elle préfère les hymnes plus entraînants, ne détestait pas la chanter, surtout lorsqu'elle allait mal. Les paroles de ce chant avait quelque chose qui touchait la brunette, sans doute était-ce l'histoire qu'elles racontaient: un jour, une personne a rencontré avant de naître un être lui proposant de voir le passé ou le futur, puis de lui offrir en double oeil, nez, poitrine et coeur. Puis cette étrange personne, à la demande de son interlocuteur, lui offrit une seule bouche pour qu'il ne puisse plus se fâcher avec lui même avant de lui donner deux coeurs. L'un d'eux fut refusé, pour la simple et bonne raison que deux coeurs sont inutiles et qu'ainsi, avec un seul coeur, l'étreinte avec l'être aimé serait comme un acte complémentaire. Enfin, on lui proposa de choisir la saveur de ses larmes et de les montrer fièrement, sans jamais être honteux.
Pour celle qui chantait avec passion, cette histoire était une sorte de leçon de vie difficile à cerner certes mais terriblement belle, les paroles avaient cette sincérité et cette profondeur que beaucoup de musiques, en particulier occidentales, n'ont plus aujourd'hui.

Sans qu'elle ne le réalise, sa voix prit de l'ampleur, devint plus sure et plus puissante, montant sans mal et effleurant avec aucune difficulté les notes les plus hautes. A tel point que son chant traversa les murs pour résonner dans le hall vide -ou presque- de la résidence Strawberry. Etait-ce pour cela que la porte s'ouvrit soudain, faisant sursauter la timide choriste qui cessa de suite son chant?
Braquant ses yeux sur la demoiselle qui venait de pénétrer dans cette pièce sans demander l'autorisation, sans même frapper comme il était de mise à Astrea, Hikari remarqua une petite jeune fille, visiblement une première année, vêtue d'une robe longue d'un noir de jais et d'un jupon blanc: l'uniforme de l'académie St Miatre, l'école aînée en constante rivalité avec l'institut St Spica. Les jeunes filles admises dans cette école étaient toutes issues de riches et anciennes familles pourtant...cette fille en face d'elle ne semblait pas aussi hautaine qu'elle imaginait les bourgeoises de bonne famille.
Adressant à l'inconnue un sourire aussi lumineux que son prénom, Hikari la salua d'un signe de la tète avant de lui demander d'une voix joyeuse:

"-Bonsoir, mademoiselle. Mon chant vous aurait-il par hasard dérangé? Si tel est le cas, veuillez m'en excuser."

Laissant entendre un petit rire, la demoiselle aux longs cheveux noirs se leva de son siège en s'étirant, se sentant plus légère qu'auparavant: décidément, chanter était la meilleure façon de se libérer de tous ses tracas, quels qu'ils soient, la Rimoise le réalisait à présent.
Posant de nouveau ses iris aussi bleus que les feuilles des bleuets, elle demanda à la jeune Miatroise:

"-Tu voulais peut être utiliser le piano? Ou même la salle de musique?Je t'en prie, entre."

L'invitant d'un geste gracieux de la main, qu'elle tendit en direction de son interlocutrice, Hikari lui adressa un sourire tendre et protecteur, lui faisant comprendre qu'elle ne devait pas se gêner pour elle et qu'elle pouvait entrer sans se préoccuper des états d'âme de son aînée, qui était plutôt ravie d'avoir un peu de compagnie en cette glaciale et sombre soirée d'hiver.


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Kimiko Ashiro
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Mer 8 Jan - 12:52

L'arrivée de Kimiko à Astrea s'était fait sans heurts particulier, comme si, finalement, sa présence ici était tout aussi naturelle que lorsqu'elle vivait encore dans la demeure ancestrale de sa famille. Elle s'était pour ainsi dire fondue dans le décors, comme si, finalement, et ce dès les premiers jours, Kimiko avait toujours vécue ici. Oh, bien sûr, il y avait des différences : elle avait dû prendre les rythmes et habitudes d'une classe, et le rythme de vie à Astrea différait de manière notable de celui qu'elle avait connue jusque là. Malgré tout, les choses se passaient bien - et si elle s'étonnait parfois des réactions de ses nouvelles camarades, notamment un petit groupe qui semblait vouloir établir une sorte de "hiérarchie sociale" au sein de la classe et, plus encore, à Astrea même, Kimiko n'y prêtait guère attention.

Ainsi se passait la vie de Kimiko : elle suivait tout simplement le nouveau rythme imposé, ponctué d'un travail appliqué et de quelques activités de club pour lesquelles elle s'était tout de suite passionnée. Et si elle passait ce soir-là dans le hall de la résidence Strawberry peu de temps après le 8e coup de l'horloge, seule, c'était simplement parce qu'elle avait tenue à aider au rangement des décors du club de théâtre, tandis que ses camarades s'étaient depuis bien longtemps égayées dans la nature. Et si elle avait eu d'abord l'intention de se rendre jusque dans sa chambre, le fait d'entendre une voix sortir de la salle de musique attenante l'intrigua suffisamment pour lui faire ralentir le pas. Certes, les murs épais faisaient qu'elle n'entendait pas bien ce qui se disait, mais malgré tout, la voix l'attira. Ne voulant pas interrompre le chant par le seul fait de sa présence - elle savait à quel point le moindre bruit pouvait ôter toute concentration - Kimiko tenta de s'introduire silencieusement dans la salle de musique pour mieux entendre. C'était sans compter sur une porte légèrement grinçante - une faute aux yeux de Kimiko - qui interrompit tout de même la demoiselle présente dans la pièce.

Bien sûr, la jeune chanteuse la dévisagea un instant, avant de s'excuser, chose que Kimiko trouva un peu incongrue, et l'invita à entrer dans la pièce. Elle lui souriait, cependant, chose à quoi Kimiko répondit par un sourire gêné à son tour, refermant le plus silencieusement possible la porte derrière elle avant de se présenter.


"Non, c'est à moi de m'excuser pour vous avoir interrompu, j'en suis sincèrement désolée. Comme j'entendais quelqu'un chanter sans pouvoir bien entendre, la curiosité m'a poussé à aller voir ce qu'il en était. Malheureusement mon entrée vous a interrompu, ce dont je me désole. Je m'appelle Kimiko Ashiro, et je suis ravie de faire votre connaissance."

Clignant des yeux un instant, Kimiko réfléchit alors à la situation. Elle avait interrompu quelqu'un qui chantait, et elles se trouvaient toutes les deux dans cette salle de musique, manifestement toutes les deux dans une situation un peu gênante. Si Kimiko n'avait pas pu éviter de remarquer que la jeune chanteuse venait de Saint-Rim, elle n'y prêtait absolument aucune importance - au contraire de nombre de ses consœurs, hélas. Sas doute même que certaines d'entre elles auraient trouvé le moyen de se montrer moqueuse de la situation - mais Kimiko se sentait surtout gênée. C'est pourquoi, le plus naturellement du monde, Kimiko finit par sourire doucement à son aînée de Saint-Rim, avant de répondre d'une voix douce et agréable.

"Je ne voudrai pas vous déranger, surtout que j'étais venue ici par curiosité, pour vous entendre chanter. Mais si vous le souhaitez, je devrai pouvoir vous accompagner en musique, si vous le souhaitez. Ce serait un plaisir pour moi de partager un petit instant de bonheur avec vous."
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Mer 8 Jan - 20:46

Adressant toujours à la petite inconnue toute droite venue de St Miatre un chaleureux sourire, lui montrant qu'elle n'avait aucune raison d'être embarrassée ou gênée, Hikari remarqua qu'un léger sourire gêné s'était tracé sur les lèvres de la demoiselle tandis qu'elle refermait avec douceur la porte coulissante qu'elle venait d'ouvrir.
Puis elle se s'excusa, utilisant un langage soutenu et poli prouvant son appartenance à une famille noble, avouant que la voix qu'elle avait entendu avait piqué sa curiosité et qu'elle avait été soucieuse de savoir à qui elle appartenait. Puis elle se désola, navrée d'avoir interrompu la Rimoise qui l'écoutait sans bruit, avant de se présenter comme étant Ashiro Kimiko.
La brunette accentua son petit sourire ravi, ses yeux bleus océans fixant avec intensité sa cadette: quel joli prénom elle avait...il était doux, féminin, il lui convenait tout à fait. Mais par delà ce prénom aux douces consonances, la troisième année avait remarqué autre chose qui était bien anodin en cette période de rivalité inter-écoles: elle ne semblait porter aucune attention au fait qu'elles soient d'une académie différente, bien au contraire, elle semblait même prendre du plaisir là où certaines auraient été dominées par la colère ou le mépris. Tant mieux, Hikari elle même n'était pas pour limiter ses relations à son école: avoir des amies de Rim et uniquement de Rim, non merci! Elle avait besoin d'aller plus loin, d'en savoir plus sur les autres écoles et quoi de mieux pour se forger une opinion que de nouer des liens avec des étudiantes des académies aînées?!

La voix douce de Kimiko vint la tirer de sa réflexion, la ramenant brusquement à la réalité, tandis que la Miatroise déclarait qu'elle était entrée dans cette salle uniquement pour entendre son aînée chanter avant de lui proposer de l'accompagner avec un instrument de musique. Elle conclut sa proposition en lui faisant part du plaisir qui naissait en elle à l'idée de ce moment de partage.
Un premier temps surprise par cette demande gentiment formulée, ne s'attendant pas à une telle proposition venant d'une demoiselle avec laquelle elle n'avait échangé que quelques mots, la noiraude en uniforme marin éclaira son visage blanc d'un large sourire, enchantée à l'idée d'être accompagnée par un instrument. D'habitude c'était son amie Madoka, qu'elle traînait de force jusqu'à la salle de musique, qui jouait du piano pour elle. Aujourd'hui pourtant, souffrant d'un rhume qui la clouait au lit, elle n'avait pu sortir de sa chambre et Hikari n'avait pas eu le coeur à la forcer à l'accompagner.

"-Ca me ferait tellement plaisir, s'exclama d'une voix enjouée la demoiselle aux yeux bleus, j'aime particulièrement chanter en étant accompagnée, je trouve ça bien plus agréable que chanter seule. Au fait, je ne me suis pas présentée... Je suis Amakusa Hikari, en troisième année à St Rim, enchantée de vous rencontrer..."

Sans laisser le temps à sa cadette de répondre, elle déclara:

"-Au fait, tutoyons nous, tu veux bien? Je n'affectionne pas particulièrement de vouvoyer mes cadettes et d'être moi même vouvoyer. D'accord, Kimi-chan?!"

Sans doute était-ce aux yeux des autres impoli de tutoyer de la sorte une personne avec laquelle on a aucune affinité et de lui donner des surnoms, pourtant pour Hikari qui avait été éduqué au seins de Rim, ce genre de chose lui semblait tout à fait normal. Dans l'école benjamine, on privilégiait la proximité, l'affection entre les élèves plutôt que la hiérarchie des âges, les plus grandes contrôlant les plus jeunes : une sorte de famille que Rim tendait à conserver en dépit des traditions japonaises qui exigent la retenue et la distance entre les individus. Visiblement Miatre, tout comme Spica, préférait garder l'idée de hiérarchie, où tout le monde se vouvoie. Qu'importe, cela n'empêcherait pas la brunette à la jupe écossaise de se montrer proche et bienveillante envers cette adorable Kimiko.
S'avançant vers cette dernière, elle prit avec douceur sa main pour l'attirer au centre de la salle en riant comme une enfant devant un grand sapin de Noël, tentant de la mettre à l'aise avant de lui demander, ses yeux brillants de curiosité:

"-Alors dis moi, de quel instrument joues tu? Je serais curieuse de t'entendre jouer, je suis sure que tu es très douée!"

Affichant un sourire aussi lumineux que son prénom, la Rimoise relâcha les mains qu'elle serrait avec tendresse dans les siennes, ses iris bleus fixant son interlocutrice avec sincérité: ce qu'elle venait de dire n'était pas des flatteries lancées dans l'idée de l'amadouer, elle ressentait son talent rien qu'en la regardant et en scrutant ses yeux qui brillaient d'intelligence et de vivacité.
Ce moment de partage inspirait à Hikari bien plus de gaîté qu'elle ne l'imaginait, son coeur battait d'excitation à l'idée de vivre un moment loin de toute réalité,de toute parole superflue, où seules les notes de musique seraient leur dialogue, leur façon de s'exprimer.
On dit souvent que l'art rassemble les êtres, peut être était-ce vrai après tout...
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Kimiko Ashiro
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Jeu 9 Jan - 16:59

La réponse d’Hikari, car tel était son prénom, fit sourire agréablement Kimiko. Qu’elle était heureuse de rencontrer quelqu’un d’aussi gentille qu’elle ici ! Elles ne se connaissaient que depuis quelques instants, mais Kimiko sentit instinctivement qu’elles devraient pouvoir bien s’entendre. C’est pourquoi, en lui souriant, et en acceptant sans difficulté d’être emmenée plus loin dans la pièce par sa nouvelle amie, Kimiko lui répondit avec un doux sourire sur les lèvres.

"D’accord, Hika-chan, tutoyons-nous alors ! "

Kimiko avait toujours possédé une grande souplesse et une bonne aisance sociale, qui faisait qu’elle n’hésitait jamais longtemps avant de savoir comment réagir ace aux personnes qu’elle côtoyait. Ainsi, si elle avait commencé, au début, par vouvoyer Hikari, c’était simplement parce qu’il s’agissait de la norme de référence face à une personne que l’on rencontrait pour la première fois et qui était son ainée. Bien sûr, Kimiko ne doutait pas un seul instant que certaines personnes auraient pensé différemment d’elle – considérant qu’Hikari, puisqu’elle venait de St Rim, ne méritait pas plus d’égard qu’une simple domestique. Mais Kimiko ne pensait pas comme cela : après tout, elles étaient toutes élèves ici, et dormaient même dans la même résidence – elle ne voyait donc pas au nom de quoi elles étaient si différentes les unes que les autres. Et même si c’était le cas, elle ne voyait rien de choquant à se comporter comme des étudiantes de même valeur : après toutes, elles étaient toutes élèves, aussi différent que soient leurs établissements. Et puisque Hikari ressentait manifestement la même chose que Kimiko l’une envers l’autre – à savoir un sentiment profond d’une future forte amitié – Kimiko n’avait aucune raison de ne pas s’adresser avec elle avec la même familiarité que son vis-à-vis avec elle. Pire, elle trouvait même cela plutôt agréable de pouvoir déjà se considérer comme une amie intime avec Hikari. Elle était même sans hésiter la première personne qu’elle considérait comme réellement amicale avec elle depuis son arrivée ici.
Quand se posa la question des instruments que Kimiko savait utiliser, Kimiko répondit d’abord par un sourire sincère. Elle savait jouer de nombreux instruments – notamment parce qu’il n’y avait parfois pas forcément beaucoup de différences dans une même catégorie d’instruments, et qu’il fallait la plupart du temps juste un peu de temps à un musicien pour s’adapter au ton et au jeu d’un instrument qu’il ne maîtrisait pas encore forcément – mais Hikari avait précisé qu’elle parlait des instruments pour lesquels elle était douée. Aussi Kimiko se limita-t-elle à parler des instruments dont elle aimait jouer, et non pas de tous les instruments dont elle avait au moins une maîtrise partielle.


"Hé bien… J’aime beaucoup le son du shamisen, du Koto et du Ryûteki, mais j’aime aussi beaucoup jouer de la harpe, du violoncelle et du piano. Je trouve leur musicalité particulièrement agréable, pas toi Hika-chan ? "

Kimiko savait parfaitement que l’on pouvait trouver la majorité de ces instruments quelque part dans les différents établissements d’Astrea, et même que certains d’entre eux, parmi les plus usités, se trouvaient même stocké dans les grandes armoires fermées à clef de la pièce qu’elles occupaient en ce moment. Mais, bien sûr, pour y accéder, il fallait d’abord demander l’autorisation d’un surveillant des lieux, ou posséder son propre instrument. En l’occurrence, Kimiko n’avait emmenée que sa propre Ryûteki avec elle, car cet instrument présentait l’avantage d’être peu encombrant par rapport aux autres.

"Quel est l’air que tu voudrais jouer, Hika-chan ? S’il y a besoin, je peux aller faire demander qu’on nous ouvre les meubles à instruments, si cela peut être utile. "

Kimiko ne voyait en effet aucun inconvénient à aller demander une autorisation à un surveillant pour accompagner efficacement le chant d’Hikari. Selon son propre point de vue, si ils étaient mis à disposition, c’était bien pour s’en servir, alors autant choisir le meilleur instrument possible.
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Jeu 9 Jan - 21:31

A la grande surprise de la chanteuse, Kimiko lui déballa en souriant la liste des instruments desquels elle savait jouer, précisant qu'il ne s'agissait là que des instruments qu'elle aimait le plus: parmi eux, le shamisen, le koto et le ryûteki mais aussi des outils musicaux plus occidentaux tels que le piano, la harpe ou encore l'imposant violoncelle. Depuis sa plus tendre enfance, Hikari s'était toujours demandé comment un être humain pouvait jouer d'un aussi grand et large "violon grave" comme elle le disait si bien autrefois, aussi son admiration pour sa cadette augmenta. Ses yeux, brillants de mille étoiles, fixait cette musicienne si talentueuse, non sans l'envier: et dire qu'elle savait jouer de tant d'instruments alors que la Rimoise ne savait même pas lire les partitions et chantait à l'oreille.. quelle différence il y avait entre elles deux.

Pourtant loin de faire un complexe d'infériorité, jugeant que chacun avait ses forces et ses faiblesse, la noiraude ouïe de nouveau la douce voix de son interlocutrice qui lui demandait à présent quel air elle souhaitait jouer, précisant qu'elle pouvait tout à fait demander à une soeur de faire ouvrir les placards où étaient rangés les autres instruments, les violons,flûtes et autres cors. Elle ponctua sa question par un affectueux "Hika-chan" qui ravi la troisième année: elle préférait ça. Elle aimait cette proximité avec les autres élèves, si bien que beaucoup la prenaient pour une excentrique, avis dont elle n'avait que faire, suivant ses idées sans se préoccuper des médisances de ses camarades.
Hikari avait une idée de la chanson qu'elle souhaitait chanter,une qu'elle avait aimé et aimait particulièrement quoiqu'elle ne fut pas exceptionnelle du point de vue musical. Pour la brunette pourtant, elle lui rappelait sa région natale: les épaisses forêts verdoyantes de l'Ouest de l'archipel nippon ressemblants à celles de la Normandie, grimpants sur les montagnes qui formaient le berceau de son village tant aimé. De plus, les paroles de cet hymne avaient une particularité: elles étaient dans la langue natale de sa mère, en d'autres termes en français; une langue que l'étudiante avait bien sûr appris et parlait couramment, avec un petit accent malgré tout. Toutes ces particularités, tous ces détails faisaient que cet air était resté gravé en Hikari, qui avait emporté lors de son départ pour Le Rim, les partitions correspondantes pour piano, flûtes, violons et guitare. Qu'importe qu'elle ne puisse les déchiffrer, voir seules ses notes l'apaisait et la rendait heureuse:

"-Tu as raison, répondit-elle à Kimiko en souriant, j'aime beaucoup le son du piano mais j'avoue avoir une préférence pour la guitare sèche et le violon." Accentuant son rictus amical, elle ajouta "-Sinon oui, je sais ce que je souhaiterai que nous interprétions ensembles. C'est une chanson que j'aime particulièrement, elle s'appelle "Vers le Ciel" . Sans doute ne la connais-tu pas, elle est presque inconnue dans notre pays mais appréciée en France.Je t'avoue que lorsque je la chante, j'ai l'impression d'être plus proche de mon village natal."

S'avançant vers la porte de la salle de musique, la Rimoise l'ouvrit, la faisant contre son gré grincer contre son rail et, se tournant vers Kimiko, elle s'exclama:

"-Attend moi là, je vais chercher les partitions dans ma chambre."

Ponctuant sa phrase par un petit rire confiant, la demoiselle s'élança dans le hall en courant, malgré que le règlement de la résidence Strawberry stipule que toutes les jeunes filles ne doivent en aucun cas se conduire de la sorte et marcher calmement dans les couloirs, escaladant quatre à quatre les marches des escaliers pour atteindre le deuxième étage où se trouvait les chambres réservées aux troisième, quatrième et cinquième années. Entrant en hâte dans son propre dortoir, son jardin secret, sa cachette, la lycéenne se saisit de ses partitions, qui reposaient dans une pochette de couleur bleue où étaient collées plusieurs photos de Midorigawa et de sa soeur jumelle Kibuki, avant de refaire le chemin dans l'autre sens, toujours aussi vite, sans même se faire attraper par les soeurs qui faisaient leur ronde du soir.

"-Me revoilà! , annonça-t-elle en brandissant triomphalement sa pochette, voilà les partitions!" Les tendant à sa cadette, elle l'informa:"-Dedans, il y a celle pour le piano, la guitare, le violon et la flûte...mais si ça ne te dérange pas, j'aimerai être accompagnée d'un piano. Cela te pose-t-il un problème, peut être que tu veux jouer d'un autre instrument?"

Alors que la Miatroise allait saisir le dossier qu'elle lui tendait, Hikari lui appris en souriant, consciente que toutes ses photos collées à la va vite, en patchwork, pouvait attirer l'oeil et créer l'étonnement voir l'interrogation:

"-Sur celle de droite, c'est Midorigawa, mon village natal. A côté, l'église familiale, la plus ambiancée de tout le Japon!" Eclatant de rire en repensant à toutes les offices joyeuses à laquelle elle avait assisté et que son père tendait à rendre chaleureuses, elle ajouta tandis que son sourire se faisait plus triste, plus mélancolique "-Et la fille avec ses cheveux courts et sa couronne de fleurs...c'est ma soeur jumelle. Tu as crû que c'était moi, avoue le!"

Lui destinant un sourire amical, afin de lui faire comprendre qu'elle plaisantait et que sa remarque n'avait rien de méchante ou déplacée, elle s'étira avant de demander à l'instrumentiste:

"-Bien, mademoiselle Kimiko, voulez vous bien commencer?"


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Kimiko Ashiro
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Mer 15 Jan - 15:00

Si Hikari fût impressionnée par les connaissances musicales de Kimiko, elle n'en laissa rien paraître. Bien sûr, si Kimiko voulait l'impressionner, elle aurait pu mal prendre son absence de réaction, mais tel n'était pas le but pour Kimiko. Bien au contraire, même, elle considérait la chose comme parfaitement normale. Non pas qu'elle ne sache pas que tout le monde n'avait pas eu la chance d'apprendre tout cela, mais plutôt parce que Kimiko considérait que n'importe qui pouvait apprendre à jouer d'un instrument pour peu qu'on lui en laissa le temps. Aussi ne considérait-elle aucunement cela comme un exploit.

Aussi, quand Hikari lui parla d'une chanson qu'elle ne connaissait effectivement pas, Kimiko hocha la tête en souriant.


"Non, effectivement ça ne me dit rien, Hika-chan. Mais je serai ravie d'apprendre à en jouer avec toi."

Attendant alors son retour, Kimiko s'était tout simplement installée au piano. Elle se doutait que Hikari, de fait, allait lui demander d'en jouer, aussi ne perdit-elle pas de temps pour s'y installer et vérifier qu'il est bien accordé, par habitude. Bien évidemment, celui-ci était entretenu de manière régulière, aussi ce problème-là ne se posa pas, mais cela avait permis à Kimiko de patienter sans difficulté jusqu'au retour d'Hikari.

Quand celle-ci finit par revenir, elle lui présenta les différentes partitions possibles, avant de lui parler rapidement des photos qui les accompagnait. Chose qui fit sourire Kimiko, qui hocha la tête en souriant face à ses commentaires.


"C'est très joli, en effet. Et effectivement, on pourrait croire que c'est toi."

Kimiko était restée très prudente sur ses propres commentaires, car elle n'avait aucune envie de brusquer sa nouvelle amie sur les choses dont elle avait envie de parler ou non. Notamment sur sa sœur jumelle, qui n'était pas avec elles, ce qui pouvait simplement traduire une absence des lieux comme une absence tout court d'Astrea. Acceptant alors la partition, Kimiko sourit à nouveau à Hikari, avant de répondre à sa question.

"Oui, bien sûr, nous allons pouvoir bientôt commencer. Laisse-moi juste lire un peu le début de la partition."

Sur ce, et avec une grande aisance, Kimiko commença à jouer les premières notes au piano de l'air que lui avait tendu Hikari. Les notes s'élevaient dans l'air, d'abord selon un ton respectant parfaitement l'air qu'Hitari connaissait, avant de changer légèrement de ton, comme si, finalement, Kimiko s'appropriait l'air pour en faire quelque chose de légèrement différent. Le nouvel air tel qu'elle le jouait était plus entraînant, plus sensible même, et était même, d'un certain point de vue, plus agréable à l'oreille, compensant l'absence des autres instruments. Après ces quelques essais, Kimiko hocha la tête et sourit à Hikari.

"Nous pouvons commencer, quand tu le voudras, Hika-chan."

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Mer 15 Jan - 21:09

Alors qu'elle venait de lui indiquer que les nombreux lieux qui figuraient sur les clichés collés à même la pochette de partition, ayant précisé que la jolie demoisele aux cheveux court était sa soeur et non elle, Hikari entendit la douce voix de son interlocutrice qui aquiesçait face à sa remarque, admettant qu'en effet, elle lui ressemblait terriblement. Quoi de plus normal pour des jumelles monozygotes d'avoir le même visage, la même posture, le même sourire? Pourtant, cette situation était des plus troublantes parfois... surtout quand les deux doubles commencent à grandir. Sans cesse face à "eux-même", certains finissent par en perdre le sens commun, tentant par tous les moyens de se démarquer, de devenir l'être unique que personne ne pourrait copier. Pour la Rimoise, cette sorte de folie, quoiqu'attenuée, c'était exprimée par une forte jalousie envers son aînée.
Finalemment, à cause de ce sentiment ridicule, elle avait raté des moments précieux... c'était bien fait pour elle.

A nouveau, la première année de Miatre parla, annonçant qu'elles allaient bientôt commencer, lui demandant simplement de lui laisser le temps de lire le début de la partition , sans doute afin de pouvoir en saisir toute l'harmonie et voir les éventuelles difficultés. Puis ses doigts se mirent à parcourir les nombreuses touches immaculées de l'imposant piano, laissant sonner dans le silence de la pièce des notes toutes plus belles les unes que les autres, formant la mélodie justement interprêtée qui changea soudain de ton, devenant plus entraînante, compensant largement l'absence des autres instruments. Malgré ce changement, la brunette ne s'en retrouvait pas déstabilisée pour autant, elle parvenait sans mal à se repérer pour ses départs et ses respirations. Après tout, cette chanson, elle l'avait dans la tête depuis toujours, elle l'entendait depuis le berceau alors ce n'était pas un changement de ton qui allait lui poser problème. Au contraire même, elle trouvait que ça donnait au morceau un tout autre style, une autre sensibilité.

Visiblement convaincue par ses essais, la jeune Kimiko hocha la tète avant de tourner son minois blanc vers son aînée à laquelle elle intima qu'elle pouvait commencer quand elle le souhaitait, ponctuant sa proposition d'un amical "Hika-chan" qui traça sur les lèvres de l'interessée un large sourire. Acquiesçant d'un signe de la tète, Hikari s'éclaircit la voix en toussotant avant de respirer un grand coup: elle était tendue. Jamais encore elle n'avait eu le courage de chanter seule devant quelqu'un, si ce n'est ses parents et sa soeur. Oh bien sûr, elle avait fait parti d'une chorale mais ce n'était pas vraiment la même histoire: dans un groupe, une fausse note s'entend à peine, au contraire d'un solo:

"-Bien, sourit-elle, je suis prête. Tu peux y aller, Kimi-chan."

Laissant tomber sur ses iris bleus ses paupières de chair, se concentrant sur les notes qu'elle entendait et qui de nouveau s'envolaient dans la salle de musique, la troisième année sentit son coeur s'affoler dans sa poitrine. Pourtant, cette sensation de trac n'était pas aussi désagréable qu'elle aurait pu le croire, elle était au contraire plutôt motivante, elle la poussait à prêter encore plus attention à tous ce qu'elle pouvait entendre. Elle avait l'impression que le son du piano l'enveloppait toute entière, qu'il n'y avait plus que ça que ses oreilles pouvaient percevoir, juste ses notes pleines de sensibilité que Kimiko produisait avec habileté et une grande finesse.

Puis la voix d'Hikari, doucement, vint se joindre à la mélodie, se mélant aux notes du piano avec timidité tout d'abord, avec plus d'assurance ensuite, s'exprimant dans un français plus que correct, n'ayant aucun mal à prononcer les mots. Après tout, elle était aussi française et avait appris la langue comme tout enfant de double nationalité, normal qu'elle s'en sorte sans avoir à forcer. Tout en chantant cet hymne, la noiraude avait l'étrange sensation que son âme s'était envolée, délivrée de son enveloppe corporelle, pour retourner se promener dans les montagnes de Midorigawa, flâner dans leurs forêts verdoyantes, épaisses et rescellant en leur sein d'innombrables mystères. L'odeur des végétaux luxuriants, l'humidité parfois présente après la rosée du matin, les bruits sauvages de ses contrées si éloignées d'Astrea, tout ça émoustillaient les sens d'Hikari qui, malgré que tout ne fut qu'une pure invention de son esprit, se sentit étrangement bien, ayant l'agréable impression d'être rentrée chez elle. Décidemment, elle ne se saurait jamais crû sujette à ce genre de mal du pays, elle ne pensait pas que son village lui manque autant. Deux ans déjà qu'elle n'était pas rentrée chez elle, depuis le Noël de sa première année en d'autres termes.

Puis peu à peu, les notes du piano se turent, laissant de nouveau un silence presque religieux s'installer dans la salle de musique. La brunette resta muette, craignant de rouvrir les yeux: si elle le faisait, toutes ces ilusions, cette impression d'être rentrée, tout allait disparaître n'est ce pas?! Et ça, elle ne le voulait pas! Encore un instant, juste un instant... aussi infime qu'il soit, juste ce dernier instant et ensuite elle se réveillerait, elle retrouverait la réalité, la salle de musique et Astrea, cet endroit où tout était rangé, règlé et calculé, où la liberté pure n'avait que rarement sa place:

"-Encore un instant..., se murmura-t-elle à elle même, juste un instant..."

Sans le réaliser, elle avait soupiré ses mots assez fort pour que Kimiko puisse les entendre. Sans doute devait-elle croire que la Rimoise s'adressait à elle? Peu importait à cette dernière qui, les mains resserées sur ses bras, inspirait une dernière fois l'imaginaire odeur des arbres, des troncs abimés par les aléas de la météo avant de rouvrir ses yeux brillants d'émotion, apaisée comme jamais. Si elle avait su, elle serait retournée à Midorigawa depuis longtemps pour se ressourcer et échapper à la nostalgie.
Adressant un grand sourire à sa cadette, essuyant avec la manche de son gilet ses yeux qu'elle trouvait humides, ne souhaitant pas montrer à quel point elle était heureuse, elle s'exclama d'un ton reconnaissant:

"-C'était vraiment très beau, Kimi-chan. Merci beaucoup... Tu joues vraiment bien! Depuis quand tu pratiques? "

Essayant de changer de sujet, ne souhaitant pas que son interlocutrice s'attarde sur ses états d'âme, elle s'avança jusqu'à la Miatroise pour poser sa main sur ses cheveux noirs tirés en une queue de cheval si parfaite qu'aucun coiffeur n'aurait à y redire, un large et admiratif sourire illuminant son visage blanc:

"-J'ai une bien talentueuse demoiselle pour cadette, j'avoue être honorée."

Ponctuant sa phrase par un petit rire amusé, elle retira sa main pour la joindre à l'autre, les enlaçant toutes deux avant de poser sur Kimiko un regard attendri: sa "cadette"? Pouvait-elle vraiment se permettre de l'appeler de la sorte, alors qu'elles n'étaient pas de la même école et ne se connaissaient même pas? Son bon sens lui disait que non, sa sensibilité lui criait que oui et Hikari, malgré elle, décidait de l'écouter au lieu de perdre son temps à trop raisonner.
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Mar 21 Jan - 0:49

Comme promis, Kimiko commença alors à jouer du piano, avant d'être accompagnée par Hikari au chant. La chose rendait le tout plutôt mélodieux et agréable à l'oreille, surtout que Kimiko comprenait bien les paroles que chantaient Hikari. Elle s'étonnait même de ne pas l'entendre avoir un accent plus prononcé que ça - même elle avait tendance à buter sur certains mots, sur certains sons qui ne sont pas habituels en japonais. Cela ne perturba pas pour autant Kimiko, qui continua à jouer l'air, sans la moindre hésitation, modifiant certains passages malgré tout pour mieux coller au rythme et au ton qu'imposait Hikari. Mais comme Kimiko ne suivait pas de façon précise la partition, elle continua à jouer un peu quand Hikari se tût - tant et si bien que finalement, la musique se prolongea légèrement dans le silence. Et, quand vint les notes finales, Kimiko se tourna alors vers Hikari, qui lui sourit et la remercia, avant de lui demander depuis combien de temps elle savait jouer du piano. Chose à quoi, évidemment, Kimiko répondit par un doux sourire.

"Ce n'est rien, Hika-chan, cela m'a fait plaisir que tu apprécies ce petit morceau. Tu chantes très bien toi aussi, et je suis même étonnée que tu prononces si bien le Français. C'est impressionnant."

Changeant légèrement de position en se tournant vraiment vers Hikari, Kimiko reprit sa réponse en souriant doucement à sa nouvelle amie.

"Si tu parles de quand j'ai commencé à apprendre à jouer du piano, c'était il y a 9 ans. Si tu parles du moment où j'ai commencé à vraiment savoir en jouer, cela doit plutôt en faire 8. Mais ce n'est pas des détails très importants, si?"

Et, à cet instant, Hikari s'approcha de Kimiko, lui posant doucement la main sur les cheveux, les lui caressant doucement dans un geste tendre, avant de retirer finalement sa main. Ce geste étonna quelque peu Kimiko, guère habituée à un tel contact physique - elle était plutôt habituée à une certaine distance respectueuse entre les personnes. Cela n'allait pas jusqu'à être désagréable, bien sûr, mais cela suffit à troubler légèrement Kimiko, la faisant s'empourprer très légèrement et faisant légèrement défaillir sa voix.

"Je... Pardon... Merci, Hika-chan, c'est très gentil de ta part."

Ne sachant que dire de plus, encore légèrement gênée par ce contact inattendue, Kimiko resta alors silencieuse. Aucune idée de reprise de conversation ne lui vint immédiatement en tête, chose rare chez elle - et un petit silence gêné fini par faire son apparition.
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Mar 21 Jan - 18:43

Les notes de musiques tuent, Kimiko se tourna vers son aînée pour lui apprendre que cela faisait neuf ans qu'elle pratiquait, précisant du moins que ça ne faisait que huit ans qu'elle jouait vraiment, en reconnaissant les notes. Elle conclut cet apport d'informations en demandant si il s'agissait là de détails très importants. Pour elle non mais pour Hikari, ces détails la confortaient dans son idée que cette petite Miatroise était talentueuse et pleine de ressources. Pour elle, qui ne savait que chanter à l'oreille, savoir lire des partitions lui semblait chose fascinante! Aussi, elle avait fait part de son avis à la demoiselle, lui avouant qu'elle était ravie d'avoir une si talentueuse cadette, ce qui eut pour effet de teindre les joues blanches de la concernée en un rouge comparable à celui des coquelicots. Ou était-ce son geste, un peu déplacé aux yeux de la société japonaise, qui la faisait rougir de la sorte? La brunette avait cette fâcheuse habitude de ne pas respecter les codes japonais pour privilégier les français, que lui avait appris sa mère, aussi elle avait fréquemment ce genre de gestes sans arrières pensées à l'égard des gens qu'elle appréciait. A Rim, ce genre de comportement ne posait guère de problème, bien au contraire mais pour une demoiselle de Miatre, qui a toujours vécu dans le plus pur respect des traditions, ça devait être un peu bouleversant.

Puis Kimiko la remercia en balbutiant pour les mots qu'elle avait eu auparavant envers elle, ce qui fit sourire la noiraude qui hocha la tète pour lui faire comprendre qu'elle n'avait pas à la remercier et que ce compliment était amplement mérité. Puis s'asseyant à même le sol, veillant à s'asseoir de telle manière que sa jupe ne laisse pas entrevoir ses dessous, elle lui dit d'une voix douce:

"-Ne me remercie pas pour si peu, je ne fais que te dire ce que je penses."

Lui adressant un sourire aussi lumineux que son prénom, une remarque de la Miatroise lui revint soudain à l'esprit: elle avait été étonnée qu'Hikari prononce si bien le français. Le fait de parler couramment cette langue si compliquée à prononcer ou à écrire quant à la richesse de ses expressions et la difficulté de sa grammaire, était chose incroyable à Astrea, malgré que les trois écoles enseignent le français à leurs élèves: en général, les dernières années sortaient diplômées avec un petit mais bon niveau en français alors qu'une troisième année les surpassent de bien loin avait toujours fait la surprise générale. Eh oui, ce n'est pas souvent qu'une demoiselle moitié japonaise, moitié française passe sa scolarité dans les murs d'une école d'Astrea, la grande majorité des demoiselles étaient japonaises. Rares sont celles qui sont étrangères, le campus n'était pas le plus réputé de l'archipel et donc peu connu au delà des frontières nippones.

"-Pour le fait que je parle correctement français, dit-elle en riant, ça n'a rien d'extraordinaire. Ma mère était française et je l'ai toujours entendu parler cette langue à la maison...je l'ai apprise tout naturellement."

Fixant avec intensité Kimiko, elle renchérit :

"- Tu pensais que j'étais 100% japonaise Kimi-chan? Avec des yeux bleus océans comme les miens?"

Elle avait dit ça sans méchanceté aucune, d'un ton calme et joyeux,souhaitant détendre sa cadette qu'elle trouvait un peu tendue suite au geste et paroles qu'elle avait eu envers elle. Aussi, tentant de rattraper sa maladresse, la noiraude s'exclama de nouveau en riant:

"-Enfin, il n'y a guère qu'en français que je brille...le reste, c'est pas ça! Surtout l'anglais! Je déteste cette langue ! -soupirant en pensant aux interminables cours d'anglais, elle continua- au fait, si tu veux que je t'aides pour tes devoirs de français, n'hésites pas à me demander d'accord?"

Ponctuant sa proposition par un large sourire, Hikari s'étira de tout son long en gémissant: elle trouvait normal d'offrir ainsi son aide à une de ses nombreuses "petites soeurs", même si elle n'était pas dans son école. Car après tout, Astrea s'était toujours vanté de mettre en avant l'idée que toutes les étudiantes étaient des soeurs, non pas liées par le sang mais par l'affection et, entre soeurs, on s'aide. Du moins, c'est ce qu'Hikari avait toujours entendu de la bouche de ses parents. Et ce n'était pas deux uniformes différents qui allaient la freiner et l'empêcher d'offrir son aide à une si gentille demoiselle.
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Jeu 23 Jan - 16:47

Si kimiko s'était sentie gênée, Hikari eu la délicatesse de ne pas insister dessus, prouvant ainsi, sans nulle doute, une bonne éducation de sa part, ou, du moins, une certaine délicatesse. Tant et si bien que Kimiko finit par réussir à reprendre ses esprits pour répondre à sa nouvelle amie. Son geste n'était pas SI grave - mais cela avait suffit à la troubler, chose que Kimiko ne s'expliquait pas - et n'avait pas envie de chercher une explication.

Quand Hikari lui expliqua les raisons de son si bon "parler français" et lui proposa de l'aider dans ses cours, Kimiko se mit à lui sourire gentillement à nouveau. Car si, bien sûr, l'accent parfait de son amie prouvait une parfaite maîtrise de cette langue étrangère ô combien difficile, on ne pouvait pas non plus dire que Kimiko avait des difficultés à s'exprimer elle-même en français. Bien au contraire, même, elle s'était, là aussi, distinguée dans sa classe pour sa connaissance courante de cette langue - parmi d'autres. Aussi est-ce dans un français impeccable - mais légèrement plus accentué que la normale - que Kimiko répondit à son amie.


"Nous pourrions réviser et discuter ensemble en français si tu le désires, alors, Hika-chan. Cela serait agréable et nous permettrait de garder un bon niveau en cette belle langue."

Reprenant alors la parole en japonais, Kimiko sourit à nouveau à Hikari, sans la moindre hésitation.

"Et si tu veux, nous pouvons réviser ensemble pour toutes les autres matières, aussi, dont l'anglais. Cela ne me dérange aucunement, bien au contraire."

Bien sûr, il était, de fait, probable que le rapport de subordination entre Kimiko et Hikari serait à priori légèrement inversé dans le cadre des révisions - mais Kimiko ne voulait ni le souligner ou le prétendre, ni se regorger d'être très douée en cours. Elle a simplement eu la chance d'avoir une éducation très poussée et une curiosité intellectuelle très développée, lui offrant un panel de connaissance nettement plus large que la normale pour son âge, et elle n'avait donc aucune raison de déconsidérer Hikari si à l'occasion c'était Kimiko qui lui apprenait certaines choses.
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Jeu 23 Jan - 20:55

Un sourire toujours aussi lumineux que son prénom tracé sur son visage blanc, Hikari entendit soudain sa cadette répondre dans un très bon français, quoiqu'un peu faussé par sa prononciation un peu faussée par son accent japonais, à son invitation en lui proposant de discuter plus souvent dans la langue de Molière. Ainsi, elles pourraient garder un bon niveau et ce serait sans doute bien plus agréable qu'apprendre avec des livres. Du moins, c'est toujours ainsi que la noiraude avait procédé pour apprendre: elle avait horreur de tout engloutir et de tout recracher sur sa copie, bêtement, sans comprendre ce qu'elle apprenait. Au contraire, elle privilégiait les groupes de discussions avec ses amies pour diverses matières telles que l'anglais, le français, la philosophie et même les sciences. Et grâce à cette méthode, ses résultats s'étaient nettement améliorés. Aussi, la demoiselle acquiesça en souriant:

"-Très bien Kimi-chan, répondit-elle dans sa langue maternelle, eh bien je discuterai avec plaisir avec toi. Et ainsi, je t'aiderai à corriger ton accent."

Ensuite Kimiko lui proposa de réviser ensembles les autres matières, anglais compris. La Rimoise sursauta face à cette proposition: elle était plutôt étonnée que sa cadette lui fasse cette offre, elle ne s'y attendait pas vraiment. De nombreuses élèves se seraient indignées face à cette inversion du rapport de subordination, sans doute auraient-elles aussi sec refusé l'offre en faisant remarquer à la petite Miatroise son impolitesse pourtant la troisième année, bien loin de porter une grande importance à toute cette hiérarchisation, voyait dans l'invitation de Kimiko bien plus une opportunité qu'une façon de l'humilier. En effet, elle ne refuserait pas l'aide de quelqu'un, si ça pouvait lui permettre de progresser dans les matières dans lesquelles elle reconnaissait humblement avoir du mal. Il n'y avait aucune honte à ne pas briller dans une matière: chacun était différent, c'est bien pour cela que vivre en communauté était si intéressant et divertissant.

"-Quelle excellente idée, se réjouit Hikari en se redressant d'un bond pour se retrouver à la hauteur de son interlocutrice, je serais ravie de faire des sessions de révisions avec toi. Surtout pour les examens trimestriels! Je suis toujours plus motivée quand je révise avec d'autres que lorsque je suis seule."

Elle allait enchaîner en lui proposant de se retrouver dans la bibliothèque commune aux trois écoles pour leurs futures révisions lorsque la porte de la salle de musique, à nouveau, s'ouvrit en grinçant, laissant entrer une des soeurs chargées de la surveillance des dortoirs et du respect du couvre-feu. La voyant ainsi pénétrer dans la pièce, Hikari se releva calmement en souriant, la saluant poliment tandis que la religieuse lui demandait avec douceur de bien vouloir quitter les lieux, l'heure tardive n'étant pas favorable au bruit,quand bien même fut-il beau. Acquiesçant en souriant, l'aînée promit de laisser la salle afin de ne pas empêcher ses camarades de chambrées de dormir ou de réviser au calme et de retourner dans sa chambre très vite afin de ne s'attirer aucun ennuis. La surveillante acquiesça en la remerciant puis se retira en souhaitant une bonne soirée aux deux élèves. L'une d'elles, la Rimoise, se mit à soupirer: quel dommage de devoir écourter cette si agréable soirée. Kimiko était vraiment de très bonne compagnie et ça embêtait vraiment Hikari de déjà se séparer d'elle. Soudain une idée lui vint à l'esprit: c'était interdit par le règlement mais si elles ne se faisaient pas prendre, qui le saurait?

"-Dis, Kimi-chan, si on faisait une tea party? Ce serait bête de déjà se quitter et j'aimerais te faire goûter quelques friandises envoyées par mes parents. Ca te dis?"

Un doigt devant ses lèvres pour intimer à son amie de ne pas trop hausser le ton, de sorte à ce que la soeur ne les entendent pas comploter, la noiraude l'avait invitée d'une voix douce mais assez basse, un grand sourire aux lèvres, espérant de tout coeur que sa cadette de Miatre accepterait sa soudaine proposition. Elle semblait plutôt respectueuse des règles instaurées à Astrea, sans doute n'oserait-elle pas braver les interdits pour une fille qu'elle ne connaissait que depuis une heure seulement. Mais quelque chose avait pousser la Rimoise à la convier à cette petite fête totalement improvisée dont elles seraient les protagonistes, sans doute son soudain intérêt pour sa cadette qui l'intriguait. Elle avait envie de la connaître plus, de savoir pourquoi elle était là, entre les murs de la résidence Strawberry. N'est ce pas normal de désirer acquérir diverses informations quand on est amie avec quelqu'un?
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MessageSujet: Re: Tenshi no Uta [PV Kimiko] Mar 28 Jan - 0:34

L'arrivée de la bonne sœur, que Kimiko reconnu aussitôt pour être celle qui l'avait accueillie au moment de son arrivée en ces lieux, interrompit la conversation des deux jeunes filles. Elle appréciait beaucoup cette surveillante-là, car, contrairement à certaines autres, elle se montrait plutôt tolérante, et même plutôt ouverte à la discussion. Elle avait d'ailleurs eu l'occasion de discuter plusieurs fois longuement en sa compagnie, car elle avait eu l'occasion de connaître sa tante et sa mère à l'époque du pensionnat de celles-ci. Oh, bien sûr, elle ne lui avait pas appris grand chose d'inédit, mais cela lui avait fait plaisir d'avoir des informations sur ce qu'elles étaient devenues. Elle lui avait parlé que Kimiko ressemblait beaucoup à sa mère dans sa jeunesse, quoiqu'elle était manifestement plus sage. Elle avait à demi-mot avouée que la mère de Kimiko avait fait les 400 coups, ce qui n'étonnait pas Kimiko. En effet, sa mère lui avait toujours enseignée qu'il fallait parfois savoir dépasser certaines limites et certaines règles quand ce dépassement valait le coup, et que personne ne mourrait de recevoir une punition le cas échéant. Qu'il fallait non pas voir la vie comme un ensemble de règle figé à respecter, mais comme des valeurs et des principes qui nous forgeait le caractère. Kimiko aimait beaucoup les idées de sa mère.

C'est pourquoi, quand Hikari lui proposa avec un sourire en coin de continuer la conversation dans sa propre chambre au mépris du couvre-feu, Kimiko hésita un petit instant. Certes, c'était violer une règle, mais elle avait aussi envie de mieux connaître Hikari. Et puis elle avait déjà fait tout ses devoirs, et elle n'avait pas envie de se retrouver à nouveau toute seule dans sa propre chambre, à se demander toute la nuit si elle n'avait pas fait le mauvais choix. C'est pourquoi Kimiko finit par prendre sa décision.


"D'accord Hika-chan. Mais pas trop tard, et il faudra ne pas faire trop de bruit, d'accord? Je ne voudrai pas que l'on réveille les autres pensionnaires, et il faut que l'on soit toutes les deux en forme demain matin."

Ce sur quoi, sans hésiter plus, elle rassembla les affaires présentes dans la salle et suivit Hikari jusque dans sa chambre.
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