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Au bord du lac gelé...[PV Yuuki]

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Jeu 26 Déc - 21:51

Samedi était à nouveau de retour, comme chaque semaine, permettant à toutes les demoiselles d'Astrea d'enfin sortit leur nez de leurs livres et cours pour profiter du campus qui, malgré son paysage devenu hivernal, restait des plus agréables pour se promener ou se retrouver un peu au calme. C'est dans cette idée qu'Hikari était sortie de la résidence Strawberry, cherchant la tranquillité après cette longue semaine chargée en leçon, contrôles et devoirs, souhaitant s'adonner à l'une de ses nombreuses passions: le dessin. S'avançant calmement sur les petits chemins de terre proprement balisés et sillonnant à travers la dense et épaisse forêt qui recouvrait toute la colline d'Astrea, cherchant du regard un endroit sympathique à dessiner, la Rimoise était ravie de cette sortie, premièrement car elle allait pouvoir goûté à cette solitude qu'elle affectionnait tant parfois, mais aussi parce que son corps, contrairement au début de la semaine, ne lui faisait plus mal du tout. Visiblement, les blessures et nombreux bleus qu'elle avait récolté suite à son passage à tabac la semaine dernière, lorsqu'elle s'était rendue à Spica en compagnie de Yuuki Akoma, n'étaient que superficiels. Yuuki... depuis cet incident, depuis qu'elle l'avait quitté à l'infirmerie de Spica, elle ne l'avait plus croisé ni au réfectoire, ni aux dortoirs. Raccompagnée par l'infirmière jusqu'à Le Rim, la brunette n'avait pas eu l'occasion de saluer la Spicoise, qui avait dû se rendre en urgence dans le bureau de la directrice afin d'expliquer la situation, tout comme Hikari qui avait dû passer par le bureau du chef d'établissement de l'école cadette afin d'expliquer toute l'histoire. Heureusement, aucun conflit n'avait éclaté entre les deux écoles, au grand soulagement de la japonaise qui ne souhaitait pas créer de tensions inter-écoles.

Soupirant en repensant à la cavalière avec laquelle elle avait passée la matinée durant le dernier jour de repos, la noiraude sentit son coeur se serrer, déçue de n'avoir pas pu la voir depuis. Bien sûr, même si elle l'avait vu, elle ne se serait échangé que quelques mots, quelques politesses toutes plus banales les unes que les autres, pourtant cela l'aurait remplit de joie. Hélas, cela ne s'était pas fait. Serrant contre sa poitrine son large carnet de croquis et sa boite de crayons et de fusains, comme pour calmer les palpitations désordonnées de son coeur, Hikari remarqua soudain que ses pas l'avaient guidée jusqu'au lac d'Astrea, réputé pour être beau de tout temps, à toutes les saisons. En été, le bleu cristallin de l'eau contrastait joliment avec le vert émeraude des arbres, au printemps avec le rose des cerisiers en fleurs, en automne avec le rouge flamboyant des érables japonais tandis qu'en hiver, l'eau du lac gelait, reflétant à sa surface le ciel, qui était souvent d'un bleu froid ou blanc. C'était le cas aujourd'hui, l'eau immobile était recouverte d'une mince couche de glace qui craquerait surement si quelqu'un tentait de marcher dessus, mais qui renvoyait aussi bien qu'un miroir le ciel bleuté, tacheté de nuages grisâtres. Ce paysage paisible, immobile, intemporel, conquis Hikari qui décida que le lac serait le sujet de son dessin.
S'asseyant sur l'herbe froide, calant son dos contre le tronc rugueux d'un des nombreux arbres entourant la grande étendue d'eau, la jeune fille s'installa correctement, son grand cahier de Canson dans une main, son porte-mine dans la gauche, et commença à faire valser sa mine sur le papier à grains, traçant avec une dextérité rare les premiers traits qui composerait son croquis, délimitant les différents plans avant de passer à la couleur.

Une fois son esquisse finie et convaincante aux yeux de l'artiste, la demoiselle en uniforme marin se saisit de ses fusains de couleur, posant les aplats sans trop forcer, tentant de reproduire sur le papier les couleurs légères que lui renvoyait le paysage si paisible. Personne ne venait ici pendant l'hiver, les jeunes filles préféraient rester au chaud dans le salon de la résidence Strawberry ou aller étudier à la bibliothèque. Rares étaient celles qui sortaient dans le froid, leur uniformes aux jupes courtes ne leur permettant pas de supporter le climat hivernale. Pourtant, la matinée était douce, même agréable...
S'étirant de tout son long en gémissant, la Rimoise fixa un instant le ciel: elle avait du mal à se concentrer sur ce qu'elle faisait depuis une semaine, quelque chose occupait toutes ses pensées. Quelque chose ou plutôt quelqu'un: Yuuki. Même maintenant, elle souhaitait que la Spicoise de cinquième année soit avec elle, sans comprendre pourquoi elle avait tant besoin de cette demoiselle auprès d'elle. Elle ne ressentait pas un tel besoin avec ses amies de Le Rim...pourquoi alors? Tombait-elle amoureuse? Non, impossible! Pas si vite!
Secouant la tête pour se vider de toutes ses pensées qui obscurcissait son jugement, Hikari reprit son dessin un instant avant de relâcher son crayon qui roula sur ses cuisses avant de finir sa course dans l'herbe. Amoureuse? Elle qui s'était promis de n'avoir aucune relation pendant ses études? Elle qui avait peur de revivre un autre échec amoureux? Vraiment?

Se relevant, posant avec soins ses crayons et son carnet de croquis, la Rimoise aux cheveux noirs s'avança vers le lac, les yeux rivés sur la surface gelée puis s'accroupit pour pouvoir le caresser du bout des doigts. La sensation de froid n'était pas aussi désagréable que ça... Elle tapa du poing sur la mince paroi de glace qui se fendit alors dans un craquèlement, laissant couler un mince filet d'eau:

"-Si seulement,soupira Hikari, mes doutes pouvaient se briser aussi facilement que cette glace..."

Elle allait à nouveau poser sa main sur la glace lorsqu'elle entendit des pas étouffés dans l'herbe derrière elle, ce qui la fit se redresser et se retourner vivement pour voir qui s'approchait. Depuis son agression, la jeune fille était devenue méfiante, en particulier envers les étudiantes de St Spica. Restant immobile, les yeux rivés sur l'endroit d'où provenait les pas, elle fut surprise de voir qui se tenait à quelques pas d'elle:

"-Oh...c'est toi... "

Ce fut les seuls mots qu'elle parvint à articuler, son coeur battant à tout rompre, comme si il désirait s'extraire de sa cage thoracique.
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Jeu 26 Déc - 23:16



Au Bord du Lac gelé

La semaine avait été terriblement longue pour la demoiselle aux cheveux bleus. On lui avait demandé une centaine de fois comment elle s’était fait mal à la cheville puisque voir une telle idole avec des béquilles n’était pas quotidien. Mais comme quoi, même les « stars » n’étaient pas immunisées. Pour Yuuki cette pensée était ironique puisqu’elle ne se sentait évidemment pas comme telle, loin de là. Elle avait à chaque fois dit la même chose : la vérité. Le pied dans l’étrier, le bruit venant de l’arbre et Cherkane qui s’emballait. Elle donnait à chaque fois l’innocence à son cheval, il était jeune et encore fougueux et la peur n’était pas quelque chose que l’on pouvait facilement maîtriser.

Ce qu’elle ne disait pas ensuite, c’était la merveilleuse rencontre qu’elle avait faîtes. Depuis sept longs jours, elle trônait dans son esprit. Hikari, la petite lumière qui avait bien faillit s’éteindre à cause de stupides demoiselles de Spica qui étaient aujourd’hui fortement réprimandées. Pour éviter un débat de toute l’école, la directrice avait choisie en accord avec  Yuuki de ne pas les virer, en revanche elles devaient se trouver dans leurs chambres en dehors des heures de cours, et manger à des heures décalées des autres, faire la vaisselle et aider à servir les plateaux.

Pour Yuuki, c’était une mince punition, mais elle n’en demandait pas plus simplement parce que la vengeance n’avait jamais fait partie de ses principes. Pourtant pour cette fois-ci elle aurai aimé voir plus de dureté dans le jugement, mais ce n’était pas digne d’elle de vouloir encore plus enfoncer les autres. Ces filles avaient compris l’erreur et ne la commettrait plus. Yuuki se devait d’être libre dans ses relations. En y repensant la demoiselle serra les poings, il est vrai qu’elle se sentait encore coupable des blessures de la belle troisième année qui se situait à Rim. Deux écoles séparées par bien des principes, mais c’était ainsi. Et rien qu’imaginer son visage redonnait la vitalité à la demoiselle aux cheveux bleus.

Bien sûr, la semaine avait été compliquée. Même si Yuuki ne pouvait monter à cheval durant sa convalescence, elle venait voir son beau aux yeux bleus tous les jours, et tenait à voir comment s’en occupait les cavalières à qui elle avait confié sa bête de concours. Deux amies en qui elle avait énormément confiance, elle tenait même à le brosser et à le seller elle-même pour garder ce contact et cette importance. Monter était une chose, avoir un lien indestructible en était une autre, et doucement, lentement, elle commençait à ressentir chez lui des airs de Diablo, son ancien cheval disparut suite au concours… Euthanasié sur place alors qu’elle était dans le coma.

Il n’y avait pas que l’équitation, il y avait aussi les contrôles, les leçons, les cours et les interminables questions sur les quelques rumeurs l’ayant vue avec la troisième année de Rim. Elle répondit qu’elle était une amie, et parfois s’énervant à peine, disait qu’elle avait le droit d’avoir des relations amicales avec d’autres écoles et que le but de Spica n’était pas d’écraser les autres. Elle avait ainsi donnée plusieurs leçons de vies à quelques jeunes filles trop immatures.

A présent, elle voulait être seule pour déjeuner, en cette belle matinée, ce beau Samedi. Elle avait été voir Cherkane, et lui donna son jour de repos, elle l’avait donc lâché dans la carrière s’assurant de ne gêner personne. Son cheval blanc et noir aurai très bien pu sauter au dessus des barrières mais il n’était pas stupide au point de le faire. Il s’était simplement défoulé avec toute sa grâce, offrant un spectacle de luxe à sa cavalière qui marchait à présent sans béquilles, elle sentait sa cheville fragilisée et c’est pourquoi elle marchait énormément, c’était une sorte de rééducation.

Par la suite, elle était passé au self pour prendre ce don elle avait besoin pour déjeuner. Elle voulait à présent un endroit calme, et comme sa cheville demandait à être consolidée, elle se décida à marcher un peu dans la forêt, elle trouverai bien un endroit qui l’inspirai en ce frais matin hivernal.

Elle marcha sans se retourner, son panier à la main contenant la nourriture qu’elle avait prit au self sans la manger et s’arrêta nette en voyant une silhouette au loin. Un calepin à la main elle dessinait le magnifique paysage qu’offrait le lac gelé en cette saison. Soudainement, le cœur de Yuuki s’accéléra, bombant dans sa poitrine comme s’il cherchait à sortir de celle-ci, elle fut surprise mais dans le bon sens.

Sa lumière était là et elle semblait aller mieux, celle qui avait hanté ses pensées durant une semaine sans qu’elle ne puisse aller lui parler. Elle la fixa un long instant sans se lasser, la laissant finir son dessin et toucher l’eau du lac du bout des doigts. Finalement n’y tenant plus, elle s’avança d’une démarche un peu mal cadencée à cause de sa cheville. Elle s’arrêta, quand Hikari se retourna, un simple ‘o h…c’est toi… » qui semblait bien plus surprit que déçue.

Son regard se posa avec tendresse sur celui de Hikari, une semaine qui lui parue une éternité qu’elle attendait de la revoir. Et voilà qu’elles étaient seules toutes les deux face à ce lac gelé, c’était féérique.  La magie de Noël existait-elle vraiment ? La demoiselle de Spica se posa délicatement à ses côtés, choisissant l’endroit idéal pour ne pas trop salir son uniforme, en essayant d’être le plus proche d’elle, son panier à ses cotés, elle finit par prendre parole :

•  Ma petite lumière semble avoir retrouvé son incroyable luminosité ….

Dit-elle en posant sa main sur sa joue… La joue délicate de Hikari Amasuka. Celle qu’elle avait peut-être secrètement rêvée de caresser dans ses rêves. Elle ne comprenait pas pourquoi elle tenait tant à la revoir… Mais  c’était important pour elle de le faire, c’était devenu vital, comme si chaque jour sans son regard n’était que plus triste. Comme si le fait d’avoir toute la classe autour d’elle à lui parler ne la laissait que plus vide.

Au fond d’elle-même, Yuuki ne voulait pas encore s’avouer que peut-être cette fille lui plaisait. Mais elle savait que quelque chose d’étrange était en train de se développer entre elles, il suffisait de voir le regard de Hikari sur le sien et inversement.  Elle continua en gardant sa main sur sa joue et dit :

• J’ai espéré te revoir cette semaine, malheureusement je n’ai pas pu… Alors je me suis longuement demandé si cette charmante Hikari Amasuka allait mieux… Ca m’as rendue anxieuse je t’avoue… Je suis ravie de te voir ainsi…

Elle finit par enlever sa main de sa joue à contrecœur pour sortir un croissant de son panier, elle le coupa en deux et lui tendit la moitié comme lors de ce petit repas improvisé le jour de leur rencontre, il y a une semaine. Elle sourit en croquant dans sa propre part, et la quitta pour poser son regard sur cette étendue d’eau glacée.

• Je t’ai vu dessiner… Je ne voulais pas t’interrompre alors… J’ai constaté de loin que le dessin était incroyablement beau… Tu as un vrai don, mais je savais bien que tu étais exceptionnelle

Elle se tourna de nouveau vers elle, la nature était belle mais elle la trouvait fade à côté de la pureté d’Hikari. C’était étrange, comme elle représentait tout ce qu’il pouvait y avoir de beau dans un être humain, l’innocence, la beauté, la chaleur qui réchauffe le cœur… Son regard disait clairement au sien qu’elle lui avait manqué, mais était-ce réciproque ?




Dernière édition par Yuuki Akoma le Ven 27 Déc - 13:45, édité 1 fois
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Ven 27 Déc - 1:09

Alors qu'elle pensait justement à elle, Hikari remarqua avec stupeur mais aussi une grande joie que Yuuki se tenait non loin d'elle, élégante et vraiment belle dans son uniforme d'un blanc aussi pur que la neige, bordé de galons doré. Une vague de bonheur se déferla dans le corps entier de la Rimoise qui adressa un large sourire en disant long sur sa joie de voir son aînée après cette longue semaine de séparation, qui lui avait paru une éternité. La Spicoise s'avança jusqu'à elle, un tendre sourire aux lèvres, un sourire que la brunette avait vu et revu tant de fois dans son esprit, avait tant de fois rêvé de revoir durant ces derniers jours, avant de s'asseoir à ses côtés, faisant attention à ne pas salir ses vêtements mais aussi à être la plus proche de la troisième année qui se rapprocha un peu. Elle sentit soudain sur sa joue le doigt tiède de son aînée, qui remarquait qu'elle avait retrouvé toutes ses forces, la surnommant affectueusement "ma petite lumière", et rougit sous la caresse, profitant de cette marque d'affection qui lui avait tant manqué.
Quand était-elle devenue accro à ce genre de gestes? La japonaise se le demandait, surprise de se découvrir aussi friande du contact physique. Elle n'avait jamais été dégoûtée par les étreintes de ses amies de Rim, ni par les caresses attentionnées de ses parents mais elle ne ressentait pas ce contact comme vital. Au contraire, les gestes pleins de tendresse et d'attention de Yuuki était pour elle les plus beaux et les plus agréables, il lui était même arrivée de s'empourprer de plaisir rien qu'en y pensant. A nouveau, la mélodieuse et douce voix de la cavalière de Spica se fit entendre: cette dernière avouait avoir souhaité revoir sa cadette durant la semaine sans pouvoir hélas le faire, et qu'elle s'était anxieusement demandé si la petite Rimoise allait mieux ou non. Elle conclut en lui intimant qu'elle était ravie de la voir dans cet état. Cette intention toucha son interlocutrice qui lui sourit, reconnaissante de s'être ainsi inquiété pour sa santé, et surtout malgré elle ravie d'avoir ainsi occupé les pensées de cette demoiselle qui avait tant habitée les siennes.

Elle s'apprêtait à la remercier pour sa gentillesse, la rassurer en lui disant que désormais, elle pouvait sans mal se tenir debout sans éprouver une quelconque douleur lorsqu'elle sentit la main de Yuuki se retirer de sa pommette, à son grand regret, pour plonger dans le panier qu'elle avait apporté avec elle pour en sortir un croissant. Le coupant en deux parts égales, comme lors de ce petit déjeuner qu'elles avaient partagé le jour de leur rencontre, elle lui tendit la sienne, qu'Hikari saisit comme si il avait s'agit d'un précieux diamant, avec délicatesse et précaution, avant de lui faire remarquer qu'elle avait un vrai don pour le dessin, ajoutant qu'elle avait deviné qu'elle était quelqu'un d'exceptionnel. La Rimoise rougit sous le compliment, estimant malgré tout qu'elle ne le méritait pas: à ses yeux, ses dessins étaient loin d'être réussis, ils étaient même ratés pour la plupart. Elle ne se trouvait aucun talent pour le dessin contrairement aux élèves du club d'art de Miatre dont elle avait un jour vu les oeuvres: ces filles là avaient un fascinant coup de crayon! A côté des leurs, ses croquis faisaient pâle figure et manquaient cruellement d'âme...Oui, voilà ce qu'il manquait pour que ses créations trouvent grâce à ses yeux: un peu d'âme, il fallait qu'elle offre à chacun de ses croquis un peu de ses sentiments, un peu d'elle, qu'elle tisse une véritable relation avec le papier, les crayons qu'elle utilisait.

Plongeant son regard azurs dans les tout aussi bleus yeux de son interlocutrice, Hikari perçu en ses prunelles quelque chose qui lui fit comprendre qu'elle lui avait manqué, ce qui eut pour effet d'agrandir un peu plus le sourire éclairant son visage tandis qu'elle fixait son aînée, scrutant chaque trait, chaque grains de peau, chaque mèche de ses longs cheveux argentés: Yuuki était si belle, si élégante...l'artiste la trouvait irrésistiblement attirante, elle lui semblait incarner toute la beauté et la chaleur que peut cacher le monde en son sein.
Sentant le rouge lui monter aux joues à force de regarder cette demoiselle qui prenait désormais tant de place dans son esprit comme dans son coeur, la troisième année mordit avec appétit dans la viennoiserie qu'on venait de lui offrir, savourant chaque bouchée, aimant particulièrement les aliments occidentaux, toujours si riches et goûteux, loin de l'amertume des gâteaux et confiseries japonais. La Spicoise ressemblait à ses gâteaux européens..contrairement à ses camarades qui étaient sèches et désagréables, elle était toujours chaleureuse et douce, c'était surement pour cela qu'elle avait autant de succès:

"-Merci pour le croissant, dit-elle d'une voix chaleureuse, il est délicieux. Quant à mon don pour le dessin...eh bien, il n'est pas si exceptionnel que ça...en vérité, je me trouve plutôt médiocre. Il n'y a guère qu'en couture que je puisse me défendre..."

Ponctuant sa phrase par un petit rire, la Rimoise plongea à nouveau ses yeux dans ceux de Yuuki, happée par l'océan qui ondulait dans ses iris avant de lui avouer:

"-Moi aussi, j'ai espéré te voir durant cette longue semaine...j'ai même crû que tu m'évitais, à force de ne pas te croiser à la résidence Strawberry..."

Vers la fin de la semaine, Hikari devait bien avouer que cette idée lui avait traversé l'esprit tant elle désespérait de ne pas voir la cavalière de Spica, malgré qu'elle se fut rendue dans tous les endroits communs aux trois écoles. Maintenant qu'elle y repensait, elle avait honte de s'être convaincue d'une telle chose: après tout, son amie n'avait aucune raison de la fuir ainsi. Baissant la tète, les yeux rivés sur ses genoux qu'elle tenait serrés contre sa peu développée poitrine, la noiraude murmura si bas que seule elle et son auditrice pouvaient entendre ses quelques mots:

"-Tu m'as terriblement manquée...Yuuki-chan..."

Joignant les gestes aux paroles, la troisième année posa sa main sur celle de son aînée, enlaçant ses doigts fins et blancs dans les siens, heureuse d'être à nouveau auprès d'elle, de pouvoir entendre sa voix et sentir la chaleur que dégageait son corps, si agréable et si apaisante, faisant battre à tout rompre le palpitant de la brunette qui s'interrogea; Que lui arrivait-il? Pourquoi était-elle dans un tel état? Et quel était ce sentiment naissant au fin fond de sa poitrine?
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Ven 27 Déc - 13:44



Au Bord du Lac gelé

Yuuki ne put s’empêcher de remarquer que les joues de sa lumière avaient rosies au moment même ou elle lui avait tendue le croissant. Etait-elle heureuse ou simplement gênée d’être seule avec elle ? Yuuki espérait qu’elle ne pensait pas ce genre de choses, de ne pas avoir le droit d’être avec une « telle personne » comme elle avait encore pu l’entendre dans les couloirs. Foutaises. Hikari avait tellement plus de mérites qu’elle… La troisième année accepta la moitié du croissant que la cavalière souhaitait partager avec elle. Elle sembla en savourer la texture avec beaucoup de délicatesse ce qui provoqua chez la demoiselle aux cheveux bleus un sourire encore plus élargi qu’auparavant. C’était un sourire sincère, parce qu’elle ne se rendait pas compte qu’elle souriait autant, et c’était ça l’important.
D’une voix chaleureuse et douce, sa lumière la remercia pour le croissant disant qu’il était délicieux avant de parler de son don pour le dessin ce qui fit froncer les sourcils de la cavalière. Elle se sous-estimait. Yuuki avait bien vu ce coup de crayon incroyable, cette main délicate qui glissait sur le papier comme une vague sur son océan. C’était beau, talentueux, et ça méritait tout le respect du monde.

• Ne dis pas de bêtises, j’ai bien vu tes gestes et la douceur de tes couleurs… J’ai trouvé ce dessin magnifique !

Dit-elle avec la plus grande sincérité du monde, et la lueur dans son regard pouvait en témoigner. Finalement, Hikari lui avoua qu’elle croyait qu’elle l’évitait à force de ne pas la croiser à la résidence Strawberry. Cette nouvelle serra le cœur de la cavalière qui se mordit la lèvre, elle s’en voulait de n’avoir pas pu aller la voir. Elle y avait pensé, mais pas un seul temps à elle, toujours entourée par des groupies, prise par des examens, ou par le besoin naturel d’aller voir Cherkane et de s’en occuper car c’était son cheval et qu’elle y prenait plaisir. Elle baissa les yeux,.

Elle était prête à s’excuser quand soudainement elle entendit dans un murmure qu’elle lui avait terriblement manqué. C’était comme si ce besoin de la voir était devenue vitale, Yuuki le ressentit ainsi et en resta surprise. La troisième année prit l’initiative d’aller poser sa main sur la siennes alors que ses doigts vinrent câliner les siens dans une douce union de leur phalanges.

Le cœur de Yuuki s’accéléra pour palpiter un instant, ce moment ne l’avait-elle pas dans son inconscient imaginé plus d’une fois en espérant qu’il allait se produire ? C’était comme un rêve, sa lumière et elle se tenait la main devant ce lac gelé par la froideur de l’hiver qui lui donnait une beauté et une brillance rare. Tout était propice à un beau moment. Finalement, Yuuki rompit le silence avant de dire :

• Je n’ai pas essayé de te fuir… Au contraire je t’ai cherché encore et encore quand le temps me le permettait…

Elle redressa les yeux et sa main libre alla se placer sous son menton pour le redresser, elle lui sourit avec la plus grande tendresse du monde alors que son regard dansait avec le sien sans se perdre un seul instant, ses deux pupilles étaient tellement captivantes qu’elle en aurai fait le sujet d’un poème. Son pouce lié à sa main se décala pour caresser avec tendresse le dos de celle-ci. Elle reposa son autre main pour se maintenir correctement assise avant de sourire davantage :

• Toi aussi tu m’as manqué, Hikari-chan….

Personne à l’horizon, que elles devant cette nature infinie. Elle se rapprocha un peu, alors que sa main porta la sienne jusqu’à ses lèvres ou elle déposa un baiser à l’endroit ou plus tôt son pouce avait promis des caresses. Finalement de la manière la plus naturelle du monde elle croqua dans son croissant comme si les gestes et les paroles qu’elle venait de faire et dire étaient parfaitement naturelles, peut-être parce que au fond c’était le cas. Elle fixa le lac qui avait un peu la même couleur glacée que ses cheveux, avant de dire :

• Si tu veux me trouver, je suis souvent au centre équestre… Je t’attendrai si tu me le demandes… J’ai eu une semaine très chargée et j’ai espéré te voir, j’avais le cœur serré et je pensais que tu préférais peut-être que les choses soient ainsi suite à… Cette agression. Ca me rassure que tu veuilles encore me voir…

L’émotion se lisait dans sa voix et dans son regard, elle ne pouvait cacher qu’elle était heureuse de cette nouvelle. Elle tourna de nouveau son visage vers le sien, contente de pouvoir l’observer sans personne pour commenter, juste elles, et ce lac gelé pour témoins. Finalement, elle dénoua son foulard bleu glacé de son cou et lui tendit :

• Comme ça, si je te manque tu sauras que je suis toujours là

Elle lui fit un clin d’œil espérant qu’elle allait accepter ce cadeau qu’elle avait pensé à lui remettre en remerciement de la dernière fois.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Ven 27 Déc - 15:58

Resserrant avec douceur ses doigts gelés dans la main si chaude et douce de Yuuki, Hikari posa ses yeux bleus sur le lac gelé, scintillant sous les timides rayons de l'astre solaire, profitant de ce moment qu'elle avait tant attendu,, sentant son coeur devenir petit à petit brûlant, aussi brûlant qu'il avait été froid durant ses derniers jours. Il palpitait si fort dans sa poitrine et, contrairement à la veille ou l'avant veille, ces battements irréguliers étaient vraiment agréables.Plus rien n'importait à la Rimoise, tout ce qu'elle voulait désormais, c'est que le temps se stoppe pour que ses retrouvailles tant attendue durent aussi longtemps qu'elles le décident, aussi longtemps qu'elles le jugeraient nécessaire. Mais bon sang, pourquoi souhaitait-elle cela? Pourquoi son palpitant, d'habitude si calme, s'enjouait de la sorte rien que la présence de la Spicoise? La brunette soupira: elle était vraiment ridicule d'ainsi réagir, de se laisser aller à l'excitation comme une enfant devant ses cadeaux de noël.

La voix de Yuuki la sortit de ses pensées, la rappelant à la réalité: celle ci lui avouait qu'elle n'avait pas pensé à fuir et qu'elle l'avait cherchée lorsque son emploi du temps le lui permettait. Son interlocutrice acquiesça, sachant pertinemment que son aînée n'avait aucune raison de la fuir, ayant honte d'avoir pensé une telle chose avant de plonger ses yeux dans les saphirs qui composaient ceux de la Spicoise, qui caressait avec douceur la main qu'elle serrait. Ces yeux...Hikari aurait pu les dessiner mille fois sans jamais s'en lasser, elle pourrait sans aucun problème s'y noyer tant ils étaient beaux, brillants d'intelligence mais aussi d'une infinie tendresse lorsqu'elle regardait "sa petite lumière".Finalement, la demoiselle en uniforme blanc avoua qu'elle avait elle aussi éprouvé un certain manque en l'absence de la brunette qui sourit, heureuse de ne pas se savoir la seule à avoir attendue leurs retrouvailles, qui sentit soudain les lèvres d'une douceur agréable de la cinquième année couvrir d'un baiser le dos de sa main auquel elle offrait des caresses auparavant à l'aide de son pouce.
D'un seul coup, sans prévenir et pour toute réponse à ce baiser, les joues blanches de la troisième année s'empourprèrent,non pas de gêne mais de surprise puis de plaisir, un plaisir qu'elle tentait de cacher au plus profond de son être sans vraiment y parvenir. Mais voulait-elle vraiment le faire taire, ce naissant sentiment qui réchauffait toute son âme? Sa raison lui hurlait qu'elle ne devait pas y succomber...mais son coeur? Ne lui disait-il pas le contraire en battant la chamade? Ne la poussait-il pas à être honnête avec elle même?
Mordant dans sa moitié de croissant, tentant de se délivrer de toutes ses questions, Hikari laissa à nouveau la saveur sucrée du petit pain conquérir toute sa bouche puis son ventre vide, écoutant en même temps Yuuki qui avait de nouveau pris la parole, lui indiquant qu'elle était très souvent au centre équestre de Spica et qu'elle l'y attendrait si elle lui demandait. Mais oui,la Rimoise était bête de ne pas y avoir pensé: son aînée devait sans doute aller s'occuper de Cherkane, à défaut de pouvoir le monter.Elle aurait dû aller là bas plutôt que faire le tour des dortoirs, ses recherches auraient bien plus portés leurs fruits.
Puis la demoiselle aux cheveux blancs comme de la neige continua, avouant qu'elle avait eu le coeur serré en pensant que, peut être, la troisième année ne désirait plus la voir après l'agression dont elle avait été victime et qu'elle était rassurée de voir qu'il n'en était rien. La brunette en uniforme marin l'écouta sans rien dire,attristée que Yuuki ait pu penser un seul instant qu'elle ne voulait plus la voir suite au malheureux incident mais ne lui en tint pas en rigueur en constatant à quel point elle était heureuse de réaliser de s'être trompée. Puis à nouveau elle tourna son visage blanc vers Hikari qui lui adressa un lumineux sourire, ravie de voir que malgré ce qu'il s'était passé la semaine passée n'avait en rien changer leur si forte amitié.

Les iris de la demoiselle de Le Rim se posèrent ensuite sur l'objet que lui tendait la Spicoise: un foulard d'un bleu glacé magnifique, comparable au bleu que l'on pouvait parfois voir avant l'aurore, douce et profonde. La jeune fille lança un regard interrogateur à son amie, ne comprenant pas ce que ce geste pouvait bien signifier et lorsqu'elle compris que ce tissu était un cadeau que lui offrait Yuuki, afin de lui prouver qu'elle serait toujours là, son coeur rata un battement. Le prenant délicatement, touchée par ce geste jusqu'aux larmes qu'elle contint pourtant, les laissant se déferler dans tout son être, Hikari serra le présent contre sa poitrine, inspirant lentement l'odeur qu'il dégageait et qui ravissait ses narines : plus qu'un cadeau comme on en offre parfois à ses amies, celui ci avait quelque chose de spécial aux yeux de l'artiste , il était comme une promesse de jours meilleurs, loin de toute tristesse:

"-Merci, articula-t-elle d'une voix tremblante d'émotion, merci mille fois Yuuki-chan... ça me touche vraiment..."

Sans demander une quelconque autorisation, laissant de côté les distances imposées par la société nippone qu'on lui avait toujours ordonné de respecter, la demoiselle se jeta au cou de son aînée, répétant avec toujours autant de sincérité ses remerciements avant de se retirer lentement, plongeant dans les yeux de son interlocutrice un regard plein de reconnaissance avant de lui adresser un large sourire:

"-Maintenant, remarqua-t-elle d'une voix enjouée, c'est à mon tour..."

Saisissant du bout des doigts les deux longs rubans de satins rose pastel qui ornaient aujourd'hui les deux petites tresses dans ses cheveux noirs, elle les dénoua délicatement avant de saisir calmement la main de Yuuki dans laquelle elle les y déposa:

"-Si un jour, tu te sens seule ou que je te manque, ses rubans te rappelleront que je suis auprès de toi, même si ce n'est que par la pensée."

Relâchant doucement sa main, Hikari reposa ses yeux sur le foulard bleu nuit qu'elle venait d'accepter et, saisissant une de ses deux tresses, elle le noua habilement à sa naissance, veillant à faire un noeud assez gros et propre. Elle n'avait pas l'habitude de se coiffer avec ce genre de tissu, préférant nettement plus les rubans dont le satin était souple et facile à manier pourtant, elle parvint sans mal à un résultat concluant:

"-Qu'en penses tu, me va-t-il bien?, demanda-t-elle d'une voix trahissant sa joie , je te promets d'en prendre très grand soin! Et si un jour je me sens trop seule ou triste, je viendrais trouver du réconfort auprès de Cherkane..."

Elle marqua une pause, un petit sourire amusé aux lèvres avant de conclure, ponctuant sa phrase par un petit rire:

"-...Et bien sûr auprès de ma Yuuki-chan adorée!"
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Ven 27 Déc - 21:54



Au Bord du Lac gelé

Ce simple geste de lui donner son foulard bleu provoqua chez Hikari une remontée d’émotions. Elle semblait étrangement  très heureuse, la cavalière en fut même… Surprise. Elle ne le montra pas sur son visage mais elle aurai juré que si elle ne s’était pas retenue la troisième année aurai sûrement versée quelques larmes.  Sa voix tremblait d’émotions alors qu’elle la remerciait.

Le cœur de Yuuki cherchait à sortir de sa poitrine à bondir autant, c’était certains ! Elle montrait un certains calme mais pour autant au fond d’elle-même c’était une vraie fête d’émotions dans sa tête. Son cœur manqua d’exploser lorsque la troisième année rompit les barrières que les académies et les années de différences créées pour se jeter dans les bras de Yuuki.

Elle écarquilla les yeux,  cet enivrant parfum qui montait à ses narines… C’était celui de Hikari. Elle sentait tellement bon… C’était une vraie source de vitalité que de respirer cette odeur. Elle sourit et lui caressa les cheveux y trouvant un réconfort incroyable. Hikari ne cessait de la remercier alors que Yuuki finit par murmurer :

• Ne me remercie pas ça me fait énormément plaisir de te l’offrir, j’y pensai depuis le début de la semaine…

Puis la demoiselle se détacha, ce qui créa chez Yuuki un certains inconfort. Elle était tellement bien dans ses bras qu’elle sentit son cœur battre plus lentement en se détachant, comme si  elle était déçue.  Mais pas pour longtemps, en effet Hikari lui affirma qu’à présent c’était à son tour de lui offrir quelque chose, la cavalière tira un regard curieux en la voyant détacher deux magnifiques rubans de satin roses…. Non elle n’allait quand même pas lui donner ces précieux Rubans ?

Comme une enfant qui venait d’ouvrir un véritable cadeau de noel dont elle avait envie depuis un moment, Yuuki fixa les bandeaux. A son tour elle se sentit étrange… Elle avait des dizaines d’admiratrices, et avait déjà reçu des cadeaux. Elle les avaient acceptés par politesse mais ça ne lui faisait ni chaud ni froid… Et là c’était une véritable vague d’émotion qui traversait son être.

Hikari saisit sa main, heureusement d’ailleurs parce que Yuuki se montrait incapable de bouger tant elle se sentait étrange, les deux rubans de satin glissèrent sur sa paume, alors qu’Hikari affirma que si un jour elle se sentait seule et qu’elle lui manquait, elle saura qu’Hikari est auprès d’elle. C’était les mêmes promesses qu’ellle lui avait faîte. Elle sourit tendrement :

• Ils sont magnifiques Hikari… Tu ne devrais pas je… Merci beaucoup !  Ils me porteront chance pour les concours équestres !

Par la suite la troisième année utilisa le foulard pour en faire une attache pour ses cheveux. Pourquoi pas ?  Hikari semblait pouvoir faire de ce foulard le plus magnifique des rubans, il s’alliait bien à ses yeux, elle avait vraiment choisit le bon.  Hikari lui promit d’en prendre soin ,elle semblait le chérir énormément, et disant pouvoir trouver du réconfort auprès de Cherkane. Elle marqua une pause alors que Yuuki prit une mine faussement déçue, avant d’ajouter qu’elle prendrai aussi réconfort auprès de « sa » Yuuki-chan adorée.

Yuuki n’avait jamais aimé qu’on parle d’elle comme si elle appartenait à quelqu’un . Jamais jusqu’à aujourd’hui, elle s’était surprise à sourire à sa remarque. Ca semblait lui plaire qu’elle la considère comme ‘sa Yuuki’, pourtant elle était d’un naturel indomptable. Elle ressemblait un peu à cette Amane dont n lui avait plusieurs fois parlé. Cette cavalière qui était tombée en amour avec une certaine… Hikari. Sauf que celle de l’histoire avait les cheveux blonds et les yeux bleus, c’était beau et étrangement elle… Pensait ne pas être loin de cette vérité bien qu’elle ne le reconnaissait pas pour le moment.

• Tu es magnifique ainsi, Hikari-chan… Je suis jalouse, pleines de filles vont vouloir te faire des avances, et je ne partage pas  ma lumière !

Elle lui fit un clin d’œil avant de réfléchir, avec un des rubans de satin rose elle attacha ses cheveux dans une élégante queue de cheval haute en le faisant avec beaucoup de délicatesses dans un flot qui retombait en cascade avec ses cheveux bleus. Quant à l’autre elle tendit son poignet droit à Hikari :

• Tu veux bien me faire un joli bracelet improvisé avec l’autre ruban ? J’ai envie de le porter à mon poignet, je suis sûre de ne pas le perdre ainsi… Parce que je m’en voudrai beaucoup !

Elle lui afficha un tendre sourire en la laissant faire, touchée par ce geste.  Finalement elle laissa sa main glisser sur la joue de Hikari en lui remettant une mèche en place. Elle allait lui parler de nouveau quand elle entendit du bruit au loin, elle se tourna et vit deux demoiselles de quatrième année à Spica qui les fixaient d’un air accusateur. L’une faisait de l’équitation et n’hésita pas à s’approcher gratifiant son visage d’un air mesquin :

• Alors les rumeurs étaient bien vraies, une élève aussi prestigieuse que Yuuki Akoma qui s’est éprise d’une… Troisième année de Rim !

Par reflexe Yuuki s’était un peu avancée pour se mettre devant Hikari au cas où. Depuis la dernière fois elle souhaitait la protéger. Elle finit par dire sur son éternel ton calme :

• Et toi, t’es-tu éprise de la haine ou de la jalousie pour intervenir ainsi ?

Elle planta son regard dans celui de la fille, il était redevenu froid et piquant. Comment cette cavalière de quatrième année osait-elle interrompre ce moment si doux en compagnie de Hikari ?  La demoiselle parut choquée d’une telle onde haineuse de la part de la splendide mademoiselle Akoma. S’était-elle trahie en réagissant ainsi ? Non car elle avait toujours son éternelle froideur qui la rendait impénétrable… Ou presque. Puisque dans toute cette histoire elle ne pensait qu’à mademoiselle Amakusa.  

• Tchh, comme s’il était possible d’être jalouse d’une troisième année.

Elle s’éloigna vexée vers les filles alors que Yuuki se tourna vers elle, une fois de plus les filles de Spica avaient étaient méprisables, elle espérait qu’elles n’allaient pas revenir à la charge.

• Je suis navrée Hikari, mais je me moque de ce que peuvent bien penser ces demoiselles, je suis bien avec toi !

Elle l’acclama d’un sourire chaleureux avant de se coucher complètement dans l’herbe, ses cheveux entourant son visage en cascade elle fixa le ciel et Hikari se demandant comment elle prenait tout ça et ce qu’elle pensait actuellement.


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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Ven 27 Déc - 23:27

Le cadeau qu'elle venait de lui offrir semblait provoquer en Yuuki une immense joie, ce qui eu pour effet de rendre Hikari étrangement ravie: elle était heureuse d'avoir pu offrir un peu d'elle au travers de ses rubans, qu'elle avait l'habitude de changer tous les jour, comme pour montrer que chaque jour était pour elle différent du précédent et du suivant. La remerciant, la gratifiant d'un tendre sourire, lui promettant de prendre soin de ses longs morceaux de satin rose, elle ajouta qu'ils lui porteraient surement chance lors de ses concours équestres. La Rimoise sourit, espérant elle aussi et de tout son coeur que ses ornements puissent apporter toute la chance qu'elle souhaitait à la cinquième année puis se recoiffa, nouant le foulard bleu glacé que son amie venait de lui offrir dans ses longs cheveux noirs, qui faisaient ressortir la teinte du tissu. Demandant son avis à son interlocutrice, elle ajouta que si elle se sentait seule ou mal, elle viendrait trouver du réconfort auprès de Cherkane et de "sa" Yuuki. Ce n'était certes pas très poli, voir quelque peu cavalier d'ainsi s'approprier une personne sans lui demander son avis, la troisième année n'avait pas du tout réfléchi en disant cela et après coup, elle réalisait que cette remarque pouvait déranger son amie, qui pourtant ne sembla aucunement vexée ou indignée, affichant sur son beau visage blanc un sourire illuminant ce minois si souvent sérieux ou à l'air grave.
La Spicoise s'exclama alors que sa petite cadette était magnifique avant d'avouer qu'elle était jalouse en pensant que de nombreuses demoiselles viendraient lui faire des avances, et qu'elle refusait de partager "sa petite lumière". Comme à chaque fois, Hikari rougit sous le surnom, aimant particulièrement que la cavalière la nomme de la sorte: elle avait ainsi l'impression d'être plus intime avec elle, et cette idée de proximité n'était pas pour lui déplaire. Le fait que Yuuki ne puisse pas accepter que d'autres filles lui fassent leurs déclarations touchait aussi la Rimoise, qui ressentait exactement les même sentiments qu'elle à ce propos: elle non plus ne supporterait pas l'idée que la cinquième année soit la cible de plusieurs étudiantes folles d'amour, cette idée la rendait infiniment triste mais aussi...jalouse? Vraiment?

Fixant sans battre un seul cil son amie aux longs cheveux blancs, elle la vit soudain remonter sa chevelure immaculée pour l'attacher en une queue de cheval parfaite, si parfaite qu'aucun professionnel n'aurait trouvé à y redire, la nouant à l'aide d'un des rubans qu'Hikari venait de lui offrir. Lui tendant son poignet droit, elle lui demanda d'improviser un bracelet avec l'autre ruban, lui avouant qu'ainsi, elle ne le perdrait pas et qu'elle éprouvait bien des remords si cela arrivait. La Rimoise acquiesça en souriant, se saisit du ruban et le serra avec douceur autour du fin poignet de son aînée en uniforme blanc, veillant à ne pas le serrer trop fort et lorsqu'elle eut fini, assez satisfaite du rendu, la brunette sentit soudain la main de la Spicoise glisser sa joue chaude et toute rouge, provoquant en elle un véritable sentiment de bien-être.
Une voix la fit soudain sortir de son idylle, une voix qu'elle ne connaissait pas, narquoise, qui s'adressait à Yuuki, s'exclamant presque fièrement que les rumeurs étaient donc vraies. Les rumeurs? Quelles rumeurs? Visiblement, celles comme quoi la célèbre Akoma Yuuki se serait éprise d'une troisième année de Le Rim. Entendant cela, Hikari sentit son coeur rater un battement: mais quel genre de médisances se promenaient dans la résidence Strawberry? C'était faux, elles n'étaient pas ensembles! Yuuki ne s'était pas éprise d'elle!

Hikari aurait voulu crier cela haut et fort afin de dissiper tout malentendus, ne souhaitant pas mettre son amie dans l'embarras quand elle entendit celle ci répliquer avec calme, demandant à son interlocutrice si elle n'était pas par hasard jalouse des faveurs qu'elle accordait à la demoiselle de Le Rim. La concernée paru soudain choquée, reculant d'un pas, avant de répliquer que jamais elle ne pourrait être jalouse d'une cadette. Cette fille était vraiment dédaigneuse envers les plus jeunes, la brunette en fut dégoûtée: avait-elle oublier qu'elle aussi, elle avait été en troisième année, comme toutes les demoiselles aînées? Décidément, plus elle les côtoyait, plus elle réalisait que les élèves de Spica que tant de demoiselles des autres écoles adulaient étaient loin d'être des modèles de bienséance et d'élégance. Yuuki devait bien être une exception, une des rares exceptions qui confirmait la règle.
Enfin les gêneuses se retirèrent, vexées de n'avoir pu perturber plus longtemps l'entrevue des deux amies tandis que la cinquième année aux cheveux d'argent s'exclamait, un large sourire aux lèvres, qu'elle se fichait de ce que pouvaient penser les autres, déclarant qu'elle était très bien avec l'artiste aux yeux bleus, qui fut ravie de l'entendre. Celle ci, s'approchant de son aînée désormais couchée sur le sol humide, plaça son visage au dessus du sien, un lumineux rictus affiché sur ses lèvres:

"-Moi aussi, je suis bien avec toi..., avoua-t-elle dans un murmure, tellement bien que ça m'effraie..."

Son regard fit miroiter un instant sa crainte d'être tombée amoureuse de Yuuki, cette crainte qui l'avait tant torturé durant les derniers jours qui s'étaient écoulés. Elle avait peur...peur de s'être à nouveau laisser happer par ce sentiment qu'elle craignait tant depuis sa mésaventure avec son amie d'enfance, peur d'à nouveau briser une amitié précieuse à cause d'une attirance trop forte. Affichant sur son visage blanc un air préoccupé et mélancolique, la Rimoise demanda à son aînée, désireuse d'entendre la réponse de cette dernière:

"-Dis moi Yuuki-chan...si je venais à t'aimer et à me déclarer...est-ce que...tu voudrais ne plus jamais me revoir? Comment est ce que tu réagirais en apprenant que ta chère cadette n'est rien d'autre qu'une gamine stupide qui s'est amourachée de l'idole de tous sans mesurer les conséquences d'un tel amour?"

Ses yeux s'étaient égarés dans ceux de son interlocutrice qui lui renvoyaient l'image de son visage sérieux, incroyablement sérieux, dénué de tout sourire. Elle venait d'une traite d'exprimer ce qui la tracassait et maintenant, elle devait bien avouer qu'elle craignait la réponse de son auditrice aux cheveux blancs.
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Sam 28 Déc - 22:23



Au Bord du Lac gelé


Dissiper le malentendu ? C’était impossible à présent. Car plus elle tenterai de se justifier plus elle aurai l’air suspecte. Il fallait autant répondre la question par une autre question à la demoiselle qui osai interrompre un si doux moment, ce que fit la cinquième année avec beaucoup de r répartie d’ailleurs. Ce que pense les autres, elle avait apprit à s’en moquer. Le seul soucis ce n’était pas elle, ni même Hikari mais la réaction excessive de certaines demoiselles envers sa lumière. Elle avait fait des cauchemars de cette journée, si elle était arrivée trop tard ? Hikari serai peut-être dans le coma, ou morte ?! Elle ne pouvait pas se pardonner ça. Qu’on ai pu abimer un si joli petit corps, une si jolie petite fée… Ca lui était insupportable d’y penser.

Elle oublia ses pensées obscures pour se perdre de nouveau dans son regard, la voilà apaisée. Cette fille avait un pouvoir immense sur l’esprit de Yuuki qui n’avait pas sentit une telle douceur depuis ces soirées ou elle allait chercher le souffle de Diablo pour la rassurer quand des larmes coulaient. La cinquième année n’était pas si forte, elle cachait sa peine mais n’arrivait pas la combattre. Cette blessure était encore ouverte dans son âme, elle avait retiré le couteau mais pas recousue la plaie. Elle se demandait si faire son deuil ce n’était pas l’oublier… Et elle ne voulait pas oublier. Elle voulait garder cette plaie ouverte, c’était étrange…

Finalement, les demoiselles partirent pour les laisser de nouveau en paix. Est-ce que le regard de Yuuki avait été assez expressif pour faire comprendre qu’elles la gênée ouvertement ? Elle se voyait déjà arriver à l’écurie et se faire remonter les bretelles parce qu’elle « trainait avec une Rim plus jeune qu’elle » et que « l’école de l’élégance ne pouvait pas accepter une telle union ». Tch, stupide, elle faisait ce qu’elle voulait après tout.

Yuuki repartie dans une colère intérieure, c’était de plus en plus commun depuis quelques temps, et une fois de plus un seul regard vers Hikar i réussit à apaiser le tsunami dans son âme, comme un océan en pleine tempête qui devenait aussi stable qu’un lac gelé. Enfin calme, elle lui offrit le fait qu’elle se sentait bien avec elle, peut importe ce que les autres pouvaient en dire. Un magnifique sourire illumina sa lumière pendant que Yuuki se couchait complétement sur le sol.

C’était comme dans les films d’amour un peu trop arrosés de fleurs bleues, Hikari pencha son regard sur le sien, les cheveux d’ébènes de la demoiselle s’étendirent sur ceux de la cavalière. Joli contraste entre la nuit et la neige, le ying et le yang… Ce qui semblait les séparer les rassemblaient à présent. La cinquième année de Spica écouta la lumière, comme si elle était persuadée qu’elle avait quelque chose d’important à lui dire. Une fois de plus, elle ne s’était pas trompée.

Hikari lui avoua être également bien en sa compagnie, la Spicoise le savait et ça ne l’étonna pas, c’est plutôt la suite qui réveilla en elle des émotions intenses qui firent que son cœur se mit à battre la chamade. Effrayée ? Effrayée de quoi ? D’être bien avec Yuuki ? L’espace d’un instant la cinquième année eu peur qu’elle ne la quitte et s’en aille pour ça, qu’elle ne l’abandonne. Elle ferma les yeux pour se reprendre, non pas Hikari… Ce n’était pas possible.

Et elle était loin du compte, puisque son regard se plantant dans le sien avec écoute, elle la laissa poser son désir sur ses paroles. La question était étrange, elle parlait de se déclarer, de l’aimer… En lui demandant si pour ça Yuuki ne voudrait plus la revoir, se sous estimant en mettant en avant une stupidité qui n’existait pas au cœur de la cavalière.

Hikari semblait sérieuse, tellement sérieuse que ces dernières paroles sonnaient presque comme un « je te désire plus que tout » mais la Spicoise ne voulait pas s’emballer de suite. Ca ne faisait qu’une semaine qu’elles se connaissaient… Mais elle s’avoua que cette relation était… Très étrange. Très intense et très fusionnelle, c’était comme si elle la connaissait depuis des années.

Son cœur manquant un bon sur deux, voyant le sérieux de la troisième année elle laissa une main caresser son visage, rester humble et douce, ne pas l’effrayer… ne pas la perdre… Prendre son temps… Toutes ces choses se mélangeaient dans son esprit.

Finalement la demoiselle aux cheveux bleus afficha un sourire simple et doux, sa main vint se poser sur la joue de sa cadette qu’elle caressa avec la plus grande douceur qui lui était permise d’avoir, autour d’elles plus rien n’existait que leurs regards qui se mêlaient dans une danse endiablée, elle finit par dire :

• Ce serai stupide de ma part de ne plus vouloir voir la petite lumière qui éclaire mon chemin …

Elle continua de laisser son pouce parcourir sa joue, elle était pensive. Yuuki n’était pas dupe, en lui demandant une telle chose elle savait qu’Hikari avait sûrement un faible très prononcé pour elle, sans quoi elle ne se serai jamais permit de poser cette question, et elle voulait la rassurer là-dessus.

• Si tu acceptes qu’une écorchée vive aie envie d’en savoir plus sur ta magnifique personne Hikari … Alors je suis prête à voir jusqu’où le destin est capable de nous mener…

Elle avait dit cela avec beaucoup de douceur et d’assurance. Il est vrai qu’elle ignorait encore beaucoup de choses de Hikari car ça ne faisait qu’une semaine qu’elles se connaissaient. Elle avait envie d’être sûre, mais elle ne refusait pas cet avant goût d’une déclaration. Elle retira sa main avant de dire en laissant ses yeux se fermer :

• Je ne t’abandonnerai jamais Hikari, pas maintenant que mon chemin a croisé le tient, peu importe la manière dont ça se finira…

Comme d’habitude, la Spicoise se montrait très sincère et en même temps très en retenue. Elle aurai pu lui dire qu’elle avait une terrible attirance pour elle et foncer dans le tas, mais elle voulait prendre son temps, être sûre, ne pas la blesser et découvrir tout d’elle… Sa petite lumière, pour autant elle ne voulait pas laisser quelqu’un d’autre prendre sa place de petite amie, et en y pensant son cœur se serra…. Mais non si elle lui avait dit ces choses ce n’était pas pour abandonner maintenant. Elle finit par dire en affichant un sourire conquis sur ses lèvres :

• Tu n’es pas stupide Hikari… Au contraire… Merci de me donner cette chance !

Conclut-elle en respirant une grande bouffée d’air, à présent elle savait qu’une histoire magnifique pouvait se construire avec cette extraordinaire personne qu’était mademoiselle Amakusa.

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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Dim 29 Déc - 0:55

Ses yeux bleus plongés dans ceux de son interlocutrice, retenant son souffle, effrayée par sa future réponse, Hikari restait là, immobile, son visage à une vingtaine de centimètres de celui de son aînée qui afficha soudain sur son minois blanc un sourire doux, tendre avant de lui avouer qu'elle serait bien stupide de ne plus vouloir de "sa petite lumière" dans sa vie. Ces mots, bien que simples mais d'une infinie sincérité, firent l'effet d'une bombe dans l'esprit de la brunette qui retint un soupir de soulagement. Qu'elle était rassurée de savoir qu'elle ne serait pas de nouveau laissée en arrière, abandonnée parce qu'elle n'éprouvait pas les sentiments adéquats, parce que tout évoluait dans le mauvais sens. Cette réponse lui convenait, elle n'en demandait pas plus. Savoir que Yuuki ne la rejetterait pas, qu'importe comment leur relation évoluerait, était pour la Rimoise une joie immense, indescriptible. Tandis que sa main vint avec douceur combler de caresses sa joue rouge de plaisir, la cinquième année en uniforme blanc continua, déclarant qu'elle était prête à connaître un peu plus la chaleureuse artiste de Rim mais aussi à voir jusqu'où le destin les mènerait toutes deux.

La brunette acquiesça d'un discret signe de la tète, n'osant pas interrompre son interlocutrice dont elle partageait l'avis: elle aussi, elle désirait connaître un peu plus sa camarade afin de se rapprocher d'avantage d'elle et peut être... de l'aimer plus qu'elle ne l'aimait actuellement. Maintenant, elle ne doutait plus: elle était bel et bien tombée amoureuse de Yuuki, elle se sentait irrésistiblement attirée par elle depuis leur première rencontre, depuis qu'elle l'avait aperçu en ce matin brumeux où elle n'avait qu'une envie, c'était pleurer. Ce sentiment naissant qui l'avait tant effrayée auparavant, ce qu'elle refusait d'admettre, lui apparaissait désormais comme une évidence.
La main qui caressait sa joue se retira pour retomber auprès de sa propriétaire, qui fit tomber sur les saphirs de ses yeux ses paupières de chair avant d'assurer d'une voix sincère et assurée, cette assurance qui la caractérisait si bien, que jamais elle ne l'abandonnerait, pas maintenant que leurs chemins de vie s'étaient croisés, comme deux fleuves peuvent parfois se croiser avant de déboucher dans la mer. Durant un moment, ses fleuves partagent leurs eaux, un court instant certes mais assez pour mieux se connaître, se distinguer, tout comme Hikari et Yuuki s'étaient rencontrées, connues, découvertes. La nature était vraiment une représentation parfaite de la vie des hommes au fond.
Sortant de ses pensées, tentant de reprendre part à la réalité, se convainquant que tout ce qui se passait n'était pas un rêve, contrairement à tous ceux qu'elle avait fait ses dernières nuits, la Rimoise entendit son aînée la contredire quant à sa prétendue stupidité avant de la remercier de lui offrir la chance de pouvoir, peut-être, approfondir leur relation et voir comment le destin pourrait bien la faire évoluer.

Pourquoi la remerciait-elle? Il n'y avait aucune raison... C'était plutôt à Hikari de la remercier d'être toujours auprès d'elle, de ne pas la rejeter malgré les sentiments qu'elle éprouvait à son égard et qui, sans doute, étaient à sens unique. Yuuki était vraiment extraordinaire, elle était animée par une sagesse et une bonté sans limites...La Rimoise commençait à comprendre vraiment pourquoi elle était si populaire à Spica et même auprès de certaines demoiselles de Le Rim et Miatre.
Se redressant lentement afin de retrouver une position convenable et moins à même aux quiprocos, la cadette hocha calmement la tête, un doux sourire illuminant son visage autrefois si grave et tiraillé par la peur avant de murmurer:

"-Tu n'as pas à me remercier Yuuki-chan...ce serait plutôt à moi de te dire merci pour la gentillesse dont tu fais toujours preuve envers moi..."

Se relevant, la demoiselle en uniforme marin s'étira de tout son long, gémissant de plaisir en sentant ses muscles se détendre puis, plongeant son regard dans l'azur du ciel, elle sourit avant de demander d'une voix enjouée à sa camarade:

"-Au fait, ça vient de me revenir mais, tu vas au bal de Noël organisé par les trois écoles?" Se tournant vers elle, elle lui adressa un grand sourire"J'imagine que bien des filles t'ont demandé de les y accompagner, j'ai tort?"

Elle rit malgré elle, bien que l'idée de voir Yuuki accompagnée d'une autre demoiselle lui déplaise fortement. Elle devait bien se l'avouer, le simple fait de voir son amie aux longs cheveux d'eau en compagnie d'une Spicoise à ce bal lui couperait toute envie d'y aller, bien que personne ne lui ai encore proposer de s'y rendre avec elle. Oh bien sûr, ses camarades de classe lui avaient proposé mais elle avait refusé leur offre, point parce qu'elle ne pouvait les supporter...mais parce que déjà avait fleuri en elle l'envie de passer cette soirée de trêve entre les trois écoles avec l'étudiante en cinquième année:

"-Je crois que j'irai y faire un tour, s'exclama-t-elle en regardant vaguement ,par dessus son épaule,la surface gelée, mais pas très longtemps, surtout si je suis toute seule."

Elle sursauta en entendant ses mots sortirent de sa bouche pour ensuite ressentir en elle une profonde gène: pourquoi avait-elle dit une telle chose? A l'entendre, elle suppliait presque Yuuki de l'inviter à cette soirée qu'elle avait tant attendu depuis un bon mois. Pourtant, ce n'était pas son intention, elle ne voulait surtout pas forcer son aînée à céder à ce que la brunette considérait comme un caprice de sa part.
Elle se composa malgré son trouble un visage radieux, espérant secrètement que la cavalière aux cheveux blancs lui répondrait qu'elle n'était pas prise durant cette nuit magique qu'était celle de Noël...
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Dim 29 Déc - 14:45



Au Bord du Lac gelé

Le cœur apaisé comme il ne l’avait pas été depuis un bon moment, un sourire vint caresser les lèvres de la cavalière. Elle était bien… De savoir qu’en ce bas monde il était encore possible pour elle de trouver le bonheur. Plus elle pensait à Hikari, et plus elle savait qu’au fond d’elle-même elle ne considérait pas cette demoiselle comme toutes les autres qui avaient pu lui faire des avances depuis son arrivée.

En effet et malgré elle, Yuuki était considérée comme une idole, une star à qui l’on doit le respect, que l’on cri hystériquement dès qu’on la voit, ou que au contraire on se tapit dans l’ombre en s’abaissant et en la gratifiant d’un « Sempai ». Pourquoi ? Elle ne savait que trop bien la réponse à sa question. Parce qu’elle était grande, belle au x yeux de certains même si de son point de vue elle n’était que banale, peut-être était-ce ces cheveux si ciel qui rappelaient une certaine Shizuma ? Ou son côté cavalière indomptable pour cette Amane. D’ailleurs on lui avait raconté que cette dernière était aussi tombée d’amour pour une Hikari, à croire qu’elles avaient le don d’attirer les plus fougueuses cavalière. Finalement, qui était le plus terrible des deux, la demoiselle aux cheveux bleus ou son cheval Cherkane ? Le pari restait à faire.

Hikari se redressa, sûrement ne voulait-elle pas paraître trop imposante mais ça ne dérangeait en rien la Spicoise. D’ailleurs, la cavalière avait un caractère certes mature mais qui ne se laissait pas faire et si quelque chose l’avait un temps soit peu piquée, elle ne aurai fait part sans agressivité à sa lumière. Mais à preuve du contraire, celle-ci semblait tout faire correctement, avec cette dose de pureté et de maladresse qui allaient droit au cœur de celle qu’on surnommait parfois « Prince de Spica », pourtant elle trouvait que ce surnom allait davantage à Sora qu’à elle, mais il lui arrivait de l’entendre.

Sa cadette hocha la tête, son visage s’illumina sous les propos de son aînée qui fut ravie de voir qu’elle avait pu rassurer la petite Hikari au sujet de ces sentiments. Rien n’était inconcevable mais pour se reconstruire il fallait du temps. Elle lui dit alors qu’elle n’avait pas à la remercier et que c’était plutôt à elle de le faire pour sa gentillesse. Surprise, la Spicoise annonça :

• Tu me le rends bien petite lumière, comment peut-on se montrer méprisable avec toi ? Tu es la douceur incarnée

Et elle disait ça avec toute la sincérité de son cœur alors qu’elle lui sourit de nouveau. La demoiselle en uniforme marin s’était étirée de tout son long pendant ce temps, alors qu’elle fixait le ciel elle se mit à parler du Bal de Noël… Ah ce bal… Yuuki se mordit la lèvre à cette pensée. En effet, plusieurs filles lui avaient demandé de l’accompagner, mais elle avait prétextait avoir déjà quelqu’un…. Ce n’était pas vrai pour le moment, mais en disant cela elle avait bel et bien pensé à Hikari. C’était peut-être égoïste de sa part de dire cela sans réfléchir… Mais dans le pire des cas si sa lumière n’acceptait pas elle n’irai pas prétextant ne pas se sentir bien et le tout serai réglé. Son cœur en subirai simplement les conséquences en silence…

Elle se posa milles et unes questions, si elle lui parlait du bal était-ce parce qu’Hikari souhaitait quelque chose de sa part ? Ou avait-elle rencontré une fille ? Nan c’était impossible. Pas avec ces paroles précédentes insinuant fortement des sentiments envers Yuuki. Elle se rassura en écoutant Hikari rire nerveusement après lui avoir posé la question sur ses invitations, avant de dire qu’elle irai faire un tour mais pas longtemps car elle était seule.

Un sursaut et un visage gêné apparurent chez Hikari. Alors personne n’avait encore demandé à cette merveilleuse lumière de venir au bal ? En y pensant, elle devait vraiment être magnifique en robe de princesse… Parce que s’en était une. Ces magnifiques longs cheveux noirs, ce visage d’ange et ses yeux d’un bleu à vous noyez à force de le contempler. Bien… La cinquième année avait toutes ces chances.

Elle se redressa alors et laissa une main glisser sur la joue de sa cadette, elle lui redressa le visage et lui sourit doucement en laissant son pouce parcourir sa joue avec la plus grande des tendresses. Elle laissa même son doigt glisser jusqu ‘à ces lèvres avant de dire doucement :

• J’ai reçu des invitations de demoiselles dont je ne connaissais même pas le nom, qui ne souhaitaient pas me connaître, simplement s’accompagner d’une cinquième année reconnue de Spica, mais je ne suis pas un objet ma belle Hikari…

Elle se stoppa un instant pour réfléchir à la suite de ces mots, puis finalement, elle retira sa main de sa joue pour entrelacer ses doigts aux siens sous une même union. Un coup d’œil à gauche et à droite personne pour les embêter, le seul témoin étant le lac gelé elle dit :

• Alors j’ai prétexté que j’avais déjà quelqu’un, ce qui n’est pas le cas…. Du moins pas encore…

Son regard croisa le sien, lui demandant la politesse d’une valse entre leurs magnifiques bleus, histoire de marier un océan à une mer, une vague au vent, la nuit au jour. C’était magnifique cette lueur qui brillait dans leurs regards, la lune dans la nuit, l’éclipse subtile au dessus de leurs âmes. Tout était beau, et plus rien n’existait qu’elles. Même le lac gelé ne pouvait faire office de simple concurrent à son regard.

• Hikari Amakusa, acceptes-tu de m’accompagner au bal de Noël ?

En lui demandant les choses ainsi, Yuuki était d’accord pour montrer officiellement qu’elle était proche d’une troisième année de Rim. Elle n’avait pas peur, elle voulait juste passer un bon moment, avec la personne qui avait su réveiller son âme endormie par la torture de son passé. C’était presque une façon de dire aux autres « cette fille est ma lumière, mon rayon de soleil et la première qui tentera de lui faire du mal verra prendre un océan de colère ».

Le cœur de la cinquième année accéléra malgré elle, de toute son âme, elle espérait que mademoiselle Amakusa accepterai cette requête de sa part, plus qu’une requête elle voulait passer la soirée avec elle, pas avec une autre. Ce serai ennuyant avec quelqu’un d’autre, elle voulait danser, rire, passer un moment à deux sur ce balcon… Peut-être était-elle vieux jeu, mais elle en avait vraiment envie.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Dim 29 Déc - 17:39

N'osant pas soutenir le regard de Yuuki, gênée par ce qu'elle venait de dire malgré elle et qui, à ses oreilles, sonnait comme un caprice digne d'une enfant, Hikari se mordit la lèvre inférieure, ne sachant quoi dire pour rattraper son erreur. Pourquoi avait-il fallu qu'elle exprime avec autant de sincérité ses désirs qu'elle avait enfouis depuis des jours et cachés à toutes? D'habitude, elle se montrait plus délicate, elle était capable de dire ce qu'elle voulait sans paraître insistante...pourtant face à la demoiselle aux cheveux d'eau, toute sa diplomatie s'était envolée, à son grand désespoir.
Pourtant, elle ne pouvait pas le nier, elle avait terriblement envie de passer cette soirée auprès d'elle, elle et juste elle, cette cinquième année aux longs cheveux d'eau et aux yeux reflétant toute la beauté de l'océan, qui prenait à l'usure de plus en plus de place dans son esprit, sans qu'elle ne puisse rien y faire. C'était ainsi et désormais, la brunette rendait les armes: à quoi bon combattre contre un ennemi aussi immatériel que les sentiments? C'était gaspiller son énergie...et à l'heure d'aujourd'hui, l'énergie vitale et psychologique est la chose la plus importante pour un être humain. Aussi, la lycéenne ne s'en viderait pas pour devenir une coquille vide, comme lorsque sa soeur avait quitté ce bas monde pour en rejoindre un bien meilleur.

Tandis qu'elle se promettait de ne pas s'engager dans ce combat long et difficile qu'elle avait, à ses yeux, perdu d'avance, la Rimoise sentit soudain la main de son interlocutrice glisser avec délicatesse sur sa joue froide avant de croiser son regard si attirant, brillant de tendresse, une tendresse qu'elle n'offrait qu'à "sa lumière" et rien qu'à elle. Son doigt tiède, dont la caresse était terriblement agréable pour celle à laquelle elle était prodiguée, vint doucement effleurer ses lèvres, en redessinant les formes charnues mais pour autant ravissantes. A ce geste, Hikari sentit son coeur s'emballer, bondissant avec force dans sa poitrine, comme lorsqu'elle courait jusqu'à son école, le matin, afin de ne pas arriver en retard au premier cours. Pourtant, contrairement à ces battements irréguliers si désagréables, ceux là avait l'étrange capacité de la combler d'un bonheur immense, indescriptibles. Les mots auraient été bien trop faibles pour décrire cette vague de chaleur si douce, comme du miel, qui envahissait la petite artiste qui, de nouveau, s'était égarée dans les iris bleu saphir de son amie.
Cette dernière déclara alors qu'en effet, de nombreuses demoiselles dont elle ignorait l'identité, qui ne souhaitaient qu'être vues en bonne compagnie, l'avaient invitée. Hikari poussa un léger soupir: elle s'y attendait, Yuuki était une véritable idole pour les plus jeunes de Spica, ce n'était pas étonnant que ces dernières aient sauté sur l'occasion de devenir plus intimes avec elle. Cette attitude semblait grandement déplaire à la cavalière, qui ajouta qu'elle n'était pas un objet que l'on exposait ainsi, à la vue de toutes lors d'une grande cérémonie.

Acquiesçant pour lui indiquer qu'elle était tout à fait de son avis, ayant toujours décrété qu'un humain n'était pas une chose que l'on exhibe fièrement sans lui demander son avis, la troisième année enlaça sans un mot ses doigts dans ceux de son aînée, les serrant avec douceur. Cette simple union lui suffisait amplement, elle savait que des dizaines de jeunes filles se seraient battues rien que pour toucher du bout des ongles sa main et, réalisant cela, elle se considéra comme plus que chanceuse. C'est alors que la Spicoise lui avoua avoir prétexté à toutes ses admiratrices qu'elle était déjà accompagnée, ce qui était en réalité faux. Puis elle ajouta que ce mensonge n'en serait bientôt plus un, ce qui fit rater un battement au palpitant affolé de la brunette. Que voulait-elle lui faire comprendre? Qu'elle allait sous peu inviter une étudiante à passer la soirée de Noël auprès d'elle?
Ses mille questions vinrent s'étouffer lorsque les yeux de sa si importante amie vinrent pénétrer les siens, l'enlevant à la réalité: plus rien n'existait autour d'elles, plus rien. Elles étaient toutes deux seules au milieu de rien, à l'abri de tout regard indiscret, rien qu'elles. Si seulement ce moment pouvait durer toute la vie, Hikari n'aurait pas refusé de mourir ainsi, noyée dans l'océan qui ondulait dans les iris de Yuuki. Cela aurait été la plus douce des morts.
Puis dans sa tête résonnèrent cette dizaine de mots qui formèrent la phrase qu'elle avait en secret tant attendue. Cette invitation au bal de Noël qu'elle avait rêver, espérer, prier de venir même, venait de se faire entendre avec douceur dans le silence du lac gelé qui les observait patiemment.
En lui proposant cela, la Spicoise invitait sa cadette à "officialiser" leur relation amicale aux yeux de toutes les demoiselles d'Astrea, les crédules comme les incrédules, jalouses ou non, ce qui ne déplut pas à la brunette, même si elle savait quel risque elle encourait en se montrant ainsi, si proche de l'idole de toute une académie. Pour tout dire, ça ne lui importait pas d'être à nouveau victime d'agressions ou de brimades d'étudiantes à Spica: en comparaison, tous les coups qu'elle pourarit recevoir seraient si infimes par rapport à toute l'affection que lui offrait Yuuki.

"-Yuuki Akoma, dit-elle en lui adressant un sourire lumineux, j'accepte avec un immense plaisir ton invitation et, puisque tu me le permets, je serais donc ta cavalière pendant cette soirée."

Poussant un soupir de soulagement,tant elle avait redouté ce moment, redouté de faire une autre faute, de manquer de politesse, la Rimoise caressa avec douceur la main de son auditrice, qu'elle tenait toujours dans la sienne depuis tout à l'heure, avant de la porter doucement à ses lèvres pour lui offrir un doux baiser:

"-Par contre, je te préviens à l'avance, déclara-t-elle, je ne sais pas du tout danser."

Elle ponctua son annonce par un petit rire amusé: en vérité, elle ne savait danser que seule, elle avait toujours eu du mal à effectuer une chorégraphie à plusieurs ou à valser pour la bonne raison qu'elle était trop souvent distraite et se laissait fréquemment emporter par la musique. Aussi, le respect du tempo passait à tous les coups après. Quand on est seul, ça ne pose aucun problème mais en groupe...le résultat est souvent médiocre.
Rabaissant lentement la main de sa camarade pour de nouveau la serrer dans la sienne, sans forcer, avec une infinie douceur, Hikari lui adressa un sourire trahissant sa joie à l'idée de passer la nuit de Noël avec elle, qui lui avait paru si ennuyeuse les années passées. Durant les trois derniers ans, en dépit d'avoir invité des demoiselles à l'accompagner, la petite artiste avait passé sa soirée seule, enviant les jeunes filles accompagnées qui semblaient tant s'amuser, bavardant vaguement avec des filles de sa classe. Cette année pourtant, Noël retrouverait toute sa féerie à ses yeux, comme lorsqu'elle était encore à la maison. A cette époque, point de grands discours ou de cérémonies, sa famille faisait un réveillon tout simple après l'office traditionnelle, simple certes mais terriblement agréable et aussi bien plus différent que les repas communs partagés chaque jour. Comme si Noël donnait aux aliments, aux moments partagés quelque chose de nouveau, de merveilleux. Est ce cela que l'on appelle communément "magie de Noël"?
S'échappant de ses souvenirs heureux, la brunette aux yeux saphirs se détacha de Yuuki, ses iris toujours plantés dans les siens avant de lui avouer, le rouge aux joues:

"-On dirait que mes prières ont été entendues, ça prouve peut être qu'il y a bien quelqu'un là haut..." Pointant son doigt vers le ciel, elle continua "J'avais vraiment espéré que tu m'invites, pour tout avouer. Aussi, j'avais refuser toutes les invitations de mes amies sans trop savoir à quoi m'attendre. Je suis heureuse de ne pas m'être trompée... Comme j'aurais été idiote si mes espérances s'étaient réduites à néant..."

Pour être heureuse, elle l'était. Rien qu'à l'idée de cette soirée qui promettait d'être des plus agréables, son palpitant s'enjouait pour elle dans sa poitrine. Mais au delà du divertissement certain de ce bal, qui réunissait toutes les écoles et ainsi permettait à des amies venues de différentes instituts de se voir sans craindre les réprimandes, autre chose emballait le petit coeur d'Hikari: pour elle, l'occasion de se déclarer était trop belle, le moment propice à ce genre de confession. Trop tard pour reculer désormais, elle s'était engagée à aller contre ses vieilles peurs et ses démons pour faire évoluer sa relation avec cette charmante Yuuki Akoma.
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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Dim 29 Déc - 23:02



Au Bord du Lac gelé

Les terres enneigées avaient disparues autour d’elles. Rien ne comptait plus que la danse de leurs regards, cette magnifique danse de feu au milieu de l’océan. Yuuki sentait quelque chose de nouveau se réveiller en elle. Quelque chose qui s’était endormi avec les années, elle avait oublié à quel point c’était agréable, ce cœur qui s’emballe, ce souffle qui devient court, mais qui amène à penser qu’on n’est sur un nuage. Elles flottaient, peut-être pas de corps mais d’âmes, c’était certains.

Alors Yuuki lui avoua tout, elle avait refusé les avances des autres parce qu’elle n’était pas un objet qu’on montrait par fierté. Elle ne pouvait se résoudre à accompagner une demoiselle dont elle ne connaitrait que le nom et le faux sourire, elle préférait davantage ne pas se rendre au bal de Noël que d’agir ainsi. Mais Hikari ne lui faisait que de vrais sourires, elle ne la considérait pas comme une idole, mais comme une personne normale… Enfin normale… En parlant de hiérarchie.

Quand elle lui parlait, Yuuki pouvait facilement penser qu’elles avaient le même âge. La lumière était très mature, peut-être plus innocente que la cavalière et c’était normale, mais elle avait vécue quelque chose de terrible, la perte de sa sœur jumelle, elle savait donc la valeur de la vie. C’était justement de comprendre qu’il fallait profiter de chaque instant, qui faisait qu’on mordait la vie à pleines dents.

Finalement, au grand soulagement de la Spicoise, la demoiselle de Rim accepta son invitation. Le cœur de Yuuki palpita de pleins fouets montrant à quel point elle était heureuse de cette réponse. Elle avait au final attendue toute cette semaine pour lui demander, elle avait espéré de tout son cœur cette réponse… Et aujourd’hui tout devenait réel, son esprit jubilé à y penser.

Leurs mains s’entrelaçant avec calmes, menant autant la danse que leurs regards, c’est justement sur ce thème que s’aborda la suite de la conversation. Sa lumière lui avoua qu’elle ne savait pas danser, ce qui fit doucement rire Yuuki.

• Il suffit de se laisser porter dans la danse, je t’apprendrai quelques pas si tu le souhaites…

Sa voix montrait encore son émotion face à la réponse précédente. Hikari lui avoua ensuite que ses prières avaient été entendues, au fond elle voulait absolument passer ce bal de Noël avec la cavalière ce qui lui réchauffa le cœur. Hikari avait toutes les qualités pour qu’une autre fille que Yuuki ne craque sous son charme… D’ailleurs qui pouvait lui résister ? Elle avoua qu’elle avait effectivement refusé des invitations dans le même but que Yuuki. Cette nouvelle faisant brûler l’âme de la demoiselle aux cheveux bleus, elle finit par s’approcher d’elle et la prit dans ses bras en fermant les yeux.

Son parfum parvint à ses narines, alors que ne se retenant pas plus, Yuuki décala ses cheveux. C’était étrange mais ses lèvres vinrent se poser sur son cou, dans un bisou, rien de plus… Si c’était sur la joue, ça aurai pu paraître amical, mais sur le cou c’était déjà plus suspicieux. Elle se retira un peu, et pour rattraper son geste, lui prit la main et se redressa :

• Bien, maintenant ma jolie cavalière, suis-moi je vais t’apprendre quelques pas

Sa main entrelaçant la sienne, l’autre attrapa la main libre de Hikari pour la poser sur son épaule alors que celle de Yuuki glissa sur sa hanche. Son regard se plongea dans le sien, et avec tendresse et plus doucement que le rythme normal, elle se mit à lui montrer les pas d’une valse, d’un duo, d’une alliance entre deux personnes.

L’esprit était là et le sourire de la cavalière éclatant alors qu’elle comptait « et un, deux, trois, quatre ! » à répétition pour faire prendre le rythme à sa jolie prétendante. Le lac pour témoins, la musique dans leurs esprits, elle cru un moment quitter le sol, légère et assurée Yuuki avait déjà apprit ces mouvements par cœur dans son « ancienne vie » si on pouvait en dire ainsi.

• Comme ça Hikari, tu vois, une danse va toute seule si les deux personnes s’accordent…

Elle finit par s’arrêter, lui souriant avec la plus grande des tendresses avant de passer une main dans ses cheveux. Tout ce temps, ces yeux n’avaient pas quittés les siens, son âme ne cessait de se nourrir de la beauté de son être. Elle finit par murmurer en s’approchant de son oreille :

• Merci d’avoir accepté mon invitation, Hikari Amakusa, je ferai mon possible pour être à la hauteur de la beauté de ta personne…

Son souffle parlant de nouveau à son cou, elle attendit un instant avant de se retirer, posant ses mains sur ses épaules avec un sourire rassurant, lui prouvant que cette soirée devait et serai parfaite, sans faux-pas elle l’espérait.

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MessageSujet: Re: Au bord du lac gelé...[PV Yuuki] Lun 30 Déc - 15:01

Alors qu'elle venait de lui avouer avec honnêteté que la raison de l'absence totale de partenaire s'expliquait par son refus à toutes les invitations, Hikari sentit soudain une douce chaleur l'envelopper, si soudainement qu'elle faillit perdre pieds. Puis un parfum qu'elle connaissait bien, si bien ,vint flatter ses narines et accentuer l’extrême sentiment de bien être qu'elle ressentait au contact de cette chaleur si agréable: les bras de Yuuki étaient toujours si apaisants, décidément. Plus elle partageait une étreinte avec elle, et plus la noiraude réalisait que ce contact physique, d'habitude réservé aux amoureux, devenait vital. A quand remontait la dernière fois où elle avait ressenti un tel besoin d'être serrée contre quelqu'un? Surement cinq ans...après le décès de sa soeur. A cette époque, tout ce qu'elle souhaitait en plus du retour de sa chère jumelle, c'était de la chaleur humaine que ses parents ne parvenaient pas à lui donner: son père était trop occupé à gérer son église, sa mère à travailler. Au fond, elle ne leur en voulait pas. En s'échappant ainsi, en s'enfonçant dans le travail, ils avaient essayer d'éponger leur souffrance face à la perte de leur enfant, et sans doute le fait de rester au chevet de leur dernière fille complètement vidée de sa joie de vivre naturelle faisait remonter en eux des démons qu'ils combattaient sans relâche à chaque minute.
Les lèvres de son amie sur la peau de son cou la fit revenir à la réalité. Sursautant sans pouvoir se contenir, sentant ses joues prendre feu sous le baiser, la brunette se laissa faire, n'ayant ni la force, ni l'envie de repousser la Spicoise qui se montrait de plus en plus entreprenante, sans pour autant se montrer pressante. Cette dernière, après avoir offert à sa cadette cette marque d'affection que bien des demoiselles lui auraient envié, se retira lentement avant d'aller prendre sa main, lui proposant de lui apprendre quelques pas de danse.

Affichant un sourire amusé sur son visage rosi, la Rimoise se laissa entraîner par la jeune femme aux cheveux blanc, enlaçant ses doigts dans les siens, déposant son autre main sur son épaule tandis que celle de Yuuki glissait sur sa hanche. Leurs regards à nouveau se noyèrent l'un dans l'autre, brillèrent d'un même éclat tandis que la cinquième année apprenait à sa cadette les pas d'une valse, cette danse si appréciée par les couples, cette communion entre deux êtres, que la brunette n'eut aucun mal à assimiler, suivant avec attention le rythme qu'on lui donnait. La musique résonnait dans leurs tètes, leur lèvres à chacune tirées en un sourire lumineux trahissant toute la joie que ce moment engendrait en elle, Hikari se sentait devenir une princesse, comme celle des contes de fée, qui valse au milieu d'une foule de nobles, gracieuse, sure d'elle, admirée de tous et conduite par un prince brave et courageux. Un instant, elle oubliait la froidure de l'hiver, le lac, le vent dans les branches nues des arbres pour se sentir transportée ailleurs, loin de toute réalité. Puis son voyage spirituel s'acheva, ses pieds se reposèrent sur terre,quoiqu'ils n'eussent jamais quitté le sol, lorsque la valse s'acheva tandis que Yuuki déclarait qu'une danse se déroulait sans soucis si les deux personnes s'accordaient correctement:

"-Tu as raison, admit son interlocutrice en souriant, je ne me suis pas forcée à te suivre et pourtant,j'ai eu l'impression de faire tous mes mouvements le plus simplement du monde."

Tout en soulignant cette extrême facilité qu'elle avait eu à danser avec une partenaire, chose qu'elle n'aurait jamais crû possible auparavant, la Rimoise accentua son sourire pour le rendre aussi lumineux que son prénom au moment même où cette demoiselle qui occupait tant ses pensées depuis des jours, qui faisait en quelque sorte vivre et soignait son âme blessée par sa beauté, sa douceur, sa chaleur, la remerciait dans le creux de l'oreille  d'avoir accepté son invitation, lui promettant de faire son possible pour être à la hauteur et pour que la soirée se déroule le plus parfaitement du monde et qu'elle soit, pour l'une comme pour l'autre, un moment unique qu'elles ne regretteraient pas. Hikari acquiesça, ayant elle même prit cette résolution au moment même où elle avait accepté l'invitation de la Spicoise et s'exclama avec enthousiasme:

"-Je t'en prie, Yuuki Akoma, et je te donne ma parole que cette soirée sera la plus belle que nous puissions passer ensembles. En tout cas, je ferais tout pour!"

Traçant sur son visage un sourire aussi lumineux que son prénom, la troisième année laissa ses pupilles azurées valser avec les tout aussi bleus iris de Yuuki. Si leurs corps avaient cessés de danser, leurs âmes, elles, n'en étaient qu'au début de leur communion et se sentir si proches, si proches, faisait bondir de joie le coeur de la noiraude. Sa main, doucement, vint se poser sur la joue de son amie, la caressant avec tendresse, espérant que ces caresses soient autant appréciées par celle à laquelle elles étaient offertes que par celle qui les prodiguaient. Tout autour d'elle disparut à nouveau...
Si seulement tout cela ne pouvait jamais cesser...

"-Oy Ama-chan!"

Avec violence, cette voix qu'elle connaissait bien la tira de son idylle et, dans un sursaut, Hikari se retourna vivement vers celle qui l'appelait, retirant sa main de la pommette de son aînée. Heureusement, il ne s'agissait pas d'une énième élève malade de jalousie qui venait les perturber, éclater la bulle dans laquelle les deux demoiselles s'étaient enfermées, mais une des camarades de classe de la Rimoise:

"-Alors c'est elle, la fille qui t'accompagnes au bal, celle que tu dessinais tout le temps pendant les cours? demanda la demoiselle en riant, Tu as bon goût Ama-chan!

-Ma...Madoka! s'écria la noiraude dont les joues s'étaient empourprées de gène, Je ne la dessinais pas ! Et je te défends d'aller raconter à qui veut l'entendre que je me suis amourachée d'une fille de Spica! Tu sais bien que j'ai horreur de ce genre de rumeurs"

Entendant la réponse de sa camarade, la dite Madoka éclata d'un rire frais qui s'éleva dans les branches des arbres puis, se reprenant, elle lui annonça la raison de sa venue:

"-Au fait, le club de couture te demande. Visiblement, elles ont un problème avec un costume...

-Maintenant?!, s'écria presque l'artiste

-Non, elles m'ont dit que si tu pouvais être là dans trente minutes, ce serait parfait. Enfin...plutôt dans vingt maintenant, vu que j'ai mis dix bonnes minutes à te trouver..."

Poussant un long soupir de déception, Hikari remercia sa camarade de l'avoir prévenue, lui assurant qu'elle s'y rendrait malgré son manque visible de motivation. Elle n'avait vraiment pas envie d'y aller, de se retrouver enfermée entre quatre murs et surtout...elle ne voulait pas se sentir de nouveau rongé par cette solitude féroce que Yuuki comblait si bien. "Un seul être vous manque et tout parait dépeuplé" Jamais avant aujourd'hui cette phrase ne paru si juste aux yeux de la Rimoise. Et pour combien de temps son monde resterait-il dépeuplé? Combien de jours allait-elle devoir attendre avant de revoir cette jeune femme qui nourrissait de bonheur son âme? Les minutes allaient lui paraître des heures, comme durant les derniers jours avant leur inattendues retrouvailles.
Affichant un regard désolé à celle qui peuplait son coeur, son visage affichant une mine triste, la brunette vint poser son front sur l'une de ses épaules avant de murmurer:

"-Désolée, elle est super sympa comme fille mais des fois, elle ne sait pas tenir sa langue. Je crois que nous allons devoir écourter nos retrouvailles... et je dois t'avouer que cette idée ne me plait guère..." Resserrant ses doigts gelés sur les vêtements de sa camarade, elle continua "Je n'ai pas envie de me retrouver à nouveau seule..."

Cet aveu la remplit d'une vague de tristesse qui vint s'écraser sur son coeur. Rien qu'à l'idée de se retrouver loin d'elle, loin de cette chaleureuse Spicoise qu'elle aimait si fort, elle avait la terrible impression que toute son âme se déchirait en lambeaux:

"-Enfin, raisonna-t-elle en souriant faiblement, au moins, je sais que je te reverrais au bal de Noël. Et puis si j'ai vraiment envie de te voir avant, je te retrouverais dans le box de Cherkane."

Ayant envie de taquiner son interlocutrice afin de se divertir elle même et d'oublier sa tristesse, Hikari se mit sur la pointe des pieds pour approcher ses lèvres de son oreille  avant de lui susurer, un sourire amusé aux lèvres:

"-Quant à toi, si l'envie te dit, tu peux toujours me retrouver le soir dans ma chambre... je suis réveillée jusqu'à onze heures."

Se retirant, elle éclata de rire, faisant comprendre à Yuuki qu'elle plaisantait et qu'il ne fallait pas qu'elle se formalise quant à cette invitation des plus étranges.
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