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Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka]

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MessageSujet: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mar 17 Déc - 18:57



Blue Eyes

Six heures trente du matin un samedi. Qui pouvait bien se lever si tôt un jour de week end où les activités étaient plutôt pratiquées les après-midi ? Et bien il y avait une personne pour contrer les règles générales, après tout il n’était pas interdit de se pointer aux écuries. Même en pleine nuit les lampadaires permettaient de monter en carrière, comme certaines personnes ne pouvaient le faire avant et qu’en hiver, les journées se faisaient courtes.

Il y avait une certaine brume déposée le long du chemin qui menait à l’écurie, mais rien pour effrayer Yuuki. Ce n’est pas qu’elle détestait le monde, ça c’était plutôt l’affaire de son cheval. La foule avait pour don de stresser l’animal, et la cavalière ne connaissait pas encore assez son nouveau compagnon pour se permettre de le laisser faire ses petites bêtises sans avoir peur des conséquences.

Il était difficile pour une personne qui n’était pas cavalière de comprendre la complexité d’être à l’aise sur un cheval qui faisait une ruade et par sur l’autre. Pourtant, chaque corps, chaque comportement était différent d’un cheval à un autre. Yuuki ne se souvenait pas en avoir monté ne serai-ce que deux comparables, c’était bien ça l’exceptionnel dans cette passion, jamais rien ne permettait de se lasser.

Elle avait tout à apprendre de l’hongre blanc et noir aux yeux bleus. Cherkane, ainsi son dresseur l’avait-il appelé, elle n’en savait pas plus mais la consonance du nom lui plaisait. Finalement, elle arriva au box de la bête qui semblait, malgré l’heure déjà l’attendre. Peut-être parce qu’il avait droit à une pomme à chaque fois qu’elle passait devant son box de luxe, ici les animaux étaient traités comme des champions, tous de magnifiques bêtes.

Elle lui tendit la pomme qu’il prit avec appétit, le forçant à la couper à deux en retenant une extrémité, elle lui tapota amicalement l’encolure, en lui murmurant des mots doux. Les chevaux étaient comme les enfants, ils répondaient au ton de la voix, elle aurai très bien pu lui sortir les pires insultes du monde, sous une douceur des cordes vocales  il n’y aurai vu que du feu. Mais elle le complimenta vraiment, aussi pour se rassurer elle-même.

Elle s’occupa ainsi de la bête très câline au box pendant une trentaine de minutes avant de le seller. Elle se changea ensuite rapidement, n’hésitant pas à le faire dans les écuries puisque les seuls êtres vivants qui pouvaient la voir avec peu de vêtements étaient les chevaux à cette heure-ci, ça lui faisait gagner du temps.

Finalement, elle emmena Cherkane à la carrière encore embuée de brouillard, et mit son pied à l’étrier après avoir ressanglé l’animal et étiré ses membres pour qu’aucun plie ne vienne le blesser sous la sangle. A ce moment précis, une seule feuille sûrement grinça dans un arbre, le vent peut-être. Mais ça suffit à Cherkane pour partir en trombe dans un galop éffréiné. Elle grimaça, heureusement son pied s’était détaché de l’étrier mais elle s’était fait mal à celui-ci. Avant même de monter… Elle attendit que l’animal se calme le laissa galoper un moment, oubliant sa douleur pour se mettre à genoux.

•  Cherkane, viens mon grand viens…Ce n’est rien…

Contrairement à certaines filles qui se seraient énervées ce n’était pas le cas de Yuuki. Son cheval finit par s’arrêter sous sa voix, se calmant et comprenant son erreur il sembla soudainement la regretter, elle tendit la main, il s’approcha. Attendit un instant, comme s’il avait peur qu’elle le tape. Qui sait ? Peut-être que son ancien éleveur n’était pas le genre de personne à être douce avec un cheval mais à ne vouloir que la performance par la crainte.

Ce n’était pas le cas de Yuuki, elle ne voulait qu’une chose, sa confiance. Plusieurs minutes passèrent ou les yeux bleus scrutèrent ceux de la cavalière respectivement de la même couleur mais d’une intensité différente. Finalement, l’animal s’approcha, son museau frôla sa main :

•  Là mon tout beau…

Elle se redressa et réalisa que l’adrénaline partie, elle avait vraiment mal à la cheville. Elle se mit à côté d’un plot cependant, pas destinée à abandonner ainsi et serra les dents avant de chevaucher son cheval, retirant immédiatement l’étrier et regrettant son geste. Elle marcha ainsi, il fallait au moins qu’elle remonte, même si ce n’était que pour marcher ou trottiner, ce n’était pas tellement le fait de ne pas avoir d’étrier qui était dérangeant, elle avait travaillé sa position durant toutes ces années, mais c’était bien la douleur.

Cependant, une chose que Yuuki ne savait pas, c’était qu’elle n’était pas tout à fait seule avec Cherkane ici.



Dernière édition par Yuuki Akoma le Mer 18 Déc - 17:37, édité 1 fois
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mar 17 Déc - 22:30

S'avançant dans les allées vides et embrumées du campus d'Astréa, enveloppées d'un silence presque religieux contrastant avec l'effervescence présente lors des journées de cours durant lesquelles les élèves des trois écoles défilaient sans cesse, Hikari fixait vaguement le ciel blanc laiteux, ses petites mains porcelaines resserrées sur son gilet en laine. Elle errait, sans but, cherchant à oublier la nuit des plus mauvaises qu'elle venait de passer et surtout un rêve qui l'avait ébranlée et complètement déboussolée. Rares pourtant étaient les fois où l'adolescente se laissait allée à ses états d'âme, préférant se persuader d'aller bien pour oublier plus facilement. Pourtant aujourd'hui, elle ne parvenait pas à se dire que tout allait bien, qu'elle était de toute son âme heureuse, elle n'avait pas la force de se mentir une nouvelle fois...
Sortant un instant de sa méditation, la demoiselle remarqua que ses pas l'avait guidée jusqu'à la cathédrale de la colline, appartenant aux religieuses en charge du campus, là même où les membres de la Sainte Chorale de St Spica répétait inlassablement des chants plus beaux les uns que les autres. Gardant ses yeux rivés sur l'imposant bâtiment joliment réalisé, l'étudiante aux cheveux noirs se décida à entrer et poussa la porte de bois qu'elle savait toujours ouverte :il n'y avait pas de voleurs dans le coin, aucun risque donc de se faire dérober quoi que ce soit. Cela permettait aussi aux personnes qui le désiraient de pénétrer dans le temple catholique afin d'y méditer ou tout simplement pour observer l'intérieur, qui était vraiment une pure merveille. La large rosace présente dans le choeur, de toutes les couleurs, renvoyait la lueur du soleil ou de la lune d'une façon particulière, l'église était agencée de telle sorte que l'on ne pouvait que s'y sentir à l'aise et serein et les cierges allumés donnaient au lieu une atmosphère paisible: Hikari s'y sentait toujours extrêmement bien, comme si tous ses soucis s'envolaient en passant le seuil de la porte. Pourtant ce matin, même en pénétrant le lieu sacré, la demoiselle ne parvenait pas à oublier...il lui semblait même que sa peine s'était fait plus forte encore. Le visage de sa soeur jumelle, qu'elle avait vu dans son rêve, ne cessait de lui revenir en mémoire et la voir sourire ainsi ne faisait qu'aggraver sa tristesse...

Elle ressortit quelques instants plus tard de l'église, après y avoir prier quelques temps, demandant aux cieux et à sa chère Kibuki de l'aider à surmonter sa tristesse et à avancer, puis poussant un soupir à fendre l'âme, elle se composa un visage radieux, elle tenta de se remonter le moral, se blâmant de déprimer ainsi. "Si Kibuki avait été là, elle m'aurait sans doute secouée jusqu'à ce que je ne sois plus triste...je suis bète de me laisser aller...elle n'aurait pas voulu ça." réalisa-t-elle. Prendre conscience de cela permit à la jeune fille de laisser son cafard derrière elle et de retrouver sa joie de vivre habituelle, tant et si bien qu'elle improvisa une petite ballade dans le campus désert, souhaitant profiter du calme si rare pour s'aventurer vers Spica et Miatre dont elle ne s'approchait que pour de très rares occasions. Traversant les bois verdoyants camouflés par la brume matinale, la demoiselle déboucha finalement sur un endroit réservé à Spica, se dressant d'ailleurs à peu de distance de là: la carrière destinée à l'équitation et au dressage des chevaux. Un lieu vraiment spécial...toutes les écoles n'avaient pas leur centre équestre personnel.

S'approchant des barrières séparant le terrain sur lequel pratiquaient les bêtes et les espaces où pouvaient se tenir les personnes souhaitant regarder, Hikari s'y accouda, se croyant seule. Elle sursauta cependant en entendant des bruits de sabots sur le sol: non, ses oreilles ne l'avaient pas trompée, quelqu'un était bel et bien en train de galoper. Si tôt? Il était à peine sept heures... Enfin, après tout, chacune était libre de vivre comme bon lui semblait, tant qu'elle ne se faisait pas prendre par les soeurs. Plissant les yeux pour tenter de distinguer des formes dans le brouillard, cherchant à voir qui galopait ainsi. Rien, la brume était trop épaisse pour y voir quoi que ce soit... aussi, l'adolescente utilisa sa voix pour enfin savoir qui lui tenait, sans le savoir, compagnie :

"-Excusez moi, y-a-t-il quelqu'un?!" s'écria-t-elle en direction de la carrière

Elle attendit un instant une réponse, retenant son souffle pour être sure de percevoir le moindre son, immobile comme une statue de cire. Par delà les bruissement des feuilles malmenées par le vent, il lui semblait bien entendre des bruits de sabots...mais la cadence n'était pas la même. Ils étaient plus courts, plus lents...la cavalière avait-elle mis au pas son cheval en entendant son appel?
A travers le rideau de brume, Hikari perçu une silhouette puis de longs cheveux bleus.
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mer 18 Déc - 17:54



Blue Eyes

Yuuki avait fait une énorme bêtise en remontant sur le cheval, c’était un fait. Mais au fond, elle se serai voulue d’un nouvel échec, d’être restée là-dessus, alors quoi ? Un simple départ en trombe du cheval et on arrête tout ? Elle ne pouvait plus se permettre ce genre d’égarement, c’était davantage pour son bien être, même si là sa cheville lui criait « qu’est-ce que tu fais ?! »

Peut importe, parfois il fallait mieux écouter ses envies que ses blessures. C’est ce qu’elle essayait de faire depuis deux ans, mais bien sûr au fond d’elle-même les souvenirs étaient aussi durs que juste après l’accident. C’était un deuil qu’elle se forçait à faire sans réellement y arriver. Etrange d’agir aussi bêtement comme certains dirons pour un animal, une simple chute. C’était ainsi que fonctionnait Yuuki, on lui avait arraché un ami, un compagnon fidèle, et peut importe les pensées des autres les siennes étaient simplement anarchiques, faîtes du blanc des bons moments et du noir des mauvais instants.

Secouant la tête, rappelée à la vie par sa cheville qui envoyait des signaux nerveux indiquant la douleur, elle ferma un œil, signe que son cerveau avait bien reçue celle-ci. C’était incroyable comme le corps humain pouvait réagir face à une situation, l’adrénaline qui s’était déversée dans son corps par son système sympathique en cet instant en était la preuve… Mais tout ça n’était que pure biologie et elle n’y pensait pas pour le moment.

Sortant de ses pensées, elle finit par entendre une voix féminine. Sous la surprise elle sursauta, provoquant un léger rebond de son cheval qui sentit de nouveau son stress, ce dernier geste éveilla encore plus la douleur alors qu’elle ne pu que pousser un gémissement pour exprimer que oui… là effectivement elle avait mal. Et le pire allait sûrement être de descendre, réceptionner sur une jambe lui assurerai un contrecoup pratiquement aussi mauvais que si elle appuyait sur sa cheville.

Bon, pour le moment marchons ! Et surtout en direction de la voix, doucement la brume parut un peu moins épaisse, elle se rapprochait des barrières et elle pu bientôt voir une carrure féminine à la place du brouillard, du moins elles en étaient entourées mais pouvaient se voir l’une et l’autre. Perplexe, elle tenta de cacher sa blessure se demandant ce qu’une élève de Rim faisait ici à une heure aussi matinale un samedi.

Elle resta avec une mine étonnée un instant qui laissa place pendant un quart de seconde à la douleur qu’elle refoula ne voulant pas inquiéter la demoiselle, et puisqu’elle ne la connaissait pas elle n’avait pas envie de se voir réprimander par la bonne sœur parce qu’il ne faut pas remonter à cheval quand on se blesse et gnia gnia gnia.

Bien, la jeune demoiselle qui lui faisait face avait l’air davantage douce que mauvaise et peste comme certaines. Elle était même plutôt mignonne, un joli visage et de longs cheveux de jais, de quoi attirer le regard de Yuuki il fallait le dire. Celle-ci finit par lui donner un petit sourire montrant qu’elle allait bien et qu’elle avait répondue à sa voix, avant d’ajouter :

• Je m’étonne de voir une élève d’une autre école de si bon matin, à moins que tu ne te sois perdue ?

Ce n’était qu’une supposition car le centre équestre était un peu éloigné du reste et il était vrai que l’on pouvait se perdre entre les arbres si on ne connaissait pas bien la route et les différents chemins. Elle garda le sourire sur son visage bien que celui-ci n’était pas des plus accueillant qu’elle ai pu avoir, mais c’était uniquement la douleur à sa cheville qui entravait ce sourire, pourvue que la demoiselle qui lui faisait face n’est rien vu !

Cherkane fixa la fille, oreilles en avant, était-il aussi surprit que sa propriétaire de voir quelqu’un surgir de la brume ? Il tendit un peu son nez alors que Yuuki détendit les rênes puisqu’apparemment il avait l’air plus curieux qu’effrayé pour le coup.

• Quoi qu’il en soit je suis contente d’avoir un peu de compagnie parfois, comment te nommes-tu ?

Elle avait oublié de se présenter en premier, c’était la moindre des choses quand on demandait son nom à quelqu’un. Oui , sa douleur lui faisait perdre un peu la tête c’était clair, mais au moins elle avait toujours un regard protecteur et doux sur la demoiselle, histoire de ne pas l’effrayer ou lui faire croire qu’elle était d’une quelconque gène ce qui était faux.


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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mer 18 Déc - 22:12

Droite comme un roseau face à la silhouette qui se rapprochait lentement, se dévoilant peu à peu à ses yeux, Hikari fixait avec attention celle qui s'avançait vers elle, fascinée par cette personne qui semblait si irréelle soudain apparaître, telle une fée. Les bruits de sabots lentement cessèrent et le cheval qui les faisait résonner dans la carrière vide et silencieuse parut devant la japonaise qui eut un sursaut de surprise avant de retrouver son attitude calme et posée, un sourire doux tracé sur son visage: elle aimait bien les chevaux...ce n'était pas son animal préféré -elle avait une petite préférence pour les créatures marines- mais elle n'en avait pas horreur, les trouvant beaux et dotés d'un bon caractère. Aussi, elle le contempla un instant, adressant à la bête visiblement bien dressée un regard tendre, lui prouvant qu'elle ne lui ferait aucun mal, puis leva ses iris bleus océan vers celle qui le montait : une demoiselle fine, aux yeux d'un bleus gris profond brillants au milieu de son visage délicat et blanc, encadré par de longs cheveux bleus aux reflets argentés, brillants aux premières lueurs du matin. Sa tenue était digne, parfaite. Aux yeux de l'étudiante en jupe écossaise, cette cavalière incarnait parfaitement l'idée qu'on se fait des étudiantes de St Spica: elle était distinguée, fière sans pour autant paraître hautaine, elle incarnait à elle seule la beauté et la classe que n'importe quelle femme rêve d'avoir.
La jeune femme, semblant un peu plus âgée qu'Hikari, lui adressa un petit sourire, sans doute pour l'informer qu'elle avait entendu sa voix puis lui avoua qu'elle était étonnée de voir une élève d'une autre école aussi tôt, avant de lui demander si elle était perdue, question à laquelle la brune répondit par la négative d'un signe de la tète. Puis s'approchant du cheval qui avançait le museau, visiblement curieux de connaître cette étrange jeune fille se promenant avant l'aube, elle se mit à le caresser avec douceur, ses lèvres figées en un sourire doux . Le contact du crin sous sa paume l'apaisait, elle aimait cette sensation. Une bouffée de sérénité l'emplie toute entière, comme si toutes ses peurs, ses failles, ses peines s'étaient envolées loin dans les cieux. La voix de la cavalière parvint de nouveau aux oreilles de la Rimoise, qui leva la tète pour de nouveau se noyer dans les iris de son interlocutrice, qui lui confia qu'elle n'était parfois pas contre un peu de compagnie avant de lui demander son nom:

"-Hikari..., se présenta-t-elle de sa voix douce, Amakusa Hikari... je suis en 3ième année à Le Rim. Et toi?"

Au moment où elle déclina son identité, elle crût percevoir une lueur de douleur dans les yeux de sa camarade, qui semblait dissimuler son trouble sous un regard doux et protecteur. Cette toute petite lueur furtive suffit à faire s'évanouir le sourire d'Hikari, qui se mit à fixer avec inquiétude la cavalière dont elle ignorait le nom. S'était-elle blessée? Sans doute, après observation, la jeune couturière remarqua que sa camarade évitait de s'appuyer sur sa cheville... Lançant un regard trahissant son inquiétude, la petite demoiselle demanda timidement:

"-Pardonne moi mais...t'ai tu blessée? Tu sembles souffrir..."

Baissant la tète, un peu honteuse de sa réflexion, ayant l'impression d'être étouffante et de se mêler de ce qui ne la regardait pas, elle continua:

"-Et si tu t'ai blessée, il ne faut pas que tu forces..."

Hikari avait été éduquée et était de nature ainsi: elle faisait partie de ces gens qui s'inquiètent plus pour les autres, même des inconnus,que pour eux même. La jeune fille ne pouvait pas supporter que quelqu'un souffre devant elle, de quelque manière qui soit aussi, elle mettait bien souvent toute son énergie à profit pour aider autrui à aller mieux...sans pour autant laisser les autres lui apporter une quelconque aide quand c'était elle qui allait mal. Elle se débrouillait toute seule...du moins, c'est ce qu'elle tentait de faire croire au monde entier. En vérité, elle ne faisait que se réfugier dans la prière dès qu'elle se sentait faiblir, fuyant lâchement ses craintes et peines...comment pouvait-elle se prétendre assez forte pour aider les autres alors qu'elle n'était même pas capable de se remonter le moral?
Chassant ses questions sans queue ni tète de son esprit, la brune aux yeux bleus adressa un tout petit sourire à la demoiselle aux cheveux bleus avant de lui intimer d'une voix trahissant son désir de lui venir en aide:

"-Si tu as besoin, permets moi de te proposer mon aide... ça me ferait vraiment plaisir de t'être utile."


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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 19 Déc - 15:45



Blue Eyes

Effrayé par une simple branche qui avait eu le malheur de subir un vent trop violent, Cherkane était maintenant calme. Sentant l'atmosphère paisible qui s'était recréée entre les deux jeunes femmes. De plus, il avait eu peur des représailles suite à sa "bêtise" bien que ce n'était pas volontaire. Yuuki n'était pas stupide au point de frapper un pauvre cheval qui était dans sa tête encore un poulain parce qu'il avait eu peur de quelque chose, pourtant en concours auparavant il lui était déjà arrivé un millier de fois de voir ce genre de comportement.

Elle s'était rapprochée de cette mystérieuse demoiselle, qui avait posé sa main sur le museau de Cherkane dans un sourire doux figé après l'avoir scruté un instant. Elle espérait qu'elle ne la prenne pas pour une de ces filles qui ne se sentait plus vivre parce qu'elles étaient riches et avaient un cheval, ce n'était pas l'image qu'elle voulait donner d'elle-même.

Elle posa sa main sur l'encolure encore fine du jeune hongre qu'elle tapota en douceur comme pour lui dire que tout allait bien et le conforter dans son idée que tout ce qui bougeait autour de lui n'était pas ennemi, ah ce beau aux yeux bleus lui en ferai voir de toutes les couleurs, mais elle l'aimait beaucoup quand même son cheval, bien que Diablo trotterait dans sa tête comme le favoris mais elle n'y pouvait rien, c'était comme un premier amour on n'oubliait jamais.

Commençant la conversation sur la compagnie, elle lui demanda ensuite son prénom. Elle était belle mais semblait plus jeune qu'elle, à moins que ce ne soit qu'une apparence un peu plus enfantine bien qu'elle ne faisait pas non plus fillette. Son style en général était plaisant, elle semblait prendre soin d'elle sans avoir à se mettre trois tonnes de fond de teint et des faux-cils, même si c'était plutôt rare à l'académie Strawberry de part les règles assez traditionnelles, c'était autre chose à l'extérieur.

Elle sourit encore plus en entendant son prénom, Hikari... une lumière donc. C'était un joli nom pour cette jeune fille, elle était en troisième année comme le pensait Yuuki elle était plus jeune et elle ne s'était pas trompée non plus sur l'idée de sa classe. Elle devait donc avoir 15 ou 16 ans si la logique était suivie. Elle garda ses yeux dans les siens sans montrer une seule onde hautaine, heureuse de pouvoir faire quelques présentations.

Pendant un instant elle eu oublié sa douleur qui revint bien vite il fallait le dire et lui arracha pendant un tiers de seconde une grimace, oh non, le sourire de la lumière disparue. Elle se mordit la lèvre voyant que malgré le fait qu'elle essayait de cacher ça, elle avait encore des progrès à faire. Elle n'eu pas le temps de se présenter que la demoiselle lui demanda si elle s'était blessée.

Yuuki la fixa perplexe un instant qu'elle ai pu remarquer la minime grimace de douleur sur son visage, alors qu'elle la laissa continuer sur ses paroles, maintenant elle semblait vraiment inquiète, et ça la demoiselle aux cheveux bleus ne le voulait pas, elle n'aimait pas inquiéter les autres.

La cavalière finit par gratifier l'artiste d'un sourire très doux, comme si elles étaient de bonnes amies et qu'elles se retrouvaient après des mois de séparation, puis elle finit par reprendre calmement parole.

• Je me nomme Yuuki Akoma, je suis en cinquième année. Enchantée mademoiselle Amakusa ~~  

Dit-elle pour la mettre en confiance en gardant le respect qu'on lui avait apprit envers les autres, elle aurai pu dire Hikari mais elle trouvait qu'utiliser le nom précédé de 'mademoiselle' était encore plus charmant. Les oreilles de Cherkane se mirent un peu en arrière, mais ce n'était pas un signe d'agressivité mais bien une preuve qu'il écoutait la voix de sa cavalière qui le caressait toujours avec tendresse à l'encolure.

• Je dois dire que je suis étonnée que tu ai remarqué ce... détail, ce sont un peu les risques à être cavalière...  

Elle parue un peu gêner de devoir l'avouer ainsi. Heureusement, le sourire de la lumière était revenue après qu'elle lui avait avoué qu'elle serai heureuse de l'aider. Il y avait une réelle générosité qui émanait de cette personne, elle avait seulement 16 ans et elle faisait preuve d'une maturité que la plupart des filles avaient du mal à avoir à cette âge là. Cependant, si elle avait remarqué la douleur de Yuuki, celle-ci avait remarqué quelque chose dans les yeux de Hikari, une certaine tristesse, très bien cachée, mais rien n'échappait au sixième sens de la cavalière.

• Quelque chose à l'air de te préoccuper et je sais très bien que ce n'est pas ma cheville, tu ne devrai pas tout garder pour toi tu sais?  

Et c'est elle qui disait ça... Pourtant un sourire rassurant resta sur le visage de la demoiselle aux cheveux bleus, elle voulait juste lui rendre la pareille, et peut-être l'aider à aller un peu mieux car elle était persuadée que sa lumière pouvait être encore plus divine si elle pouvait se soulager d'un poids.

Bien, Cherkane semblait calme, elle ne pouvait le travailler plus aujourd'hui, elle passa sa jambe valide au dessus de son encolure après l'avoir rassurer et se laissa glisser avec difficulté, elle atterrit sur sa jambe valide en grimaçant sous le signal nerveux de douleur qui venait de la parcourir, se tenant à son cheval en soufflant un grand coup pour maîtriser la douleur reçue.

Elle put ainsi se rendre compte de la différence de taille qui n'était pas non plus immense entre elle, et lui tendit la main doucement :

• Peux-tu m'aider à ramener Cherkane au box, Hikari?  

Sa cheville blessée était en l'air, et de toute évidence elle allait devoir s'appuyer sur son cheval pour marcher. Sûrement une bonne entorse, si seulement elle avait pu être plus vigilante ...
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 19 Déc - 17:52

Son visage animé par la gène, Yuuki Akoma, puisque c'est ainsi que se nommait la cavalière, confirma les craintes d'Hikari, avouant s'être en effet blessée. Cette confirmation, bien que faite à demi-mots, poussa la brune aux yeux bleus à proposer son aide à son aînée, réellement préoccupée pour la santé de cette dernière. Elle savait très bien quels dégâts une blessure non soignée ou sur laquelle on force trop pouvait engendrée, aussi elle souhaitait à tout prix soulager la cavalière aux cheveux aussi beaux qu'un ciel d'été, afin de lui éviter toute complication.
Soudain, juste après que la jeune couturière lui eut proposée son aide, la Spicoise lui fit remarquer d'une voix douce, aussi douce qu'une caresse, qu'elle semblait préoccupée et qu'elle ne devrais pas garder tous ses problèmes pour elle. Entendant ces mots pleins de bienveillance, la japonaise eut un sursaut de surprise avant de lever vers son interlocutrice un regard étonné: comment? Comment avait-elle pût deviner qu'elle était tourmentée, alors qu'elle tentait de toute son énergie de cacher son trouble à la face du monde? Pourquoi elle, qui la connaissait seulement depuis quelques minutes, avait réussi à faire tomber son masque alors que ses plus anciennes amies n'y parvenaient même pas et croyaient à ce sourire figé? Poussant un soupir, prête à faire part à Yuuki de ses tourments, à lui parler de son rêve, de sa soeur, du terrible vide que sa perte avait créer dans son coeur, la brunette remarqua alors que la cavalière s'était laissée glisser le long de son cheval avant de retomber sur sa seule jambe valide. A en croire par la grimace qui venait de tirer le visage de la cavalière, elle avait dû ressentir une douleur insupportable. Pourtant, elle ne poussa aucun cri, aucun gémissement, seulement un soupir.N'importe quelle fille, dans une même situation, serait tombée à terre en gémissant, aurait demandé à n'importe qui de venir l'aider ou de la transporter jusqu'à l'infirmerie d'urgence, laissant tout derrière elle. Yuuki , elle, serrait les dents et se forçait à sourire. Ce courage, ce contrôle de soi subjugua Hikari.

Tendant la main vers elle, la cavalière de Spica lui demanda avec douceur si elle voulait bien l'aider à ramener Cherkane dans son box, terminant sa demande d'un amical "Hikari" .Bien sûr qu'elle voulait l'aider! Elle ne la laisserait pas dans un tel état livrée à elle même! Aussi, obéissant à sa générosité et son instinct, la demoiselle en jupe écossaise bondit par dessus les barrières qui la séparaient de la carrière et retomba avec grâce et agilité, tel un chat, sur le sol humide avant de saisir avec douceur Yuuki par les épaules, la soutenant pour ainsi lui éviter de faire trop d'efforts lorsqu'elles se mettraient en marche. Puis saisissant, de sa main libre, les rennes de Cherkane -puisque c'est ainsi qu'il se nommait- et adressant à la bête un regard tendre pour lui faire comprendre qu'elle ne lui voulait aucun mal, elle posa ses yeux sur sa camarade avant de lui intimer:

"-Reposes toi sur moi, ça t'évitera de te fatiguer en marchant et d'aggraver ta blessure. Ne t'en fais pas, tu peux t'appuyer de tout ton poids, je suis plus costaude que j'en ai l'air."

Elle ponctua sa dernière phrase par un petit rire, essayant de faire sourire son aînée et de lui faire oublier, ne serait-ce qu'un instant, sa blessure et la douleur qu'elle devait propager dans son corps. Puis tirant légèrement sur les rennes pour faire avancer le cheval, qui obtempéra docilement, elle se dirigea lentement vers les boxes du club d'équitation, soutenant du mieux qu'elle pouvait la cavalière qui semblait éprouver une grande difficulté à marcher. Heureusement que les boxes n'étaient pas à des kilomètres éloignés de la carrière sinon il aurait été difficile pour la Rimoise de ramener Cherkane dans son habitation tout en portant Yuuki.
Pénétrant dans le véritable centre équestre de Spica, totalement désert vu l'heure et dont les seuls bruits audibles étaient le hennissement des chevaux enfermés dans leurs boxes, Hikari chercha du regard celui attribué à l'équidé qu'elle menait et lorsqu'elle l'eut repéré, elle adressa un sourire complice à sa camarade avant de lui tendre avec douceur les rennes:

"-Tiens, j'imagine que tu veux t'en occuper toi même."

La relâchant lentement de sorte à ce qu'elle puisse se mouvoir sans qu'Hikari ne la suive comme son ombre, la brune lui prit la main avant d'y déposer les rennes de l'animal, tout sourire. Elle pouvait parfaitement comprendre que Yuuki veuille soigner son cheval elle même, c'était bien naturel après tout: c'était elle sa maîtresse, elle devait être la première à le toucher, à le traiter,à le monter et rien qu'à voir la manière dont elle le caressait, elle ne laisserait sans doute jamais personne s'en occuper à sa place. Tout comme la brune ne laisserait jamais une quelconque personne achever un de ses dessins ou coudre à sa place les dernières finitions d'un costume. Sur ce point, les deux demoiselles se ressemblaient et plus elle conversait avec elle, plus Hikari se sentait proche de la fière cavalière de Spica, elle sentait qu'elle avait bien des choses à partager avec cette si adulte jeune femme aux cheveux cyans. Et qu'elle serait en mesure, peut-être, d'enfin parler à quelqu'un de ses doutes...
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 19 Déc - 19:42



Blue Eyes

Selon la théorie de Yuuki, pour être bienveillante il fallait tout d'abord être observatrice. C'est vrai, comment pouvait-on voir que quelqu'un allait mal si on ne prenait même pas la peine de le regarder sérieusement? Cette lueur de tristesse, d'inquiétude et peut-être de colère qu'elle avait vu dans les yeux de Hikari était presque minime, un grain de poussière perdu au milieu du désert, mais son sixième sens ne la trompait que très rarement et elle avait à présent l'intuition que c'était juste.

Mais elle ne la força pas pour autant, cependant la réaction de Hikari lui fit comprendre qu'une fois de plus elle avait trouvé la faille. Elle n'insista pas, elle laisserai le temps à cette petite lumière de lui révéler tous les secrets de ses rayons dissimulés par l'ombre. Chacun avait un passé plus ou moins noir, malgré ses efforts et sa bonne éducation Yuuki n'avait, hélas, pas non plus réussie à échapper au drame.

Elle était descendue de cheval sans une plainte, sans un cri, simplement avec la conviction que se lamenter sur son sort n'arrangerai rien. Avec la force d'esprit de se taire, d'afficher un sourire et d'aller de l'avant. Ce n'était qu'une cheville blessée, pas un pronostic vital comme on pouvait parfois en avoir l'impression quand on regardai une demoiselle se casser un ongle.

Yuuki ne pensait pas que les douleurs physiques méritaient toujours d'être tues, elle pensait juste que ce n'était pas la peine de faire du théâtre pour des petites blessures de la vie quotidiennes, enfin, du moins pour elle. Mais certaines blessures étaient plus importantes que ça... Les blessures mentales par exemple, c'est pourquoi elle avait donné une ouverture à Hikari sur le malaise dont elle ignorait la cause. Elle ressentait les choses mais ne pouvait les interpréter sans connaître la personne.

Yuuki avait tendue sa main, demandant l'aide de Hikari. Pourquoi? Parce que c'était plus raisonnable, mais surtout parce que ça lui faisait plaisir. Cette fille n'était que lumière et c'était bien étrange qu'une ombre tente de lui piquer cette beauté, mais la cavalière espérait pouvoir l'aider, ne serai-ce qu'un peu, en devenant une amie ou une confidente? Elle ne se projetait jamais dans le future mais elle avait envie de la connaître.

La troisième année bondit de la barrière pour retomber avec une grâce qui laissa Yuuki perplexe, mais dans le bon sens du terme. Elle n'avait rien à envier à celle des cinquième année, puisqu'elle était tout aussi légère et belle dans ses démarches. C'était rare pour une si jeune fille, ce n'était peut-être que deux ans de différence, mais dans le monde de l'adolescence deux ans c'était beaucoup.

Elle la laissa lui prendre les épaules, surprise qu'elle procède ainsi alors que son autre main attrapa les rênes du cheval, lui donnant ensuite l'indication de pouvoir s'appuyer sur elle et qu'elle était solide. Un rire cristallin s'échappa de la demoiselle aux cheveux bleus, alors qu'elle ne put s'empêcher de répondre:

• Je ne voudrai pas faire du mal à de si jolies épaules, et si je m'aidai simplement de mon cheval?   

Tout sourire, elle appuya davantage sur l'animal. Lui qui faisait plus de dix fois son poids, avoir une cinquantaine ou une soixantaine de kilos contre lui, c'était comme laisser un adulte porter un bébé dans ses bras, soit trois fois rien.

Elles arrivèrent à l'écurie rapidement, alors que Hikari relâcha Yuuki qui s'était quand même aidée de la troisième année dans le but de garder l'équilibre mais sans pour autant se poser trop sur elle, ce n'était pas son genre et elle ne voulait pas paraître comme un boulet aux yeux des autres, mais accepter l'aide était déjà une bonne chose.

Elle fut surprise de voir que mademoiselle Amasuka ne lui fit pas la morale sur le fait qu'elle ne devait pas s'occuper du cheval, non elle comprenait très bien que Yuuki souhaitait le faire, et eu même pour geste de prendre sa main pour lui donner les rênes. La mine perplexe de la cinquième année laissa place à un sourire armé d'un regard vraiment tendre. Ce geste l'avait tout simplement touchée il fallait le dire.

• Votre imagination est juste, mademoiselle Amakusa ~~  

Yuuki l'avait taquiné tranquillement en la vouvoyant et en utilisant son nom de famille tout en restant polie. C'était une manière de lui dire qu'elle allait bien alors qu'elle commença à desseller son cheval en appuyant le moins possible sur sa cheville, d'ailleurs la botte la compressai, alors une fois qu'il n'y eu plus rien sur le dos de son équidé, elle se mit assise sur sa boite équine qui contenait les brosses et autres produits utiles au nettoyage de son animal.

Elle retira la botte de son pied gauche pour constater les trois parfaits signes que quelque chose n'allait pas: rougeur, chaleur, douleur et par dessus tout gonflement. Elle ne sourcilla pas pour autant, puisqu'elle s'y attendait en quelque sorte.

Elle releva alors le regard vers la troisième année, espérant qu'elle n'était pas trop choquée ou inquiétée par ce type de blessure, embêtant mais davantage superficiel :

• Dis-moi je peux te demander un petit service? Il doit y avoir des béquilles dans la sellerie au fond à droite, j'en aurai besoin... Je... N'aime pas demander aux jolies demoiselles d'aller chercher un objet à ma place mais j'avoue ne pas vraiment avoir le choix...  

Elle lui sourit d'une mine gênée, et se releva sur sa seule jambe valide à marcher sans ressentir de signaux douloureux, pour commencer à brosser son cheval, son pied suspendus à l'air, elle avait remit la chaussette mais pas la botte pour éviter toute compression, elle restait étonnement calme sous la douleur. Elle dit ensuite:

•J'aimerai te remercier pour l'aide que tu m'as déjà apportée, y a t-il quelque chose que tu aimerai faire ma petite Hikari? Si faire une activité avec moi ne te dérange en rien bien sûr...  

Dit-elle en se tournant vers elle avant de la fixer dans les yeux toujours avec un regard calme et protecteur.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 19 Déc - 21:34

Hikari avait vu juste, à en juger par le sourire qui remplaçait la mine perplexe de son aînée et l'exactitude de son insinuation ne l'étonnait guère. Elle n'avait pas l'air du genre à toujours se reposer sur autrui, à se "débarrasser"  de ce qu'elle avait à faire dès que la première occasion se présentait. Elle était responsable, contrairement à beaucoup de demoiselles de son âge, qui ne juraient que par l'assistanat tout en voulant être reconnue comme "autonomes". Une bien étrange contradiction...mais après tout, l'Homme n'est que contradictions: il aime ce qu'il déteste, est fasciné par ce qui l'effraie. La nature a aussi ses mystères...et ces contradictions font ce que l'être humain est aujourd'hui: un être complexe que nombre de philosophes prennent plaisir à étudier.

Tandis que la cavalière aux cheveux bleus dessellait son cheval et lui retirait les harnais et rennes qui l'entravaient, la jeune Rimoise restait en retrait, à l'entrée du boxe: elle n'avait pas sa place à l'intérieur, c'était leur moment, le moment de complicité entre la bête et l'homme, dans lequel un intrus n'était pas bien vu, voir non toléré. Rester dehors, à rien faire, ne dérangeait pas le moins du monde la brune, qui profitait de ce moment de calme pour contempler le ciel : enfin, il se débarrassait de cet horrible blanc sale pour faire apparaître quelques touches de cyan, une couleur que la couturière affectionnait particulièrement. Cette couleur, souvent qualifiée de "froide", "triste", lui semblait si légère, si agréable qu'elle l'affiliait au domaine du rêve...Une couleur qui fait rêver, il devrait y en avoir des milliers.
La voix douce de Yuuki la sortit de sa méditation juste à temps pour entendre la demande de son aînée: elle souhaitait qu'elle lui apporte des béquilles se trouvant dans la sellerie. En effet, elle allait en avoir besoin vu la taille et la couleur de sa cheville. La cinquième année ajouta ensuite qu'elle n'aimait pas particulièrement demander à de "jolies demoiselles" d'aller lui chercher des choses pour elle mais qu'ici, une petite entorse à sa façon de faire s'imposait. La concernée allait se diriger vers le lieu indiqué lorsqu'à nouveau, la Spicoise parla, la remerciant pour son aide, lui proposant ensuite de faire quelque chose toutes les deux, lorsque Cherkane serait bien installé dans son boxe.

Faire quelque chose ensembles? Hikari avait bien une idée, mais elle ne savait si elle oserait. Elle n'avait jamais ouvert son coeur à quelqu'un...après tout, c'était elle qui devait réconforter les autres et non pas le contraire. Ça avait toujours été ainsi, depuis qu'elle était enfant: elle devait être la personne sur laquelle on peut se reposer, à laquelle on peut tout dire sans être jugé...oui, c'était ça son "rôle" en ce bas monde. Vraiment? Était-ce vraiment quelque chose qui convenait à la japonaise? Sa fierté lui disait que oui, son coeur que non...Cruel dilemme.
Pourtant, la demoiselle se décida à ,elle aussi, outrepasser les règles qu'elle s'était elle même fixée et dans un souffle, elle mit des mots sur ce qu'elle voulait vraiment, transformant son envie en faveur que Yuuki serait libre d'accepter ou non :

"-Oui, il y a quelque chose que tu pourrais faire, Akoma-san. Pourrais-tu...m'écouter? Tout à l'heure, tu m'as demandé si j'étais préoccupée par quelque chose...j'essayais d'oublier mais visiblement,mon trouble ne veut pas se retirer comme d'habitude. Alors...pourrais-tu m'apaiser en m'écoutant?"

Elle n'avait ni pleurer, ni sourit en demandant cela, son visage affichant seulement une expression mêlant peine et sérieux, prouvant que sa requête était loin d'être futile et vraiment importante. Elle l'était d'autant plus que c'était la première fois qu'Hikari demandait une telle chose à quelqu'un et cette première fois, comme toutes les premières fois, faisait cogner son palpitant à toute vitesse et avec force contre sa cage thoracique. Afin de se calmer et d'être dans de parfaites conditions mentales pour recevoir la réponse de son interlocutrice, la brune se retira pour se diriger vers la sellerie, annonçant seulement "-Je vais chercher tes béquilles, je reviens..." avant de partir en courant,aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Sa course se finit dans la sellerie, où elle concentra toute son énergie à la recherche des objets demandés par Yuuki, qu'elle trouva sans mal tant l'endroit était rangé. C'était bien St Spica: tout était ordonné et presque rangé par taille. Le matériel médical, tel que les bandes pour les bandages ou les pansements, se trouvait dans une armoire marquée d'une grosse croix rouge, les boites équines avaient chacune leur place sur une étagère portant le nom du cheval à laquelle elle appartenait...l'obsession de l'école cadette pour l'ordre n'était donc pas qu'une rumeur. Oh bien sûr, Le Rim avait aussi des clubs bien rangés, mais pas à ce point là!

Saisissant les béquilles, qu'elle serra contre sa poitrine, la demoiselle en uniforme marin retourna d'un pas plus calme que précédemment vers le boxe de son nouvel ami équidé, où l'attendait sans nul doute la Spicoise blessée. Sa course l'avait rendu plus calme, comme si elle l'avait débarrassée d'un surplus d’adrénaline et d'énergie qu'elle avait accumulé sans le réaliser et qui l'avait submergée aussi, lorsqu'elle pénétra dans le boxe, elle ne craignait plus la réponse de Yuuki. Lui présentant les béquilles qu'elle lui avait ramené, un doux sourire aux lèvres, elle s'exclama d'un ton rieur:

"-Je l'ai ai trouvées! Ce n'était pas difficile d'un autre côté, vous rangez vraiment bien vos locaux, à Spica."-Ponctuant sa phrase d'un petit rire, elle ajouta avec calme-" Alors, veux tu accepter ma demande? Je ne t'en voudrais pas si tu refuses,écouter les lamentations d'une fille que tu connais à peine ne doit pas trop te donner envie..."

Adressant à Yuuki un regard mélangeant compréhension et une certaine pointe de tristesse, elle se força à difficilement tracer un sourire sur son visage afin de ne pas contrarier ou attrister son auditrice . En vérité, elle tenait vraiment à se confier, et cette demoiselle aux cheveux d'ange lui inspirait une confiance si absolue qu'elle n'avait aucune appréhension à l'idée de lui parler à coeur ouvert, elle savait très bien que tout ce qu'elle lui dirait resterait entre elles.
Et se confier au sujet de sa soeur, de ce sentiment de culpabilité qui pesait sur ses épaules depuis sa mort, l'aiderait peut être à se libérer, à dire une bonne fois pour toute adieu à sa chère Kibuki, qui devait avoir depuis longtemps trouvé la paix par delà les nuages...
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Ven 20 Déc - 20:52



Blue Eyes

Yuuki n’aimait pas demander à d’autres personnes d’allait chercher un objet à sa place. Elle ne voulait pas qu’ils croient qu’elle se sentait supérieure, c’était une demande qu’on pouvait refuser mais ici on voyait bien que Yuuki était dans la detrêsse. Certains adolescents encore immature pensaient que devenir autonome signifiait n’avoir besoin de personne, pour Yuuki, devenir autonome était reconnaître que parfois, on avait besoin d’aide.

Et ici, c’était le cas, pas seulement pour elle et sa cheville, mais aussi pour cette demoiselle qui lui faisait face. En un regard, elle semblait se partager entre la joie et la tristesse, et cette dernière intéressait Yuuki qui avait pu interpeller la chose. La cavalière n’aimait pas voir les gens souffrir, c’était comme mettre un gros poids sur les épaules et demander de marcher de façon aussi légère qu’une plume.

Elle avait donc proposé à cette chère Hikari si elle voulait faire quelque chose avec elle histoire de la remercier de son aide. En effet sans elle, Yuuki se serai certainement fait encore plus mal en ramenant le cheval au box et en s’en occupant. C’est pourquoi elle se devait de remercier cette lumière, une sorte de donnant –donnant mais pas seulement, elle voulait aussi apprendre à la connaître un peu plus en détail, elle l’intriguait, attisait son regard, quelque chose en elle lui plaisait comme lui disait son sixième sens. C’était le genre de choses qu’on n’expliquait pas, avec certains le feeling était certains et avec d’autres inexistant, c’était un des mystères de la vie.

S’attendant à une activité ou a quelque chose de commun, Yuuki ne pu que être surprise d’entendre la demande de mademoiselle Amasuka. Ce qu’elle voulait confirmer que l’instinct de Yuuki marchait très bien … La lumière voulait un chemin qu’elle pourrait éclairer. Une personne pour l’écouter pour de bon, pas de fausses notes du genre faire semblant d’entendre quelqu’un en se moquant, juste l’écouter vraiment, se poser et entendre sa voix, comprendre ses émotions et lui tendre une main invisible pour le libérer.

Même si le visage d’Hikari restait dur à percevoir, la cavalière pouvait y lire un grand trouble alors qu’elle avait plongé ses yeux dans les siens, mais inutile de répondre tout de suite, elle devait d’abord laissé la deuxième année se remettre de cette demande qui semblait avoir réveillé quelque chose en elle, l’amie des chevaux pu comprendre que c’était sûrement la première fois qu’elle osait demander ce genre de choses. Elle la laissa donc aller chercher les béquilles, alors qu’un sourire se dessina sur les lèvres de l’élève de Spica.

Elle s’approcha de l’oreille de son cheval et alla murmurer un ‘qu’en penses-tu Cherkane ? Toi aussi elle t’intrigue cette jolie demoiselle ? », Pour toute réponse le cheval souffla avec énergie des naseaux en bougeant légèrement ses oreilles. Parfois elle avait l’impression que l’équidé la comprenait, à vrai dire les chevaux ressentaient certaines choses, c’était indéniable.

Elle tourna la tête voyant la jolie japonaise revenir avec les deux béquilles qui permettraient à Yuuki de se mouvoir avec moins de mal jusqu’à l’infirmerie. Mais pour l’instant, ses pensées n’étaient pas à sa blessure mais bien à sa ravissante compagnie. Bien, la lumière semblait avoir retrouvé une teinte normale et calme alors qu’elle pénétra dans le box, deux paires de yeux bleus la regardait, l’humaine et le cheval. Un ton rieur, bien loin de celui employait précédemment vin éclairer la gorge de Hikari qui fut heureuse d’avoir trouvé les deux aides à la marches, avant de finalement redemander sa requête en précisant qu’elle ne lui en voudrait pas d’écouter les « lamentations d’une fille qu’elle connaissait à-peine » . Yuuki se tourna un peu vers elle, pour ne plus être face au ventre de son cheval mais de la demoiselle.

Les mains de la cavalière vinrent doucement, sans geste brusque, se poser sur les épaules de la troisième année. Ce geste représentait un soutient, pas de pitié loin de là. Juste une façon de lui faire comprendre que Yuuki n’était pas une pimbêche insensible aux autres, mais qu’elle voulait vraiment lui venir en aide. Son visage s’éclaircit d’un sourire, après avoir prit un air grondeur pendant quelques secondes sur les dernières paroles, avant que sa voix ne vienne l’éclairer :

• Ce qui est lamentable, c’est que des personnes sont encore capable de ne pas t’écouter tu sais ? Bien sûr que je veux que tu t’exprimes … C’est même un honneur que tu me demandes une telle chose, petite lumière.

Elle tourna sa tête un cours instant vers ‘Blue Eyes’, le cheval la fixa et se mit à manger tranquillement du foin disposé en hauteur dans des sortes de balles, comme s’il disait « oui oui allez-y je vais bien ! » ce qui amusa beaucoup mademoiselle Akoma qui le taquina une dernière fois en lui pinçant à peine le museau de façon à ce qu’il soit gêné mais n’est pas mal. Elle posa ensuite son regard doux dans les deux prunelles de la japonaise, et ouvrit le box :

• Allons dans le club house ,à cette heure-ci il n’y a personne, et je pourrai t’écouter autant que tu le souhaites !

Elle attrapa les béquilles après avoir remit sa veste s’assurant que son interlocutrice était prête et quitta l’écurie ouverte pour pénétrer dans un bâtiment conçu pour la détente des cavaliers et très agréable. Elle s’approcha d’une table non loin du chauffage, avant de se mettre assise en face d’elle, et pour la mettre en confiance, elle finit par dire :

• Je veux que tu me parles de façon détendue, si tu as des problèmes ou des pensées obscures je suis prête à les entendre et à t’aider, mais ce que je veux par-dessus tout c’est que tu te libères peu importe le mal qui te ronges… Si je peux t’y aider, ça me rendrai très heureuse.

Elle lui sourit ensuite, et son regard se perdit dans le sien, c’était comme le signal qui lui disait qu’elle pouvait y aller quand elle le souhaitait, et qu’elle ne la forcerai pas davantage à parler. Yuuki était intriguée, elle voulait vraiment savoir de fond en comble ce qui rendait cette lumière parfois si pâle alors qu’elle pouvait être d’un éclat qu’elle ne soupçonnait pas elle-même.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Sam 21 Déc - 22:42

La tète basse, effrayée à l'idée de se prendre en plein visage un "non", un refus, un autre échec en d'autres termes, Hikari sentit soudain deux mains se poser avec douceur sur ses épaules fines et ce geste, aussi innatendu que touchant, obligea la Rimoise à relever la tète pour croiser les yeux océans de Yuuki, qui se tenait droite devant elle, la dépassant d'une bonne tète. Son visage, autrefois fermé en une expression de colère, s'éclaircit d'un doux sourire tandis que la Spicoise lui annonçait que ce qui était le plus lamentable,c'est que certains individus soient encore incapables de ne pas écouter les autres, qu'ils ne puissent même pas aider leur prochain, et que c'était pour elle un honneur d'écouter les complaintes de la petite brune, qu'elle surnomma avec affection "petite lumière". Cette petite lumière resta un instant sans bouger, croyant avoir rêver, être victime d'une illusion auditive et lorsqu'elle réalisa qu'elle n'avait rien imaginé, que son aînée acceptait de lui servir de confidente, elle sentit l'émotion monter en elle et dût se mordre les lèvres le plus fort possible pour s'empêcher de fondre en larmes.

Décrochant un instant ses yeux de la demoiselle en uniforme marin, la cavalière observa un instant son compagnon à quatre pattes, qui se mit à manger sans se préoccuper de ce qui se passait autour de lui, ayant l'air de dire qu'il allait bien et que les deux lycéennes pouvaient disposer et faire ce qu'elles avaient à faire. L'attitude de ce cheval, ce beau Cherkane, amusait Hikari: il semblait agir comme un être humain, parfois même elle avait l'impression qu'il conversait avec sa cavalière au moyen de signaux, de regards. Ces échanges étaient la seule chose dont la demoiselle aux yeux bleus regrettait l'absence dans ses passions, à savoir le dessin, l'écriture et la couture: hélas, un crayon, une feuille ou encore une machine à coudre ne parlaient pas, eux. Souriant légèrement en réalisant l'absurdité de ses pensées, imaginant sans mal sa machine à coudre lui parler, elle entendit soudain son aînée lui proposer d'aller dans le club house, où elles pourraient converser au calme et aussi longtemps qu'elles le souhaiteraient. Acquiesçant d'un signe de la tète, la jeune fille en jupe écossaise suivie la cinquième année, qui s'avançait à l'aide des béquilles qu'elle était allée chercher, et entra pour la toute première fois dans le bâtiment rattaché au club d'équitation et réservé à la détente des ses membres. La pièce dans laquelle la jeune fille s'avança lui semblait tout droit sortie d'un magazine de meubles occidentaux: un parquet lustré, brillant, d'une ravissante couleur ambré recouvrait le sol et contrastait avec la blancheur des murs recouverts de papier peint, de nombreuses tables se dressaient ça et là de la vaste pièce, permettant à chacune de se détendre, quelques fauteuils même camouflaient les coins de la salle et semblaient des plus moelleux. La Rimoise aurait bien voulu s'asseoir dedans pour voir si ils étaient aussi confortables qu'ils ne le paraissaient mais, ne souhaitant pas paraître impolie et profiteuse, elle se retint et alla s'asseoir à une table près du chauffage, qui lui offrait une source de chaleur des plus agréables. Ah...cette chaleur lui semblait ressembler à celle que l'on ressent lorsqu'on étreint quelqu'un...ce qu'on appelle "la chaleur humaine". Cette chaleur ci n'avait rien d'humain, mais restait tout de même apaisante et réconfortante. Ou était-ce les doux sourires que lui adressait Yuuki? Sans doute un peu les deux.

S'asseyant en face d'elle, la Spicoise aux cheveux couleur d'eau lui demanda d'une voix douce de lui parler de façon détendue, de ne pas hésiter à lui confier ses peines, ses pensées noires, tout ce qui pouvait la tracasser, assurant qu'elle serait très heureuse de l'aider à se débarrasser de tout ce qui la chagrinait. Puis elle se tût, plongeant ses iris bleus océans, profonds comme un abîme dans les tout aussi bleus d'Hikari, qui comprit qu'il était temps pour elle de parler. Après tout, c'est elle qui le voulait, elle qui voulait enfin cesser d'être tourmentée et terrorisée chaque nuit par son passé. Elle voulait se libérer, avancer et éviter à sa chère soeur désormais dans les cieux une quelconque inquiétude. Elle voulait lui montrer qu'elle était forte, qu'elle arrivait à faire sa vie tout en la sachant morte et que,malgré tout l'amour qu'elle éprouvait à son égard, elle cesserait de pleurer sa disparition en continuant de la faire vivre dans son petit coeur meurtri. Était-ce seulement possible? La damoiselle n'en savait rien. Personne ne connait vraiment ses limites, c'est le propre de l'être humain de se pousser dans ses derniers retranchements afin de voir jusqu'où il peut aller.

"-J'avais une soeur jumelle."

Ces trois mots sortirent sans prévenir de sa bouche, dans un souffle, ces trois mêmes mots étaient ceux qui ouvraient sa confession. D'une voix monotone, tremblante par l'émotion, ayant peur au fond d'elle de faire remonter à la surface ses douloureux souvenirs, elle continua, les yeux rivés sur la table:

"-Quand j'étais petite, ma soeur était tout ce que j'avais de plus précieux. Elle était ma soeur, mon amie, ma confidente, celle qui veillait sur moi et sur laquelle je portais le plus d'attention. Pourtant... malgré cette relation unique que nous entretenions toutes les deux, ce lien a fini par se fragiliser. Soucieuse d'être la meilleure, de plaire à mes parents, d'être plus aimée d'eux que ma soeur, j'ai commencé à voir en elle une sorte de rivale... Alors un jour...j'ai voulu...j'ai souhaité...qu'elle disparaisse..."

Se mordant la lèvre, Hikari reprit un instant son souffle, sa respiration se faisant de plus en plus irrégulière tant ce qu'elle racontait la faisait souffrir. Une larme se mit à couler lentement sur sa joue, suivie d'une autre, puis d'une cascade de petites perles salées. Essayant de les cacher aux yeux de son interlocutrice, elle baissa la tète, assez bas pour frôler de son front la table devant laquelle elle était assise:

"-Et puis...elle est tombée malade... J'aurais dût le remarquer! Si j'avais vu qu'elle se vidait petit à petit de ses forces, peut-être qu'elle serait encore en vie aujourd'hui! Si seulement...si seulement je ne m'étais pas entêtée à la percevoir comme une ennemie, si seulement j'avais réalisé à quel point je l'aimais... J'aurais pût la sauver à temps!"

Essuyant ses yeux rougis, elle renifla puis posant son regard sur le visage de Yuuki, elle lui demanda:

"-Je suis ignoble pas vrai? J'ai souhaité la mort de ma soeur...et le ciel m'a puni en m'exauçant... Et en faisant peser sur mon âme un sentiment de culpabilité insupportable..."

Hikari se tût un instant, la tète basse, toute tremblante tant elle avait honte de son attitude passée, de la façon dont elle s'était comportée avec Kibuki, de la rivalité qu'elle avait crée de toute pièce, aveuglée par son orgueil. Comment pouvait-elle encore prétendre aimer sa soeur? Comment pouvait-elle seulement se permettre d'adresser ses prières à sa jumelle, alors qu'elle était celle qui l'avait envoyée au trépas?

"-Je sais que je n'ai pas le droit de te le demander, s'écria la brune aux yeux embrumés de larmes,...mais s'il te plaît Akoma-san...aide moi! Je pourrais jamais m'en sortir toute seule..."

Est ce que Yuuki pouvait seulement l'aider? La Rimoise n'en était pas sure, au fond d'elle même. Pourtant, elle n'avait pas réfléchie en la suppliant de lui apporter son aide, cet appel au secours qu'elle avait tût depuis des années s'était tout seul échappé de sa bouche, instinctivement. C'était la seule chose qu'elle pouvait faire désormais: demander de l'aide et espérer que quelqu'un lui tende la main pour la tirer des ténèbres dans lesquelles elle avait été engloutie de plus en plus profondément jour après jour.
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Dim 22 Déc - 15:09



Blue Eyes

Qu’est-ce qui pouvait peser si lourd sur le cœur d’un être pour que depuis toutes ces années il n’en parle pas ? Yuuki était intriguée, le comportement de cette jeune fille montrait clairement qu’il y avait sur ses épaules un poids insoutenable. La cavalière se sentait un peu comme elle, cette impression d’être coupable de quelque chose, et de penser « et si »… Et si nous avions agis autrement … Peut-être que ce serai différent aujourd’hui.

Malgré le fait que Yuuki ne croyait pas au destin, elle devait avouer que c’était parfois injuste. Tout allait bien, et du jour au lendemain, le ciel éclaircit laissai place à l’orage. Mais ne disais-ton pas qu’après la pluie vient le beau temps ? Yuuki espérait le revoir, même si elle recommençait à trouver de l’espoir ici.

Finalement, son regard glacé se plongeant dans l’océan de Hikari, la lumière commença à parler, une phrase et le ton était lancé. Elle avait une sœur jumelle… Elle ne l’avait plus. Et ça Yuuki l’avait compris en voyant son regard mais aussi par le verbe employé au passé. Son cœur se serra, alors qu’elle écouta attentivement la suite.

Sa voix tremblait, son regard se perdait comme s’il cherchait à fuir. Yuuki quant à elle restait calme, étonnement calme, elle avait toujours fait preuve d’un grand sang froid. Elle n’était pas insensible à son histoire, elle voulait juste que Hikari ne se sente pas jugée ou mal à l’aise.

Alors elle écouta, son histoire. Cette sœur jumelle qu’elle chérissait pour ensuite la jalouser. Pour devenir la meilleure après des parents, il était dur de se différencier d’une personne dont on avait la même apparence, alors il fallait bien quelque chose pour prouver qu’on avait sa propre identité.

Plus elle avançait dans son histoire, plus Hikari semblait désemparée, attristée et surtout honteuse. Yuuki allait presque l’arrêter en pensant que ça lui faisait trop de mal de parler ainsi et qu’il faudrai peut-être raconter peu à peu. Mais elle voyait que la lumière voulait continuer.

Alors elle écouta le récit de sa sœur qui tomba malade, en voyant que la lumière semblait s’éteindre. Elle pleurait, une, deux larmes, et puis une cascade de tristesse que Yuuki se promettait d’essuyer après. Pour finalement arriver au point le plus sensible de sa tristesse : le fait qu’elle n’ai pas remarqué sa faiblesse et que sa sœur soit morte de sa maladie. Elle se voulait donc de ne pas l’avoir sauvé ? Pour Yuuki il était évident que la maladie dont souffrait sa sœur devait être foudroyante pour ne lui laisser aucune chance.

Le cœur de Yuuki était complètement serré, sa gorge nouée quand elle vit Hikari devant elle en larme la suppliant de l’aider en précisant qu’elle n’en avait pas le droit… Bien sûr qu’elle en avait le droit. Yuuki resta digne, ce n’était pas le moment de pleurer avec elle et ça n’arrangerai rien à sa situation.

Bien… Yuuki savait ce que ça faisait de sentir coupable. Elle se leva de sa chaise et détourna la table pour se retrouver à ses côtés, elle passa dans son dos et l’enlaça comme si elle la connaissait depuis longtemps et pouvait se permettre ce genre de geste. Elle la prit contre son torse, posant sa tête sur son épaule, et doucement de gauche à droite elle la berça pour qu’elle calme ses larmes :

• Ce n’est pas ta faute Hikari… Ce genre de choses tu ne peux le prévoir … Le voir n’y aurai pas forcement changé grand-chose…

Elle continua de la bercer avec douceur, n’essayant pas d’essuyer ses larmes parce qu’elle devait le faire seule, Yuuki se contenterai de la maintenir, de l’aider, mais le plus dur chemin vers le deuil c’était à elle de le faire.

• Je suis sûr qu’elle t’aime beaucoup, et que si elle te regarde, ce n’est pas comme ça qu’elle veut te voir Hikari… Elle veut te voir sourire et réussir, tu es sa sœur tu comprends ? Et ce genre de querelles ne peut en aucun cas briser ce genre de liens même si tu ne t’en rends pas forcement compte maintenant…

Yuuki en avait oublié sa cheville douloureuse, elle s’en moquait actuellement, parce qu’une fille souffrait beaucoup plus qu’elle. Elle était jeune et elle avait déjà connue la mort de son âme sœur, c’est ainsi qu’elle appelait les jumeaux qui avaient un lien très étroit et inexplicable.

Elle finit par se retirer doucement, et lentement avant de la fixer toujours proche d’elle. Cette histoire l’avait profondément touché et troublé, elle lui tendit alors doucement la main un sourire éclatant aux lèvres pour la rassurer :

• Tu peux m’accompagner à l’infirmerie Hikari ?

Demanda t-elle, pour lui changer les idées en même temps, cette façon de lui tendre la main était aussi pour dire qu’elle allait l’aider, ne pas la laisser tomber et faire son maximum pour elle.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Dim 22 Déc - 17:26

Totalement submergée par l'émotion, par les nombreuses souffrances qu'elle tentait d'oublier et qui remontaient impitoyablement à la surface, épuisée de porter toute seule ce fardeau devenu trop lourd,Hikari se remit à sangloter. En reparlant de sa soeur à Yuuki, en racontant tout ce qui lui était arrivé, elle avait réalisé à quel point elle s'était montré odieuse envers sa jumelle qui n'avait pourtant jamais cessé de lui sourire et d'être gentille avec elle...et se rendre compte qu'elle avait été aussi cruelle lui donnait envie de vomir. Elle avait froid...tout son être lui semblait devenir de plus en plus glacé, comme si on venait de lui planter une flèche empoisonnée en plein coeur et que son poison se déversait en elle jusqu'à la tuer.
Cette sensation de geler sur place se dissipa soudain, sans prévenir, emportée par un souffle chaud, aussi chaud que les rayons ardents d'un soleil de mai. D'où venait cette chaleur douce, affectueuse qui l'enveloppait désormais? Redressant la tète, la petite Rimoise aux cheveux noirs remarqua que son interlocutrice se tenait droite devant elle avant de la serrer tendrement contre elle, la berçant avec douceur comme on berce un petit enfant pleurant après avoir fait un cauchemar. Ce geste la fit sursauter, n'étant pas habituer à ce qu'on l'étreigne de la sorte, surtout par une personne qu'elle connaissait à peine, puis elle se laissa faire, ayant mortellement besoin de sentir la présence de quelqu'un auprès d'elle, se contentant d'écouter les mots que lui adressait, pour la réconforter, la Spicoise. Elle lui disait que ce n'était pas sa faute, que ce genre d'accident arrivait toujours sans prévenir et qu'elle n'aurait pas pu le prévoir et l'éviter, même en le voyant à temps. Ces paroles retentirent dans la tète de celle à laquelle elles étaient adressée, qui se mordit les lèvres pour ne pas de nouveau fondre en larmes. Qu'est ce qui lui prenait de se laisser ainsi aller, pourquoi ne parvenait-elle pas à contenir sa douleur alors que d'habitude, devant tout le monde, elle parvenait à la dompter sans mal?

Se blottissant un peu plus contre Yuuki, souhaitant ressentir un peu plus cette douce chaleur qui émanait de son corps, Hikari poussa un long soupir à l'instant même où sa camarade laissait à nouveau entendre sa voix douce qui, depuis le début, ne faisait résonner que des mots réconfortants et surtout pleins de vérité. C'était si rare qu'une demoiselle aussi jeune exprime des idées ou des opinions aussi réalistes et matures...N'importe quelle fille serait partie en riant ou aurait sévèrement sermonnée la brune devant un tel comportement pourtant Yuuki, elle, agissait comme une véritable adulte, avec calme et retenue. Avec douceur, elle lui disait qu'elle ne devait pas se laisser de la sorte abattre et que malgré tout ce qu'elle avait pu lui faire, sa soeur jumelle l'aimait et qu'elle souhaitait sans doute, par delà la mort, son bonheur. Elle ajouta ensuite que les liens qu'elles avaient tissé ne pouvaient pas se briser tant ils étaient forts et robustes.
Entendant cela, la jeune couturière sentit quelque chose se libérer en elle, elle avait l'impression que son coeur venait d'un peu s'alléger, comme si les mots de la cavalière aux cheveux d'eau l'avaient absoute de ses fautes. Bien sûr, elle n'était pas totalement soulagée -et ne le serait sans doute jamais complètement- mais toute la détresse que ses larmes trahissaient, la douleur qui déchirait sa poitrine, tout cela semblait se dissiper peu à peu pour laisser place à un grand réconfort.

Sentant que sa camarade de Spica se retirait lentement, mettant fin à leur étreinte, la demoiselle en jupe écossaise se redressa avant de lever les yeux vers Yuuki, qui la fixait avec cette gentillesse qui la caractérisait si bien. Décidément, cette fille était une personne vraiment extraordinaire, Hikari le réalisait à présent bien qu'elle ai eu largement le temps de s'en rendre compte pendant tout le temps qu'elles avaient auparavant passé ensembles: elle était dotée d'une bonté et d'une qualité d'écoute dépassant de loin celles des autres filles de son âge.
Se promettant de garder le plus longtemps possible cette si adorable demoiselle , qu'elle considérait désormais comme une amie, la couturière traça sur son visage rougi par les larmes un petit sourire, tentant de rassurer sa camarade et de lui montrer que désormais, elle allait bien. Cette dernière lui adressa alors un éclatant sourire et, lui tendant la main, elle lui demanda si elle voulait bien l'accompagner à l'infirmerie. Mais oui c'est vrai, Hikari avait complètement oubliée que Yuuki s'était blessée!
Se relevant d'un bond de sa chaise, sa main serrée dans celle de la Spicoise, la petite brunette acquiesça d'un signe de la tète:

"-Bien sûr que je veux t'accompagner! Nous aurions dû nous occuper de ta cheville d'abord, je suis idiote de ne pas y avoir pensé !"

Lui adressant un large sourire, elle s'avança vers la place qu'occupait sa camarade, se saisit des béquilles qu'elle avait calées contre sa chaise et les lui apporta, soucieuse de l'état de la cavalière blessée et espérant que sa blessure ne s'était pas aggravée par manque de soins. Puis se dirigeant d'un pas léger vers la porte d'entrée du club house, la petite Rimoise s'exclama d'une voix joyeuse, lançant un regard brillant à Yuuki :

"-Au fait...Merci de tout mon coeur, Akoma..." Se taisant un moment, elle se rectifia en secouant la tète de droite à gauche "-Non...je ne peux plus t'appeler ainsi après ce que tu as fait pour moi. Merci vraiment pour tout, Yuuki-chan!"

Ouvrant la lourde porte de bois de la salle de repos, la demoiselle en uniforme marin leva les yeux vers le ciel devenu d'un bleu cyan éclatant, parsemé ça et là de nuages mousseux d'un blanc immaculé et, étirant ses lèvres pour leur faire former un rictus doux et apaisé, elle murmura de sorte à ce que personne d'autre qu'elle ne puisse l'entendre :"-Tout ira bien maintenant... Ne t'en fais pas grande soeur, tout ira bien." Puis, après avoir adressé ces paroles à celle qu'elle aimait plus que tout, elle se tourna vers la Spicoise aux cheveux bleus avant de lui demander avec douceur et intérêt :

"-Au fait, Yuuki-chan, où se trouve l'infirmerie de Spica? Je dois t'avouer que je ne connais absolument pas ton école..."

Puis, se rappelant d'un détail important, elle lui demanda:

"-Et, au fait, que dirons nous à l'infirmière à propos de ta blessure? Si tu avoues avoir fait de l'équitation si tôt, en dehors des heures de club, tu risques de passer une bonne heure dans le bureau de la soeur à te faire sermonner ou d'avoir une punition...Et je dois t'avouer que je ne tiens pas à ce que tu sois obligée d'exécuter je ne sais quelle tâche avec ta cheville blessée..."

Hikari avait déjà eu droit à un sermon des soeurs pour avoir, elle aussi, pratiquer ses activités du club de cuisine en dehors des horaires réservés à cet effet. Afin de lui faire entrer dans la tète que le matériel des clubs n'était pas là pour servir n'importe quand les élèves, la brune à l'époque en première année s'était vue obligée de nettoyer de fond en comble toute la cuisine de Le Rim, sans possibilité de convertir sa punition en simple lettre d'excuses. Sur ce point, les soeurs étaient intraitables: le règlement est le règlement, ainsi fonctionnait Astrea.
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Dim 22 Déc - 19:52



Blue Eyes

Le deuil était l’une des choses la plus difficile à faire lors de la perte d’un être cher. Tout le reste n’était que matériel et abstrait. Comment accepter que dans sa vie, il n’y aura plus cette personne si importante à nos yeux ? Qu’on ne pourra plus jamais voir son sourire…

C’était difficile, de se dire qu’on verrai ce même être le soir, le lendemain, mais de réaliser que cette prévention était fausse. Que le matin même ou on pouvait partir travailler le sourire aux lèvres, pressé par l’heure, une biscotte encore dans la bouche, en disant « à ce soir », pouvait être le dernier instant passé avec quelqu’un.

La mort n’avait pas d’heures, la mort n’avait pas de règles. Nous étions tous à sa merci, l’homme pouvait se croire au-dessus de tout, mais en vérité il était bien difficile de lui résister. On pouvait voir sa vie s’envoler de bien des manières, nous n’étions que des passants dans le jeu de la vie, et nous n’étions pas destinés à rester.

Pour autant, la jeune Hikari n’avait que 16 ans, et c’est là qu’on comprenait que ça n’arrivait pas qu’aux autres. Sa sœur jumelle naturellement du même âge était décédée si jeune… La vie était injuste. Et c’est pour cela qu’elle devait la soutenir, être cette main tendue dont elle avait besoin, comme elle l’avait fait pour elle.

Elle ne connaissait cette fille que depuis deux heures à peine, mais tout lui semblait claire, elles étaient faîtes pour s’entendre et se confier leurs maux. Yuuki ne savait pas vraiment si elle était prête à parler de sa propre histoire, la troisième année ne trouverait-elle pas cela absurde de parler d’un cheval comme s’il était humain ?

Tout le monde ne pouvait pas comprendre Yuuki, et c’était bien là son malaise, elle se devait de se retenir, et de la soutenir. Ses maux resteraient éteints, elle ne jugeait pas avoir besoin d’en parler pour le moment, peut-être parce que au fond d’elle-même elle n’était pas encore assez en paix pour le faire.

Tout était trop ressent et en même temps trop flou dans son esprit, mais elle ne voulait pas perdre sa joie de vivre et sa naturelle bonté. Ce n’était pas pour racheter sa faute, mais au moins, elle ne deviendrai pas quelqu’un qu’elle n’était pas sous prétexte qu’elle pouvait avoir peur de deux choses : reperdre un être cher, et retomber amoureuse. Mais elle savait qu’elle ne pourrai échapper ni à l’un, ni à l’autre, c’était en quelque sorte le défi de la vie…

Mais aujourd’hui elle était contente malgré tout d’avoir pu l’aider, en l’écoutant et en la soutenant, c’était la meilleure chose qu’elle pouvait faire et surtout ce dont la jeune fille avait besoin par-dessus-tout. Pas de personnes pour l’enfoncer ou pour rire de son problème, mais une vraie personne à qui elle pouvait tout dire, se soulager, se dire que pour une fois, dans ce monde elle n’était plus totalement seule.

Car malgré les milliards d’habitants sur cette planète, il était très facile de se sentir rejetée du monde, Yuuki était bien placée pour le savoir. Alors au moins, maintenant, elles seraient au minimum deux. Elle décida de dédramatiser en lui tendant finalement la main pour lui demander si elle voulait bien l’accompagner à l’infirmerie, c’était comme lui laissait digérer le fait qu’elle s’était ouverte à quelqu’un, ce n’était pas toujours quelque chose de facile à accepter.

Elle fut satisfaite de la voir sourire malgré ses larmes alors qu’elle attrapa sa main, d’un geste doux, Yuuki vint essuyer les larmes qui avaient perlés de ces océans avant d’attraper les béquilles tendues par la lumière. Elles sortirent toutes deux alors qu’Hikari se retourna avec un regard brillant d’émotions, Yuuki en resta… Perplexe. Elle ne pensait pas lui faire autant de bien en l’écoutant, elle sourit à sa remarque, elle l’appela d’abord par son nom et sans que la cavalière ne lui dise quelque chose, comprit qu’elle pouvait lui donner son prénom suivit de chan.

• C’est mieux comme ça, n’est-ce pas, Hikari-chan ? Ne me remercie pas… Pas pour ça, c’est normal !

Et elle le pensait, elle ne devait pas être remerciée pour avoir écouté quelqu’un. Ca devrai être parfaitement normal, quand on prenait le temps de comprendre les autres, on n’avait rien à y perdre et au contraire énormément à y gagner. Elle fut persuadée qu’Hikari regardait le ciel pour murmurer quelque chose, elle la laissa en souriant, c’était agréable le ciel qui était bleu à présent même s’il ne faisait pas chaud.

Un frisson parcourut l’échine de la cavalière alors que sa douleur se réveilla, elle avança doucement mais sûrement avec ses béquilles jusqu’à ce que la lumière lui pose une question sur l’infirmerie… Ce qui laissa Yuuki un peu bête.

• Je crois qu’il va falloir qu’on se dirige logiquement pour la trouver puisque je n’ai jamais été … J’avoue ne pas avoir bon sens de l’orientation, on me la montrée pourtant…

Elle grimaça se sentant idiote tout un coup puis finit par rire un peu sur la situation, alors qu’Hikari continua en lui parlant d’un prétexte pour ne pas qu’elle se fasse prendre car elle n’était pas dans les heures logiques des activités. Elle plongea son regard dans le sien :

• Je ne sais pas mentir tu sais ? Et puis je dois assumer, j’ai voulu monter trop tôt je l’ai fait. Les conséquences auraient pu être plus importantes si j’étais tombée sur la tête ou si tu n’avais pas été là pour m’aider… J’ai été inconsciente et je ne dois pas rester impunie pour ça. C’est une erreur que je ne veux pas refaire…

Elle était mature dans ses paroles, et elle accepté le fait qu’elle n’avait pas été vraiment très intelligente sur ce coup. En deux pas avec les béquilles elle se plaça aux côtés de la petite Hikari et lui lança un sourire qui voulait dire que ça allait aller de toute manière. Elle lui ébouriffa les cheveux en lâchant une béquille et se remit en route.

Evidemment, sur le chemin elle commença à s’essoufler et demanda alors de se poser sur un banc qui était prévu sur le chemin à bout de souffle, elle s’en voulait d’avoir l’air si peu sportive d’un coup. Et oui la demoiselle n’avait pas que des qualités, et elle avait actuellement le souffle très court. Elle la fixa en souriant à peine :

• Je vais suffoquer avant d’y arriver à ce rythme ! – elle émit un rire cristallin avant d’ajouter – et ma petite Hikari sera-t-elle là pour me faire du bouche à bouche ?

Elle la taquinai à présent. Bien sûr elle n’attendait rien, elle voulait juste détendre l’atmosphère, et plus que tout ne pas qu’elle s’inquiète pour sa blessure et sa fatigue.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Dim 22 Déc - 23:34

Alors qu'elle s'attendait à ce qu'on lui indique précisément le chemin à emprunter afin de se rendre à l'infirmerie réservée à Spica, Hikari se retrouvait obligée de suivre son instinct et son sens de l'orientation, Yuuki ne se souvenant pas où se trouvait la salle médicale bien qu'on lui ai déjà montré. La Rimoise pouvait comprendre: elle non plus ne savait pas où se trouvaient certaines salles de son école, comme la salle du club de théâtre ou encore ignorait à quoi pouvait ressembler la cafétéria, préférant largement se cuisiner elle même ses repas qu'elle prenait là où elle voulait, dans sa classe durant l'hiver, dans le vaste parc d'Astrea en été. Tant pis, elles allaient se débrouiller toutes seules et trouver l'infirmerie par leurs propres moyens: rien ne pressait de toute façon, aucun cour n'était dispensé le samedi.
Tournant lentement la tète pour voir si son amie la suivait, la brune aux yeux bleus croisa ceux de la Spicoise, qui la regardait avec sérieux avant d'avouer qu'elle ne savait pas vraiment mentir, et qu'elle n'en avait de toute façon pas l'intention. A ces yeux, son acte d'imprudence ne devait pas rester impuni, elle devait assumer son erreur afin de ne plus la refaire à l'avenir et se blesser, cette fois, plus gravement encore. Son interlocutrice en jupe rose la regarda sans un mot, subjuguée par la si grande maturité et le sérieux dont faisait preuve la cavalière aux cheveux bleus: n'importe qui aurait chercher à éviter une punition ou une réprimande, cherchant par tous les moyens à se délester de ses torts en prétextant tout et n'importe quoi ; pourtant elle souhaitait se montrer responsable et ne pas fuir face à l'autorité. Au moins, il y avait une demoiselle prête à affronter le monde extérieur et la société, dans ce campus. Une main vint soudain se poser sur son crane recouvert de longues mèches noires pour les ébouriffer gentiment, la sortant de sa réflexion et à peine la jeune couturière eut le temps de réaliser à qui appartenait cette paume affectueuse que Yuuki l'avait dépassée de quelques pas, s'appuyant sur ses béquilles. Souriant, touchée par le geste de son aînée, la petite damoiselle en uniforme hâta le pas pour la rattraper sur l'allée dallée et propre menant à St Spica, dans laquelle elle avait grande hâte d'entrer. Elle était vraiment curieuse de voir à quoi l'école si sélective, n'acceptant que des demoiselles de la haute bourgeoisie,inspirant le respect et l'élégance dans tout Astrea, pouvait ressembler. Avait-elle une imposante statue de la Vierge Marie au centre de son hall, comme à Miatre? Ou était ce un hall tout simple, assez vaste pour accueillir bien des élèves, comme à Le Rim? Toutes ses questions se bousculaient dans la tète de la Rimoise, qui sentait son coeur battre d'excitation à l'idée de découvrir un nouvel endroit de ce campus qu'elle aimait tant.

Sortant de sa rêverie, Hikari remarqua alors que Yuuki s'était assise sur un des bancs qui bordaient l'allée, permettant aux jeunes filles souhaitant se reposer ou simplement observer le paysage sans salir leurs vêtements d'herbe, visiblement essoufflée. Il est vrai que marcher avec des béquilles demandait bien plus de forces physiques que se déplacer tout simplement, sans aide aucune. Aussi, la Rimoise consentit à cette petite pause et s'assit elle aussi sur le meuble d'extérieur dont la peinture s'écaillait un peu, malmené par les aléas du temps, soutenant le regard amical de sa partenaire. Cette dernière souligna alors sa difficulté à respirer en faisant remarquer qu'elle suffoquerait sans doute avant d'arriver à l'infirmerie si elle continuait à ce rythme, puis éclata d'un rire frais qui s'éleva dans le silence du matin. Elle demanda ensuite à sa cadette, d'une voix amusée, si cette dernière serait là pour lui faire du bouche à bouche, plaisanterie qui eut pour effet de faire rougir Hikari jusqu'aux oreilles. L'espace d'un instant, elle s'était imaginée en train d'embrasser Yuuki et cette vision, en plus de la gênée, l'intriguait. Elle n'avait jamais embrassé quelqu'un, dans tous les cas jamais sur la bouche. Eh oui, malgré ses seize années de vie, la petite brune ne s'était jamais engagée dans une relation avec un homme ou une femme...Elle était tombée une seule et unique fois de sa meilleure amie au collège, mais cet amour s'était détruit au moment même où cette amie l'avait trahie et laissée seule, préférant rester avec des gens plus "normaux"...en d'autres termes, des hétérosexuels:

"-Awawa..., s'exclama-t-elle rouge de confusion,Je le ferais surement si tu ne pouvais plus respirer...mais ce serait comme t'em...t'em..."

Posant ses mains froides sur ses joues brûlantes, la petite Rimoise n'osa pas continuer, toute gênée par ce qu'elle venait d'imaginer avant de pousser un soupir, essayant de calmer les palpitations irrégulières de son coeur puis retrouvant peu à peu son calme, elle fit un grand sourire à Yuuki :

"-Excuse moi, je me suis emballée pour rien. Je me suis juste imaginée en train de t'embrasser et ça m'a mise dans tous mes états... Et toi, si je pouvais plus respirer, tu me ferais du bouche à bouche?"

Elle ponctua sa question par un petit rire avant d'adresser un petit sourire espiègle à son amie aux cheveux azurs, ses yeux plongés dans les siens. Bien sûr, la réponse lui importait guère-quoique...-, tout ce qu'elle voulait, c'est mettre mal à l'aise cette si mature cavalière et la taquiner un peu à son tour. Après tout, ce n'est pas parce qu'elle était plus âgée qu'elle qu'il fallait l'épargner !
Se rapprochant lentement de la demoiselle, la couturière avança son visage blanc vers celui de son interlocutrice, une de ses mains vint s'égarer dans ses longs cheveux pour les caresser avec douceur. Puis approchant ses lèvres de son oreille, elle lui susurra d'une voix suave:

"-Alors Yuuki-chan...tu serais prête à m'embrasser pour me sauver? Tu imagines un peu? Les lèvres de ta petite lumière sur les tiennes..."

Puis se reculant vivement, la brune se mit à rire pour faire comprendre à son amie qu'elle plaisantait et que sa mise en scène n'était qu'une simple blague- assez déroutante certes-. Lui adressant un sourire candide et la couvant des yeux, elle lui demanda avec intérêt:

"-Ca va mieux, tu arrives à reprendre ton souffle?"

Elle avait remarqué que Yuuki haletait moins qu'auparavant, mais voulait s'assurer qu'elle était bel et bien en état de repartir. Il ne restait plus trop de distance à parcourir pour arriver à Spica, juste quelques dizaines de mètres. De là où les deux étudiantes se trouvaient, elle pouvait sans mal distinguer à travers le feuillage des arbres la fière entrée blanche ornée de dorure de l'institut de jeunes filles. S'étirant de tout son long en gémissant de plaisir en sentant ses articulations et ses muscles se détendre, Hikari entendit soudain un grondement puissant, assez puissant pour lui faire lever la tète vers le ciel : un orage? Non, le ciel était d'un bleu pur loin,très loin d'être souillé par une quelconque tache de gris. A nouveau, le grondement retentit depuis...son ventre. Avec tous ce qu'il s'était passé, la Rimoise avait oublié qu'elle avait faim, n'ayant rien avalé depuis les six heures du matin, trop bouleversée par ce qu'elle avait vu dans son sommeil. Maintenant que ses tensions personnelles s'étaient évanouies, la sensation de faim devenait de plus en plus présente et surtout, de plus en plus bruyante.
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Lun 23 Déc - 13:00



Blue Eyes

Yuuki se retenue de rire, gardant son calme en voyant la réaction de Hikari face à ses dernières paroles concernant un éventuel bouche à bouche dans le cas où la cavalière ne pourrai plus respirer. La lumière était devenue rouge de honte, elle semblait imaginer la scène, et pour nôtre chère demoiselle aux cheveux bleus qui remarquait tout, il était clair qu’elle n’avait pas du souvent embrasser quelqu’un… Voir jamais ? C’était amusant, mais pas honteux pour autant, chacun allait à son rythme.

Même si elle n’en était pas sûre, elle s’étonnait pourtant que personne n’ai jamais voulu goûter ses lèvres. Hikari était loin d’être repoussante, bien au contraire et elle n’avait pas un caractère mauvais non plus. Incompréhensible, ça venait peut-être simplement d’elle ? Elle voulait prendre son temps et trouver une personne de confiance sans doûtes.

A y penser, Yuuki aurai dut faire la même chose, mais non il avait fallu qu’elle tombe dans les bras d’une hypocrite qui s’était envolée de sa vie du jour au lendemain comme si elle n’avait été qu’un test… Une fille qui ne s’était pas assumée, et la cavalière en avait beaucoup souffert malgré tout.

Elle revint à Hikari, en riant doucement la voyant rouge par la confusion alors qu’elle n’arriver pas prononcer le verbe ‘embrasser’. Elle ne put plus se retenir de rire aux éclats, ce n’était pas une moquerie mais elle trouvait juste cela charmant de l’avoir mise mal à l’aise car elle était vraiment mignone.

• Ma petite lumière est à présent tamisée de rouge ~

Dit-elle alors que finalement la troisième année se reprit en s’excusant et en précisant qu’ele avait imaginée la scène, avant de lui renvoyer la question. Oh oh oh… C’était un défi ? Essayait-elle de mettre notre Yuuki nationale mal à l’aise ainsi ? La cavalière se calma reprenant son calme un sourire aux lèvres. Hikari s’approcha d’elle, elle essayait vraiment par tous les moyens de les remettre à égalité. Mais à ce jeu, la demoiselle aux cheveux bleus était loin d’être novice. Elle l’écouta donc lui susurrer des paroles pour le moins sous-entendues à l’oreille.

Elle décida de lui faire croire qu’elle avait gagnée alors qu’elle ne dit rien, restant parfaitement humble. Elle la laissa se retirer, la demoiselle de Rim riait aux éclats ce qui exalta un large sourire sur les lèvres de la Spica. Elle finit par lui demander si elle avait réussi à reprendre son souffle. Yuuki fit un ‘oui’ de la tête avant de se lever, tenant ses béquilles. Finalement, elle s’approcha de Hikari, en entendant son ventre grogner elle rit de nouveau.

• On dirait que toutes ces aventures ont données faim à cette charmante mademoiselle Amasuka ~ Nous irons à la cafétéria après le passage à l’infirmerie alors ~

Puis elle recommença à marcher, silencieuse, pensive, et finalement arrivée devant la porte de l’école Spica, elle s’arrêta vérifiant qu’il n’y avait personne, et se tourna vers elle plongeant son regard dans le sien :

• Au fait, qui te dit que j’ai besoin que tu manques d’air pour gouter tes lèvres ?

Elle venait de faire comprendre à la troisième année que sa tentative de la mettre mal à l’aise avait été vaine. Yuuki était forte à ce jeu et il fallait une volonté de fer pour réussir à la faire un temps soit peu rougir.

Satisfaite, elle poussa la porte de St Spica pour se retrouver dans un grand hall humble, après tout, Spica était l’institut de l’élégance. Tout d’or et de bleu roi, elle avança sans regarder plus puisqu’elle connaissait ce hall par cœur à présent. Mais ou était l’infirmerie ? Ralala… Son sens de l’orientation. Elle réfléchit un instant avant de s’évader dans un couloir à gauche, se retournant pour fixer Hikari :

• Es-tu toujours avec nous ma petite lumière ?

Demanda t-elle amusée à celle-ci avant de finalement trouver une porte ou il était gravé ‘infirmerie’. Et bien, au moins elle avait une bonne mémoire à default d’avoir un bon sens de l’orientation, elle se mit assise sur une chaise car quelqu’un était déjà présent à l’intérieur et attendit patiemment.

Elle eu le malheur de poser son talon sur le sol et grimaça avant de soupirer et de croiser ses jambes de façon à ce que son pied soit en hauteur et qu’elle ai moins mal. Elle se tourna vers Hikari et d’une main vint caresser sa joue :

• Tu m’avais l’air très gênée tout à l’heure, alors dis-moi petite Hikari… N’as-tu jamais pu goûter des lèvres ?

Le jeu continuait, elle ne la forcerait bien sûr pas à répondre mais elle voulait la taquiner, parce qu’Hikari était adorable lorsqu’elle rougissait. Yuuki s’affichait sûre d’elle-même si c’était plutôt rare.

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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Lun 23 Déc - 16:05

L'estomac de la petite Rimoise gronda de nouveau avec force, ce qui eu pour effet de faire éclater de rire Yuuki, s'étant remise debout dans l'idée de recommencer à se diriger vers Spica. Cessant un instant de rire, la jeune femme proposa alors à Hikari de se rendre à la cafétéria après leur visite à l'infirmerie, invitation que la brunette ne pu s'empêcher d'accepter. De toute façon, elle n'avait rien de mieux à faire et elle préférait nettement manger en compagnie de quelqu'un plutôt que toute seule dans son coin. Elle aimait la solitude, la trouvant propice à l'inspiration et à la créativité, mais il lui arrivait parfois de ressentir le besoin de parler à d'autres personnes, comme tout être humain d'ailleurs. Celui qui prétendait n'avoir besoin de personne était soit un piètre menteur, soit un individu complètement démuni de tout souffle de vie, car il était impossible de vivre sans les autres. C'était là dans la logique des choses.
Sans rien dire, se contentant seulement d'acquiescer, montrant qu'elle acceptait l'invitation de la Spicoise, la demoiselle en jupe rose se releva avant de suivre sa camarade, curieuse d'enfin découvrir son école qu'on disait très élégante dans toute la résidence Strawberry.

Finalement, elles arrivèrent devant la porte de l'institut pour jeunes filles, qui laissa Hikari sans voix devant la beauté de l'édifice en pierres blanches: tout semblait calculé dans les moindres détails pour que l'architecture, les matériaux, les finitions, inspirent l'élégance et la luxe, tout en gardant un certain coté épuré... Tous ces critères faisaient du bâtiment une véritable oeuvre d'art à elle seule, dépassant de loin Miatre et Le Rim, elle rappelait à la brune ces célèbres châteaux français dont sa mère lui parlait si souvent quand elle était enfant. Subjuguée par le bâtiment, balayant son regard de droite à gauche afin de ne perdre aucune miette du paysage, elle fut soudain rappelée à la réalité par la Spicoise qu'elle accompagnait qui, plongeant ses yeux océans dans les siens, lui demandait si elle avait vraiment besoin de manquer d'air pour goûter à ses lèvres, faisant comprendre à la troisième année que sa tentative pour la mettre mal à l'aise s'était soldée par un échec. Quel dommage, Hikari aurait tant voulu voir au moins une fois sa si mature amie perdre tous ses moyens et rougir de toutes ses joues...Tant pis.

Soupirant en admettant qu'elle avait perdu à ce petit jeu, la Rimoise adressa un petit sourire semblant dire à son amie qu'elle ne le referait plus, avant de suivre cette dernière dans le hall d'entrée de Spica qui, comme pouvaient le laisser penser ses extérieurs, était lui aussi admirablement réalisé tout en restant humble, tout de bleu et d'or vêtu. Deux larges escalier, assez pour accueillir toutes les demoiselles aux uniformes blancs, menaient aux étages supérieurs où devaient sans nul doute se situer les salles de classes et celles réservées à l'activité des clubs comme la Sainte Chorale. Mais ce n'était surement pas là haut qu'était l'infirmerie, elle devait en toute logique se trouver dans les couloirs annexes au hall, là où se regroupaient les bureaux d'administration. En tout cas, c'est là où se situaient la salle médicale à Le Rim. Aussi, sans trop être capable de se repérer dans cet endroit étranger pour elle, Hikari se contenta de suivre Yuuki qui semblait s'être souvenue où se trouvait l'endroit qu'elles cherchaient. La jeune fille aux béquilles se retourna un instant pour voir si elle était toujours suivie, puis demanda à la jeune couturière si elle était toujours avec elle, la surnommant avec affection "ma petite lumière" . La concernée sourit en acquiesçant avant de rattraper la Spicoise: elle aimait bien le surnom que celle ci lui donnait, sans vraiment oser lui avouer, aussi se contentait-elle de sourire lorsqu'elle l’appelait ainsi.

A force de chercher, les deux étudiantes finirent par trouver l'infirmerie de Spica, dont la porte close faisait comprendre que quelqu'un était déjà à l'intérieur et qu'il ne fallait en aucun cas déranger en entrant. Finalement, Hikari n'était pas si mauvaise en déduction que ça, elle avait deviné juste en pensant que l'infirmerie se situait près du hall. S'appuyant contre le mur, laissant à Yuuki la chaise ,disposée là pour permettre aux élèves souffrantes d'attendre leur tour sans trop se fatiguer, la petite brune sentit soudain la main chaude de son amie se poser sur sa joue avant de la caresser avec douceur. Sans doute dans l'idée de la mettre mal à l'aise. Pas de chance pour la Spicoise, la japonaise n'était nullement gênée par ce geste, elle aimait qu'on lui caresse la joue, ça la rendait même parfois nostalgique car sa mère avait l'habitude de lui offrir ce genre de marque d'affection. Joignant à ce geste les mots, la demoiselle aux cheveux bleus lui demanda alors si elle n'avait jamais goûter des lèvres, lui faisant remarquer qu'elle avait l'air très gênée auparavant lorsqu'elle avait fait allusion à un baiser.
A cette question, la Rimoise se mit à rire, essayant de ne pas faire trop de bruit pour n'embêter personne, avant de répondre d'une voix joyeuse:

"-Eh non, mademoiselle la charmeuse, je n'ai jamais embrassé qui que ce soit. Ce n'est pas que je n'avais aucun succès auprès de la gent féminine ou masculine, je ne voulais juste pas précipité les choses et avoir de mauvaises expériences. Je suis bien tombé amoureuse de quelqu'un auparavant, mais elle m'a vite laissée de côté pour aller avec des gens plus "sains d'esprit"."

Ces mots faisaient remonter en elle des souvenirs amers, les paroles que sa meilleure amie lui avait adressé, lorsqu'elle lui avait dit qu'elle l'aimait, lui revinrent en mémoire: "T'es dégoutante, Hikari!", fut sa seule réponse avant de fuir, son dernier adieu, le point final à leur histoire d'amitié.
Posant doucement sa paume sur celle de son auditrice, elle lui demanda à son tour :

"-Et toi, Yuuki, tu as déjà embrassé quelqu'un? Ou tu es déjà tombée amoureuse de quelqu'un? Dis moi tout!"

En lui adressant un grand sourire complice, la demoiselle plongea son regard bleu azur dans le sien,  l'incitant à lui raconter ses histoires de coeur. Eh oui, malgré qu'elle fut éduquée dans la retenue propre aux nippons, Hikari pouvait aussi se montrer d'une curiosité débordante. Et puis, les histoires de coeur n'étaient-elles pas un sujet que l'on abordait souvent entre amies?
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mar 24 Déc - 13:34



Blue Eyes

Apparemment, la cavalière avait gagné la manche de « qui mettra mal à l’aise l’autre ? », en même temps elle était forte à ce jeu. En effet, la Spicoise possédait un sang froid incroyable dans les situations les plus gênantes, c’était souvent déconcertant de voir que quelqu’un tentait de la draguer mais qu’elle restait indifférente, surtout quand c’était des hommes dans sa « vie d’avant » allons dire.

Cependant, le geste de lui caresser la joue ne sembla pas avoir l’effet désiré, au contraire, Hikari semblait apprécier ce geste. D’un côté, ce n’était pas plus mal ça lui permettait de la rassurer et en même temps de constater ce qu’elle pensait depuis le début : cette fille avait une peau délicate et douce, un vrai délice. Un sourire s’échappa des lèvres de Yuuki pour la millième fois, mais pourquoi se priver de sourire à une personne qu’on appréciait ? C’était gratuit et ça faisait plaisir, Yuuki n’avait de toute manière jamais été avare.

Puis elle lui demanda si ses lèvres n’avaient jamais été gouttées. Comme elle le pensait c’était le cas, ce qui était étonnant pour une si jolie bouille. Mais les explications étaient sincères et surtout très respectables, prendre son temps pour ne pas avoir de mauvaises expériences. Yuuki en resta émerveillée, elle aurai aimée prendre aussi son temps, se précipiter avait fait qu’elle était à présent blessée au cœur, mais d’un autre côté en connaissant ça elle était devenue plus méfiante. C’était la loi du tout ou rien.

Elle rit doucement au surnom de « charmeuse », peut-être l’était-elle un peu sans s’en rendre compte. Etait-ce simplement le fait de vouloir être souriante et gentille ? La plupart des personnes n’osaient pas lui dire ce genre de choses, peut-être simplement parce qu’elle était intimidante ? Elle ne le comprenait pas elle-même. Elle se sentait toujours regardée comme si elle était une reine ou la pire espèce humaine, la jalousie ou l’admiration, ne pouvait-elle pas simplement être regardée normalement comme savait le faire cette fille ?

• C’est admirable, Hikari-chan, vraiment j’aimerai avoir ta répartie pour ce genre de choses …

Dit-elle alors que la troisième année posa sa paume contre la sienne, elle retira doucement sa main de sa joue sans pour autant séparer leurs deux mains. Elle écouta sa question, et un millier de souvenirs refirent surface, embrasser… Tomber amoureuse. Oui. Mais pas de la bonne personne. Elle fixa un instant le sol, comment expliquer ça ?

Mais elle n’avait pas oublié que plus tôt, Hikari lui avait confié ses propres maux. C’était à présent à son tour de lui rendre la pareille sûrement ? Elle allait ouvrir la bouche, quand l’infirmière sortie lui disant qu’elle pouvait venir. Elle sourit doucement, et lui murmura un « je reviens » avant de se diriger dans l’infirmerie préférant être seule pour l’osculation, elle n’aimait pas vraiment montrer ses douleurs aux autres.

Sans surprise, l’infirmière lui décela une entorse, elle lui mit une pommade et un pansement alcoolisé en lui demandant de venir le refaire tous les jours avant les cours. Elle appela également au club-house puisqu’à présent les cavalières montaient, et pu prévenir une monitrice de l’emprunt des béquilles et de l’arrêt d’équitation de Yuuki pour au minimum une semaine.

Cette nouvelle eue pour effet de détruire le visage de la Spicoise qui soupira, une semaine sans sortir Cherkane ?! Mais ça allait être horrible ! Il fallait qu’elle trouve quelqu’un pour le longer et le lâcher… Encore un autre problème à régler. Mais la bonne nouvelle c’était que la soignante ne la réprimanda pas pour l’histoire de monter avant les heures, elle lui expliqua en revanche bien que c’était la dernière fois que ce genre de choses devait se produire. Elle acquiesça en la remerciant avant de ressortir au bout de 20 minutes. Elle sourit génée à Hikari :

• Désolée de t’avoir fait attendre… Une belle entorse, je ne suis vraiment pas douée ! Viens, on va à la cafétéria !

Elle rit doucement avant de recommencer à marcher avec les béquilles, l’emmenant vers celle-ci qui n’était pas trop loin. Elle n’avait pas oubliée sa question, elle cherchait juste comment l’aborder. Avec sa cheville, les deux jeunes filles purent passer prioritaire alors que Yuuki gênée s’excusa milles fois auprès des demoiselles qu’elle osait doubler. Heureusement, elles étaient compréhensives et il n’y eu pas plus de rafus. Certaines étaient surprise de voir ses deux filles ensembles, une Spica de 5e année avec une Rim de 3e année c’était peu courant, mais pas improbable la preuve.

Finalement, Yuuki trouva une table et s’y installa tranquillement après avoir prit un petit déjeuner joliment composé d’un fruit, d’une tasse de chocolat et d’un demi croissant, elle lui tendit l’autre moitié car elle ne mangerai pas tout de toute façon. Une fois bien installée et sa cheville correctement posée, elle la fixa dans les yeux :

• Je suis déjà tombée amoureuse.

Elle dit cela soudainement. Elle commença à faire tourner la cuillère stressée dans sa tasse de chocolat, Hikari s’attendait sûrement à la suite. Et elle ne devait pas la décevoir, juste se lancer, et on verrai ensuite :

• Elle te ressemblait un peu d’ailleurs… Elle avait de longs cheveux noirs, de magnifiques yeux émeraude… Elle s’appelait Tsukiyo.

Elle s’arrêta un instant et but une gorgée de son chocolat, sa gorge était tellement nouée qu’elle avait du mal à le faire passer, mais c’était aussi l’instant rêvé pour se calmer. Elle lui sourit finalement pour la rassurer :

• Et puis… Il s’est passé ce qu’il s’est passé, et elle est partie du jour au lendemain sans rien dire, sans me prévenir, je suppose qu’elle voulait simplement ne pas avoir à assumer ce genre de relations… Mais… ca va mieux maintenant !

Elle lui sourit, elle ne voulait pas encore parler des conséquences de cette séparation nette et précise, de ce concours d’équitation et de son traumatisme crânien qui la rendait encore trop fragile. Elle croqua doucement dans la pomme avant de la fixer dans les yeux, attendant une réaction, espérant qu’elle n’allait pas être gênée par cet aveux.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mer 25 Déc - 3:05

Yuuki fixait le sol depuis quelques minutes déjà suite à la question d'Hikari, qui se demandait si elle n'aurait pas mieux fait de faire taire sa curiosité parfois indiscrète et qui l'avait parfois mise dans l'embarras. Sans doute l'amour était-il un sujet tabou pour la cavalière aux cheveux d'eau...ou sa question faisait-elle tout simplement remonter en elle des souvenirs amers? La Rimoise ignorait laquelle des deux possibilités était la bonne. Et elle ne comptait absolument pas presser son amie d'interrogations, la pousser à parler si celle ci ne le désirait pas: un simple "non" de sa part ferait taire son indiscrétion qui serait de suite refoulée pour ne jamais plus resurgir. Certaines personnes préféraient outrepasser les volontés des autres, quittes à les blesser voir les meurtrir au plus profond de leur âme, elle se refusait de commettre un acte d'une telle barbarie. Car oui, ce genre de torture psychologique, n'était qu'une forme de barbarie tolérée par la société et pourtant..elle était plus destructrice encore que la violence physique et laissait des blessures qui ne se referment parfois jamais. Infliger de telles blessures à la Spicoise, qui avait été si gentille et douce envers elle, était chose impensable pour l'étudiante en uniforme marin qui resta silencieuse, regardant sa camarade avec douceur et protection. Cette dernière semblait vouloir finalement lui dire quelque chose quand l'infirmière sortit de son bureau et l'invita à entrer pour se faire examiner, ce à quoi la concernée répondit en se levant et en entrant dans le cabinet, murmurant à l'intention de sa camarade qu'elle revenait.

Pour toute réponse, Hikari lui adressa un sourire ainsi qu'un petit signe de la main puis, lorsque la porte de l'infirmerie se referma, elle poussa un long soupir, se demandant si elle avait bien fait de poser ce genre de question à Yuuki. Elle n'avait pas vraiment réfléchi sur le coup, elle s'était dit que puisqu'elle en parlait avec ses copines de classe, elle pouvait bien en parler à toutes celles qui se montraient amicales avec elle. Quelle basse conception du genre humain. Elle avait complètement omis que chaque être avait son passé, son présent, ses souvenirs et ses échecs propres et qu'un mot pouvait être conçu et compris de différentes façons d'une personne à l'autre. Les yeux rivés sur le paysage hivernal que lui renvoyaient les grandes fenêtres aux vitres impeccables, ornant les murs du couloir, la petite brune en jupe écossaise se promit d'être plus prudente à l'avenir afin d'éviter de perdre, à nouveau, quelqu'un auquel elle tenait. Elle ne voulait plus ressentir ce vide qui était né dans sa poitrine quand "elle" lui avait dit "adieu" avant de fuir, sans se retourner, sans un geste, elle ne voulait plus pleurer à longueur de temps et souffrir à vouloir en mourir. Mourir...elle y avait tant de fois pensé. Mais jamais elle n'avait osé se faire du mal, détériorer ce corps que ses parents lui avaient offert...parce qu'elle avait eu peur sans doute. Peur de la douleur, peur de ce qui l'attendait après la mort, peur de voir sa vie éclater en morceaux.
Serrant instinctivement son poignet droit sur lequel elle avait un jour posé une lame sans jamais trancher sa peau, l'adolescente poussa un lourd soupir: non, il ne fallait plus y penser. Tout ça, c'était du passé. Et tout le monde n'était pas aussi fermé d'esprit que cette fille qu'elle avait tant aimé jusqu'à la folie. La preuve, cette Yuuki à laquelle elle avait confié toutes ses peines ne l'avait pas jugée, ni blâmée, au contraire de bien des amies qu'elle avait eu auparavant.

Sortie de ses pensées par le bruit de la porte qui claquait dans son dos, la Rimoise se retourna vivement pour faire face à son aînée, lui annonçant avec un petit sourire gêné qu'elle s'était bel et bien fait une entorse et qu'elle était vraiment maladroite. Sans laisser le temps à son interlocutrice de répondre, elle enchaîna en lui proposant d'aller à la cafétéria pour manger. Invitation qu'Hikari ne pu refuser tant elle avait fin, son ventre grondant sans arrêt. Aussi, sans demander son reste, elle suivi son amie qui la mena au lieu convoité, qui se trouvait heureusement à peu de distance du cabinet médical, et qui malgré l'heure était plein de demoiselles en uniformes d'un blanc frais faisant la queue au buffet pour composer leur petit-déjeuner. Ces dernière, compréhensives, laissèrent sans faire de scandale passer devant elles la cavalière en béquille ainsi que la Rimoise attirait bien des regards: quoi de plus normal, son uniforme marin rose à dentelles charriait vraiment avec celui de Spica, qui était sage et simple, tout en restant tout à fait esthétique. Ne prêtant aucune attention aux murmures des élèves, qui s'étonnaient de voir une fille d'une autre école en compagnie d'une cinquième année, la brune se saisit d'un pain melon, de quelques mini sandwich aux fruits et d'une tasse de thé aux fruits rouges puis se dirigea vers la table qu'avait choisi Yuuki, un peu en retrait par rapport aux autres.
S'asseyant en lisant sa jupe, évitant ainsi tout faux plis, la troisième année saisit timidement la moitié de croissant que lui tendait son amie sans manquer de la remercier puis plongea ses yeux dans les siens, qui brillaient avec sérieux au milieu de ses traits délicats. Puis finalement, la réponse tant attendue tomba. Oui, elle avait déjà été amoureuse. Étrangement, cette révélation n'étonna pas Hikari, elle avait deviné à l'embarras de son amie qu'elle avait déjà eu une histoire avec quelqu'un. Gardant le silence, l'incitant à continuer malgré le fait qu'elle soit consciente de l'embarras et du stress qui devait monter en son interlocutrice, la jeune fille se mit à touiller son thé afin de faire fondre le sucre qu'elle venait de rajouter, écoutant avec attention l'histoire qui lui était contée: elle avait aimé une fille aux cheveux noirs et aux yeux verts, qui lui ressemblait avait précisé la cavalière, et cette demoiselle s'était évaporée du jour au lendemain, sans doute car elle ne pouvait pas assumer une relation homosexuelle. Elle acheva son histoire en tentant de rassurer son interlocutrice, lui assurant que ça allait mieux maintenant et adressant un sourire. Pourtant, la brune n'arrivait pas à y croire: elle savait que ce genre de séparation brutale laissait souvent des traces, pour l'avoir elle même vécu. Instinctivement, comme si elle souhaitait lui montrer qu'elle comprenait ce qu'elle avait ressenti, sa main alla se poser sur la sienne:

"-Ça n'a pas dû être facile, murmura-t-elle, je peux comprendre ce que tu as vécu..."

Saisissant sa tasse de thé, elle en bût une gorgée, avant de continuer:

"-Désolée, je n'aurais pas dû te poser cette question."

Retirant sa main de celle de la Spicoise, gênée par ce geste qu'elle avait réalisé sans y penser, elle soutint son regard avant de s'exclamer d'une traite, comme si ses mots sortaient tout seuls de sa bouche:

"-Dans tous les cas, je te promets que je ne te laisserais jamais tomber! Tu peux me faire confiance, Yuuki-chan. Et ne t'en fais pas, je garderais pour moi ce que tu viens de me raconter."

Elle resta un instant aussi immobile qu'une statue, tentant de distinguer dans les iris de son interlocutrice un quelconque sentiment face à sa déclaration des plus étranges, essayant de deviner si elle était gênée, embarrassée ou touchée, elle se saisit finalement de la moitié de croissant que Yuuki venait de lui offrir pour mordre avec gourmandise dedans, la sensation de faim se faisant de plus en plus insupportable, lui tordant sans pitié le ventre dans tous les sens.
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mer 25 Déc - 15:16



Blue Eyes

C’était comme un soulagement d’avoir osé parler d’une telle chose à quelqu’un. En effet, Yuuki avait tout gardé pour elle durant toutes ces années sans pour autant que cette blessure dans son âme ne se guérisse. Malgré la pression et les souvenirs, elle allait mieux dans un sens, c’était une bonne chose.

Elle finit par rassurer Hikari sur le fait que maintenant ça allait mieux. Oui maintenant… Depuis quelques secondes du moins. Mais comment la demoiselle allait-elle le prendre ? La cavalière avait toujours eût peur de se faire juger, c’était peut-être de sa faute si elle était partie ? Elle n’était pas assez bien c’est ça ? Ces pensées hantées son esprit depuis son départ.

Sans oublier le reste, Diablo, la chute, le fait que son esprit était occupé plus par une fille que par le bien-être de son propre cheval … Elle serra les dents. Quand soudainement une main se posa sur la sienne, surprise, elle releva la tête pour observer une lueur chez Hikari qui montrait qu’elle savait… Elle savait ce que c’était que cette souffrance. Avait-elle vécu quelque chose de semblable ?

C’était fort probable… Elle s’excusa ensuite de lui avoir posé la question. Mais elle n’avait pas à s’excuser, après tout Yuuki avait été la première à rentrer dans ce jeu dangereux, et puis ce n’était qu’une question comme une autre. Une question dont on pouvait parler entre… Amies non ? Bien que cela faisait moins de trois heures qu’elle la connaissait, elle avait l’impression que ça faisait des années.

Elle fit un ‘non’ de la tête pour affirmer qu’elle avait bien fait de poser cette question alors que Hikari retirait en même temps sa main d’un air géné. Pourquoi l’était-elle par ce simple geste ? Est-ce que Yuuki était si intimidante ? Elle se mordit la lèvre, au fond elle aimait bien ce genre de petits contacts amicaux, c’était une forme d’affection qui réchauffait son cœur devenu trop froid avec le temps.

Elle plongea son regard dans celui de la demoiselle de Rim qui lui affirma qu’elle ne la laissera pas tomber, et qu’elle garderai pour elle tout ce qu’elle venait de lui raconter. Le cœur de Yuuki fit un bon violent dans sa poitrine, c’était comme si elle attendait que quelqu’un lui dise ses mots depuis que les douleurs mentales étaient apparus. Elle resta d’abord perplexe, figée, puis son visage exprima ensuite le fait qu’elle était touchée.

Ses traits se détendirent, elle afficha un regard doux, et un sourire vint perler ses lèvres. Une chose qu’elle n’avait pas prévue, c’est la larme qui coula soudainement sur sa joue, elle resta surprise… Ca faisait… Deux ans qu’elle n’avait pas pleuré, même pas pour une blessure, rien, et voilà que cette larme arrivait sans prévenir.

Elle l’essuya d’un geste vif, comme si elle ne voulait pas que Hikari la voit mais c’était sûrement peine perdue puisqu’elles se fixaient depuis tout à l’heure :

• Dé… Désolée je… Je ne sais pas pourquoi je…

Elle finit par rire doucement, gênée de la situation, et elle croqua dans son croissant pour faire passer un peu le tout. Elle fixa ensuite Hikari qui semblait avoir reprit appétit car elle mangeait goulument et sourit, c’était un sourire tendre et plusieurs des filles autour le remarquait. Une cavalière qui montait parfois avec Yuuki s’avança vers la table pour arriver furtivement derrière elle et lui tirer les joues.

• Bah Alors Yuuki-chou on a une histoire d’amour avec une demoiselle d’une autre école et on ne prévient pas tata ?

Yuuki grimaça sous l’acte de lui tirer les joues, ce qui n’avait vraiment rien d’agréable et posa doucement ses mains sur les siennes pour les retirer en douceur, elle avait gardé son calme malgré cette affirmation. Et oui… Yuuki était TRES dure à perturber. Elle finit par sourire amusée avant de dire :

• Pourquoi Tata ? Tu es jalouse parce que j’ai du succès ?

La jeune femme qui devait avoir l’âge de Yuuki, typiquement blonde aux yeux bleus rit de bon cœur avant de voir sa cheville, elle en discuta avec la cavalière pendant quelques minutes ou Yuuki expliqua comment elle s’était faite une entorse avec Cherkane, et comment Hikari l’avait aidé.

La cavalière aux cheveux blonds finit par repartir car sa séance équestre allait bientôt commencer. Yuuki sourit faiblement à Hikari, un peu gênée à présent de la situation qu’elle lui avait accordée :

• Excuse-moi, elle est gentille mais ne pèse pas toujours ses mots !

Elle sourit en allant boire une nouvelle gorgée de son chocolat, avec ce petit interlude elle avait eu le temps de se calmer et de reprendre contrôle d’elle-même. Elle finit par dire d’un air très posé, son regard croisant le sien :

• Moi aussi Hikari, je ne te laisserai pas tombée, et ton secret est précieusement gardé alors soit tranquille.

Elle lui afficha un sourire doux, et n’hésita pas à aller reposer sa main sur la sienne, pour laisser son pouce en caresser le dos, lui montrant qu’elle ne devait pas avoir peur de ce genre de gestes avec elle.

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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Mer 25 Déc - 23:08

Alors qu'elle venait de lui faire la promesse d'être toujours à ses côtés, de ne jamais la laisser tomber du jour au lendemain, sans un mot, sans prévenir, Hikari remarqua soudain une larme s'échappée des yeux de Yuuki,larme que celle ci essuya rapidement, comme pour la cacher à son interlocutrice, ne pas lui montrer que ses mots, bien qu'ils fussent simples mais sincères, l'avaient touchée au plus profond d'elle. Puis elle s'excusa, bafouillant qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle pleurait. Pourquoi s'excusait-elle? Il n'y avait aucun mal à montrer que ce genre de promesse puisse nous toucher, la Rimoise ne lui en tenait absolument pas rigueur tant elle devinait ce qu'un pareil serment pouvait provoquer en elle. Elle devait se sentir soulagée, heureuse de pouvoir compter de nouveau sur quelqu'un...Quoi de plus normal?
Hochant la tète pour lui signifier qu'elle n'était pas offensée par une telle expression de ses sentiments, la demoiselle aux cheveux noirs mordit dans sa viennoiserie, essayant de calmer sa faim. Décidément, la sensation de vide qu'occasionnait la faim lui paraissait insupportable et elle ne pouvait concevoir qu'encore aujourd'hui, des êtres humains comme elle puissent mourir de faim et vivre avec ces crampes d'estomac à longueur de temps. "Donnez du pain à ceux qui n'en ont pas"...Cette prière était-elle si difficile à exaucer pour le Dieu tout-puissant? Il était pourtant bien capable de guérir des malades quand ça lui chantait, pourquoi ne pouvait-Il pas non plus éradiquer la misère toujours présente en ce bas monde?

Perdue dans ses interrogations qui resteraient à jamais sans réponse concrète, la brunette fut ramenée à la réalité par une voix lui étant complètement étrangère qui s'adressait à Yuuki, lui demandant pourquoi elle ne l'avait pas prévenue de son histoire d'amour avec une élève d'une autre école, tandis que les demoiselles au tables alentours chuchotaient, se demandant ce que pouvait bien faire Yuuki Akoma avec une élève de Le Rim.
Pardon?! Une histoire d'amour?! Mais elles n'en étaient pas là...et n'en seraient sans doute jamais là! Qu'est ce qu'allait s'imaginer cette demoiselle aux cheveux d'or?! Étaient-ce les gestes que les deux élèves avaient l'une pour l'autre qui laissait penser à une telle relation? Elle n'avait pas réalisé que ses gentes amicaux pouvaient avoir de telles répercussions! Dans quoi s'était-elle encore fourrée?
A peine eut-elle cessé de se questionner sur ce que pouvaient bien penser les étudiantes assises tout autour d'elle qu'Hikari remarqua que la demoiselle aux cheveux blonds, apparemment elle aussi membre du club d'équitation, s'était retirée, devant se rendre au haras de Spica. La saluant d'un signe de la tète, la Rimoise reporta son attention sur son amie aux yeux saphirs qui s'excusait pour la gêne occasionnée, expliquant que cette fille était très gentille mais pesait,hélas,rarement ses mots.
Affichant sur son visage un discret sourire, faisant comprendre à son auditrice qu'elle n'était en aucun cas offusquée par le comportement de cette étrange cavalière surnommée "Tata", la brunette se saisit de sa tasse emplie de thé fumant, dégageant une délicieuse et sucrée odeur de fruits, et le but d'un trait. Puis reposant le récipient sur son plateau, elle entendit Yuuki lui promettre à son tour qu'elle ne la laisserait pas toute seule du jour au lendemain et que tout ce qu'elle lui avait confessée auparavant resterait bien gardé au fond d'elle.

"-Merci Yuuki-chan..." murmura la Rimoise avec reconnaissance

Cette promesse, sincère, eut pour effet de remplir de joie celle à laquelle elle était destinée, qui sentit quelque chose de chaud se poser avec délicatesse sur sa main droite restée sur la table: la Spicoise venait de prendre délicatement sa main blanche dans la sienne, la caressant avec douceur et une infinie tendresse avec son pouce, lui faisant comprendre que ce genre de gestes amicaux n'étaient pas à bannir et qu'ils ne la dérangeait absolument pas.
Adressant à son amie un large sourire, le rouge aux joues tant elle était touchée par l’extrême gentillesse dont la cavalière faisait preuve à son égard, Hikari enlaça ses doigts dans les siens, serrant cette main qui lui avait été tendu il y a peu et qu'elle n'avait pas hésité à saisir.
Puis, peu à peu dans le réfectoire s'élevèrent des murmures, loin d'être aussi innocents que précédemment, médisants sur Hikari, l'accusant de minauder devant une fille d'une autre école et de ne pas se contenter des filles de Le Rim. Décidément, les rumeurs comme quoi les étudiantes de St Spica étaient friandes des insultes et méchancetés envers les filles de St Miatre et St Le Rim n'étaient pas totalement infondées. Toutefois, elles étaient insupportables. Pour la brunette, qui avait toujours vécu dans l'atmosphère bon enfant et chaleureuse de l'école cadette d'Astrea, les critiques et ignominies qu'elle entendait dans cette cafétéria lui donnaient des nausées. Aussi, prétextant une envie pressante et un besoin urgent d'aller aux toilettes, elle s'éclipsa en s'excusant, fuyant précipitamment la table avant de se diriger au pas de charge dans le couloir, cherchant des yeux les sanitaires où elle pourrait se rincer le visage et se débarrasser de ce sentiment déroutant de malaise.

Alors qu'elle était enfin parvenue à trouver les toilettes et se décidait  y entrer, Hikari sentit quelque chose la frapper au niveau du dos, tant et si bien qu'elle en perdit l''équilibre et tomba à la renverse, s'étalant de tout son long sur le sol froid et dur. Qu'est ce qui s'était passé? Comment s'était-elle retrouvée par terre d'un coup? Et surtout, qu'est ce qui l'avait cogné aussi fort au milieu du dos?
Jetant un coup d'oeil par dessus son épaule, la Rimoise remarqua la présence de plusieurs élèves en uniforme blanc, une bande d'amies sans doute, qui la dévisageaient avec mépris, un rictus narquois peint sur leurs visages blancs, riant en voyant la troisième année par terre. Alors, c'était elles qui s'étaient amusées à la faire tomber? Très drôle franchement...
Se relevant en époussetant sa jupe, fixant sans un mot les Spicoises, Hikari leur demanda avec douceur la raison d'un tel acte, ne désirant pas se froisser avec des élèves d'une autre école. La raison tomba toute nette:"Parce que tu sembles bien trop intime avec Akoma-sempai." Sempai? Ah, ça devait être des filles plus jeunes que Yuuki, surement du même âge qu'Hikari d'ailleurs. Quoiqu'il en soit, là n'était pas le sujet:

"-Ce n'est pas ce que vous croyez...Yuuki-chan et moi sommes amies..."bredouilla-t-elle, quelque peu décontenancée par ce qu'elle venait
d'entendre

A peine eut-elle expliquée la véritable nature de sa relation avec la cavalière en cinquième année qu'elle reçu un coup de poing en plein visage, la faisant saigner du nez, avant d'être de nouveau propulsée au sol, sans pouvoir riposter, sans même avoir eu l'idée de se défendre. Dans quoi était-elle tombée? Et surtout, sur qui était-elle tombée?

"-Amies hein?, s'exclama l'une d'entre elles d'une voix sarcastique, bah voyons! Tu la chauffes comme une vraie garce et après, tu vas nous faire croire que vous êtes juste amies?

-Pardon?"

Alors qu'elle tentait de se relever, elle reçu de nouveau un coup, dans les côtes cette fois, ce qui eut pour effet de la faire gémir, tandis qu'on lui ordonnait de se cantonner à son école plutôt que de faire sa belle ailleurs. Puis les coups se mirent à pleuvoir, de plus en plus forts et de plus en plus violents, frappant le petit corps frêles d'Hikari qui tentait tant bien que mal de protéger les parties sensibles, à savoir sa tête et sa poitrine, encaissant de plus en plus mal. Bon sang....tout ça pour un pauvre malentendu? Elles allaient la battre à mort pour une bête histoire de rivalités inexistantes?
Décidemment...l'espèce humaine était devenue bien détestable...
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 26 Déc - 0:07



Blue Eyes

Tout se passait pour le mieux, et la matinée s’annonçait magnifique avec cette rencontre qui avait en l’espace de quelques heures à peine sûrement changé beaucoup de choses pour Yuuki. Chaque nouvelle rencontre était quelque chose, mais celle-ci était plus que spéciale puisque le courant était passé d’une façon inattendue.

Il faut dire que Yuuki était bien loin de se venter d’être une cavalière Spicoise, bien sûr elle avait du mérite, mais pas plus qu’une artiste de Rim ou qu’une élégante de Miatre. Pour elle, toutes les demoiselles étaient égales, et ce n’était pas son don pour l’équitation ou son statut de cinquième année qui devait la placer au dessus des autres. Elle ne comprenait d’ailleurs pas toute cette admiration qu’on pouvait lui porter.

Elle était tellement perdue dans le regard de Hikari qu’elle n’entendait même pas les murmures autour, après tout Yuuki avait toujours fait abstraction de ce genre de choses. Pour elle, les paroles de ce genre n’étaient bonnes qu’à se perdre à jamais sans conséquences, peut-être parce qu’on avait jamais vraiment osé s’opposer à elle, c’était comme si quelque chose émanait de son être qui faisait qu’elle avait une protection par apport aux autres.

Soudainement, Hikari se leva prétextant qu’elle devait aller aux toilettes. Yuuki voulut l’accompagner mais elle était déjà partie, et il est évident qu’avec sa cheville il lui était impossible de la retenir facilement. Elle soupira et fixa un instant son plateau avant que deux jeunes filles n’arrivent.

C’était deux troisièmes années comme tant d’autres, Yuuki ne connaissait même pas leurs prénoms parce qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de leur parler tout simplement, et qu’elle ne pouvait pas connaître toute l’école par cœur. L’acquiesçant d’un « Sempai » elles lui demandèrent ensuite pourquoi elle avait choisie une fille de Spica. Yuuki fronça les sourcils :

 • Vous vous méprenez il s’agit simplement d’une amie.

Dit-elle calmement, mais ça ne suffisait pas aux troisièmes années qui insistèrent pour savoir si c’était vraiment le cas. Yuuki avait-elle l’air si proche de Hikari ? Sans doute trop oui… Mais ce n’était que naturel chez elle. Elle se mordit la lèvre anxieuse alors que les filles lui firent comprendre qu’Hikari ne s’en sortirai pas ainsi.

Yuuki écarquilla les yeux et se leva précipitamment en attrapant ses béquilles, elle se dirigea vers les toilettes le plus rapidement qui lui était permit avec les deux bâtons qui l’aidait à marcher, elle entendit des bruits de coups et un gémissement… La voix de Hikari.

Yuuki sentit monter quelque chose dont elle n’avait pas l’habitude en elle, la colère, si bien que son corps trembla. Elle ouvrit précipitamment la porte, laissant découvrir Hikari à terre entourée de jeunes filles de troisièmes années.

Et le regard de Yuuki était noir et glacé, effrayant car personne ne l’avait encore jamais vu ainsi, parce que ce n’était pas sa nature… Du moins lorsqu’on ne faisait pas de mal à quelqu’un qu’elle portait dans son cœur. Les filles arrêtèrent immédiatement avant de se retourner, prises sur le fait. Yuuki resta devant la porte pour qu’elles ne puissent pas s’échapper.

• J’ai retenu vos visages …

Sa voix était glacée, froide, presque effrayante et sadique. Parce qu’elle était dans cet état second, toute cette adrénaline qui montait en elle. Elle n’allait pas se rabattre à les frapper, parce que c’était lâche et qu’elle ne voulait pas être comme elles. Yuuki détestait la violence physique, les filles se fixèrent entre elles effrayées :

• Yuuki-Sempai… Ce n’est pas…
• Je ne t’ai pas autorisé à me parler.

Dit-elle froidement, montrant sa fureur dans le regard à la troisième année. Mais il était inutile d’attendre plus. Hikari… Hikari… Son cœur se serra, elle s’approcha alors que les filles s’éloignèrent sous son passage, elles réalisaient enfin l’erreur, mais trop tard.

• Vous allez m’appeler l’infirmière, et avouer vos tords avant d’être virée de cette académie … Histoire que je ne revois jamais vos visages, je risque de ne pas être aussi « chaleureuse » si ça venait à se reproduire… Mais ça ne se reproduira jamais… n’est-ce pas ?

Son regard comme une furie alla parcourir chaque pupille de chaque troisième année, deux pleuraient, deux autres étaient tétanisées. Comme un automatisme, les filles s’éloignèrent pour aller chercher l’infirmière, comprenant que ce qu’elles avaient fait était très grave. Yuuki se mit à genoux, oubliant sa cheville, rien ne comptait plus que sa petite lumière maintenant.

Puis la colère céda à la honte, c’était de sa faute si Hikari était dans cet état et elle s’en voulait énormément. Cette fois-ci elle ne retenait plus ses larmes qui tombèrent sur les joues de la troisième année de Rim alors qu’elle la prit contre elle très doucement, mesurant les blessures commissent par les filles de sa propre école.

• C’est de ma faute… Si tu es dans cet état… Pardonne moi Hikari… Pardonne-moi…

Elle sortie un mouchoir de sa poche, elle tremblait à présent alors qu’elle tenta d’essuyer un peu le sang qui avait coulé sur son visage. L’infirmière arriva précipitamment, restant choquée de tant de violence. Elle se plaça aux côtés de Hikari et dit doucement :

• Mon enfant pouvez-vous vous lever ?

Yuuki la soutenait toujours, il n’y avait plus qu’elle qui comptait à présent.

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 26 Déc - 1:44

La valse de coups dura encore de longues minutes durant lesquelles Hikari tenta de se maintenir consciente, bien qu'elle aurait préféré s'évanouir pour ne plus ressentir la douleur, qui s'était emparée de tout son corps. Sa tète se faisait lourde, très lourde, elle ne parvenait plus à bouger tant chaque mouvement qu'elle tentait d’exécuter la faisait souffrir. Respirer même était devenu un véritable supplice. A quoi bon tenter de résister dans un tel état et surtout maintenant? Si elle avait voulu se montrer plus forte, résister un tant soit peu à ses filles d'une lâcheté déplorable, elle aurait dût le faire bien avant, dès le premier coup. Mais frapper les autres, ce n'était pas du goût de la Rimoise, à laquelle on avait toujours appris que la violence ne résolvait rien. Elle n'avait jamais osé lever la main sur autrui, jamais! Alors ce ne serait pas aujourd'hui que ça arriverait. Ces filles voulaient se défouler? Qu'elles se défoulent, qu'elles se déchargent de toute leur haine sur elle jusqu'à la prochaine fois.
Fermant les yeux, tentant de s'échapper de la réalité en s'enfermant dans son inconscient, la brunette sentit soudain les coups se stopper nets puis perçu la voix de quelqu'un qui venait de pénétrer dans les toilettes et qui avait perturbé les quatre troisièmes années Spicoises dans leur petit jeu morbide. Cette voix...non impossible...ce n'était pas...
Relevant immédiatement ses paupières de chair de ses yeux, cherchant à vérifier si ce qu'elle pensait était bel et bien vrai, la japonaise balaya la pièce du regard, ne parvenant pas à se relever puis remarqua soudain le visage de Yuuki qui fixait avec froideur et colère les étudiantes de Spica. Malgré elle, Hikari sursauta en voyant son aînée, si douce, si chaleureuse et bienveillante, dans un tel état, presque comme un furie, animée d'une colère féroce envers ses cadettes qui ne savaient plus où se mettre, tentant de s'expliquer. Leurs explications tournèrent court, coupées par la cavalière en béquilles qui leur fit remarquer qu'elle ne leur avait pas donné son accord pour lui parler, ce à quoi les troisièmes années ne trouvèrent rien à redire, sans voix, n'osant pas répondre à cette aînée qu'elles adulaient tant et qui désormais était sur le point de leur sauter au cou pour leur faire payer leur geste.

S'aidant de ses bras, heureusement épargnés par ses agresseurs, la Rimoise se redressa pour se mettre à genoux, essuyant le sang qui perlait de son nez et de sa bouche, se mordant la lèvre pour ne pas pousser un gémissement à chaque mouvement qu'elle faisait, sans quitter Yuuki des yeux. Cette fille qui se tenait là, à quelques pas d'elle...était-ce vraiment Yuuki, cette Yuuki se adorable, si tendre avec laquelle elle avait passé la matinée? On aurait dit une toute autre personne, comme si un double avait pris sa place sans prévenir et était apparu pour la protéger. N'osant plus bouger d'un pouce, tout comme les élèves de Spica qui tremblaient comme des feuilles, Hikari s'adossa au mur derrière elle, ne parvenant pas à se tenir toute seule droite avant d'entendre de nouveau la voix de son amie, qui ordonnait à ses cadettes d'aller chercher l'infirmière et d'avouer ce qu'elles avaient fait, ce qui leur vaudrait surement un renvoi définitif d'Astrea. Elle continua en disant qu'elle souhaitait ne plus jamais revoir leurs visages,annonçant qu'elle ne serait pas aussi chaleureuse qu'aujourd'hui si ce genre de violence se reproduisait. Elle conclut avec froideur en s'exclamant que ce genre de choses ne se reproduirait jamais.
Tout comme les quatre fautives qui étaient immobiles de peur, la brune en uniforme marin restait tétanisée, sans voix face à la grande fureur dont pouvait faire preuve son amie et fut sortie de sa réflexions en voyant les troisièmes années détaller sans demander leur reste, se rendant à l'infirmerie comme Yuuki leur avait ordonné. Vu la tournure des évènements, il n'y avait aucun doute là dessus.

Poussant un soupir de soulagement, rassurée de savoir qu'aucun coup ne l'atteindrait plus, Hikari sentit tout son corps se détendre, tant et se bien qu'une douleur fulgurante la traversa de la tète aux pieds, lui arrachant un gémissement qu'elle étouffa en se mordant les lèvres, ne souhaitant pas alarmer d'avantage la cavalière qui s'était agenouillée devant elle, visiblement bouleversée par l'état dans lequel se trouvait sa cadette. Sans doute se disait-elle que c'était de sa faute. Ce n'était pas l'avis de la brunette: à ses yeux, ce n'était la faute de personne, tout était lié au hasard et rien qu'au hasard.
Elle sentit soudain sur ses joues égratignées des gouttes froides couler sur sa peau et leva lentement les yeux pour croiser le regard embrumé de larmes de la Spicoise aux cheveux bleu qui la serra avec douceur et précaution contre elle, s'accusant en balbutiant, lui demandant pardon avant d'essuyer en tremblant le sang qui coulait des narines et des lèvres de sa cadette. Celle ci, voulant la rassurer, se composa un sourire charmant avant de poser sa main sur la joue mouillée de Yuuki:

"-Ce n'est pas ta faute Yuuki-chan...ne culpabilise pas...s'il te plaît..."

Elle voulu continuer à la rassurer, à calmer sa peine mais fut interrompue par l'infirmière qui s'approcha en hâte d'elle avant de lui demander si elle pouvait se lever. Baissant un instant les yeux, les posant sur ses jambes pleines de bleus, elle acquiesça timidement avant d'ajouter:

"-Ne vous en faites pas...si je m'aides de quelque chose, je parviendrais à marcher..."

Souriant à Yuuki, qui la soutenait toujours, la demoiselle en jupe rose se releva lentement, tentant de se stabiliser sur ses jambes tremblantes, essayant d'oublier les vertiges qui la prenait au fur et à mesure qu'elle se levait. Ayant enfin trouver un équilibre stable lui permettant de marcher, la brunette adressa un large sourire à l'infirmière, qui semblait perplexe en la voyant debout. Sans doute avait-elle remarqué les difficultés que rencontraient la Rimoise pour se stabiliser:

"-Vous voyez mademoiselle, je peux me lever...par contre, je vous avoue que je ne serais pas contre deux ou trois compresses et des poches de glace..."

Laissant entendre un petit rire, la brunette adressa un regard doux à Yuuki puis un sourire tendre avant de suivre avec lenteur l'infirmière qui la ramenait d'urgence à l'infirmerie, heureusement à quelques portes des toilettes, se reposant sur son amie qui la soutenait malgré sa cheville blessée. Hikari, malgré ses propres blessures, s'en préoccupait et faisait attention à nez pas s'appuyer de tout son poids sur elle. Entrant dans la salle médicale, la Rimoise s'assit sur le lit fait que l'infirmière lui désigna avant de se diriger à son bureau afin de prendre tout le matériel de soins dont elle avait besoin, tanis que l'adolescente soupirait en gémissant, se tenant le côté droit qui était extrêmement douloureux:

"-Mon Dieu, j'espère que je n'ai aucune côte de cassées..., Puis se rappelant de la blessure de Yuuki, elle lui demanda avec inquiétude:Yuuki-chan...et ta cheville? Tu as dû forcé dessus...oh je suis désolée..."

Alors qu'elle disait ceci, l'infirmière de Spica revint, des bandes et des poches de glace dans les mains qu'elle déposa sur un coin du lit avant de demander à la damoiselle de retirer son haut afin qu'elle puisse mesurer la gravité de ses blessures, ce à quoi Hikari consentit, retirant son gilet en laine, son corset et son haut marin, se retrouvant en soutient-gorge, dévoilant les nombreuses plaies qu'avait causé la bastonnade. Heureusement, toutes furent déclarées sans gravité, au grand soulagement de la brunette qui sentit ses lèvres se tirer en un large sourire de sérénité. Dieu soit loué, elle n'avait pas à passer par la case hôpital. Elle détestait les hôpitaux, c'était un lieu où la mort semblait rôder dans chaque coin, prête à abattre sa faux à tout bout de champs aussi, si elle pouvait l'éviter, elle ne s'en portait pas plus mal.

"-Mademoiselle, j'ai une urgence, je dois me rendre auprès d'une élève qui a fait un malaise, puis-je vous laisser le soin de faire les bandages de votre amie?"

Affichant un rictus désolé, la responsable médicale demanda cette faveur à Yuuki, ajoutant qu'elle avait une totale confiance en elle. Lui donnant les dernières instructions, lui indiquant sur quelle plaie il fallait faire un bandage classique et sur quelle autre il fallait appliquer une poche de glace, elle se retira en hâte, laissant les deux demoiselles seules dans un silence à couper au couteau:

"-Merci d'être venue m'aider...Yuuki-chan..., souffla Hikari en lui souriant, et pardonne moi, je ne voulais pas t'apporter des ennuis supplémentaires..."

Courbant l'échine pour lui prouver que ses excuses étaient sincères, la brunette resta ainsi quelques instants puis se redressa, posant sa main sur la tète de son amie, caressant ses cheveux afin de la calmer. Sans doute était-elle encore un peu tourmentée par ce qu'il venait de se passer...
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 26 Déc - 14:30



Blue Eyes

Yuuki était dans un état second, un état second parfaitement justifié. Comment des jeunes filles de Spica pouvaient-elles se comporter ainsi ? N’était-ce pas censé être une académie élégante qui montre l’exemple ?! Elle ne voyait rien d’élégant à aller frapper une autre fille sans défense parce qu’elle avait une bonne relation avec une cinquième année. Le fait de frapper une Rim n’était-ce pas non plus une démarcation de type raciste ?

C’ était tout simplement horrible, comment pouvaient-elles à présent se regarder dans la glace et se dirent qu’elles avaient faits une bonne action ? Tch. Yuuki espérait ne plus les revoir, leurs gestes étaient graves et méritaient une expulsion. Si la cavalière n’était pas intervenue Hikari ne serai peut-être plus consciente ou pire à l’heure actuelle. Un frisson lui parcourue l’échine à cette pensée.

C’est sans retenue qu’elle laissa quelques larmes couler sur les joues de la demoiselle de Rim, elle lui devait au moins ça. Elle n’aurai jamais du la laisser seule, c’était de sa faute ! Elle connaissait les jalousies des troisièmes années qui faisaient parties des pires dans le domaine. Mais comment était-ce possible d’arriver à de tels extrêmes ?

Cela signifiait-il que Yuuki ne pouvait avoir une relation proche avec une personne d’une autre école ? Elle serra les dents, non elle était libre. Libre de choisir… Et ce n’était pas les principes stupides remplis de méchancetés de demoiselles en manque de reconnaissances qui allait la faire céder. Elle n’était pas le ‘Prince de Spica ‘, elle laissait ce don aux autres cavalières qui se comportaient comme telle. Elle était juste Yuuki Akoma, et elle essayait de se reconstruire un futur.

Le regard de Hikari croisa le sien à ce moment précis alors qu’elle l’avait enlacé avec précaution, c’était comme vouloir la protéger d’une autre attaque, et elle n’aurai pas hésité à se mettre sur elle pour prendre les coups à sa place. Mais elle savait bien que si elle avait fait ce geste, elle ne se serai prit aucun coups, ou peut-être un accidentel. Alors pourquoi Hikari qui était si douce et dont la lumière réchauffait son âme avait-elle eu ce châtiment ? La vie était injuste.

Yuuki commença à essuyer le sang qui perlait de son nez et du coin de sa bouche alors qu’Hikari posa sa main délicate sur sa joue en disant que ce n’était pas sa faute, elle la supplia de ne pas culpabiliser. Mais comment faire autrement ? Elle se sentait tellement mal à présent, alors qu’il y a 5 minutes à peine elle était sur un nuage de coton et soulagée d’avoir pu parler un peu de sa vie, et d’avoir écouté la sienne.

Ne voulant pas mettre Hikari encore plus mal elle ne dit rien se contentant de poser sa main sur la sienne, l’infirmière arriva alors en trombe choquée devant la demoiselle avant de lui demander si elle pouvait se lever. Yuuki fixa Hikari, et elle remarqua dans ses yeux cette onde de courage incroyable. Elle devait sûrement souffrir le martyre et elle voulait quand même marcher avec de l’aide… La cavalière resta ébahie de ce courage, Hikari était une personne incroyable pour sûr.


Elle l’aida donc à se relever, la soutenant autant qu’il était possible avec sa cheville blessée, elle appuyait beaucoup dessus parce qu’elle s’en moquait bien de savoir si ça allait lui rallonger son repos d’une semaine et demi, l’heure était à Hikari et pas à sa blessure. Sa lumière tremblait de tout son long, et peinait à se tenir debout mais pour autant elle ne se plaignait pas, essayant même de les convaincre qu’elle arrivait se tenir. Yuuki ne put qu’admirer son courage :

• Ma petite lumière est une vraie guerrière …

Dit-elle pour la rassurer et se rassurer en même temps. Elles commencèrent à marcher, très doucement, l’infirmière aidant comme elle pouvait les demoiselles mais Yuuki essayait de se donner au maximum pour soulager Hikari qui faisait pareille, créant un équilibre entre les deux jeunes filles.

Elles arrivèrent finalement à l’infirmerie, alors que Hikari espéra qu’elle n’avait pas de côtes cassées. Yuuki se mordit la lèvre bien qu’elle se dit que ce n’était sûrement pas le cas vu qu’elle avait réussi à marcher jusqu’ici, mais sa force mentale faisait que tout était possible. Elle demanda ensuite à Yuuki pour sa cheville, la cavalière la fixa en fronçant un peu les sourcils :


• Tes blessures semblent un millier de fois plus importante que ma cheville Hikari…

Dans son regard on voyait qu’elle s’en voulait énormément. Finalement, l’infirmière revint avec tout ce qu’il fallait pour soigner Hikari et lui demanda de retirer son haut, Yuuki était dans un tel état qu’elle ne voyait que le bien être de Hikari, et serra les poings en voyant toutes ces rougeurs et ses bleus sur un si jolis corps. L’infirmière déclara que ses blessures étaient superficielles mais qu’elles seraient sûrement douloureuses pour plusieurs jours ce qui rassura Yuuki en lui mettant encore plus la pression. Par la suite, l’infirmière reçue un appel en urgence d’une élève qui avait fait un malaise, et montrant toute sa confiance en la Spicoise lui donna les indications pour soigner Hikari.


• Bien sûr je vais m’en occuper… C’est la moindre des choses que je puisse faire …

Un nouveau silence s’installa la sortie de l’infirmière alors que Yuuki attrapa une poche de glaçon pour déjà soulager le coin de sa lèvre qui avait légèrement gonflé sous l’impact. En même temps Hikari lui parla en lui disant qu’elle la remerciait et ne voulait pas lui créer d’ennuis supplémentaires.

Elle vint poser une main sur ses cheveux alors que Yuuki plongea son regard dans le sien avant de fixer ses lèvres ou elle appliqua la poche de glaçon avec intérêt. Elle dit finalement :

• Je suis navrée que tu ai vu cette facette de moi… Ce n’est pas celle que je préfère… Je n’ai pas l’habitude de m’énerver alors quand ça arrive je… Perd contrôle et devient effrayante…

Lui demandant de tenir la poche sur sa lèvre elle alla ensuite désinfecter les plaies sur son torse avec délicatesse, utilisant les compresses et la douceur pour lui faire le moins mal possible. Elle désinfecta une plaie à la naissance de son sein gauche avant de retirer sa main tremblante. Elle avait peur de lui faire mal et ça se voyait, finalement elle finit par lui dire :

• Il faut que je … Te bande heum… La poitrine jusqu'à la moitié du ventre alors heu… Il faut enlever ton… Soutient gorge …

Dit-elle doucement un peu gênée de lui dire les choses ainsi. Elle finit par passer dans son dos, et doucement elle approcha ses lèvres, elle dégagea les cheveux de son cou et alla déposer un bisou sur sa nuque avant de coller son front contre son dos juste au dessus du soutient à gorge.

• Pardonne moi Hikari… C’est de ma faute… Je manque de prudence… Je pensais que ça n’irai jamais aussi loin… Je suis stupide….

Dit-elle la voix enraillée par des sanglots qu’elle n’arrivait plus à retenir, finalement elle posa ses deux mains sur l’agrafage de son soutient à gorge et ajouta :

• Est-ce que je peux ou tu préfère attendre l’infirmière ?

Elle ne voulait pas la forcer à lui montrer sa poitrine, alors qu’elle la rassura et essaya de la détendre en allant très délicatement caresser son dos, évitant de lui faire mal, le cœur encore troublé par ce qu’il venait de se passer.

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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 26 Déc - 17:13

Caressant toujours les longs cheveux azurs de Yuuki, lui souriant afin de la rassurer et de lui montrer qu, malgré ses plaies elle allait bien, Hikari croisa soudain le regard teinté d'inquiétude de son aînée avant de sentir sur le coin de ses lèvres enflées une désagréable sensation de froid, propagée par la poche de glace. Ne pouvant réprimer un gémissement, la brunette serra les poings pour s'empêcher de trop montrer à quel point elle souffrait avant d'entendre la voix tremblante de son amie, qui lui disait qu'elle était navrée de lui avoir montré cette part de sa personnalité, avouant qu'elle n'avait pas l'habitude de s'énerver et que lorsque cela arrivait, elle perdait complètement le contrôle d'elle même. La Rimoise l'écouta avec attention, n'osant pas l'interrompre tout en admettant que ce genre de perte de contrôle total de soi était normal, surtout dans une telle situation. Après tout, elle non plus n'aurait jamais réussi à garder son sang froid et son éternelle jovialité si Yuuki avait été à sa place, violentée par des élèves de Rim. Sans doute aurait-elle laissé toute la colère et la violence qui sommeillaient en elle surgir pour porter secours à son amie. Oui, ça ne faisait aucun doute...

Tenant la poche de glace sur sa joue comme on lui avait demandé, la jeune fille en petite tenue laissa la Spicoise désinfecter ses plaies sur son ventre blanc qui n'était vraiment pas beau à voir, couvert de bleus et d'égratignures . Retenant un gémissement à chaque compresse qu'appliquait avec soin et une infinie délicatesse son amie sur ses blessures, la Rimoise poussa un long soupir, se demandant pendant combien de jour elle allait rester dans un tel état et surtout combien de temps son corps allait-il rester douloureux à chacun de ses mouvements. Elle espérait qu'il ne le soit pas longtemps, afin qu'elle n'ai pas à rater trop de cours et surtout qu'elle n'alerte personne sur son état. Elle ne souhaitait pas raconter à qui voulait bien l'entendre sa mésaventure avec les troisièmes années, ni créer de conflits inter-écoles entre Spica et Le Rim, qui verrait sans aucun doute en cette agression une déclaration d'ouverture des hostilités. Et ce genre de mauvaises relations, Hikari n'en voulait pas. Elle souhaitait que la bonne entente entre les trois écoles reste et que les élèves ne se regardent pas d'un mauvais oeil les unes les autres, juste parce qu'elles n'étaient pas du même institut. Prenant sur elle, la troisième année serra les dents lorsqu'elle sentit le désinfectant lui piquer une de ses plaies située à la naissance de son sein, avant d'entendre sa camarade lui demander avec gêne et hésitation de retirer son soutient-gorge, car elle allait devoir réaliser un bandage au niveau de sa poitrine et ce jusqu'au milieu de son ventre. Cette demande, bien qu'innocente n'étant nullement motivée par une quelconque perversité, eut pour effet de mettre le feu aux joues blanches de la demoiselle à la jupe écossaise qui réalisa qu'elle allait devoir dévoiler sa poitrine vierge de tout attouchement à son aînée. Elle devait se mettre torse nu devant elle? Vraiment? Mais elle ne l'avait jamais fait...même pas devant sa famille. Alors devant une personne étrangère? Pouvait-elle vraiment?

Perdue dans ses pensées, se torturant l'esprit avec ses interrogations auxquelles elle ne trouvait pas de réponses, la Rimoise sentit soudain le souffle chaud de Yuuki sur sa nuque, puis ses lèvres d'une douceur exquise se poser sur sa peau pour lui offrir un tendre baiser puis son front se coller contre son dos, juste à quelques centimètres de l’agrafe de sa lingerie en dentelles blanche. La japonaise voulu se retourner, chamboulée par le baiser que sa camarade venait de lui offrir, souhaitant lui demander si tout allait bien quand elle fut coupée par son interlocutrice qui lui demandait à nouveau de la pardonner, s'accusant, lui avouant qu'elle avait manqué de prudence et qu'elle n'aurait jamais pensé que tout ça irait aussi loin. Elle conclut son aveu en se disant stupide, sanglotant, ce qui eut pour effet de blesser Hikari: elle n'aimait pas quand ceux autour d'elle se dévalorisaient et souffraient et plus elle aimait la personne, plus cela avait pour effet de la blesser profondément.Contrairement à ce qu'elle aurait pu croire, le fait que la Spicoise médise à ce point sur sa propre personne lui faisait mal, bien plus encore que ses plaies. S'était-elle si vite attachée à cette si douce et forte demoiselle? Elle qui, pourtant, se méfiait des autres de peur d'être blessée? Son coeur semblait bien lui faire comprendre que oui, tandis que sa raison essayait de l'ignorer.
Yuuki lui demanda quelque chose mais la troisième année ne parvint pas à se concentrer sur ce qu'elle lui disait, profitant malgré elle des caresses qu'elle prodiguait à son dos puis, sans prévenir, la couturière se retourna pour serrer contre elle son aînée, lui caressant la tète, oubliant un instant son corps douloureux:

"-Ne dis pas ça Yuuki-chan , s'exclama-t-elle d'une voix tremblante, je t'en prie, ce n'est pas de ta faute, tu n'as rien fait de mal ! Alors...alors...ne dis pas que tu es stupide..."

La relâchant lentement, elle plongea ses yeux brillants de tristesse dans ceux de son interlocutrice, posant ses mains sur ses joues qu'elle caressa avec douceur:

"-Pour moi..., avoua-t-elle avec sincérité,tu es la personne la plus merveilleuse que j'ai pu rencontrer depuis mon arrivée à Astrea...Tu es vraiment quelqu'un d'exceptionnel ! Alors ne culpabilise pas pour ce qu'il m'est arrivé..."

Lui adressant un tendre sourire, la Rimoise passa ses mains dans son dos pour dégrafé son dessous qu'elle laissa glisser le long de ses bras avant de cacher sa poitrine derrière ses mains, un rouge coquelicot pigmentant ses joues. Elle était un peu gênée de se retrouver dans un tel appareil, devant une fille plus âgée qu'elle et d'une autre école mais surtout parce que c'était la première fois qu'elle se montrait ainsi devant une demoiselle. Tout en sentant son palpitant battre avec puissance dans sa poitrine, Hikari fixa la Spicoise avant de lui intimer qu'elle n'était pas habituée à montrer ainsi son corps et que c'était pour cette raison qu'elle était si embrassée. Puis retirant ses bras, dévoilant entièrement ses petits seins ronds et plus blancs encore que le reste de son corps, elle se retourna avant de demander en riant, souhaitant détendre l'atmosphère:

"-Bien , mademoiselle l'infirmière, vous pouvez commencer. Je suis prête à me transformer en momie!"

Passant ses mains sous son crâne, Hikari releva sa longue et soyeuse chevelure noire de sorte à découvrir son dos et à faciliter les soins, les coiffant en un petit chignon qu'elle maintenait dans son poing. Tandis que Yuuki commençait à enrouler autour de son corps les bandes médicales, la brunette sentit son coeur se calmer peu à peu, trouvant même agréable de se faire ainsi soigner par une si affectueuse demoiselle. Comme quoi, le fait que la Rimoise puisse trouver un mal dans un bien n'était pas qu'une rumeur: C'est ainsi qu'elle avait été éduqué par son père, qui lui avait toujours appris à positiver et à ne jamais se laisser abattre, quoiqu'il arrive. Souriant en repensant aux mots de son père qui l'avait tant marqué et avait dicté sa conduite depuis des années, la demoiselle aux yeux bleus s'adossa délicatement contre Yuuki, lorsque celle ci eut fini son bandage, avant de soupirer de plaisir:

"-Décidement...je n'aurais jamais crû qu'être contre toi m'apaise autant..."

C'est vrai, depuis qu'elle la connaissait, Hikari se sentait particulièrement sereine dans les bras de Yuuki, comme si celle ci, rien qu'en la touchant, faisait s'évanouir toutes ses craintes, même les plus profondes et les plus anciennes. Et en même temps, elle n,e savait pourquoi, chaque geste qu'elle avait à son égard la rendait toujours extrêmement heureuse...
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MessageSujet: Re: Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka] Jeu 26 Déc - 20:29



Blue Eyes

Elle l’avait embrassée sur la nuque, c’était peut-être un geste un peu déplacé mais c’était aussi une façon de lui dire encore milles excuses. Personne ne pouvait les voir ici et c’était toujours ça de gagné. Yuuki se maintenait sur sa cheville blessée sans s’en rendre compte, elle changea de position quand le signal nerveux lui fit comprendre que c’était la mauvaise décision, avant de coller son front contre le dos de la troisième année de Le Rim.

Ses paroles parlèrent pour sa conscience, et une fois de plus elle lui demanda de la pardonner. Pour Yuuki c’était simple, elle n’avait pas le droit de s’attacher à une fille à cause de sa popularité, bien qu’elle n’avait jamais rien demandé de telle, elle était considérée comme une respectable Sempai, et en quelque sorte célèbre dans son école… Peut-être dans les autres. Elle n’en savait rien et n’avait jamais compris pourquoi…

Soudainement, la lumière se retourna malgré les multiples blessures sur son corps et alla serrer Yuuki dans ses bras. Les pupilles de la cavalière étaient écarquillées, parce qu’elle ne comprenait pas ce geste de douceur après ce qu’il venait de se passer. Pourquoi ne lui en voulait-elle pas ? C’était insensé ! Finalement, elle ferma les yeux, laissant sa cadette lui caresser les cheveux, chose qu’elle ne laissait que très peu de personnes faire.

Ce n’est pas qu’elle n’appréciait pas le contact en général, c’est qu’elle savait se limiter et qu’elle ne voulait pas être touchée par tous le monde et n’importe qui. C’était peut-être ce côté indomptable que les demoiselles aimaient tant, elle avait déjà entendue être comparée à une certaine Amane ou encore une certaine Shizuma qui résidaient auparavant ici. Une pour son comportement intouchable et le fait qu’elle était cavalière, l’autre pour sa longue chevelure et son petit air séducteur… Du moins c’est ce qu’elle avait retenu.

Deux étoiles, deux légendes, c’était ainsi. Mais elle ne se voyait pas comme une future légende, loin de là elle n’avait rien de bien extraordinaire et se demandait pourquoi on lui vouait un culte. Finalement, elle entendit les paroles de Hikari la supplier de comprendre que ce n’était pas de sa faute t qu’elle n’avait rien fait de mal. Elle ne voulait pas que Yuuki se sous-estime …

La cavalière allait parler quand Hikari la relâcha et plongea son regard dans le sien, il était remplit de tristesse ce qui lui fendit l’âme. Elle se promettait de ne plus la faire souffrir, et de la protéger dans le futur à présent. Cette pensée se renforça lorsque son interlocutrice s’exclama que pour elle, elle était la personne la plus merveilleuse qu’elle ai pu rencontrer à Astrea. Yuuki se demandait pourquoi, mais ne le demanderai pas, ne voulant pas la perturber ou lui faire du mal à nouveau. Elle ferma les yeux, la laissant caresser ses joues avant de les ouvrir de nouveau :

• Merci… Ma lumière…

C’était bien tout ce qu’elle était capable de dire. Mais ça résumait bien les choses. Depuis la mort de son cheval, cet accident et la disparition soudaine de la fille qu’elle avait aimé, Yuuki avançait dans le noir. Sans rien pour lui permettre d’échapper au brouillard qui s’était créé autour d’elle. Puis elle était arrivée à Astrea, et doucement, des petits lampadaires se plaçaient par ci et par là dans son esprit pour s’éclairer. Avec Hikari, c’était un chemin net au milieu de la brume qui venait de s’ouvrir. Elle était persuadée qu’elles étaient destinées à se rencontrer, pourtant elle n’avait jamais cru au destin.

Elle revint à la raison, alors qu’Hikari dégrafa son soutient à gorge, elle semblait peut sûre, et elle rougissait. Yuuki aurai voulu la rassurer davantage mais elle était surprise par le geste. Elle secoua la tête se promettant de la mettre à l’aise au maximum. Ainsi, retrouvant son naturel doux et posé, elle lui afficha un tendre sourire en passant une main dans ses cheveux pour lui montrer qu’il n’y avait pas de soucis et pas de honte à avoir.


Finalement, Hikari se détendit, lui montrant qu’elle n’était pas habituée à ce genre de choses et c’était normal. Elle dévoila sa poitrine, légèrement blessée mais magnifique comme le reste de son corps, blanche et délicate… Si bien que Yuuki se promettait de se montrer très tendre pour mettre des bandes sur cette partie sensible du corps d’une femme. Elle rit doucement à la remarque de sa lumière sur le fait de se transformer en momie.

• Je n’aurai jamais vu aussi belle momie qu’aujourd’hui je vous pris de me croire mademoiselle Amasuka ~

Puis lentement et avec tendresse, comme elle avait pu l’apprendre dans certains courts elle commença à bander le haut de sa poitrine en ne serrant pas trop fort histoire que Hikari ne se sente pas compressée. Bien que son attirance pour les demoiselles ne fût plus à prouver, elle se montra très professionnelle dans cet acte. En même temps, la cavalière était bien loin de l’image d’une perverse nymphomane. Elle finit son bandage en s’étant très appliquée, très heureuse du résultat.

Hikari s’adossa subitement contre elle, la faisant sourire malgré elle comme si elle attendait ce genre de contact, elle fut surprise par sa phrase. Apparemment elle arrivait à apaiser Hikari rien que par ce contact. Levant ses bras, elle l’enlaça doucement.

• Ravie de pouvoir faire au moins cela pour toi princesse…

Murmura telle à son égard, le cœur de la cavalière s’était réchauffé pour battre à présent la chamade. C’était une vraie farandole dans son esprit et plus rien n’était cohérent… Parce qu’elle appréciait à sa juste valeur ce calin. Ce simple geste amical qui la laissait pourtant étrangement bien.

Malheureusement, ce contact fut rompu quand elle entendit des bruits de pas. Elle l’aida à se rhabiller assez rapidement, comme si elle ne voulait pas qu’une autre personne la voit ainsi, c’était pour la mettre à l’aise mais également peut-être par… Envie d’être la seule à avoir vue ? C’était étrange.

L’infirmière entra, soulagée de voir que les deux demoiselles semblaient aller mieux .

• J’ai appelé ton école et la directrice t’attend pour savoir exactement ce qu’il s’est passé Hikari Amasuka, mais soit rassurée, les troisièmes années de Spica ont avouées leurs gestes et il ne restera pas impuni… Mademoiselle Akoma, la directrice de Spica veut également vous voir… Cependant… Il est préférable que cet événement ne bruisse pas les établissements alors…

Yuuki fixa l’infirmière dans les yeux en acquiesçant :

• Rien d’autre ne sortira de nos lèvres que la misérable chute de cheval de mademoiselle Akoma, soyez-en rassurée !

Elle gratifia l’infirmière d’un sourire chaleureux et se retourna vers Hikari alors que celle-ci se mit assise. Elle lui prit la main dans la sienne :

• Mademoiselle Amasuka je dois donc me retirer pour expliquer cet incident qui je l’espère ne se reproduira plus….

Elle attendit que l’infirmière aille vérifier ses stocks avant de déposer un baiser sur le dos de la main de la demoiselle de Rim, un cours instant qui la gratifia d’un sourire avant que l’infirmière ne revienne.

• Bien mademoiselle Akoma, je vais aider mademoiselle Amasuka à revenir à son école, quant à vous la directrice vous attend !

De son calme habituel, la Spicoise acquiesça en jetant un dernier regard à Hikari qui se solda par un clin d’œil, avant d’aller dans le bureau de la directrice en béquilles. Malgré tout ça, un nouveau chapitre venait de s’ouvrir, et elle était persuadée qu’il s’écrirait sur de magnifiques notes.

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Blue Eyes [Pv. Hikari Amasuka]

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