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[Clos] Donc c'est toi ma nouvelle camarade de chambre? [PV Mei Ling]

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Hikari Amakusa
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MessageSujet: [Clos] Donc c'est toi ma nouvelle camarade de chambre? [PV Mei Ling] Sam 29 Mar - 14:11

Dimanche était de nouveau arrivé. L'unique jour de repos à Astrea, durant lequel toutes les demoiselles sortaient leur nez des livres et autres leçons pour s'amuser, se distraire, que ce soit grâce aux activités proposées par les nombreux clubs de chaque école ou tout simplement entre amies. Les plus jeunes, vêtues de ravissantes tenues colorées, jouaient au ballon ou se dégourdissaient les jambes en improvisant un relais autour de la résidence Strawberry tandis que les plus âgées s'amusaient de la candeur de leurs cadettes, assises dans l'herbe et conversant en riant.
Depuis la fenêtre grande ouverte de sa chambre, qui donnait sur la partie sud de la cour et laissait entrer dans la pièce l'agréable vent de printemps, Hikari observait ce spectacle en souriant, secouant avec énergie les édredons qui recouvraient d'ordinaire les deux lits présents dans le dortoir. Comme tous les dimanches, la petite Rimoise faisait un brin de ménage dans sa chambre, bien souvent délaissée durant la semaine, secouait la literie, jetait les quelques déchets qui traînaient, faisait même une lessive quand elle le pouvait. Pourtant aujourd'hui, elle semblait bien plus soucieuse de la propreté du lieu qu'à l'accoutumée, veillant à ce que les deux bureaux soient propres et bien rangés, à ce que les lits soient faits et que personne ne puisse trouver à redire sur l'ordre qui régnerait dans sa chambre. La raison de cette attention était simple: la noiraude allait accueillir une troisième année de Rim et partager avec cette demoiselle son "jardin secret", comme ses amies le faisaient depuis leur première année. Et cette idée, en plus de faire monter en elle une certaine appréhension, l'emplissait de bonheur.

Retirant les couettes du rebords de la fenêtre, les tapotant une dernière fois pour en retirer toute la poussière, elle les replaça sur les lits en les tirant au maximum puis s'empressa de passer un grand coup de produit nettoyant sur le bureau de sa future colocataire, meuble qu'elle avait longtemps utilisé comme sa commode personnelle, retirant avec énergie les taches et la poussière qui s'étaient déposées sur le bois mat.
Enfin, elle acheva son nettoyage, se redressant en essuyant la sueur qui perlait de son front, satisfaite de son travail et alla s'accouder au rebord de la fenêtre, inspirant à pleine narine l'air frais et la douce odeur des fleurs toutes juste écloses. Le printemps était de retour, à la plus grande joie d'Hikari: elle aimait vraiment cette période de l'année, quand la nature se réveille après des mois de sommeil, lorsque le soleil recommence à chauffer et que le ciel n'est parsemé que par de rares nuages d'un blanc laiteux.

Des coups brefs à la porte la firent sursauter et sortir de sa contemplation. Alors...elle était arrivée, la demoiselle de Rim qui allait dès aujourd'hui partager sa chambre. Le coeur battant, mille espérances traversant son esprit en quelques secondes, la noiraude se dirigea jusqu'à la porte et l'ouvrit, son visage illuminé d'un grand sourire, prête à accueillir comme il se devait sa colocataire qu'elle espérait gentille et joyeuse. Face à la jeune fille aux longs cheveux couleur caramel pourtant, elle resta muette de stupeur et bien vite, son rictus joyeux s'évanouit pour laisser place à une expression de stupeur qu'elle ne parvenait pas à cacher. Elle la connaissait...ces cheveux, ces grands yeux marrons rieurs, ce visage ovale et surtout, ces fleurs imposantes coincées derrière les oreilles... non..?impossible...

"-M...Mei...Ling? Qe...fais...tu...là?!" demanda-t-elle en fixant fébrilement la jeune fille, tremblant de tous ses membres

Puis soudain, elle remarqua la valise que tenait la jeune fille. Alors...sa colocataire..c'était elle?! Non, ce n'était pas possible. Elle n'était pas retournée en Chine, depuis le temps?
Hikari sentit quelque chose se briser tout au fond de son être. Elle n'aurait jamais crû se retrouver un jour de nouveau face à sa cousine chinoise et , à vrai dire, elle se sentait encore honteuse de son attitude envers la demoiselle: elle l'avait laissé derrière elle sans prévenir, s'enfermant à Astrea sans jamais daigné répondre à ses lettres, tout ça pour remonter la pente. Pitoyable...à quel point avait-elle fait souffrir Mei Ling à cause de son égoïsme?
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MessageSujet: Re: [Clos] Donc c'est toi ma nouvelle camarade de chambre? [PV Mei Ling] Sam 29 Mar - 16:42

"Me voilà... Astrea aru..."

Ce furent les seuls mots que je prononçai, les yeux rivés vers la résidence Strawberry qui se dressait fièrement devant moi, mes mains resserants avec force la poignet de ma valise qui pesait de plus en plus lourd et faisant attention à ne pas faire tomber les quelques fournitures que j'avais récupéré au bureau de fournitures du pensionnat. Je venais de monter la haute colline d'Astrea à pieds et je commençais à être épuisée. J'étais donc plutôt contente d'être arrivée.

Je lançais des regards de tous les côtés, émerveillée par le paysage: une grande forêt verdoyante, une cathédrale absolument magnifique-un ravissement pour les filles de confession chrétienne ou même pour les amatrices d'architecture- des écoles différentes mais très esthétiques et une résidence visiblement agréable à vivre...j'étais persuadée de me plaire ici. Tout avait l'air si...paisible et simple, comme si la vie à Astrea était plus simple qu'ailleurs. Par contre, ma tenue chinoise toute bordée de galons ne passait pas vraiment inaperçue dans cet endroit si sage.

"-Salut, m'interpella une fille visiblement plus jeune que moi, tu viens d'arriver ici?

- Pardon? Oui aru..."

L'élève juste en face de moi sembla étonnée par mon accent chinois et mon japonais quelque peu hésitant dont j'avais parfois un peu honte puis me demanda à nouveau:

"- Tu cherches ta chambre? Tu es dans quelle école?

"-Oui..et je suis à Rim aru. Je suis la colocataire d'une mademoiselle Amakusa aru."

"Amakusa"... ce nom m'avait interpellé quand la surveillante du bureau d'administration me l'avait dit. C'était le nom de famille de ma tante maternelle, et donc le nom de mes cousines, Hikari et Kibuki. L'une se trouvait ici, à Astrea et l'autre, hélas, avait rejoint les anges dans le Très Haut alors qu'elle n'avait que 10 ans. Cette perte avait vraiment détruit Hikari, au point de la plonger dans une terrible déprime de laquelle je n'avais pas réussi à la tirer.
Mais je ne me faisais pas trop d'illusions: même si "Amakusa" était un nom rare au Japon, il était tout à fait possible que deux filles portant ce nom soient élèves dans ce campus. Aussi, je préférais attendre d'avoir ma cousine en face de moi plutôt que de me faire des films et d'être ensuite déçue.

"-Rim hein? me demanda la petite demoiselle qui semblait réfléchir, déjà bien joué! Tu es justement à l'entrée de l'aile Ouest, celle réservée aux élèves de ton école. En quelle année es tu?

"-En troisième année aru...

-Alors tu es au deuxième étage. Il faut que tu empruntes cet escaliers." Elle me désigna l'escalier placé au milieu du hall d'entrée et qui grimpait aux étages supérieurs "Et après, tu n'auras plus qu'à trouver ta chambre.

"-Merci beaucoup aru! la remerciai je avec un grand sourire

-Bon courage pour ton installation et bienvenue à Astrea."

La demoiselle repartit auprès de ses amies qui l'attendaient patiemment, un ballon dans les mains. Me voyant les regarder, elles m'adressèrent un sourire puis se mirent à jouer au volley ball en riant, jouant le plus bêtement du monde. Ce spectacle me fit sourire: j'avais l'impression que le bonheur ici était facile à caresser, si facile que tout le monde pouvait en faire sa propriété.
Puis je me décidai enfin à monter à l'étage pour voir à quoi ressemblait ma chambre. M'étirant de tout mon long, j'attrapais alors ma valise et la hissais jusqu'au deuxième étage avant de déhambuler dans le couloirs du dortoirs des troisièmes années, cherchant la chambre n°228 dans laquelle je devais poser mes bagages, me préparant à rencontrer ma camarade de chambrée que j'espèrais être celle que je croyais.

Enfin je trouvais ma chambre. Soupirant, je déposais ma valise au sol puis traçant sur mon visage un grand sourire, je frappais à la porte assez fort pour être entendue. Puis la porte s'ouvrit et une demoiselle se présenta sur le seuil, portant le ravissant uniforme de St Rim. Mais ce n'était pas sa façon de parfaitement porter l'uniforme qui me frappa: Hikari! Ces yeux bleus hérités de sa mère française, ses longs cheveux noirs lisses et fins typiquement japonais... c'était bel et bien Hikari, ma cousine, celle que j'aimais comme une soeur:

"-M...Mei...Ling? Que...fais...tu...là?!" me demanda-t-elle en tremblant de tous ses membres

Je restai figée, complètement envahie par l'émotion de la revoir après trois ans sans se voir. Mes yeux devinrent de plus en plus humides puis des larmes, lentement, se mirent à couler le long de mes joues roses. Sans prévenir, je me jetai à son cou, sanglotant de bonheur:

"-Hikari aru! Jiě jie Hikari! bredouillai-je en la serrant contre moi, Enfin...enfin je te retrouve...enfin...aru.. Jiě jie... Jiě jie..."

Je ne laissai plus entendre que ce mot entre deux sanglots, remerciant tous les dieux d'avoir exaucé ma prière, ne parvenant pas à me détacher d'Hikari qui ne bougeait pas d'un muscle, sans doute trop prise de court pour réaliser ce qu'il se passait. C'est vrai qu'en théorie, au Japon, les étreintes sont rares et se font souvent entre couples, dans l'intimité d'une chambre. Mais moi, je n'avais pas pû m'abstenir. C'était trop dur de rester de marbre après tant de temps passé à attendre son retour ou à seulement attendre une réponse aux lettres que je lui envoyais.

Finalement, après plusieurs minutes passées à pleurer, je séchai mes larmes puis me détachai d'Hikari avant de lui expliquer la raison de ma présence ici:

"-En fait... je me suis inscrite à Astrea aru... et j'ai été admise à l'école St Rim en troisième année...et donc, il faut croire que je suis ta colocataire aru. J'espère que nous passerons pleins de bons moments ensembles!"

Lui adressant un large sourire avant de m'incliner légèrement devant elle, je saisis à pleine main ma valise et mes fournitures scolaire puis entrais sans me gêner dans la petite pièce comportant seulement deux lits, deux bureaux, un petit buffet et une armoire pour deux. Pas franchement accueillant pour une fille comme moi qui avait toujours vécu dans de grandes pièces mais bon...

"-C'est mimi tout plein ici aru! Je sens que je vais me plaire. Par contre, j'espère vite recevoir mon uniforme. J'ai l'impression que les tenues que je porte sont un peu trop voyantes pour Astrea aru..."
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Hikari Amakusa
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MessageSujet: Re: [Clos] Donc c'est toi ma nouvelle camarade de chambre? [PV Mei Ling] Sam 29 Mar - 23:10

Fixant toujours en tremblant sa cousine, ne parvenant pas à réaliser qu'elle soit là, en face d'elle, Hikari attendit patiemment une réponse, souhaitant comprendre si oui ou non, Mei Ling était bel et bien sa nouvelle camarade de chambre ou si elle venait là juste pour lui faire une petite visite. Elle n'eut pas le temps d'avoir une réponse claire à sa question que la chinoise, visiblement émue par les retrouvailles, pleurant de joie, se jeta dans ses bras en sanglotant, répétant avec émotion le mot "Jiě jie", signifiant en mandarin "grande soeur", visiblement heureuse de se retrouver à nouveau auprès de sa cousine. Cette dernière, encore fébrile, ne comprit pas: après tout ce qu'elle avait fait, après les trois années de silence qu'elle lui avait imposé, comment trouvait-elle encore en elle l'amour nécessaire pour la considérer comme sa soeur? C'était invraisemblable.
Finalement, et au grand regret de la troisième année, l'asiatique aux yeux bruns se détacha en essuyant les dernières larmes qui coulaient le long de son visage, un sourire trahissant sa joie tracé sur ses lèvres roses qui se détachèrent l'une de l'autre afin de lui permettre d'expliquer, dans un japonais marqué par l'accent chinois, les raisons de sa venue. Visiblement, elle avait décidé d'intégrer Astréa afin d'y poursuivre ses études secondaires et universitaires et y avait été acceptée en tant qu'élève de St Rim, tout comme la noiraude. Rien de bien étonnant: après tout, elles étaient de la même famille et de la même classe sociale. Elle n'aurait pas pu être acceptée à Spica ou Miatre. De toute façon, selon la Rimoise, elle ne s'y serait certainement pas plût: la façon de vivre de Rim convenait bien mieux à son extravagante et joyeuse cousine que celle des deux écoles aînées.  La demoiselle conclut en ajoutant qu'elle était bel et bien sa colocataire et qu'elle espérait passer pleins de bons moments ensembles.

Ces paroles, bien que se voulant amicales, ne réussirent qu'à blesser d'avantage Hikari, qui ne savait pas comment réagir face à sa si gentille Mei Ling: devait-elle la refuser dans sa chambre ou lui offrir l'hospitalité en acceptant de voir resurgir d'un coup ce passé qu'elle tentait chaque jour d'oublier? D'un côté, elle se protégeait, de l'autre elle imposait à nouveau une souffrance à sa camarade qui n'avait rien demandé et qui faisait tout pour lui être agréable. Non, définitivement non, elle ne pouvait pas la renvoyer d'où elle venait. Si elle le faisait, elle ne pourrait plus se regarder dans une glace.
Alors qu'elle s'apprêtait à la faire entrer, la chinoise la devança en saisissant sa valise, visiblement lourde, et en entrant le plus naturellement du monde dans sa nouvelle chambre, scrutant avec plaisir chaque meuble, chaque centimètre carré de cette pièce où elle allait vivre désormais avant d'avouer qu'elle espérait recevoir le plus rapidement possible son uniforme, soulignant que les tenues qu'elle portait n'étaient pas très adaptées à la vie d'Astrea. Hikari ne pu qu'acquiescer: il est vrai qu'avec ses longues manches roses à volants, son col mao bordé de galons dorés et sa longue jupe blanche décorée de rubans, elle ne passerait guère inaperçue à la résidence Strawberry, où les pensionnaires avaient plus l'habitude de se vêtir d'habits plus classiques qu'extravagants. Déglutissant afin d'humidifier sa gorge devenue trop sèche à son goût, la Rimoise s'empressa de rassurer sa cadette, se forçant à sourire et à paraître le plus naturelle possible. Elle ne voulait pas que sa cousine ressente un quelconque malaise et pense qu'elle n'était pas la bienvenue ou pire, plus aimée du tout:

"-Ne t'en fais pas Mei. Pour les uniformes, l'administration est rapide. Tu le recevras surement dans un à deux jours. Mais en attendant, tu vas devoir supporter les regards insistants des pensionnaires. Surtout qu'il est rare de voir une élève de ton âge se faire transférée ici. Beaucoup intègrent l'école dès la première année. Et puis, même sans tes vêtements chinois, les grosses fleurs que tu as dans les cheveux vont faire sensation dans tout Astrea."

Elle ponctua son observation par un petit rire amusé, n'ayant absolument aucun mal à imaginer sa cousine se retrouver au milieu de centaine de paires d'yeux braquées sur elle et tenter avec son japonais approximatif de justifier ses choix vestimentaires. Puis elle s'assit finalement sur son lit, fixant avec douceur sa cousine qui lui souriait gentiment: elle n'avait pas changé. Bien sûr, physiquement parlant, elle était devenue une vraie jeune fille élégante et bien proportionnée mais psychologiquement parlant, elle était toujours la même. Loyale, généreuse, joyeuse comme quand elle était petite. Etrangement, un doux sentiment de nostalgie l'emplie toute entière: elle avait l'impression de revenir des années en arrière, lorsque sa soeur était encore auprès d'elle, lorsque toutes les trois se voyaient lors des fêtes de famille, s'amusaient en jouant au ballon, à la corde à sauter, sans se préoccuper du lendemain, se racontant mille et un secrets...Ah... comme elle aimerait revenir à cette époque.

"-Et sinon..., demanda-t-elle avec attention, comment va ma tante? Est-elle retournée en Chine ou reste-t-elle encore un peu au Japon? J'avoue ne pas avoir eu le temps de lui écrire..."

C'était faux. Elle n'avait pas osé lui écrire. Comme elle était restée aveugle aux lettres de Mei Ling, elle craignait, en écrivant à la mère de cette dernière, de recevoir des reproches. Aussi, n'ayant pas le courage et ne souhaitant pas faire naître en sa tante une animosité à son égard, elle avait préféré ne pas prendre la plume et restée silencieuse.

"-Non..en vérité, je n'ai pas osé lui écrire...comme je n'ai pas osé répondre à tes nombreuses lettres..." confessa la Rimoise en baissant la tête,"Je n'sais pas...peut être parce que je pensais que tu m'en voulais d'être partie sans rien te dire et...honnêtement, je ne voulais plus avoir de tes nouvelles car ça me rappelait des souvenirs trop douloureux à l'époque..."

Relevant lentement la tète, adressant à sa camarade un petit sourire désolé, elle poussa un long soupir, consciente que toutes les raisons qu'elle venait de mentionner n'étaient en aucun cas des excuses potables et ne pardonnait pas son égoïsme et son attitude des plus lâche. Fuir plutôt que combattre ses démons...quelle façon d'agir pitoyable.
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MessageSujet: Re: [Clos] Donc c'est toi ma nouvelle camarade de chambre? [PV Mei Ling] Mar 1 Avr - 18:36

"-Ne t'en fais pas Mei. Pour les uniformes, l'administration est rapide. Tu le recevras surement dans un à deux jours. Mais en attendant, tu vas devoir supporter les regards insistants des pensionnaires. Surtout qu'il est rare de voir une élève de ton âge se faire transférée ici. Beaucoup intègrent l'école dès la première année. Et puis, même sans tes vêtements chinois, les grosses fleurs que tu as dans les cheveux vont faire sensation dans tout Astrea."

Je fus soulagée de savoir que l'administration me ferait au plus vite parvenir mon uniforme. J'avais vraiment hâte de le recevoir: rien que de le voir sur Hikari, plein de couleurs, épousant magnifiquement ses formes, j'espérais vraiment le porter au plus vite et surtout faire honneur à mon école en le portant dignement. M'asseyant sur mon lit parfaitement fait, sans doute par ma cousine, je lui adressai en guise de remerciement un doux sourire, la fixant avec gentillesse. Pourtant, derrière mon sourire, j'étais inquiète: je la sentais triste, mal à l'aise, presque désolée de se retrouver face à moi. Et si tel était le cas, je ne voyais pas pourquoi elle était si gênée d'être devant moi, de me parler...n'était-ce pas comme lorsque nous étions petites? Etait-elle désolée de m'avoir laissée derrière elle? Non, ce n'était peut être pas que ça...

"-Et sinon..., me demanda-t-elle avec attention, comment va ma tante? Est-elle retournée en Chine ou reste-t-elle encore un peu au Japon? J'avoue ne pas avoir eu le temps de lui écrire..."

Relevant doucement la tète, plongeant un instant mes grands yeux couleur café, je l'observais sans sourciller avant de reprendre contenance et de lui donner une réponse:

"-Non, maman est encore à Okinomiya aru. Elle compte y rester encore un mois ou deux puis elle retournera auprès de mon père.Et pour les lettres, ce n'est pas grave aru...elle ne t'en voudrait pas pour ça et puis..elle non plus ne t'a pas écrit. Et avec tes études, tu n'as surement pas eu le temps..."

Tentant de rassurer Hikari, je lui adressai un grand sourire: je ne lui disais pas ça par pure gentillesse ou juste pour la débarrasser d'un quelconque sentiment de culpabilité, j'étais vraiment honnète en lui disant que personne ne lui en voulait et que la famille Wong avait toujours autant d'affection pour elle qu'avant le départ prématuré de Kibuki. Pourtant, la brunette ne semblait pas plus apaisée par mes paroles, bien au contraire: en la rassurant, j'avais visiblement retourné le couteau dans la plaie et renforcé le poid de culpabilité qui pesait sur ses frèles épaules

"-Non..en vérité, je n'ai pas osé lui écrire...comme je n'ai pas osé répondre à tes nombreuses lettres..." confessa la Rimoise en baissant la tête,"Je n'sais pas...peut être parce que je pensais que tu m'en voulais d'être partie sans rien te dire et...honnêtement, je ne voulais plus avoir de tes nouvelles car ça me rappelait des souvenirs trop douloureux à l'époque..."

A cet aveu et à la vue du sourire désolé qu'Hikari m'adressait, je sentis ma poitrine se serrer. Elle ne voulait pas de mes nouvelles? Alors...en lui écrivant, j'avais juste fait remonter en ma chère cousine des souvenirs insoutenables qu'elle avait voulu enterrer? Je ne savais pas que mes lettres, innocemment envoyées dans l'espoir d'avoir de ses nouvelles, lui avait fait tant de mal.
Je me levai doucement, quittant mon lit moelleux pour m'asseoir à côté de la japonaise, posant mes mains sur les siennes avant de les enlacer tendrement:

"-Je suis désolée aru...pardon Jiě jie, je ne voulais pas que tu sois triste par ma faute..."

Portant ses mains à mes lèvres, j'y déposais un doux baiser comme pour accompagner mes excuses. Je savais que ce genre de gestes n'était pas bien vu au Japon mais je ne pouvais pas respecter les distances imposées par la société...en tout cas, pas maintenant. Pas en ayant Hikari si triste devant moi. Reposant lentement ses mains sur ses cuisses, sans les lâcher, les serrant plus fort encore qu'auparavant, je me décidais à lui délivrer le fond de ma pensée:

"-Mais si je suis là Jiě jie, c'est aussi pour ne pas te laisser seule... je ne veux plus que tu sois seule face à ton passé aru! Je veux que tu sois heureuse, je veux que tu laisses derrière toi tes terribles souvenirs. Je sais que je n'ai pas vu ce que tu as vu...mais..."

Serrant mes lèvres l'une contre l'autre, mes joues rouges en réalisant tout ce que je venais de lui dire en l'espace d'un instant et ce après trois ans de silence entre nous, je soupirais avant de m'exclamer:

"-Je t'en prie Jiě jie, je ne veux pas rester impuissante face à ta tristesse! Je ne veux pas te regarder pleurer sans rien faire aru!"

Plongeant mes yeux dans les siens, la regardant avec un sérieux inébranlable que personne, sauf mes parents, ne m'avait déjà vu, j'attendais un "oui" de sa part, espérant qu'Hikari ne voit pas d'un trop mauvais oeil mon désir de m'immiscer dans sa vie, serrant de plus en plus fort ses mains dans les miennes en priant tous les dieux du ciel pour qu'enfin, ma si secrète soeur de coeur s'ouvre à moi.
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